Pour une EAU vraiment potable !
La dégradation des eaux est lente et inexorable. Des modélisations établies par la communauté scientifique montrent ainsi la lenteur des transferts des produits chimiques vers un aquifère et des temps de dégradation qui se comptent en plusieurs dizaines d’années voir plus d’un siècle après leur emploi.
L’Institut Français de l’Environnement vient de publier son dernier rapport sur l’état de la contamination des eaux par les pesticides à partir de mesures effectuées au cours de l’année 2005 dans les cours d’eau et les nappes souterraines. Ces données confirment la dégradation des masses d’eau par les produits phytosanitaires (engrais, pesticides). Aucun fleuve ou cours d’eau ne semble aujourd’hui épargné par la présence de molécules toxiques (91 % des points de mesure des cours d’eau détectent des pesticides) tout comme 55% des points de surveillance des nappes souterraines.
Les niveaux de contamination sont significatifs : 36 % des points de mesure en eaux de surface ont une qualité moyenne à mauvaise et 25 % des points de mesure en eaux souterraines ont une qualité médiocre à mauvaise. Pour ces dernières, la contamination représente souvent de plus graves conséquences notamment pour la ressource en eau potable.
Seule la mise en place d’une politique de soutien à l’agriculture intégrée et/ou de l’agriculture biologique pourrait enrayer ce phénomène de pollution. Cette politique pourrait être complétée par l’instauration d’une taxe suffisamment dissuasive sur les pesticides pour les agriculteurs certes, mais également pour les particuliers (qui bien souvent traitent sans se soucier de la météo, des vents et des quantités !) et surtout dans un premier temps par la protection des bassins versants(2) alimentant des captages d’eau potable ou des sources d’eau minérale comme cela a déjà été fait en France pour Evian ou Vittel (le plastique n'est, cependant, lui-même pas excellent pour la santé ! - Voir l'article sur "l'eau en bouteille") ...
Ceci démontre que la mise en place de mesures agro-environnementales cohérentes peut conduire à des résultats significatifs sur un milieu naturel.
Gaelle Naze, le 22/01/08 sur notre-planete.info
Que diriez-vous de l'arrêt immédiat de l'emploi de toutes ces saloperies (essentiellement utilisées par les agriculteurs, les communes et les particuliers) ?
Vous pouvez agir dans ce sens individuellement et en faisant pression auprès de vos élus, à tous les niveaux (élections locales en vue !). Pour commencer, il est indispensable de consommer de l'eau du robinet, purifiée à l'aide de filtres spéciaux (distribués par différentes entreprises, entre autres la société Rime : http://www.rime.fr)