Santé - Produits chimiques - Nucléaire

Jeudi 9 novembre 2006

Résidus de pesticides dans les aliments : la dernière publication européenne montre des résultats en hausse en Europe !

Le 6 novembre 2006

 

Comme nous l'annoncions des juin 2006 (1), alors que les chiffres n'étaient pas encore officiellement publies, le nouveau rapport annuel de la DG SANCO (2) sur les résidus de pesticides dans l'Union Européenne (publie le 2 novembre 2006, données 2004) montre une augmentation du pourcentage des fruits, légumes et céréales consommes en Europe contenant des résidus de pesticides !

 

Ce sont en effet 47% de ces aliments qui contiennent des résidus de pesticides dont 5% sont non conformes a la réglementation (dépassement des Limites Maximales en Résidus - LMR) !

 

La France, une contamination toujours très élevée. Pour la France ce sont 48% des aliments qui contiennent des résidus de pesticides dont 4% qui dépassent les LMR.

Si ce chiffre de 48% montre une très légère baisse par rapport a l'année précédente, les résultatstrès contrastés. En effet, si la situation semble s'améliorer pour les légumes (34% d'aliments contamines en 2004 contre 41% en 2003), la situation est inverse pour les fruits ( 65.7% contiennent des pesticides en 2004 contre 64.5% en 2003) et surtout pour les céréales ou il n'y avait aucun dépassement de LMR en 2003 alors qu'en 2004 ce sont 2.4% des céréalesanalysées qui sont au-dessus des LMR, pour un total de 50.4% d'échantillons contamines soit plus qu'en 2003.. sont

 

En Europe, la nourriture des bébés contaminée. Au niveau européen, la contamination des aliments pour bébé est également préoccupante : 8,7% d'entre eux contiennent des résidus de pesticides et 2.7% d'échantillons dépassent même les LMR.

 

Un cocktail de pesticides! Les résidus multiples sont de plus en plus fréquents puisqu'on est passe de 23.7% des échantillons d'aliments végétaux contenant de 2 a 8 pesticides différents en 2003 a 25.5% de ces aliments contamines par des résidus multiples en 2004 !

 

Quand les aliments conventionnels deviennent toxiques. L'enquête européenne montre également par modélisation que certains aliments sont tellement contamines par des résidus de pesticides que les plus gros consommateurs de ces aliments peuvent ingérer journellement des quantités supérieures aux doses de référence pour la toxicité aigue ! C'est le cas pour des enfants qui pourraient ainsi ingérer jusqu'a 8 fois la dose de methamidophos, un insecticide neurotoxique, dans des laitues, ou encore 4 fois la dose de oxydemeton-méthyl, toxique pour la reproduction et le système nerveux, dans des pommes !

 

" Devant cette contamination toujours très préoccupante des aliments par les pesticides, le MDRGF appelle les législateurs européens à intégrer des objectifs de réduction de l'usage des pesticides en agriculture dans les législations actuellement en préparation. A quelques jours du 2 ème colloque de l'Appel de Paris (3) sur environnement et santé, la France, grand pays agricole, devrait porter cette demande de manière prioritaire, et rompre ainsi avec une tradition de grande dépendance a l'utilisation des pesticides en agriculture" déclare François VEILLERETTE, Président du MDRGF

 

 1. http://www.pesticides-non-merci.com/pdf/CP060106_Residus_nouveauxChiffres.pdf

2. Direction générale de la santé et de la Consommation : http://ec.europa.eu/food/fvo/specialreports/pesticides_index_en.htm

3. www.artac.info

 

 

M.D.R.G.F - Mouvement pour les Droits et le Respect des Générations Futures
40 rue de Malte 75011 Paris
Tel / Fax :01 45 79 07 59 - Portable : 06 81 64 65 58
email : mdrgf@wanadoo.fr - site : www.mdrgf.org

Par MDRGF
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 12 février 2007

"Les nouvelles analyses confirment la présence du poison TBT dans les Pampers de Proctor & Gamble’s : Greenpeace exige l’interdiction mondiale des organo-étains dans tous les produits."

Les nouveaux tests effectués par Greenpeace ont détecté le poison hormonal TBT (trybutil étain) dans les couches jetables pour bébé « Pampers Baby Dry Mini » vendues en Allemagne par la compagnie Proctor & Gamble’s. Vendredi passé, Greenpeace a découvert que du TBT et d'autres composés d'organo-étains ont été trouvés dans les couches jetables pour bébé « Pampers Baby Dry Mini » de la compagnie Proctor & Gamble’s , "Fixies Ultra Dry" de la compagnie de Paul Hartmann et "United Colours of Benetton Junior unisex" de la compagnie LedysanSpa's. Tous les tests ont été prouvés par des analyses scientifiques faites au nom de Greenpeace.

Le nouveau test, durant lequel plusieurs parties de la couche « Pampers Baby Dry Mini » ont été analysés, a prouvé que la partie la plus contaminée était la ceinture de cette couche. La couche « Pampers Baby Dry Mini » contient jusqu'à 38.4 microgrammes de TBT par kilo*, un niveau beaucoup plus élevé que celui trouvé durant les  premiers essais sur un regroupement d’échantillons publié le vendredi passé. En outre les parties intérieure et extérieure de la couche se sont avérées contaminées également. Greenpeace a également trouvé d'autres composés d'organo-étains dans les Pampers, comme le DBT et le MBT. Si tous les composants d'organo-étains découverts étaient additionnés, on trouverait un total de 53.2 microgrammes par kilogramme.

Les résultats des essais scientifiques de Greenpeace contredisent un rapport de Proctor & Gamble’s datant de vendredi passé, dans lequel la compagnie nie que ses couches ont été contaminées par des composés d'organo-étains. L’expert en produits toxiques de Greenpeace, M. Thilo Maack a déclaré: "La réaction de Proctor & Gamble’s est un scandale. Au lieu de rechercher activement la source de TBT dans leurs Pampers, la compagnie minimise les dangers du TBT. Il est absolument irresponsable d’exposer des bébés à ces substances extrêmement toxiques ".

Il a ajouté : « Le TBT est une des substances les plus toxiques que l’homme n’ai jamais fabriqué. Il est absorbé par la peau et empoissonne aussi bien l’homme, que l’environnement »

Ce polluant environnemental a été à la une des journeaux pendant des mois en raison de sa toxicité extrêmement élevée. Le TBT agit pratiquement comme une hormone. Même une petite concentration de TBT peut nuire au système immunitaire de l’homme et endommager son système hormonal. "Le gouvernement allemand doit immédiatement  interdire cette toxine dans tous les domaines d'utilisation" dit M. Thilo Maack.

