Une semaine sans écrans et 2 cadeaux en prime...
Travailler, consommer, se faire des amis, rechercher l'âme soeur, écouter de la musique, voir des films, lire, s'informer, voter, jouer, gérer son compte bancaire, payer ses impôts, boursicoter, vendre des objets, en acheter ou en échanger d'autres, s'inscrire à un club (pas forcément échangiste !), s'exciter à propos de tout et rien, apprendre, créer, écrire, vibrer, s'émouvoir, regarder des photos, suivre un itinéraire, préparer un voyage, s'amuser, etc. etc., tout cela sur son ordinateur, sa télévision, son téléphone portable, sa console de jeu, son GPS... Désormais rares sont les activités humaines (sauf les plus essentielles !) qui ne nécessitent pas la présence d'un écran, du moins en est-on persuadé.
C'est pour cela que, du 22 au 28 mars, est proposée une semaine sans aucun écran (y compris le téléphone portable), une semaine pour sortir de ce monde déshumanisant et aliénant et s'offrir un moment pour, tout simplement, VIVRE ET AGIR véritablement -dans le lieu et l'instant présents, avec ceux qui nous entourent physiquement-(qui sait, peut-être y prendrez-vous goût ?)
Je vous donne donc rendez-vous, peut-être, dans un peu plus d'une semaine et vous invite à fredonner ces 2 superbes chansons
C'est beau la vie
| Le vent dans tes cheveux blonds Un oiseau qui fait la roue Tout ce qui tremble et palpite Pouvoir encore regarder Le jazz ouvert dans la nuit |
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| La rouge fleur éclatée Tout ce que j'ai failli perdre Pouvoir encore partager Pouvoir encore te parler |
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Jean Ferrat
Il nous faut regarder
Derrière la saleté
S'étalant devant nous
Derrière les yeux plissés
Et les visages mous
Au-delà de ces mains
Ouvertes ou fermées
Qui se tendent en vain
Ou qui sont poings levés
Plus loin que les frontières
Qui sont de barbelés
Plus loin que la misère
Il nous faut regarder
Il nous faut regarder
Ce qu'il y a de beau
le ciel gris ou bleuté
Les filles au bord de l'eau
L'ami qu'on sait fidèle
Le soleil de demain
Le vol d'une hirondelle
Le bateau qui revient
Par-delà le concert
Des sanglots et des pleurs
Et des cris de colère
Des hommes qui ont peur
Par-delà le vacarme
Des rues et des chantiers
Des sirènes d'alarme
Des jurons de charretier
Plus fort que les enfants
Qui racontent les guerres
Et plus fort que les grands
Qui nous les ont fait faire
Il nous faut écouter
L'oiseau au fond des bois
Le murmure de l'été
Le sang qui monte en soi
Les berceuses des mères
Les prières des enfants
Et le bruit de la terre
Qui s'endort doucement.
Jacques Brel