ALERTE VERTE ! Les dessous d' "Europe Ecologie"

Publié le par Bernard Grignon, lanceur d'alertes




 

 

VOTER POUR LE RESPECT DE LA NATURE ET POUR UNE SOCIETE EVOLUANT VERS LA MATURITE DE L'ESPECE HUMAINE, EN RUPTURE TOTALE ET DEFINITIVE AVEC LE CAPITALISME ET LE PRODUCTIVISME INTRINSEQUEMENT AMORAUX, AVILISSANTS, DESTRUCTEURS ET SUICIDAIRES, CE N'EST SURTOUT PAS VOTER EUROPE ECOLOGIE !!!

 


 

Aux nombreuses personnes sincères ayant une réelle conscience politique "écologiste" et sociale, je vous propose quelques citations de Daniel Cohn-Bendit qui leur permettront de comprendre comment il utilise leur vote et leur engagement pour phagocyter le parti des "Verts" afin de promouvoir des idées libérales n'ayant rien à voir avec le partage, la justice sociale, la relocalisation, en un mot un programme résolument régressif, conservateur et réactionnaire !

 

Avec Europe-Ecologie, ce n'est ni plus ni moins que l'écologie politique qui est en voie de disparition en France, tout comme le parti socialiste n'a plus rien à voir avec l'idéal social "de gauche" de ses fondateurs.

 

OUI, l'écologie de droite, l'écologie politique ni de droite ni de gauche, tout comme le développement durable, un capitalisme moral, une croissance verte, le capitalisme vert sont des oxymores, je dirais même plus, de véritables forfaitures intellectuelles (*) !


NON, un avenir commun et serein n'est compatible ni avec le libéralisme, ni avec le capitalisme, ni avec le productivisme, ni avec la mondialisation des échanges marchands, ni avec le clientélisme et la pseudo-démocratie actuelle !

 

 

 

QUELQUES PROPOS DE DANIEL CON-BENDIT BIEN ECLAIRANTS !

 


"Tous les vrais sujets rendent obsolète la vision binaire classique droite/gauche."

"Les Verdi –Verts italiens- continuent à regarder seulement du côté de la gauche. Mais ils doivent se rendre compte que, pour au moins 4 ans, elle ne sera pas au pouvoir. Et entre-temps ? La transversalité est utile. Si on veut être influent, il faut regarder toute la société." Il faut se risquer, se mélanger, on ne peut pas rester toujours seulement du même côté." (Corriere della Sera du 21 avril 2009)

"L'écologie politique que nous proposons sera visionnaire et pragmatique."

Europe-Ecologie doit devenir un parti qui aille "de José Bové à Nathalie Kosciusko-Morizet" (Gabriel Con-Bendit, frère et stratège de Daniel)

"Vous voulez gagner ou vous voulez avoir raison ?" (Daniel Con-Bendit aux "Verts" lors de l'université d'été 2009)

 

Cette position est tout à fait éclairante, à la fois sur la situation actuelle de la démocratie en France et sur ce qu'est aujourd'hui la "gauche". En effet, le principe même de la démocratie exige une opposition d'idées. Quant à la pseudo-gauche dite "de gouvernement", Cornelius Castoriadis en disait déjà, en 1996 (**) :


 "La querelle entre la droite et la gauche a perdu son sens. Non pas parce qu'il n'y a pas de quoi nourrir une querelle politique et même une très grande querelle politique, mais parce que les uns et les autres disent (et font) la même chose. (...) "Cette distinction manque de sens." (...) Ce ne sont pas des politiques à mon avis, mais des politiciens – au sens de micropoliticiens. Des gens qui font la chasse aux suffrages par n'importe quel moyen."


Alors, dans ce contexte en effet, Daniel Con-Bendit a raison. Sarkozy n'est-il pas contesté dans son propre "camp" comme faisant trop de cadeaux à la gauche ? Reste à savoir combien de temps on acceptera encore que ceux (les "micropoliticiens") qui se revendiquent aujourd'hui comme détenteurs des idées de gauche continuent à représenter "le peuple de gauche", celui qui fait sien et défend véritablement les idéaux de justice, de partage et de respect universels et qui pense que leur marketing et leur cuisine politicienne sont autant d'affronts faits à ces idéaux et à ceux qui se sont tant battus pour eux !

 


 

"La décroissance c'est un gros mot. Les gens, ils vivent la décroissance aujourd'hui  ... Je n'ai pas envie d'en parler... Moi je dis, ce débat-là personne ne le comprend. Donc, il est terminé pour moi."


(Ce qui veut bien dire qu'il est soit totalement malhonnête soit qu'il parle de ce qu'il ne connaît absolument pas, ou bien les deux à la fois -ce qui, dans les deux cas, est inadmissible de la part d'un "responsable politique" digne de ce nom-).

 


Non seulement les partisans de la décroissance sont des "crétins, des cinglés", mais si "l'air du temps, c'est l'alliance Mélenchon-Besancenot, on n'a pas fini de s'angoisser." (Verbatim, 11 novembre 2008)

 

"La solution aux problèmes écologiques n'est pas la fin de la croissance des niveaux de vie." On doit concilier croissance et environnement."


(Est-ce si absurde de constater que la planète étant un système limité, il y aura de moins en moins de "ressources" naturelles et qu'il est indispensable –vital même- de partager entre tous. Ceci a-t-il quelque chose à voir avec un pseudo-fondamentalisme dogmatique vert ?)

 

 



"Je suis pour le capitalisme et l'économie de marché." ("Une envie de politique" p 65)

La société est "inévitablement de marché". "Le système qui marche le mieux, c'est le capitalisme ou encore l'économie de marché."