Au mois de janvier dernier, Greenpeace a trouvé du TBT dans les poissons destiné à la consommation. En mars, il a détecté du TBT dans des chemises de foot en dépit de la fin de l’alerte donnée par les fabricants de textile. On a également trouvé récemment du TBT dans les revêtements de sol en PVC.

La société Witco se situant à Bergkamen en Allemagne produit 80 % du TBT utilisé dans le monde. Des quantités microscopiques de TBT détruisent des algues et des moules et c’est pour cette raison qu’il est employé dans les peinture pour bateaux car il empêche leur croissance sur les coques de ceux-ci. Greenpeace a invité les industries de produits chimiques et de bateaux à supprimer sa fabrication & son utilisation. Il existe des alternatives moins nocives que le TBT dans toutes les sphères où des composés d'organo-étains sont utilisés. Greenpeace analyse actuellement d'autres marques des couches en vente en Allemagne. Ses résultats seront disponibles vers la fin de cette semaine.

* Les couches jetables contiennent entre 4.2 microgrammes de TBT/kg dans les couches Benetton, 4.7 microgrammes TBT/kg dans les Fixies et à 8.6 microgrammes TBT/kg dans les « Pampers Baby Dry Mini » . D'autres composés d'organo-étains comme l'étain dibutylique et l’étain de monobutyl ont été également trouvé.


Source : http://archive.greenpeace.org/pressreleases/toxics/2000may152.html

Traduction de l’anglais par Sophie Yvergneaux pour la communauté « Les couches lavables »

 

 

 

Par Greenpeace
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 13 juin 2007

Les pesticides, un risque sanitaire avéré mais encore mal pris en compte[1]


Les paysans, fortement exposés aux pesticides, mais aussi les personnes qui les utilisent pour leurs plantes d'intérieur, ont statistiquement deux fois plus de chances de développer des tumeurs au cerveau, d'après une étude française publiée par la revue Occupational and environmental medecine le 5 juin. Menés sur plus de cinq cents patients, ces travaux s'ajoutent à une littérature scientifique déjà fournie, montrant que l'exposition aux pesticides augmente les risques de plusieurs types de cancer (gliomes, sarcomes, cancers de la prostate) ainsi que des pathologies neuro-dégénératives, des hémopathies et des troubles de la reproduction.

L'un des auteurs principaux de cette nouvelle enquête épidémiologique, Isabelle Baldi, maître de conférence à l'université Bordeaux 2, souligne la nécessité de poursuivre la recherche, pour tenter d'associer les risques à telle ou telle famille de pesticides. Elle insiste également sur le manque de résultats scientifiques concernant d'éventuels dangers liés à l'ingestion de pesticides présents dans l'alimentation. Malgré ces incertitudes, Mme Baldi dresse un bilan sans équivoque : "Il existe dans le monde une trentaine d'études qui montrent toutes une élévation du risque de tumeurs cérébrales, et des dizaines d'autres qui témoignent d'une hausse de la fréquence des autres pathologies."

François Veillerette préside le Mouvement pour les droits et le respect des générations futures (MDRGF) et milite pour une forte diminution de l'usage des pesticides, dont la France est l'un des plus gros consommateurs mondiaux. Le co-auteur de "Pesticides, révélations sur un scandale français" (Fayard, 2007)[2] avance : "Près de neuf cents molécules pesticides sont utilisées en France. On les retrouve partout, tout le monde en mange quotidiennement. En raison de cette omniprésence, il est difficile pour les scientifiques de pointer les sources précises du risque – à la différence d'un problème circonscrit comme l'amiante." Un état de fait qui explique "en partie" la lenteur de la mobilisation des pouvoirs publics, juge M. Veillerette.

 


DES CONSÉQUENCES SANITAIRES ENCORE À VENIR ?


Depuis 2006, l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) est chargée de tester les pesticides mis sur le marché, avant leur homologation. Thierry Mercier, directeur adjoint du végétal et de l'environnement à l'Afssa, défend le sérieux des procédures d'évaluation du risque mises en place en France et en Europe. Il se félicite (![3]) de l'interdiction en 2001 du traitement des vignes à l'arsenic, après la découverte de pathologies suspectes. Il reconnaît toutefois : "Il est impossible de conclure que seuls des agriculteurs qui ne respectent pas les précautions d'emploi tombent malades à cause des pesticides, et vice versa."

L'épidémiologiste Isabelle Baldi prévient : "Il faut vingt à trente ans pour qu'apparaissent les maladies générées par l'introduction d'un produit cancérigène. L'usage des pesticides a explosé dans les années 1970. On pourrait donc voir apparaître les conséquences maintenant."

L'AFSSA confirme qu'une "dizaine" de substances pesticides classées cancérigènes "possibles" ou "probables" restent autorisées en France. Une future réglementation européenne sur les pesticides devrait imposer à l'industrie chimique de trouver des substituts à ces produits d'ici à 2009.[4]

 

Mathieu Auzanneau, sur "LEMONDE.FR du 11.06.07"



[1] Bel euphémisme quand on sait le laxisme coupable doublé d'un encouragement systématique de l'Etat français à l'agriculture productiviste depuis la fin de la 2ème guerre mondiale

[2] A lire absolument et à diffuser

[3] Il vaut mieux, en effet, qu'il se félicite lui-même !

[4] Nos dirigeants veillent sur nous, il n'y a donc pas urgence …

(notes de Bernard Grignon)

Par Mathieu Auzanneau
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 17 décembre 2007

Leucémies autour des centrales nucléaires

Le Réseau "Sortir du nucléaire" demande de toute urgence une étude scientifique équivalente à celle menée en Allemagne

Réseau "Sortir du nucléaire" – Fédération de 800 associations - Communiqué du jeudi 13 décembre 2007

Le Réseau "Sortir du nucléaire" a écrit aujourd'hui au Président de la République, au ministre de l'Ecologie et à celui de la Santé, pour leur demander que soit mis en œuvre de toute urgence une étude scientifique équivalente à celle qui, en Allemagne, vient de montrer que les enfants qui résident non loin d'une centrale nucléaire courent un risque statistique nettement plus élevé de souffrir d'un cancer ou d'une leucémie.
 
