GILETS JAUNES-3 : ECOLOGIE 1- INTRODUCTION aux MESURES A PRENDRE D'URGENCE

Publié le par Bernard Grignon

 

UNE PRIORITE ABSOLUE : l'ECOLOGIE

Partir du principe que cette question est absolument prioritaire et ne peut pas être dissociée de la justice sociale et fiscale.1


 

 

Avoir voulu imposer une taxe supplémentaire sur les carburants, qui touche le plus directement les personnes dont les revenus sont les plus bas, est une faute majeure et un coup très dur donnée à l'écologie. Si le gouvernement avait voulu tuer toute adhésion de la population à cette cause, il ne s'y serait pas pris autrement !

En tout état de cause, dans ce domaine comme les autres, l'exemple doit impérativement venir d'en « haut » et l'effort (tellement apprécié par Monsieur Macron2) indispensable doit être fourni en tout premier lieu par ceux dont la situation matérielle est la plus confortable.

 

 

« L'objectif doit être l'écologisation de notre mode de vie, en ne se trompant pas de cible. Il y a des choses qui sont essentielles, par exemple :

 

  • - L'isolation des logements parce que c'est la source principale d'émission des gaz à effet de serre.
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  • - La transformation des formes de transports, c'est la seconde source
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  • - Avoir des équipements qui soient plus efficaces, plus durables et recyclables
    •  

    •  

Tout cela échappe en fait très largement à la volonté du consommateur individuel ; il s'agit de réformes structurelles qui nécessitent la fois une action des pouvoirs publics, une action des entreprises, la mobilisation de technologies nouvelles et la transformation des comportements des consommateurs. Le mouvement des gilets jaunes peut être lu comme une protestation contre le fait de faire peser sur les classes populaires la responsabilité de la transition écologique et en particulier dans le cas de la voiture. »3

 

 

Il s'agit donc, si je voulais utiliser le langage à caractère résolument martial régulièrement utilisé par Édouard Philippe, de mettre en place un véritable processus de mobilisation générale et ce, en urgence absolue.

 

La France montrerait ainsi la voix à suivre aux autres pays et pourrait ainsi amorcer le bouleversement total qu'il convient d'opérer urgemment dans tous les comportements humains tant individuels que collectifs. Tout comme le désarmement général (que je souhaite au plus haut point) il s'agit d'une démarche unilatérale urgentissime indispensable, à effectuer sans attendre que d'autres commencent avant ou fassent comme nous. Cependant, il va de soi que de nombreuses mesures ci-après évoquées nécessiteront des accords internationaux. Il faudra pour cela commencer par une totale remise en question des objectifs, de l'organisation et du fonctionnement de « l'Union Européenne » (union de façade, qui n'a en fait jamais existé ; les termes de Marché Commun ou Communauté Économique Européenne, précédemment utilisés, étant, eux, le reflet exact de ce qu'a toujours été en réalité l'U.E.)

 

 

1Même si la catastrophe écologique, en cours depuis le tout début de l'ère industrielle, de même que l'injustice sociale, sont toutes deux des conséquences, séparées et inhérentes aux choix économiques faits depuis l'origine même de la pensée économique. Cet économisme omniprésent est maintenant totalement déconnecté de l'objectif initial théorique de l'économie, à savoir permettre aux humains de satisfaire leurs besoins fondamentaux et, par là, d'être en mesure de donner du sens à leur vie et de construire ensemble un avenir véritablement meilleur pour tous.

2Voir le discours qu'il a prononcé le 11 janvier : "Les troubles que notre société traverse sont parfois dus au fait que beaucoup trop de nos concitoyens pensent qu'on peut obtenir" quelque chose "sans que cet effort soit apporté"...

3Propos tenus par Jean-Claude Daumas le 9 janvier 2019 sur France Culture, en présentant son livre "La révolution matérielle – Une histoire de la consommation du XIXème siècle à nos jours" (Flammarion)

 

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