Les amalgames dentaires et notre santé

Publié le par notre-planete.info


Les matériaux dentaires ne sont pas soumis à une autorisation de mise sur le marché !!!


Parmi les matériaux utilisés pour obturer les dents, l'or fut de tout temps le plus stable et le mieux toléré. Malheureusement son coût élevé limitait son utilisation à la fraction la plus aisée de la population. Pour les autres, c'est à dire la majorité de ceux qui pouvaient se faire soigner les dents, c'est avec du plomb (du plomb véritable!) que l'on obturait les cavités dentaires creusées par la carie. Très réactif en bouche, le plomb s'oxydait rapidement au contact de la salive et intoxiquait le porteur avec les particules de plomb libérées par corrosion. Responsable de graves troubles neurologiques, l'intoxication au plomb est connue sous le nom de saturnisme.

 

Le plomb fut employé jusqu'au dix-neuvième siècle. Dans les années 1830, il fut remplacé par un autre matériau, l'amalgame dentaire, encore connu sous le terme de plombage. Composé pour moitié de mercure, l'amalgame est certes moins toxique que le plomb, mais loin d'être biocompatible pour autant. Des études in vitro ont montré sa haute toxicité cellulaire. De nombreuses études par prélèvements, tant chez l'animal que chez l'homme, ont montré la capacité de l'amalgame à rejeter des particules métalliques (mercure en particulier) qui s'accumulent dans les tissus (rein, cerveau, foie, etc.) et franchissent la barrière placentaire.

 

En dépit de ces nombreuses études, le plombage au mercure continue d'être majoritairement employé en dentisterie. La décision de la Norvège d'interdire le mercure et la possibilité que l'amalgame dentaire soit un des facteurs étiologiques de la maladie d'Alzheimer relance le débat de la biocompatibilité des matériaux dentaires.

 

On aurait tort de croire cependant, que le plombage est le seul matériau à poser problème. Le nickel, hautement allergisant et reconnu par le CIRC (Centre international de recherche sur le Cancer) comme cancérogène probable pour l'être humain est majoritairement employé en dentisterie. Dans un domaine voisin, des laboratoires commercialisent des pâtes hautement toxiques destinées à obturer les canaux des dents dévitalisées. C'est le cas des pâtes qui contiennent des dérivés formolés dont les effets allergisants ont été rapportés dans la littérature scientifique*. C'est également le cas des pâtes à base de résines époxy dont la haute toxicité cellulaire a été démontrée par de nombreuses expériences in vitro*, ce qui n'empêche pas les laboratoires d'affirmer leur biocompatibilité.

 

Si une telle situation est possible c'est parce que les matériaux dentaires, contrairement aux médicaments, ne sont pas soumis à une autorisation de mise sur le marché. Concrètement cela signifie que ce n'est pas au laboratoire de faire la preuve de l'innocuité du matériau ou du produit qu'il commercialise mais au patient de démontrer sa toxicité. En clair, les laboratoires ont tout pouvoir, y compris celui de contredire des études scientifiques démontrant la toxicité de leur produit. Il faudrait donc réformer la législation européenne pour que les produits et matériaux dentaires soient soumis aux mêmes règles que les médicaments.

 

En attendant que la législation change, si elle change un jour, c'est au patient de se montrer vigilant, de s'informer et de sélectionner les produits les mieux tolérés.

 

http://www.notre-planete.info, le 28 mars 2008

 

 

 

 

ET SI VOUS EN PARLIEZ A VOTRE DENTISTE ???

 

 

ET SI VOUS DEMANDIEZ A VOTRE DEPUTE CE QU'IL PENSE D'UN CHANGEMENT DE LEGISLATION ???

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