Cette étude a été réalisée par l'Université de Mayence sur demande de l'Office fédéral de protection contre les radiations, à partir de données statistiques portant sur la période 1980-2003 dans les régions proches de 21 réacteurs ou anciens réacteurs allemands. Elle montre que le risque de cancer augmente de 60% lorsque l'enfant habite à moins de 5 km d'une centrale, et de 117% si on prend en compte uniquement les leucémies. L'étude montre aussi que l'excès de cancers et leucémies est détectable jusqu'à 50 km autour des installations nucléaires.
 
Un des aspects les plus immoraux du nucléaire est qu'il est quasiment impossible d'apporter la preuve directe qu'un cancer est causé par les rejets d'une installation ou d'une centrale : les tumeurs ne portent pas la "signature" de l'industrie nucléaire. Mais des études statistiques sérieuses sont susceptibles de faire apparaître la triste réalité.
 
Une telle étude, généralisée à l'ensemble du territoire, n'a jamais été menée en France où l'IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, l'équivalent de l'Office fédéral de protection contre les radiations allemand) est associé dans une structure appelée CEPN avec les exploitants – EDF, Areva, CEA – qu'il est censé contrôler !  Cette structure mène d'ailleurs des activités en Biélorussie dans les zones contaminées par la catastrophe de Tchernobyl... dont elle d'efforce de cacher les conséquences réelles.

 

Il est donc clair que l'étude qu'il faut absolument mener en France soit être confiée à des organismes totalement indépendants de l'industrie nucléaire et de ses appendices (IRSN, Autorité de sûreté nucléaire, Ministère de l'industrie, etc…).

 

Cette étude doit englober l'ensemble des installations nucléaires françaises, y compris celles qui sont en cours de démantèlement : suite aux actions du Réseau "Sortir du nucléaire", EDF a été obligée de reconnaître, le 28 novembre dernier, une contamination au plutonium dans l'environnement de la centrale de Brennilis (Finistère), arrêtée depuis 1985. Après 50 ans de nucléaire en France, il est temps que la vérité éclate au grand jour.

 


 

Jeudi 13 décembre 2007

Réseau "Sortir du nucléaire"

Fédération de 800 associations

9 rue Dumenge 69004 Lyon cedex

 

à M. le Président de la République

Mme le ministre de la Santé

M le ministre de l'Ecologie

 

Monsieur le Président de la République,

Mme le ministre de la Santé

M le ministre de l'Ecologie

 

 

Nous vous demandons par le présent courrier que soit mis en œuvre de toute urgence une étude scientifique équivalente à celle qui, en Allemagne, vient de montrer que les enfants qui résident non loin d'une centrale nucléaire courent un risque statistique nettement plus élevé de souffrir d'un cancer ou d'une leucémie.

 

Cette étude a été réalisée par l'Université de Mayence sur demande de l'Office fédéral de protection contre les radiations, à partir de données statistiques portant sur la période 1980-2003 dans les régions proches de 21 réacteurs ou anciens réacteurs allemands. Elle montre que le risque de cancer augmente de 60% lorsque l'enfant habite à moins de 5 km d'une centrale, et de 117% si on prend en compte uniquement les leucémies. L'étude montre aussi que l'excès de cancers et leucémies est détectable jusqu'à 50 km autour des installations nucléaires.

 

Un des aspects les plus immoraux du nucléaire est qu'il est quasiment impossible d'apporter la preuve directe qu'un cancer est causé par les rejets d'une installation ou d'une centrale : les tumeurs ne portent pas la "signature" de l'industrie nucléaire. Mais des études statistiques sérieuses sont susceptibles de faire apparaître la triste réalité.

 

Une telle étude, généralisée à l'ensemble du territoire, n'a jamais été menée en France où l'IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, l'équivalent de l'Office fédéral de protection contre les radiations allemand) est associé dans une structure appelée CEPN avec les exploitants – EDF, Areva, CEA – qu'il est censé contrôler ! Cette structure mène d'ailleurs des activités en Biélorussie dans les zones contaminées par la catastrophe de Tchernobyl... dont elle d'efforce de cacher les conséquences réelles.

 

Il est donc clair que l'étude qu'il faut absolument mener en France soit être confiée à des organismes totalement indépendants de l'industrie nucléaire et de ses appendices (IRSN, Autorité de sûreté nucléaire, Ministère de l'industrie, etc…).

 

Cette étude doit englober l'ensemble des installations nucléaires françaises, y compris celles qui sont en cours de démantèlement : suite aux actions du Réseau "Sortir du nucléaire", EDF a été obligée de reconnaître, le 28 novembre dernier, une contamination au plutonium dans l'environnement de la centrale de Brennilis (Finistère), arrêtée depuis 1985. Après 50 ans de nucléaire en France, il est temps que la vérité éclate au grand jour.

 

Dans l'attente de votre réponse, urgente, nous vous prions de croire, Madame, Messieurs, à notre attachement à la protection de l'environnement, de la santé, et de la démocratie.

 

Le Conseil d'administration du Réseau "Sortir du nucléaire"

Par Réseau Sortir du nucléaire
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 27 février 2008

 

En ce début d’année 2008, la Norvège prend une résolution d’un genre particulier. L’événement n’a pas fait la une des journaux mais restera dans les annales car pour la première fois au monde, un pays interdit l’emploi du mercure. Le 21 décembre dernier, on apprenait par un communiqué de presse du ministre de l’Environnement que la Norvège bannissait le mercure dans tout produit. L’interdiction, qui inclut le plombage ou amalgame dentaire, a pris effet au premier janvier 2008.

      Un message pour l’Union Européenne :

Sans doute cette décision n’est-elle pas intervenue par hasard en fin d’année 2007, alors qu’au même moment la Commission européenne débattait sur l’opportunité de bannir le mercure de toute préparation destinée aux soins et donc d’interdire l’amalgame dentaire. Ainsi, en annonçant sa décision de bannir le mercure et du même coup l’amalgame dentaire, la Norvège entendait-elle par la voix de son ministre envoyer un message fort à l’Union Européenne.
« Le mercure est l’un des polluants les plus dangereux » a déclaré le ministre norvégien de l’Environnement. « C’est un signal important à l’adresse de l’Union Européenne et des autres pays pour leur dire qu’il existe des alternatives satisfaisantes au mercure » a précisé le ministre.