"En ce qui concerne l'économie de marché, les Verts ne comprennent pas qu'ils y ont intérêt ! Si on est contre le nucléaire, il faut déconstruire le monopole d'EDF. Comment ? Par la concurrence des marchés."

"Je suis persuadé que si on dit non à l'économie planifiée socialiste, on dit oui à l'économie de marché. Il n'y a rien entre les deux."

"Votre question, le capitalisme est-il moral ?, ne m'intéresse pas. Arrêtez ! Laissez ça aux curés ! Le souci des capitalistes, c'est de gagner et ils ont raison."


"L'artiste doit trouver lui-même son propre marché."

 



"Je dis "Vive la mondialisation" parce que celle-ci signifie que le niveau de vie des gens s'améliore ailleurs, que la revendication du bien-être n'est pas limitée au périmètre restreint des nations déjà développées."

"La gauche ne peut pas être contre la mondialisation, parce que la mondialisation veut dire que d'autres gens deviennent producteurs de richesses. Cela veut dire aussi que devons en produire d'autres."

"Nous sommes contraints de tenir un discours qui ne soit ni opportuniste ni altermondialiste et qui, en fait, défende la nécessité du réformisme politique au niveau mondial."

 

Certains, d'ailleurs, comme Luc Ferry, ne s'y trompent pas : "La victoire éclatante de Daniel Cohn-Bendit aux européennes est une heureuse nouvelle. Elle signifie (...) que l'écologie rompt enfin avec la tentation du fondamentalisme pour se réconcilier avec la démocratie, le réformisme, voire la logique de marché." (Le Monde du 13 juin 2009)

 

 


"Par principe, tout écologiste conséquent doit être pour une limitation des dépenses publiques."

"Des services comme le téléphone, la poste, l'électricité n'ont pas de raison de rester dans les mains de l'Etat."

Il envisage que "naturellement, l'industrie participe aussi à la définition des contenus de l'enseignement, contrairement à ce que nous disions en 1968."

 


 

"La protection sociale doit évoluer : soutenir les individus quand ça va mal est légitime, mais un système d'assistanat qui ne fonctionne pas ne protège personne."


(Ca ne vous rappelle pas quelque chose cette façon de parler d'assistanat quand il est question de tous les laissés pour compte de notre société, profondément injuste et inégalitaire ? C'est ce même discours qui permet de justifier toutes les régressions et toute la "casse sociale" orchestrée par nos dirigeants depuis bientôt 30 ans !)



"Les parents ont besoin d'être avec leurs enfants, mais il ne faut pas réduire les besoins des gens à ceux de la famille traditionnelle, parents avec enfants (...). J'ai toujours été hostile aux horaires obligatoires d'ouverture des magasins (...). Tout le monde est scandalisé par le travail le dimanche, mais un Français serait aussi scandalisé de ne pouvoir faire son marché ou acheter son pain le dimanche."

"Je suis pour forcer la réduction du temps de travail. Mais en échange, je le répète, il faut accroître la productivité : c'est là le donnant-donnant. Il faut que les machines travaillent sept jours sur sept, donc admettre le travail le week-end."


"Si Renault peut produire moins cher en Espagne, ce n'est pas scandaleux que Renault choisisse de créer plutôt des emplois en Espagne, où, ne l'oublions pas, il y a plus de deux millions de chômeurs."

 

Et encore, "Il est aberrant de remettre en cause le progrès technique, même si c'est une longue tradition chez les écologistes, qui est en fait une tradition de l'impuissance (...).

 

 

A ceci, je laisse Bernard Charbonneau répondre (dans "Le Feu vert", en 1980) : "Le développement, donc la nécessité de le freiner, devrait être à chaque instant rappelé, faute de quoi les diverses critiques ou actions du mouvement écologique manquent d'un fondement. S'il veut désigner un adversaire, le nucléaire n'en indique qu'un aspect, tandis que le développement les englobe tous. (...) En choisissant le train contre l'auto sans mettre en cause le développement, on en arrive à soutenir le TGV, donc un pas de plus vers la destruction de la Bourgogne. Tandis que si l'on pose la vraie question : Pourquoi Paris-Lyon en deux heures au lieu de quatre ? La réponse devient très claire. (...) Les innombrables menaces qui mobilisent les écologistes et risquent de les disperser ne sont que les multiples effets d'une seule cause : la religion, donc la pratique aveugle du développement (ou croissance) technique et économique. (...) C'est sur ce point que les vrais défenseurs de la nature et de l'homme se distingueront des zélateurs officiels de "l'environnement" et de "la qualité de vie".

 

 

Et pour en terminer avec Dany le fossoyeur de l'écologie politique, la cerise sur le gâteau : "Mes relations avec l'armée allemande ne cessent de s'améliorer." Il faut remettre en cause le "panzer pacifisme" des verts...

 

Ce qui reçoit l'approbation enthousiaste de Bernard Kouchner : "Nous voilà tous deux militaristes, qui l'eût cru ?"

 

 

Sans commentaire supplémentaire...

 

A CHACUN D'APPRECIER !

 

 

 

 

 

A LIRE ABSOLUMENT :


(*) "NON AU CAPITALISME VERT" (ouvrage collectif - Parangon 2009)


(**) de Cornelius Castoriadis : "La Montée de l'insignifiance" (4 volumes au Seuil), tout au moins le petit livre "Post-Scriptum sur l'insignifiance" (poche), lumineuse analyse de la démocratie !

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article