Nouvel hommage à un homme bien - Honte à ceux qui l'ont détruit !
Une fois de plus, c'est le mot RESISTANCE qui me vient à l'esprit quand j'apprends une telle nouvelle !
Combattons notre égoïsme naturel et luttons contre le renoncement et la résignation, tellement tentants dans une période si difficile pour ceux qui ouvrent les yeux et refusent une prétendue fatalité, mais encore davantage pour ceux qui subissent directement les conséquences de décisions qui, au-delà de leur inhumanité, constituent une véritable atteinte au bon sens et à l'intelligence humaine.
N'attendons plus et agissons ensemble pour nous opposer à ce système absurde et criminel, délibérément choisi, entretenu et orchestré par des dirigeants politiques, économiques et autres technocrates sans scrupules, poignée de spoliateurs et de profiteurs sans morale, relayés par de trop nombreux exécutants de leurs basses œuvres nocives pour l'humanité actuelle et à venir et, au-delà, la vie elle-même sur notre planète.
Un éleveur a mis fin à ses jours dans l’Aude
Jean-Luc Tournaire était poursuivi par le gouvernement français pour avoir refusé de vacciner ses bêtes contre la fièvre catarrhale ovine. La Confédération paysanne et la Fédération Nationale d’Agriculture Biologique (FNAB) exigent que le Ministère de l’agriculture et de la Pêche cesse immédiatement les poursuites qui ne font, je cite : « qu’aggraver les difficultés que traversent les paysans aujourd’hui. »
A Jean Luc Tournaire
Il faisait parti de ces hommes qui refusent les valeurs d’une société dirigée par l’argent, l’hypocrisie et la connerie. Une société qui met au second plan les valeurs humaines et la nature.
Il y a plus de trente ans, Jean Luc a quitté la région parisienne avec Françoise pour s’installer au Bousquet, un petit village de quelques dizaines d’habitants perché à 1100 m d’altitude dans les Pyrénées.
Il a vécu et parfois survécut avec dans le massif de Madre avec ses vaches, ses veaux, ses chevaux (appaloosa), la terre, les randonnés…… pour vivre la nature avec Françoise, sylvain, Bertrand et Mélanie.
La culture bio, l’homéopathie, était une approche naturelle de sa vie. Avec Françoise ils ont produit de la viande bio bien avant les labels. Certains d’entre-nous avons eu la chance de commander les colis de veaux-broutard.
Jean-Luc était fort et fragile à la fois. Forts de vivre dans des conditions rudes, fort d’essayer de vivre en accord avec ses convictions, il aimait la vie et essayait de la vivre.
Ces derniers mois, il a refusé de céder aux pressions de l’administration qui lui demandait au mépris de toutes ses valeurs de vacciner ses bêtes contre la fièvre catarrhale. La gendarmerie laquais du capital l’a convoqué pour lui donner l’ordre de vacciner ses bêtes et le menacer, s’il n’obtempérait pas, de lui infliger une amende par tête de bétail et l’interdiction d’envoyer ses bêtes en estive sur le massif de Madre qui se trouve en face de sa fenêtre.
Trop dur ! Cela faisait des mois qu’il luttait contre cette obligation à vacciner. Cette injonction infernale contre ses convictions a eu raison de lui, Il n’a pas supporté. Jean Luc s’est tiré une balle dans la tête ce vendredi 26 Mars au matin.
Le business s’empare de tout, des valeurs humaines, de la sauvegarde de la planète, développement durable, de l’école …. Quel cynisme !!!
Publié le samedi 10 avril 2010 sur : http://bellaciao.org/fr/spip.php?article100887
Pour en savoir plus sur cette question de la fièvre catarrhale et l'obligation de vaccination faite en France, vous pouvez écouter l'émission diffusée le 28 février 2009 lors de l'émission "Terre à terre" : http://terreaterre.ww7.be/maladie-de-la-langue-bleue.html)