    Une valeur d’exemple pour les autres pays :

Le passage à l’acte de la Norvège crée un précédent et il sera désormais plus difficile pour des pays comme la France de défendre l’emploi de l’amalgame dentaire ainsi qu’elle l’a fait jusqu’à présent. D’autant que la pression des pays nordiques - Allemagne, Autriche, Danemark, Suède -, qui limitent déjà l’emploi de l’amalgame, est forte au sein de l’Union Européenne et que la Suède pourrait d’ici peu emboîter le pas à la Norvège.

La décision norvégienne risque de mettre les autorités sanitaires françaises dans l’embarras et les instances officielles de la profession dentaire ne pourront plus, pour justifier les leurs, minimiser les réticences des autres pays en disant que « seules quelques restrictions ou recommandations ont été émises par la Suède, le Danemark, la Norvège, l’Allemagne, l’Australie, le Japon ».

    L’écologie avant tout :

Officiellement, c’est pour des raisons écologiques - risque de pollution des sols, nappes phréatiques et atmosphère -, que la Norvège interdit le mercure. Les autorités françaises pensaient avoir résolu la question en obligeant les cabinets dentaires à s’équiper de récupérateurs des déchets d’amalgames pour éviter le déversement incontrôlé des résidus mercuriels dans les canalisations. C’est oublier que les 15 tonnes de mercure posées chaque année dans la bouche des français finissent tôt ou tard par réintégrer la chaîne écologique dans les années qui suivent le décès des porteurs de plombages. En cas d’incinération, de plus en plus pratiquée, le mercure est directement vaporisé dans l’atmosphère. La Suède évalue les rejets de mercure liés aux crémations à 280 kilos/an, soit près du tiers du total des émissions de mercure dans ce pays (1). La mesure prise par la Norvège s’impose donc comme la seule voie possible pour éviter toute pollution environnementale.


    Black out sur les raisons médicales :

Ce n’est pas un hasard si les raisons médicales - empoisonnement chronique au mercure chez les porteurs d’amalgames - n’ont pas été invoquées pour justifier l’interdiction. L’annonce a d’ailleurs été faite par le ministre de l’Environnement et non par celui de la Santé. Il faut dire que depuis toujours, les opposants à l’amalgame dentaire qui dénoncent sa toxicité sont invariablement renvoyés dans leurs buts pour « insuffisances scientifiques ». De la pollution individuelle générée par un matériau composé à 50% de mercure, il n’est donc officiellement pas question.

De nombreuses études ont pourtant établi que le mercure, libéré par corrosion et vaporisation, diffuse dans le corps et se fixe dans les organes cibles que sont le foie, les reins, le cerveau, passe la barrière placentaire et dans le lait maternel, où il se retrouve à des concentrations proportionnelles au nombre de plombages présents en bouche. Des études dénoncent l’implication probable du mercure, une neurotoxine, dans la maladie d’Alzheimer (2).

En dépit de ces nombreux travaux, les autorités sanitaires des pays défenseurs de l’amalgame - États-Unis, Canada, France, etc. - continuent d’affirmer l’innocuité du plombage avec cet argument phare, inchangé depuis les années 30 : les quantités de mercure libérées sont trop faibles pour entraîner un effet toxique et les apports alimentaires - poisson - suffisent à justifier les taux élevés de mercure dans le sang des porteurs de plombages. D’après l’OMS (3), ce taux serait inférieur à la dose journalière acceptable : 42 ug/jour.

    Fin programmée de l’amalgame dentaire :

Reste qu’en invoquant l’argument écologique, la Norvège marque un point contre les défenseurs du plombage. C’est d’autant mieux vu qu’en ces temps de mobilisation écologique pour la planète, la chasse aux polluants est ouverte. Cette seule raison suffit à condamner l’amalgame dentaire à plus ou moins long terme, en dépit de la résistance acharnée de ses défenseurs, principalement pour des raisons économiques - l’amalgame est le moins cher des matériaux d’obturation avec un rapport solidité/ prix imbattable.

En juin 2007, les députés européens votaient l’interdiction des thermomètres au mercure. Pourront-ils accepter encore longtemps qu’on pose à longueur d’année plusieurs tonnes de ce même mercure dans la bouche de leurs concitoyens ?

 

Estelle Vereeck

auteur du Pratikadent,

dictionnaire holistique des atteintes dentaires

et de la biocompatibilité des soins.


    Notes :

(1) Evaluation de la Swedish Environment Authority citée dans la revue Resurgam - vol. 43, juillet 2000

 

(2) Bibliographie disponible sur le site des Éditions Luigi Castelli.

 

(3) Cité dans le rapport d’information n° 261 - 2000-2001 - de M. Gérard MIQUEL et plusieurs de ses collègues, fait au nom de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scient. tech., déposé le 5 avril 2001



ALORS, QUE FAIRE ?



Puisqu'il n'y a rien à attendre des pouvoirs publiques qui continuent de défendre envers et contre tout un matériau bon marché, il appartient à chacun de prendre ses responsabilités. Choisir un matériau dentaire engage non seulement notre santé individuelle mais aussi celle de la planète. Refuser le plombage au mercure ou le faire déposer pour lui préférer un matériau alternatif moins polluant (céramique, résine) chaque fois que c'est techniquement possible, est un acte éco-citoyen au moins aussi important que trier ses déchets, économiser l'eau et l'énergie, choisir des produits ménagers biodégradables, etc. Céramique et résine ont en outre l'avantage d'être davantage biocompatibles.

Attention cependant, la dépose des plombages provoque une libération accrue de
mercure et ne doit pas se faire trop rapidement. Des précautions spécifiques sont exigées.

Intégralité de l'article sur http://www.notre-planete.info

 

Par Estelle Vereeck
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 3 mars 2008

 


Newsletter Appel de Paris n° 22 - Février 2008 - Cancer et environnement


2007 aura été une année riche en avancées scientifiques dans le domaine de l'identification des liens entre cancer et environnement. Après la publication de deux articles dans des revues scientifiques internationales – The growing incidence of cancer: role of lifestyle and screening detection (Review) dans l'International Journal of Oncology en mai 2007 et The multitude and diversity of environmental carcinogens dans Environmental Research en août 2007 – la revue Biomedecine & Pharmacotherapy consacre un dossier spécial à l'influence de l'environnement sur le cancer, dans le n° 10 de décembre 2007. Coordonné par l'ARTAC, ce dossier débute par un éditorial du Pr. Belpomme intitulé "Cancer and the environment: Facts, figures, methods and misinterpretations", suivi de plusieurs articles scientifiques. Au total, ce sont 27 chercheurs français, anglais, suédois, belges et américains qui ont collaboré à cette publication.

