Casse programmée du service public .... 2ème suite et fin

Publié le par OCDE



 

Page 29 : «Une autre mesure politiquement risquée serait de réduire le nombre ( ou le montant ) des bourses aux lycéens et aux étudiants…./….Il est donc préférable d’agir prudemment, par exemple en bloquant le montant nominal des bourses malgré l’inflation, ou en ajoutant certaines contraintes administratives.»

 

Page 29 : «Le gouvernement a toutefois les moyens de faire appel au pragmatisme des fonctionnaires. Il peut, par exemple, explique que, le FMI imposant une baisse de 20% de la masse salariale, le seul choix possible est de licencier ou de réduire les salaires et qu’il préfère la seconde solution dans l’intérêt de tous.»

 

Page 32 : «Le gouvernement peut donc facilement organiser une coalition des gagnants pour s’appuyer sur elle contre celles des perdants.»

 

Page 18 : «…Ces réformes ne provoquent donc pas un "effet de choc" comme une hausse des prix de 50% pour des produits alimentaires. Ensuite, la plupart de ces réformes frappent certains groupes tout en bénéficiant à d’autres, de telle sorte qu’un gouvernement peut toujours s’appuyer sur la coalition des groupes gagnants contre les perdants.»

 

Page 16 : «…/…une politique monétaire restrictive, des coupures brutales de l’investissement public ou une réduction des dépenses de fonctionnement ne font prendre aucun risque à un gouvernement. Cela ne signifie pas que ces mesures n’ont pas des conséquences économiques ou sociales négatives : la chute des investissements publics ralentit la croissance pour les années à venir et met sur-le-champ des milliers d’ouvriers du bâtiment au chômage, sans allocation. Mais nous raisonnons ici en fonction d’un seul critère : minimiser les risques de troubles.» 

 

Page 22 : «…/…parce que le premier objectif pour certains partis politiques n’est pas le rétablissement de l’économie, mais la conquête du pouvoir, au moment même où celui-ci est fragilisé.»

 

Page 25 : «Il faut dès l’arrivée au pouvoir insister, voire en exagérant, sur la gravité des déséquilibres, souligner les responsabilités des prédécesseurs et le rôle des facteurs exogènes défavorables…../….En revanche, dès que le programme de stabilisation a été appliqué, le gouvernement peut tenir un discours plus optimiste pour rétablir la confiance (un facteur positif pour la reprise) tout en s’imputant le mérite des premiers bénéfices de l’ajustement.»

 

Page 8 : «Même si un gouvernement poursuit divers objectifs comme la croissance ou le prestige international, il reste qu’habituellement son premier objectif est de rester au pouvoir…../….Lorsque le gouvernement fait des choix budgétaires, ceux-ci affectent deux catégories de dépenses : celles qui bénéficient directement à certains groupes et accroissent ce soutien,  ou celles qui contribuent au bien-être de tous à long terme, comme les investissements en infrastructures. En cas d’ajustement, les organisations internationales demandent une réduction des premières dépenses, ce qui amoindrit le soutien au gouvernement. Celui-ci peut compenser cette baisse de popularité par la répression en cas de troubles, mais elle entraîne de nombreux coûts….»

 

Page 28 : «Ces interventions peuvent paraître plus spectaculaires qu’efficaces mais, en l’occurrence, seule importe l’image que donne le gouvernement et non la portée de ses interventions.»



 

Extrait du rapport de l'Organisation de Coopération et de Développement Economiques (OCDE) de 1996 qui «propose» des méthodes aux gouvernements concernant «la faisabilité politique de l’ajustement» ou comment faire passer LA réforme …


L'intégralité du texte est accessible sur : http://www.oecd.org/dataoecd/24/23/1919068.pdf




FACE A UN TEL PLAN, SEULES LA SOLIDARITE ET LA DETERMINATION PEUVENT NOUS PERMETTRE DE SAUVER CE QUI PEUT ENCORE L'ETRE !


A NOUS DE LE COMPRENDRE ET D'AGIR EN CONSEQUENCE ...

 


 

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Publié dans SOCIETE et Justice

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