Résumés :

Depuis trois décennies, un vaste débat porte sur les preuves scientifiques montrant les liens entre cancer et environnement. Alors que Higginson et Muir soutenaient en 1977 que 80 % des cancers étaient dus à l'environnement, défini dans son sens le plus large, Doll et Peto n'attribuaient en 1981 que 2 à 4 % des cancers à l'environnement, défini dans son sens le plus strict. Selon eux, l'essentiel des cancers s'expliquerait par des facteurs liés au mode de vie. L'article "Environmental and occupational causes of cancer: A call to act on what we know" reprend les éléments avancés par ces différents chercheurs et en propose une interprétation alternative, à la lumière des données scientifiques actuelles, en invitant à la prudence face à l'idée très répandue d'attribuer une fraction spécifique des cancers à un facteur en particulier. En effet, l'origine des cancers découle de mécanismes multi-factoriels, comprenant à la fois des facteurs environnementaux et des facteurs génétiques. D'où la nécessité d'agir sur les moyens de prévention aux expositions environnementales et professionnelles déjà connues.

La théorie selon laquelle l'accroissement de l'incidence des cancers dans les pays développés est liée à l'augmentation de l'espérance de vie de la population et à l'amélioration des diagnostics est largement répandue. Les auteurs de l'article "The cancer incidence temporality index: An index to show temporal changes in the age of onset of overall and specific cancer (England and Wales, 1971–1999)" ont analysé l'évolution de l'incidence des cancers par tranche d'âge, et constaté que le vieillissement de la population ne suffit pas à expliquer l'augmentation d'incidence de la maladie. En effet, des cancers tels que celui de la prostate ou du sein apparaissent chez des malades dont la moyenne d'âge diminue. De la même manière, l'indicateur qu'ils ont développé montrent que l'âge moyen d'apparition des leucémies a diminué.

Les auteurs de "Decreased survival in pancreatic cancer patients with high concentrations of organochlorines in adipose tissue" ont démontré l'existence d'une corrélation entre un niveau élevé de molécules organochlorées (comme les PCB) présentes dans le tissus graisseux des personnes atteintes d'un cancer du pancréas, et la diminution de leur espérance de vie.

"Lifestyle-related factors and environmental agents causing cancer: An overview" dresse un état des lieux des facteurs de risque des cancers liés, d'une part, aux modes de vie (tabagisme, alcoolisme, régime alimentaire) et d'autre part, à l'environnement (virus, radiation, pollution chimique par les pesticides, dioxines, hydrocarbures aromatiques et autres carcinogènes). Durant ces dernières décennies, on a constaté une réduction significative de la consommation de tabac et d'alcool, alors que simultanément on a observé l'augmentation du nombre de cancers dans l'ensemble de la population, y compris chez les personnes non-obèses et chez les sujets jeunes. En outre, la contamination de l'environnement par de nombreux agents cancérigènes s'est accrue. Il a été démontré que certaines substances CMR (cancérigènes, mutagènes et/ou reprotoxiques) passent la barrière placentaire et peuvent donc contaminer le fœtus, ce qui peut avoir un impact sur la santé du futur adulte. La responsabilité des facteurs environnementaux dans l'accroissement de l'incidence de certains cancers est par conséquent beaucoup plus importante que ce qui est communément admis. Les facteurs environnementaux regroupent de nombreux agents reconnus comme cancérigènes, notamment  présents dans l'air extérieur (particules, HAP, etc.), l'air intérieur (formaldéhyde, benzène, biocides à usage domestique, etc.) ou l'alimentation (additifs alimentaires, nitrates, pesticides, dioxines et autres organochlorés).

Dans "Overweight/obesity and cancer genesis: More than a biological link" les chercheurs de l'ARTAC analysent la capacité de certains types de polluants (comme le benzo[a]pyrene) à favoriser l'obésité ou le surpoids. Parallèlement, ils étudient les liens entre cancer et obésité, et le rôle des tissus graisseux dans le stockage de substances chimiques cancérigènes, aussi bien chez les personnes obèses que non-obèses. La pollution chimique pourrait ainsi favoriser à la fois l'obésité et le cancer.

"The need to develop centers for environmental oncology" insiste sur la nécessité de développer des centres de recherches spécialisés en cancérologie environnementale, afin de mieux identifier et contrôler les facteurs environnementaux de la maladie. En effet, alors que l'incidence des cancers s'est considérablement accrue ces quatre dernières décennies, l'essentiel des efforts déployés dans le cadre de la lutte contre le cancer a porté sur le dépistage et sur l'amélioration des traitements de la maladie, et non sur des recherches permettant d'en prévenir l'apparition. Or, la prévention gagnerait en efficacité en s'appuyant sur les données épidémiologiques, sur les recherches portant sur le génome, sur le métabolisme et sur les autres biomarqueurs de l'exposition, de la susceptibilité et de l'apparition de la maladie.

Ce dossier "Cancer: influence of environment" se prolongera dans le n°3 de la revue Biomedecine & Pharmacotherapy en 2008 avec l'article "Cancer and globalization" du Dr. Annie Sasco, et un article du Pr. Lennart Hardell intitulé "Biological effects from electromagnetic field exposure and public exposure standards".

Aidez-nous à poursuivre nos travaux sur les liens entre cancer et environnement, soutenez l'ARTAC en nous retournant le formulaire disponible sur cette page

 

 

 

Sans oublier de signer l'appel de Paris !

Par ARTAC
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 6 mars 2008

 

Un collectif d'associations, mobilisé contre la construction d'une ligne à très haute tension a commandé une étude sur les risques sanitaires associés. Les premiers résultats montrent que les personnes vivant à proximité d'une ligne à très haute tension auraient plus problèmes de santé (maux de tête, troubles du sommeil, irritabilité, etc.), voire plus de maladies graves que les autres...

 

Selon RTE, le gestionnaire gestionnaire du Réseau de transport d'électricité en France, "le transport de l'électricité à l'échelle nationale, voire européenne, est principalement assuré en 400.000 volts", c'est à dire via des lignes à très haute tension (THT). Or, la France est parcourue par un réseau de plus de 13.000 km de lignes, si elles sont souvent éloignées des habitations, ce n'est pas toujours le cas et certains tronçons passent à seulement quelques mètres des riverains.

 

Alors que les études sanitaires sur l'exposition des riverains aux lignes THT ne semblent pas fournir une réponse satisfaisante aux inquiétudes qu'elles occasionnent, début décembre 2007, le collectif Anti THT Cotentin Maine a contacté le CRIIREM (Comité de recherche et d'information indépendant sur les rayonnements électromagnétiques non ionisants) pour mettre en place l'enquête « Vivre avec une ligne THT ».

"Depuis le début du projet Cotentin-Maine, on a des difficultés à se mettre d'accord avec RTE, indique Jean-Charles Herriau, du collectif Mayenne SurVolTée. Ils prétendent qu'il n'y a pas d'incidence des lignes sur la santé. Nous, nous pensons le contraire. On essaie même d'évaluer celles qui ne sont pas forcément prises en compte. Alors, pour vérifier les arguments qu'on avance, on a décidé de mener une enquête. »

En effet, une coordination inter-régionale de 80 associations sur 5 départements (Mayenne, Ile et Vilaine, Manche, Orne et Calvados) se mobilise contre le projet de ligne THT Cotentin Maine. Celui-ci devrait accompagner la construction à Flamanville, dans la Manche, du premier réacteur nucléaire de troisième génération, EPR (European pressurised water reactor) dont la mise en service est attendue pour 2012.


    Les premiers résultats de l'étude sanitaire :

L'étude a consisté à mettre en place un comparatif entre des riverains exposés à une ligne THT 2 x 400.000 Volts (Flamanville – Domloup) et des futurs riverains d'une ligne 2 x 400.000 Volts (Cotentin Maine) non encore installée mais dont le couloir est répertorié par RTE.

 

Le Directeur Scientifique du CRIIREM, Pierre Le Ruz, Docteur en physiologie souligne qu'après une étude partielle de 350 dossiers, un certain nombre de tendances semblent émerger :

 
    "1. Des dysfonctionnements, sur les appareils électriques et électroniques chez les         riverains exposés, deux fois plus importants que chez les riverains non exposés. Ce     phénomène indique que des problèmes de compatibilité électromagnétique sont         constatés.

     2. Des problèmes de santé focalisés sur des troubles du sommeil, de la mémoire,         de l'audition, mais aussi des maux de tête, de l'irritabilité et des états dépressifs sont     significativement plus fréquents chez les riverains exposés que chez les riverains non     exposés. De plus, les symptômes décrits ci-dessus disparaissent significativement     lorsque les riverains quittent la zone affectée par la ligne THT.

    3. Des maladies graves ayant fait l'objet de traitements lourds, d'actes chirurgicaux et     des cancers (leucémie, cancers du sein et de la thyroïde, ...) sont détectés                     significativement en plus grand nombre chez les riverains exposés.

    Ces observations confirment les conclusions du rapport Bio Initiative du 31 août              2007, signés par David CARPENTER et Cindy SAGE (Université d'Albanie, NEW         YORK).

 
    4. Les facteurs de confusions (tabac, alcool, drogue) ayant été pris en compte,                 n'influent pas sur les autres données de l'étude.

 
    5. Les élevages étudiés montrent que la ligne THT (2 x 400 000 Volts) peut être à         l'origine de courants parasites dans les structures métalliques (portails, abreuvoirs,         cornadis…) générés par des phénomènes d'induction, nuisibles aux animaux et à la     production des exploitations." (…)

 

Intégralité de l'article consultable sur : http://www.notre-planete.info

 

    Rappels :

1) Si nous voulions assurer avec des éoliennes l'équivalent de la production électrique consommée aujourd'hui en France, avec des éoliennes de 2 MW (les plus courantes) et avec un temps de fonctionnement de 33 %, il faudrait environ 150.000 éoliennes.

Il faut savoir que l'on compte actuellement environ dix fois plus de pylônes pour les lignes à haute tension, et cent fois plus de poteaux pour les lignes moyenne et basse tension !

2) Ajoutez à cela les antennes-relais de la téléphonie mobile (de plus en plus puissantes), et la prolifération des ondes électro-magnétiques dans notre environnement quotidien (téléphonie mobile, wifi, puces de tous ordres,…) et vous aurez un mélange à retardement détonnant pour notre santé, en tout premier lieu celle des plus jeunes, dans les années à venir…

    EN RESUME

    Soit nous poursuivons dans cette voie absurde à l'issue de moins en moins                     incertaine, soit nous (habitants des pays les plus enrichis) nous engageons dés             aujourd'hui dans la voie de la diminution drastique de l'ensemble de notre                         consommation (énergie et biens de consommation sous toutes leurs formes,                 alimentation industrielle, aluminium, etc. etc.)

A NOUS DE CHOISIR !

 

Par CRIIREM - Bernard Grignon
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 28 mars 2008


Les matériaux dentaires ne sont pas soumis à une autorisation de mise sur le marché !!!


Parmi les matériaux utilisés pour obturer les dents, l'or fut de tout temps le plus stable et le mieux toléré. Malheureusement son coût élevé limitait son utilisation à la fraction la plus aisée de la population. Pour les autres, c'est à dire la majorité de ceux qui pouvaient se faire soigner les dents, c'est avec du plomb (du plomb véritable!) que l'on obturait les cavités dentaires creusées par la carie. Très réactif en bouche, le plomb s'oxydait rapidement au contact de la salive et intoxiquait le porteur avec les particules de plomb libérées par corrosion. Responsable de graves troubles neurologiques, l'intoxication au plomb est connue sous le nom de saturnisme.

 

Le plomb fut employé jusqu'au dix-neuvième siècle. Dans les années 1830, il fut remplacé par un autre matériau, l'amalgame dentaire, encore connu sous le terme de plombage. Composé pour moitié de mercure, l'amalgame est certes moins toxique que le plomb, mais loin d'être biocompatible pour autant. Des études in vitro ont montré sa haute toxicité cellulaire. De nombreuses études par prélèvements, tant chez l'animal que chez l'homme, ont montré la capacité de l'amalgame à rejeter des particules métalliques (mercure en particulier) qui s'accumulent dans les tissus (rein, cerveau, foie, etc.) et franchissent la barrière placentaire.

 

En dépit de ces nombreuses études, le plombage au mercure continue d'être majoritairement employé en dentisterie. La décision de la Norvège d'interdire le mercure et la possibilité que l'amalgame dentaire soit un des facteurs étiologiques de la maladie d'Alzheimer relance le débat de la biocompatibilité des matériaux dentaires.

 

On aurait tort de croire cependant, que le plombage est le seul matériau à poser problème. Le nickel, hautement allergisant et reconnu par le CIRC (Centre international de recherche sur le Cancer) comme cancérogène probable pour l'être humain est majoritairement employé en dentisterie. Dans un domaine voisin, des laboratoires commercialisent des pâtes hautement toxiques destinées à obturer les canaux des dents dévitalisées. C'est le cas des pâtes qui contiennent des dérivés formolés dont les effets allergisants ont été rapportés dans la littérature scientifique*. C'est également le cas des pâtes à base de résines époxy dont la haute toxicité cellulaire a été démontrée par de nombreuses expériences in vitro*, ce qui n'empêche pas les laboratoires d'affirmer leur biocompatibilité.

 

Si une telle situation est possible c'est parce que les matériaux dentaires, contrairement aux médicaments, ne sont pas soumis à une autorisation de mise sur le marché. Concrètement cela signifie que ce n'est pas au laboratoire de faire la preuve de l'innocuité du matériau ou du produit qu'il commercialise mais au patient de démontrer sa toxicité. En clair, les laboratoires ont tout pouvoir, y compris celui de contredire des études scientifiques démontrant la toxicité de leur produit. Il faudrait donc réformer la législation européenne pour que les produits et matériaux dentaires soient soumis aux mêmes règles que les médicaments.

 

En attendant que la législation change, si elle change un jour, c'est au patient de se montrer vigilant, de s'informer et de sélectionner les produits les mieux tolérés.

 

http://www.notre-planete.info, le 28 mars 2008

 

 

 

 

ET SI VOUS EN PARLIEZ A VOTRE DENTISTE ???

 

 

ET SI VOUS DEMANDIEZ A VOTRE DEPUTE CE QU'IL PENSE D'UN CHANGEMENT DE LEGISLATION ???

Par notre-planete.info
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 13 juin 2008


Le fonctionnement des lampes basse consommation génère de puissants champs électromagnétiques, susceptibles de gravement perturber les biens et les personnes. Le (riirem déconseille l'utilisation de ces ampoules en tant que lampes de chevet ou de bureau et demande aux fabricants de remédier à cette électropollution.

Les scientifiques du (riirem et d’Arca Ibérica (Espagne) ont réalisé un banc d’essai sur les ampoules fluo-compactes, dites aussi lampe basse consommation (LBC), aujourd’hui recommandées dans le cadre de la lutte contre le réchauffement de la planète et les économies d'énergie.

L'expérimentation, menée près de Valence, en Espagne, et réalisée en chambre anéchoïque avec différentes lampes, de marques et puissances variées, montre que les ampoules LBC, dès l’allumage, sont à l'origine d'importants rayonnements radioélectriques... Alors que les ampoules à incandescence n’en émettent pas !

Contrairement aux ampoules classiques, les champs détectés autour des LBC allumées atteignent, à 20 cm, entre 180 V/m et 4 V/m pour des puissances allant de 20 à 11 Watts. Avec des puissances de 7 ou 5 Watts, les champs électriques radiofréquences mesurées vont de 34 à 2 V/m à moins de 20 centimètres. Il faut attendre 1 mètres pour retrouver une valeur de 0,2 V/m, correspondant au bruit de fond radiofréquences ambiant.

La technique des ballasts électroniques présente dans le culot des lampes basse consommation est la cause des rayonnements radioélectriques émis par les ampoules. Ces circuits électroniques,  caractéristiques de ampoules, régulent la tension électrique entrant dans l'ampoule – ce qui optimise l'énergie consommée et accroît la durée de vie de l'ampoule. Les ballasts sont aussi chargés, pour éviter un effet de scintillement, d'augmenter la fréquence du courant traversant l'ampoule, transformant ainsi les émissions basse fréquence des ampoules en des fréquences bien plus élevées, à l'origine des rayonnements radioélectriques relevés.

Aucun blindage électromagnétique du culot n’a été constaté dans le culot des ampoules expertisées, or celui-ci permettrait d’abaisser considérablement les valeurs des rayonnements radioélectriques observés.

En raison des valeurs détectées afférentes au fonctionnement de ces ampoules LBC, les personnes qui utilisent ce type d’ampoules, par exemple comme lampe de chevet, sur leur table de travail ou leur bureau, peuvent être exposées, selon la distance et la puissance  à des champs électriques allant de 2 à 100 V/m, voire plus.

De plus, des risques importants de compatibilité électromagnétique (CEM) sont à craindre chez les personnes appareillées d'implants ou de prothèse médicales, actif ou non, car elles peuvent être exposées lors de la mise en service des ampoules à économie d’énergie, de façon instantanée, à des pics de champs électriques de l’ordre de 100 à 300 V/m.

Ces valeurs, en fonction des distances et des puissances impliquées, sont supérieures aux limites recommandées par le Conseil de l’Europe (1999/519/CE), visant à éviter au public tout effet thermique et fixée à 28 V/m, et la directive relative à la compatibilité électromagnétique des équipements électroniques et électriques (2004/108/CE), dont les niveaux sont de 3 V/m, voire de 10 V/m selon les références.

 

 

En savoir plus sur : http://www.criirem.org/

 

LA SEULE BONNE SOLUTION SEMBLE ETRE L'UTILISATION DES AMPOULES A LED

Par CRIIREM - Bernard Grignon
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 20 juin 2008

Newsletter Appel de Paris n°23 – Juin 2008


Les liens entre santé et environnement sont au cœur des travaux de l'ARTAC, seule association de recherche sur le cancer spécialisée dans ce domaine en France. Le Grenelle de l'Environnement fait donc partie des ses préoccupations et il en a été question le 3 juin dernier lors de l'Assemblée générale de l'ARTAC, qui a réuni, à l'Hôpital Européen Georges Pompidou, de très nombreux participants, experts, médecins, chercheurs ou encore représentants de la société civile. Tous ont fait part de leurs attentes et surtout de leurs craintes, formulant de nombreuses interrogations…


    Un travail énorme, mais une absence inacceptable : celle des professionnels de santé


Le Grenelle de l'Environnement, en organisant plus de 50 réunions et en mettant à contribution environ 300 participants, a accompli un énorme travail. On ne peut pas dire qu'il n'y a pas eu de concertation. Cependant, le corps médical et de façon générale les professionnels de santé n'ont pas été conviés aux négociations pour y apporter de façon effective leur expérience de santé publique. Aucun collège médical n'a été prévu, alors qu'en matière de réchauffement climatique, d'énergie, de transport, de biodiversité, et a fortiori de santé environnementale, la participation des professionnels de santé en tant qu'experts et acteurs de santé publique était sans nul doute indispensable.

Dans les débats actuels concernant l'environnement, la voix des professionnels de santé doit se faire entendre, car la facture sanitaire et socioéconomique à payer pour la mauvaise santé des populations et les maladies résultant de la pollution est et sera de plus en plus lourde. Toute politique environnementale qui n'en tiendrait pas compte ne pourra être que vouée à l'échec. Précisons que la non convocation des médecins au Grenelle de l'Environnement ne lui est pas spécifique. Lors des négociations européennes concernant le règlement REACH, les médecins avaient été initialement très peu consultés. Il a en particulier fallu le poids de l'Appel de Paris, signé par plus d'un millier de scientifiques européens et par le Comité Permanent des Médecins Européens (CPME), lui-même représentatif de plus de deux millions de médecins, pour que les problèmes sanitaires soient pris en compte de façon plus pertinente face aux pressions lobbyistes de l'industrie chimique et politiques de certains pays.


    Au nom du serment d'Hippocrate, la mobilisation des médecins


Les médecins ne sont pas des citoyens comme les autres, car ils sont liés au serment d'Hippocrate. Ils prennent aujourd'hui conscience qu'ils ne sont pas en état de prévenir les maladies, toujours plus nombreuses, dont l'origine environnementale leur apparaît de plus en plus évidente. Un nombre croissant d'entre eux réalisent que les prises ou non prises de décisions actuelles, en matière de santé publique, de soins à l'indigent, de prévention ou de secret médical les mettent en porte à faux vis-à-vis de leur serment. C'est donc au nom de ce serment que plusieurs milliers d'entre eux se sont mobilisés, se mobilisent aujourd'hui et continueront à le faire, tant que leur avis n'aura pas été pris en compte. Rappelons la création récente de la Coordination Nationale Médicale Santé Environnement (CNMSE) présidée par le Dr Fhima, médecin généraliste, et de l'Association Santé-Environnement Provence (ASEP) présidée par le Dr Souvet, cardiologue. L'ARTAC soutient sans réserve ces deux regroupements de médecins et de professionnels de santé.


    Mise à l'index de la Plate-forme commune du corps médical pour la santé    environnementale


Le 3 septembre 2007, le Pr Belpomme remettait en main propre au Ministre d'Etat Jean-Louis Borloo, au nom des professionnels de santé, les 7 propositions de la « Plate-forme commune du corps médical en matière de santé-environnementale ». 7 propositions peu ou prou entendues… Ce qui nous amène à considérer que l'un des points faibles du Grenelle de l'Environnement concerne la santé environnementale. La thématique de la santé ne concerne que 2 des 33 chantiers actuellement opérationnels pour la mise en œuvre concrète du Grenelle. Aucun des thèmes de santé publique liés à l'environnement tels que le problème des substances CMR (cancérigènes, mutagènes et/ou reprotoxiques), la définition des normes toxicologiques, les effets sanitaires des pesticides, des OGM, de l'incinération des déchets ou du réchauffement climatique n'a été abordé, de même que ne l'a pas été la nécessité de sauver le Plan Cancer, alors que celui-ci, de l'avis de tous, se solde par un échec retentissant, et celle de développer et revaloriser l'hygiène, l'enseignement et la recherche médicale en épidémiologie, toxicogénomie et écotoxicologie, trois disciplines pourtant essentielles en matière de recherche en santé environnementale.


    Doutes et espoirs


Hormis les problèmes de santé environnementale, cette première étape du Grenelle constitue cependant pour la France un premier pas allant dans le bon sens, étant donné le très grand effort de concertation qui a eu lieu et les grandes orientations annoncées dans le discours de clôture du Président de la République. Le Ministre d'Etat Jean-Louis Borloo a lancé 33 chantiers opérationnels ou comités de pilotage pour concrétiser les décisions prises. Mais la loi « pro-OGM » adoptée en avril dernier est de très mauvais augure, irréaliste car scientifiquement inapplicable du point de vue biologique, sanitaire et écologique. En outre, de nombreuses propositions du projet de loi du Grenelle sont en réalité déjà balisées par l'Union européenne… D'autre part, les nombreux freins lobbyistes et politiciens qui existent toujours dans le domaine de l'agriculture, des transports ou encore des déchets risquent de plomber définitivement les aspirations du Grenelle et contribuer à mettre en porte à faux les intentions affichées du Président de la République.

« Ce dont je suis certain, c'est que le Ministre d'Etat Jean-Louis Borloo a compris la gravité de la situation et que son adresse politique devrait lui permettre d'en relever le défi à condition qu'il bénéficie d'une marge de manœuvre suffisante », estime pourtant le Pr Belpomme, Président de l'ARTAC, qui a rencontré récemment et à plusieurs reprises M. Borloo. Dominique Belpomme a été le seul médecin consulté pour la rédaction d'un hors-série de la Revue Politique et Parlementaire consacré au Grenelle de l'Environnement, un numéro qui a tenté de combler les manquements du Grenelle en matière de politique sanitaire.

Pour en savoir plus :

Voir l'analyse complète de la loi Grenelle par l'ARTAC

 

Revue Politique et Parlementaire, avril 2008 : « Environnement, santé, recherche : quelle politique pour la France », Dominique Belpomme.

 

Aidez-nous à poursuivre nos travaux sur les liens entre cancer et environnement, soutenez l'ARTAC en nous retournant le formulaire disponible sur le site http://www.artac.info

 

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------


 

Même si je n'irai pas jusqu'à taxer le professeur Belpomme de naïveté, je suis particulièrement sceptique sur le fait que Mr Borloo, et encore plus les véritables décideurs gouvernementaux, aient véritablement "compris la gravité de la situation".

Si tel est cependant le cas, il ne leur reste plus qu'à changer radicalement et immédiatement la politique actuellement menée, tant sur le plan de la santé que ceux de l'arrêt de la dégradation de la nature, la politique agricole, l'utilisation des énergies fossiles et nucluaire, l'industrie chimique, les OGM, les nanotechnologies, etc. etc. !


Par ARTAC - Bernard Grignon
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus