Energie

Lundi 12 mars 2007

Énergie nucléaire : nous privilégions la méthode de l'autruche

"Je suis fasciné par la capacité qu'ont les humains de s'enfoncer la tête dans le sable afin de nier à tout prix la réalité.

 

Les problèmes énergétiques terrestres, dont nous commençons à constater les effets, sont causés à la base par une production et une consommation monstrueuse d'énergie. Si on souhaite s'attaquer réellement à cette situation inquiétante, il n'y a qu'une seule véritable solution, tout à fait évidente : diminuer la production et la consommation d'énergie ! Tout le reste n'est que mensonge et hypocrisie.

 

On peut rêver, par exemple, de remplacer toutes les automobiles à essence par des véhicules électriques. Mais où prendrions-nous l'énergie nécessaire pour recharger les piles ? En construisant des centrales thermoélectriques au charbon ? On peut aussi penser à l'énergie éolienne. Et en profiter pour imaginer nos vastes étendues vierges, plantées à l'infini de magnifiques parcs de moulins à vent, transformant le paysage québécois (français) en une caricature métallique de la Hollande. On peut, dans la même veine, souhaiter construire des barrages sur toutes les rivières, puis raconter à nos petits enfants, une larme de crocodile à l'oeil, comment nous pêchions la truite et le saumon «dans le bon vieux temps».

 

Et on peut considérer la pire des options : le nucléaire. On entend pourtant beaucoup parler de cette «solution» dernièrement. Des vendeurs sans scrupule, endimanchés et aux cheveux impeccables, expliquent un peu partout que les centrales nucléaires ne produisent pas de gaz à effet de serre et, qu'à ce titre, elles renfermeraient dans leur coeur l'avenir de l'humanité.

 

Foutaises ! L'industrie nucléaire est probablement la création la plus sournoise et la plus malpropre de l'histoire de l'homme. J'entends déjà des vendeurs rétorquer que je dramatise tout et que je ne suis qu'un bête contestataire anti-nucléaire. Je vous invite à remarquer que ces vendeurs ne vous parleront jamais des vrais problèmes du nucléaire. Ce sont des spécialistes payés pour éviter de discuter des vrais enjeux.

 

Lorsqu'on envisage objectivement une solution, il faut en jauger tous les aspects. Si on veut considérer l'option nucléaire, il faut tenir compte de tous les éléments du dossier. L'industrie nucléaire génère des déchets radioactifs tout au long du cycle de production d'énergie électrique. La radioactivité, comme tout le monde le sait, est cependant invisible, inaudible, inodore et incolore. Ce qui fait qu'il est très difficile pour la grande majorité des gens d'évaluer intuitivement les graves dangers qu'elle représente. La radioactivité peut donner une fausse impression de sécurité.

 

Le réchauffement de la planète est un problème extrêmement préoccupant. Mais le nucléaire ne constitue pas une solution valable. Le nucléaire pourrait, dans le meilleur des cas, entraîner le remplacement des gaz à effet de serre, que la nature aurait théoriquement la capacité d'absorber si nous n'en produisions pas tant, par des déchets extrêmement nocifs et pratiquement indestructibles que nous sommes incapables de gérer. Le nucléaire est la plus irresponsable des alternatives.

 

Et les déchets nucléaires ! Les mines d'uranium polluent leur site d'extraction. Les centrales nucléaires rejettent inévitablement certains radioéléments dans l'air, dans l'eau ou dans le sol. De plus, le risque d'accident nucléaire est toujours présent (de plus en plus, du fait du vieillissement du parc actuel et de la construction de nouvelles centrales). Certains des sous-produits peuvent aussi servir à construire des armes nucléaires. Et, comme tout malheur ne vient pas seul, cette industrie donne aussi naissance aux tristement célèbres déchets nucléaires.

 

Il y a actuellement environ 50 000 tonnes de ces déchets nucléaires hautement radioactifs au Canada, dont plus de 2 000 tonnes au Québec. Ces déchets contiennent certaines substances extrêmement dangereuses qui ne se retrouvent normalement qu'à l'état de traces dans la nature, comme le plutonium. Ces substances sont créées dans les centrales nucléaires elles-mêmes. Les déchets radioactifs ne sont pas biodégradables. Ni chimiquement attaquables. En 2007, aucune connaissance ni technologie humaine ne permettent de s'en débarrasser intelligemment et efficacement. Ils demeurent donc hautement toxiques pendant des centaines de millions d'années, au minimum.

 

L'avenue nucléaire hypothèque l'avenir des humains pour une période de temps tellement longue qu'on a peine à imaginer ce que ça représente. Combien de générations de nos descendants seront touchées par ce cadeau empoisonné, qui pollue pendant si longtemps ?

 

L'heure semble venue de sortir notre tête du sable. La société humaine actuelle, qui fonde ses systèmes sur l'illusion théorique de la croissance infinie, se dirige à toute vitesse vers le mur de la réalité.

 

Il est maintenant trop tard pour le patinage de fantaisie verbal. Nous n'avons d'autre choix, si nous souhaitons léguer autre chose qu'un désert contaminé à nos enfants et à nos petits-enfants, que de réviser nos valeurs morales afin de remplacer l'égoïsme par l'altruisme.

 

Il faut cesser de faire semblant de croire aux solutions miracles pour se donner bonne conscience. Nous devons accepter de céder certains de nos privilèges luxueux, pour espérer partager quelques plantes, animaux et cours d'eau avec notre progéniture. Pour ce faire, il n'y a qu'un chemin objectivement valable et c'est de diminuer notre production et notre consommation d'énergie."

 

Par Miguel Deschênes, physicien Cyberpresse-CANADA - 24.02.07

 

(Notes entre parenthèses de Bernard Grignon)

 

 

 

Consulter le site du Réseau "Sortir du nucléaire" : www.sortirdunucleaire.fr

 

Par Miguel Deschênes
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Lundi 12 mars 2007

Iter : Un réacteur qui reproduit le soleil sur terre ?


INTRODUCTION


Après le nucléaire de fission, les nucléophiles nous font miroiter l’avenir énergétique radieux qu’offrirait la fusion thermonucléaire contrôlée.

Présentée par ses promoteurs comme écologique et sans déchets radioactifs, la fusion utiliserait deux formes d’hydrogène : le Deutérium (qui existe dans la nature) et le Tritium, (radioactif, qu’il faut fabriquer). Le mélange, contenu dans un "récipient" magnétique, doit être porté à une température de 100 millions de degrés pour que la réaction soit amorcée.

Ces techniques sont très loin d'être au point. Elles consomment une énergie considérable.

De plus, contrairement à ce qui est souvent annoncé, la filière produirait des quantités importantes de radioactivité à ses différents stades.

Si la fusion arrive un jour à produire de l’électricité, ce ne sera sûrement pas dans des conditions économiques, écologiques et industrielles acceptables.

Pour toutes ces raisons le Réseau "Sortir du nucléaire" est opposé au projet international ITER (réacteur expérimental de fusion thermonucléaire), pour lequel le site français de Cadarache (Bouches-du-Rhône) a été choisi.

 


ITER NE PRODUIRA JAMAIS D'ELECTRICITE


Tout à fait officiellement, le seul but visé par les scientifiques est d'essayer de maîtriser une réaction de fusion nucléaire pendant… 400 secondes.(voir preuve sur le site web officiel de propagande : http://www.itercad.org/old/intro_fr.html)

Les lignes électriques THT (Très haute tension) qui vont relier Iter au réseau EDF vont être construites uniquement pour alimenter ITER en électricité.

Si la désinformation reste aussi puissante qu'actuellement, des dizaines de milliards d'euros seront à nouveau gaspillés pour un "Iter2", un "Iter3", etc., et peut-être un jour un "IterX" qui, dans 100, 150 ou 200 ans, essaiera de produire de l'électricité.

Or, tout le monde sait bien que le pétrole et l'uranium seront épuisés dans 50 ans maximum. Iter est donc une erreur majeure d'investissement : il faut mettre immédiatement l'argent dans les plans d'économies d'énergie et de développement des énergies renouvelables.


 

ITER PRODUIRA DES DECHETS NUCLEAIRES


Contrairement à ce qu'affirme la propagande officielle (une énergie "propre et illimitée"), le réacteur ITER produira des déchets nucléaires.

Le Prix Nobel de physique 2002, le japonais Masatoshi Koshiba, a expliqué dès le 10 mars 2003 dans une lettre envoyée au premier ministre Koizumi que : "Le réacteur nucléaire ITER, qui brûle du tritium, est extrêmement dangereux du point de vue de la sûreté et de la contamination de l'environnement"

"Les neutrons qui seront produits dans ITER ont une énergie plus de dix fois supérieure à celle d’un réacteur de fission et la radioactivité des murs du dispositif et des matériaux de construction produiront 40.000 tonnes de déchets nucléaires."

Ces déchets resteront dangereux pendant plusieurs centaines d'années.

C'est certes moins long que pour la fission nucléaire, mais les déchets nucléaires d'ITER seront eux aussi légués aux générations futures. C'est inacceptable.


 

ITER METTRA LES RIVERAINS EN DANGER


Contrairement à ce que prétend la propagande officielle (une énergie "sûre et propre"), le réacteur ITER mettra en danger les riverains, c'est-à-dire les habitants de la région PACA si Iter est construit à Cadarache.

Le Prix Nobel de physique 2002, le japonais Masatoshi Koshiba, a expliqué dès le 10 mars 2003 dans une lettre envoyée au premier ministre Koizumi que : "Le réacteur nucléaire fondé sur ITER, qui brûle du tritium, est extrêmement dangereux du point de vue de la sûreté et de la contamination de l'environnement"

"Les 2 kg de tritium qui circuleront dans ITER pourraient tuer 2 millions de personnes. Le flux de radiations de 2 kg de tritium est pratiquement du même niveau que celui produit par l'accident de Tchernobyl."

Le Réseau "Sortir du nucléaire" fait plus confiance au Prix Nobel de physique 2002 qu'aux allégations des politiciens français et japonais.

 

Dossier complet à consulter sur le site : http://www.sortirdunucleaire.org

Par Réseau Sortir du Nucléaire
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Vendredi 23 mars 2007

TV : les écrans plats anéantissent 15 ans d’efficacité énergétique

En 2006, il s’est vendu en France autant de téléviseurs écrans plats que d’écrans cathodiques. De moins en moins chers mais de plus en plus grands, les écrans plasma ou cristaux liquides provoquent une envolée des consommations électriques des ménages. Une fuite en avant des fabricants électroniques en contradiction avec la sobriété énergétique prônée par d’autres secteurs.

 

Effet «Coupe du Monde» oblige, l’année 2006 a consacré l’arrivée en masse des téléviseurs écrans plats dans les foyers. En France, il s’est vendu près de 2,7 millions d’écrans plasma ou cristaux liquides (LCD) et à peine autant de tubes cathodiques, dont le déclin s’accentue. La percée est décisive, estimée à 105 % pour les LCD et 60 % pour les plasmas (source GfK). Cette tendance est mondiale, tirée par les Etats-Unis, l’Europe et la Chine.

De moins en moins chers, les écrans plats deviennent aussi de plus en plus larges, note le cabinet d’étude américain DisplaySearch. La taille moyenne des téléviseurs LCD commercialisés a augmenté de 19 % en 2006, réduisant l’écart avec les écrans « super grands », marché réservé jusque là au plasma. Les modèles les plus vendus affichent une diagonale moyenne de 82 cm (32 pouces, noté 32 ’), contre 105 cm (42 ’) pour les seuls téléviseurs plasmas. Cette tendance au gigantisme est plutôt américaine : la moitié des écrans plasma de 127 cm ou plus se sont vendus l’an dernier sur le continent nord-américain. Début janvier, le CES 2007 de Las Vegas, la grand messe annuelle de l’électronique grand public, a d’ailleurs été l’occasion d’un nouveau record, avec la présentation par Sharp d’une dalle à cristaux liquides prototype de 2,75 mètres de diagonale. Panasonic, Samsung, LG, Philips… la compétition entre industriels frise la surchauffe.


 

DES TELEVISEURS A CONTRE-COURANT

Mais ce qui est bon pour les affaires de l’électronique l’est pour l’instant beaucoup moins sur le plan de l’efficacité énergétique. REMODECE (Residential Monitoring to Decrease Energy use and Carbon Emissions in Europe), un projet européen, initié début 2006 et regroupant une douzaine de pays, veut enregistrer durant un mois les consommations électriques des nouveaux équipements audiovisuels d’une centaine de «foyer numérique» dans chaque pays : vidéo projecteur, consoles, décodeurs, boîtiers ADSL... Les premiers relevés de cette vaste campagne de mesure, effectués à l’aide d’un wattmètre branché sur chaque appareil, attestent de l’impact des écrans plasma ou LCD.
«La consommation d’un téléviseur ordinaire est en moyenne de 160 kWh par an. Avec les plasma ou les dalles LCD, on grimpe à 650 kWh/an. Donc ces nouveaux téléviseurs consomment 4 fois plus » constate Olivier Sidler du cabinet Enertech, en charge en France des mesures REMODECE. La consommation moyenne française d'électricité spécifique, qui comprend l’éclairage et les appareils électrodomestiques, est de l'ordre de 2500 kWh par logement. « Donc un écran plasma à 1500 kWh/an, comme nous l’avons vu dans un cas, c’est l’équivalent d’une personne en plus. Cela commence à être colossal. Sur un autre modèle, nous avons relevé une veille de 59 watts. A elle seule, cette veille consomme autant que le cumul des veilles des appareils possédés par un foyer, en 2003

Avec les cristaux liquides, le problème reste le même. Dans l’absolu, la technologie LCD permet d’économiser de l’énergie, en consommant 3 fois moins d’électricité qu’un tube cathodique de taille équivalente. Mais lorsque la surface augmente, la consommation suit et elle s’envole dans le cas des «dalles» hyper grandes, comme celles aujourd’hui proposées aux dimensions d’un écran plasma.


L'EFFET PERVERS DU COUT CONSTANT

Cette folie des grandeurs n’épargne pas les écrans bureautiques. Les écrans plats 17’ se vendent au prix d’un 15’. Et les 19’ bientôt à celui des 17’. «Les fabricants travaillent à coût constant. Cela accroît, pour un prix égal, la taille des écrans mis sur le marché», analyse Olivier Sidler qui dénonce l’effet rebond de cette augmentation sur la consommation électrique. «L’effet est d’autant plus pervers qu’il est le fait du fournisseur, qui vous contraint à acheter un matériel de plus en plus consommateur en supprimant des catalogues les écrans plus petits.»

«L’industrie électronique se permet des actions véritablement délirantes du point de vue énergétique» analyse, en colère, l’expert également membre de l’association NegaWatt, qui travaille à l’abaissement des consommations électriques dans les appartements. Ce non-sens d’autant plus ruineux qu’il sape les progrès réalisés dans d’autres secteurs, l’éclairage et le froid performants en particulier. Bilan ? «Les possesseurs d'une seule TV plasma perdent le bénéfice de toutes les économies d'énergie obtenues en 10 ans sur le poste froid. C’est aberrant

 

Maxence Layet, mis en ligne le 02/02/2007 sur http://www.novethic.f

Par Maxence Layet
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Mardi 3 avril 2007

Un nouveau monde nucléaire ?

La planète se réchauffe et les partisans de l'énergie nucléaire affirment détenir la solution

 


...Le monde commence à prendre conscience de la menace grandissante et bien réelle que présentent les changements climatiques catastrophiques causés par l'homme. La guerre en Irak, les tensions croissantes dans les pays producteurs de pétrole du Moyen-Orient et le souvenir des deux fiascos énergétiques (dus aux manipulations du marché) en Californie, en 2001, avec une coupure de courant affectant un tiers des Etats-Unis et le Canada, en août 2003, ont soulevé des inquiétudes en ce qui concerne les sources instables et non durables d'énergies. Réanimés par une campagne concertée et habile de relations publiques et de lobbying, ces facteurs ont refait de l'énergie nucléaire, que l'on présente comme non émettrice de carbone, un sujet de discussion.

Selon l'Agence Internationale de l'Energie Atomique (AIEA), neuf nouvelles centrales - trois au Japon, deux en Ukraine et une en Corée du Sud, en Inde, en Chine et en Russie - sont entrées en activité depuis 2004. Pendant ce temps, deux centrales ont été réactivées au Canada après plusieurs années d'inactivité, et on parle de construire un nouveau réacteur dans le pays. On compte actuellement 23 centrales nucléaires en construction dans le monde, dont une en Finlande, la première en Europe de l'Ouest depuis l'explosion de Tchernobyl dans le nord de l'Ukraine en 1986. La France, dont les 58 réacteurs fournissent environ 80% de l'énergie du pays envisage également d'en construire un nouveau et le Premier Ministre britannique Tony Blair voudrait construire de nouveaux réacteurs pour remplacer les 31 centrales vieillissantes du pays, dont la majorité doit être mise hors service en 2020. En août 2005, le président américain George W. Bush a signé un projet de loi allouant 13 milliards de dollars de subventions publiques pour aider à lancer une nouvelle génération de réacteurs nucléaires.




ENERGIE NUCLEAIRE CONTRE RECHAUFFEMENT DE LA PLANETE


Un choeur grandissant de partisans du nucléaire, de représentants du gouvernement, de bureaucrates internationaux, d'universitaires, d'économistes et de journalistes en appellent à l'énergie nucléaire pour nous sauver des changements climatiques dévastateurs. En séparant les atomes pour produire de l'électricité, les réacteurs nucléaires n'émettent pas de dioxyde de carbone (CO2) ni d'autres gaz à effet de serre. Mais il est inexact de dire que l'énergie nucléaire n'engendre aucune émission de carbone - du berceau à la tombe, toutes les sources d'énergie émettent du carbone. (Même les éoliennes sont complices : l'aluminium utilisé dans leur construction est souvent produit en utilisant de l'électricité fournie par des centrales à charbon.) Dans le cas de l'énergie nucléaire, on utilise de l'électricité d'origine fossile dans le reste du cycle de production - l'extraction, le broyage et l'enrichissement de l'uranium utilisé comme combustible dans les réacteurs, la construction des centrales nucléaires (particulièrement le ciment), la désaffectation des centrales, la construction des installations de stockage et le transport et le stockage des déchets. L'usine d'enrichissement par diffusion gazeuse de Paducah, Kentucky est l'une des plus grandes consommatrices d'électricité produite par centrale à charbon des Etats-Unis.

Il semble cependant impossible d'évaluer exactement les émissions de carbone engendrées par le cycle de production de l'énergie nucléaire et la communauté environnementale internationale est en désaccord en ce qui concerne la contribution potentielle de l'énergie nucléaire au réchauffement de la planète. Tom Cochrane, physicien nucléaire pour le Natural Resources Defense Council, affirme que l'énergie nucléaire émet peu de gaz à effet de serre comparé aux autres sources d'énergie conventionnelle. Mais pour que l'énergie nucléaire réduise de manière importante les émissions de gaz à effet de serre, il faudrait une augmentation énorme du nombre de centrales nucléaires en opération dans le monde, ce qu'il n'approuve pas.

 



QUELLE SERAIT L'IMPORTANCE DE CETTE AUGMENTATION DU NOMBRE DE CENTRALES NUCLEAIRES ?



Un rapport de 2003, souvent cité, publié par des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology, intitulé The Future of Nuclear Power affirme qu'il serait nécessaire de construire 1000 à 1500 nouveaux réacteurs de 1000 mégawatts d'ici 2050, une expansion qui réduirait potentiellement de 15 à 25% l'augmentation prévue des émissions de carbone dues à la production d'électricité sur cette période. Selon une analyse de Stephen Pacala et Robert Socolow, co-directeurs de l'initiative Carbon Mitigation de l'université de Princeton, publiée en 2004 dans le magazine Science, il faudrait environ 700 gigawatts supplémentaires d'électricité d'origine nucléaire - environ deux fois le nombre et le rendement des 443 réacteurs en activité dans le monde - pour arriver à seulement un septième des réductions de gaz à effet de serre (au taux d'émission actuel) nécessaires pour stabiliser la concentration atmosphérique de CO2 à 500 parties par million (ppm).

Le rapport du MIT reconnaît qu'une telle expansion représenterait un défi énorme en ce qui concerne les déchets nucléaires nécessitant « la création quelque part dans le monde tous les deux ou trois ans » d'un site de stockage permanent de la capacité du projet de dépôt de la Yucca Mountain dans le Nevada. Si le combustible utilisé était retransformé, comme le proposent de nombreux partisans du nucléaire, cela augmenterait de manière importante les risques de propagation des matières nucléaires pouvant être utilisées pour fabriquer des bombes atomiques. Le rapport du MIT rejette la solution du retraitement car elle n'est pas rentable et est inutilement risquée du fait du danger de prolifération des armes. Pour faire face au problème des déchets, il demande au Département américain de l'énergie de développer « un programme équilibré de recherche et de développement sur la gestion des déchets à long terme » et d'étudier la possibilité de placer les déchets dans des puits de stockages géologiques profonds. Il recommande également la création d'un réseau d'infrastructures centralisées aux Etats-Unis et dans le monde pour pouvoir stocker le combustible irradié pendant plusieurs décennies jusqu'à ce que l'on trouve de meilleures solutions. Bien sûr, le paysage politique est jalonné de recommandations techniquement plausibles qui n'ont jamais été mises en pratique parce que, spécieuses, elles ignoraient les difficultés politiques de l'énergie nucléaire.

Pacala et Socolow maintiennent qu'il faut prendre une série de mesures pour faire face aux changements climatiques. Ils ont identifié 15 technologies ou pratiques actuellement exploitées commercialement dans le monde et affirment que l'on pourrait stabiliser les émissions de carbone sur les 50 prochaines années en développant sept d'entre elles.




NUCONOMIE


Un article intitulé « Nuclear Follies », qui fit la une du magazine Forbes du 11 février 1985, décrivait l'expérience des Etats-Unis avec l'énergie nucléaire comme « le plus grand désastre de gestion dans l'histoire du monde des affaires ». Considérant un investissement de 125 milliards de dollars, écrit le magazine, « seuls les aveugles ou les personnes partiales, peuvent penser aujourd'hui que cet argent a été bien dépensé. C'est une défaite pour le consommateur américain et pour la compétitivité de l'industrie américaine, pour les institutions publiques qui ont lancé le programme et pour le système d'entreprises privées qui l'a rendu possible.»...



Karen Charman, traduit de World Watch


A consulter sur le site : "http://www.delaplanete.org/Un-nouveau-monde-nucleaire.html"

Par Karen Charman
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Mercredi 25 avril 2007

C'est le dérèglement climatique qui s'attaque au nucléaire


Force est de constater que c'est le dérèglement climatique qui s'attaque au nucléaire et non l'inverse ! Le réchauffement climatique n'est d'ailleurs pas uniforme et entraîne une aggravation des phénomènes extrêmes comme la tempête de 1999 au cours de laquelle la centrale nucléaire du Blayais (Gironde) a été gravement inondée, frôlant la catastrophe. Les ingénieurs du nucléaire avaient pourtant tout calculé, l'inondation n'était pas possible, et elle a pourtant eu lieu. Notons d'ailleurs que ce sont les mêmes personnes qui assurent que les centrales sont adaptées au risque sismique.

Mais revenons au dérèglement climatique : après la tempête de 1999, c'est la canicule de 2003 qui a mis à mal le nucléaire français. Des réacteurs ont été arrosés par EDF, d'autres ont été arrêtés ou ont fonctionné à puissance réduite, mettant la France en situation de pénurie et l'obligeant à acheter à prix d'or de l'électricité à ses voisins. Ainsi, Le Monde du 1er août 2003 publiait un article intitulé "En France, EDF réduit la puissance des centrales nucléaires", expliquant que "EDF a annoncé, mardi 29 juillet, une réduction de la puissance de certaines centrales nucléaires, dans la vallée du Rhône et dans le Sud-Ouest. Ce pourrait être bientôt le tour des centrales qui bordent la Loire, où les débits sont très faibles et la température de l'eau plus élevée qu'à la normale."

Autre conséquence : des rejets d'eau trop chaude dans les rivières, ainsi que des rejets chimiques et radioactifs encore plus dangereux que d'habitude, du fait de la baisse du niveau des cours d'eau. Résultat : des atteintes à la faune et la flore, et des risques pour la santé publique. Certes, grâce aux importations d'électricité, la France atomique a évité le flop. Mais tout le monde reconnaît aujourd'hui que le réchauffement climatique est en marche et que, même si les mesures nécessaires étaient immédiatement prises au niveau mondial - ce qui est hélas loin d'être le cas -, le phénomène s'aggraverait encore pendant quelques décennies avant de se ralentir. Donc, c'est inéluctable, les canicules, les sécheresses, les tempêtes... tous les évènements climatiques brutaux vont être de plus en plus fréquents et intenses.

Non seulement les centrales nucléaires ne vont rien empêcher, mais elles vont au contraire être mises en grande difficulté et faire courir de graves risques de pénurie et de catastrophes atomiques. En fin de compte, contrairement à l'idée que la propagande officielle tente d'imposer, le réchauffement climatique est une raison de plus, et non des moindres, pour arrêter au plus vite toutes les centrales nucléaires.

 

Une seule solution : la réduction drastique et immédiate de notre consommation d'électricité

(comme de toute autre forme d'énergie néfaste à la nature)

 

 

 

http://www.sortirdunucleaire.org

Par Réseau Sortir du nucléaire
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Samedi 16 juin 2007

2006 : Encore une année faste pour les énergies fossiles


La consommation mondiale d’énergie fossile (gaz, pétrole et charbon) a établi un nouveau record en 2006 avec, en équivalent pétrole, 224 millions de tonnes de plus qu’en 2005. Comme lors des trois années précédentes, c’est le charbon avec 4,5 % de croissance, correspondant à 133 Mtep (1), qui tire l’évolution de la consommation mondiale, le gaz naturel maintient sa progression régulière avec 2,5 % soit 63 Mtep, quant au pétrole, il marque une pause avec 0,74 % et 28 Mtep de plus qu’en 2005.

 

Au niveau de l’économie mondiale, c’est toujours la Chine qui impose un rythme élevé à la consommation énergétique. Elle représente désormais plus de 38 % de la consommation mondiale de charbon, avec une hausse de 8,7 % pour l’année 2006, soit, à elle seule, près de 72 % de la croissance mondiale. Sur les autres énergies, la Chine se situe aussi bien au-dessus de la progression générale avec des taux de 21,6 % pour le gaz naturel et de 6,7 % pour le pétrole.


Cette situation particulière du géant asiatique est essentiellement la résultante de trois facteurs imbriqués :


- Le pays compte environ 1,3 milliard d’habitants, soit 20 % de la population mondiale, et depuis une dizaine d’années les chinois ont entrepris une évolution économique leur permettant de rattraper à grande vitesse les pays industrialisés ;


- Du fait d’une main d’œuvre abondante et peu coûteuse, la Chine est devenue en quelques années « l’usine du monde », transférant vers elle, une part de l’énergie nécessaire à la fabrication des biens des pays industrialisés ;


- Pour accompagner cette croissance, les besoins énergétiques du pays sont tels qu’ils nécessitent un développement ultrarapide des infrastructures de production énergétique. Ce développement s’avère être très néfaste d’un point de vue de l’efficacité énergétique, et tout produit fabriqué nécessite bien plus d’énergie que nécessaire.


Une déclaration datant de mars 2007 de Monsieur Ma Kai, ministre chinois chargé de la Commission nationale du développement et de la réforme, illustre le fait que les autorités chinoises sont conscientes de ce problème : « En représentant 15 % de la consommation de l’énergie du monde et seulement 5,5 % du Produit intérieur brut (PIB) global, la Chine doit impérativement se transformer d’une économie à haute consommation de l’énergie en une économie qui assurera un développement durable ». Cet écart entre consommation énergétique et PIB doit toutefois être un peu pondéré du fait que l’économie chinoise est plus orientée sur la production industrielle que sur les services (peu consommateurs d’énergie, ceux-ci prennent une part de plus en plus importante dans le PIB mondial).

 


D’un point de vue de l’évolution du changement climatique global, cette tendance confirmée de la progression des énergies fossiles est une très mauvaise nouvelle :


Les consommations de gaz, pétrole et charbon sont en relation directe avec les émissions de gaz à effet de serre et notamment celles de CO2.

Pour illustration, le célèbre protocole de Kyoto avait fixé pour objectif la stabilisation des émissions de gaz à effet de serre (GES) à leur niveau de 1990, dite année de référence; cet objectif impliquant, entre autre, une stabilisation de la consommation des énergies fossiles sur les valeurs de 1990. Or, depuis l’année de référence de Kyoto, les combustibles fossiles ont fait un bon de 2 372 Mtep soit une progression sur la période de 33 %. A titre d’exemple, pour respecter l’objectif de Kyoto au niveau planétaire, il faudrait cesser aujourd’hui toute consommation de gaz naturel.

Autre illustration, une large partie de la communauté scientifique estime que pour limiter le réchauffement climatique à 2 degrés Celsius par rapport à l’ère préindustrielle il faudrait diviser par deux les émissions de GES par rapport à 1990, ce qui, traduit en énergie fossile, reviendrait à passer de 9 555 Mtep à 3 592 Mtep soit une diminution de 5 963 Mtep c’est-à-dire plus de 62 % par rapport aux chiffres de 2006.

 

Bref, plus les conférences internationales se déroulent et plus les déclarations d’intentions se multiplient, plus les énergies fossiles progressent et plus les objectifs s’éloignent. C’est sans doute une des raisons pour laquelle les objectifs linéaires de réduction des GES ont disparu des déclarations, pour laisser place à un miraculeux objectif, celui de l’année 2050. Enfin, si l’on souhaite ajouter une touche de pessimisme à l’évolution de la situation, on pourrait prendre en compte le fait que l’Inde est en train d’emboîter le pas à la Chine et que, dans très peu de temps, un deuxième géant de la consommation énergétique va entrer en piste.

 

1- Mtep : Million de tonnes équivalent pétrole, unité de mesure permettant de comparer les différentes énergies entre elles, il s’agit de l’énergie produite par la combustion d’une tonne de pétrole.

1 tonne de houille = 0,619 tep

1 tonne de charbon pauvre = 0,405 tep

1 tonne de gaz butane ou propane = 1,095 tep

1 000 kwh d’électricité = 0,086 tep

 

Michel Sage sur http://www.univers-nature.com, le 14-06-2007



Une seule solution proposée, pour moi, l'unique correspondant à une véritable volonté et possibilité de changement dans l'organisation de notre société, est capable d'enrayer cette évolution catastrophique, la "décroissance" globale et universelle. Et ce, pour trois raisons principales :


1- Une décroissance énergétique n'est susceptible d'intervenir que dans un contexte de mutation globale vers l'âge de la MATURITE de l'espèce humaine.


2- Le dérèglement climatique ne représente qu'un des immenses défis mettant en jeu l'existence même de cette espèce et de l'ensemble de la biodiversité, auxquels nous sommes d'ores et déjà confrontés.


3- En tout état de cause, et en dehors de toute autre considération, il me semble impensable, pour toute personne dotée à la fois d'un tant soit peu d'Humanité et de clairvoyance, de continuer à participer à la prolongation d'un système aussi amoral, inégalitaire et faisant abstraction de toute possibilité d'avenir pour les générations à venir.

Bernard Grignon

Par Michel Sage et Bernard Grignon
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Mercredi 4 juillet 2007


FIN DE L'URANIUM ?


"Si certains avancent la thèse de la spéculation, d'autres y voient déjà le pic de production … Il ne s'agit pas, cette fois, du pétrole mais de l'uranium !

En 2006, le prix du combustible nucléaire a augmenté de 80%  ; un prix multiplié par 3 en deux ans ! Fin avril 2007, le prix de la livre d'uranium a atteint 116 $, contre 10 $ en 2002 …

Alors que la demande mondiale a augmenté de 1,5%, la production a, elle, baissé de 4,8%. Les Etats-Unis disposent d'une importante réserve estimée à 61.000 tonnes, soit un an de la consommation mondiale ; ce qui pourrait retarder un moment l'envolée des prix … Mais ensuite ?

Le nucléaire à base d'uranium semble donc être promu rapidement à un arrêt progressif …"


    

QUELQUES REMARQUES EN PASSANT

 

Cette source d'énergie, proclamée "propre" par nos irresponsables politiques, nous aura permis de disposer d'électricité à bas prix pendant quelques décennies (pour combien de temps encore, si l'on pense aux dépenses à venir pour le démantèlement des centrales et le "traitement" des déchets résultant de leur exploitation ?). Par ailleurs, ces mêmes déchets conserveront leur nocivité pendant des milliers d'années pour certains, des millions d'années pour d'autres !!!


Les risques d'accident ou d'attentats sont, eux, considérés comme négligeables par les mêmes "élites" (véritables menteurs criminels [1]) qui nous gouvernent. A propos, saviez-vous que : "Aujourd'hui encore, les sols forestiers de l'Est, du Sud-Est et de la Corse sont toujours imprégnés – par les retombées radioactives résultant de l'accident de Tchernobyl - et leurs champignons, baies et gibier dépassent les normes acceptables pour être consommés sans risque. Prudence donc en ce qui concerne le thym de ces régions, fort concentrateur d'éléments radioactifs, les myrtilles, les mûres et toutes les espèces de champignons provenant du Jura, des Vosges et des Alpes." (extrait de la p 43 du petit livre "Toxiques alimentaires", de Marie Langre et du Dr Maurice Rabache – Librio : A lire absolument)


 

Et si l'on divisait notre consommation par 4 immédiatement ?

 

[1] Le 19 octobre 2005, lors de la convention UMP sur l'écologie, Nicolas Sarkozy déclarait : "Il n'est pas normal, dans une grande démocratie comme la nôtre, que le secret continue de régir l'action de l'administration, et, à la vérité, des élus qui la dirigent. Des erreurs (oui, vous avez bien lu, il s'agit d'une "erreur" !) comme celles de l'amiante, le mystère qui entoure le trajet exact du nuage de Tchernobyl, ne sont plus acceptables."

Au fait, saviez-vous que le jour de l'accident de Tchernobyl, le 26 avril 1986, le même Nicolas Sarkozy occupait le poste de chargé de mission pour la lutte contre les risques chimiques et radiologiques au ministère de l'intérieur ? …


Quant au nucléaire militaire … … … Chut, secret défense ! Tout va bien, la France est bien protégée !



Si vis pacem, para pacem !

Si tu veux la paix, prépare la paix !

 

Par Revue S!lence - Bernard Grignon
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Jeudi 5 juillet 2007


PETITE CHRONOLOGIE RECENTE ET EDIFIANTE


Au moment où tout le monde avait le regard tourné sur le 1er tour de élections présidentielles, le 11 avril 2007, le gouvernement Villepin a signé le décret de création du réacteur EPR à Flamanville !

Ce même gouvernement a autorisé, le 27 avril, soit entre les deux tours des élections, l'usine Mélox de la Cogéma de Marcoule (Gard) à augmenter ses capacités de production de Mox, pour atteindre 195 tonnes par an.

Le décret autorisant la construction de l'usine de retraitement de La Hague avait été signé par la droite début mai 1981, alors même que François Mitterrand venait d'être élu !

Autre période faste pour les décrets sur le nucléaire : entre le 25 décembre et le 1er janvier, ou entre le 1er et le 15 août.


 

    QUELQUES PRECISIONS  UTILES A CONNAITRE

 

Contrairement au message officiel, ce n'est pas le nucléaire qui modère le prix de l'électricité en France, c'est uniquement le fait que ce prix soit "administré", c'est-à-dire fixé par l'Etat (en résumé, payé par nous tous !)

 

On notera par exemple que :

 

    - Même si l'on ne comptabilise ni les investissements publics massifs dont a bénéficié le nucléaire depuis 50 ans, ni l'immense facture à venir (démantèlement, déchets), le prix de l'électricité française se révèle être tout juste dans la moyenne européenne.

        En effet, la France est au 15ème rang pour le coût hors taxe du kWh             basse tension (appelé "domestique"), au dessus de la moyenne des 25         pays européens (0,0905 euros contre 0,0903).

 

    - Le nucléaire ne protège aucunement de la montée du prix de l'énergie : la facture française a doublé en 3 ans. Il est vrai que, même poussé à son maximum, le nucléaire ne parvient à couvrir que 17% de la consommation française d'énergie.

 

    - L'année 2006 a vu un excédent commercial record pour l'Allemagne (qui sort du nucléaire) et déficit record pour la France (pays le plus nucléarisé), ce qui montre bien que le nucléaire ne réalise pas le "miracle économique" qui lui est souvent prêté.

        C'est donc l'Allemagne qui vend de l'électricité à la France et non l'inverse !

 

    - Si elle exporte de l'électricité, la France en importe aussi de très grandes quantités, en particulier du fait des chauffages électriques installés à tout va en France pour "justifier" le nucléaire !

 

    - La "facture nucléaire" (démantèlement, déchets radioactifs) est pour le moment repoussée dans le temps, mais il va bien falloir la payer tôt ou tard et elle s'annonce totalement explosive.

 

        L'option nucléaire est donc finalement une véritable déconvenue sur le         plan économique. Etant donné que c'est aussi le cas sur le plan                         environnemental et sur le plan démocratique, il apparaît que la décision la         plus sage est d'investir massivement dans les économies d'énergie et les         énergies renouvelables. Et bien sûr de sortir au plus vite du nucléaire.


    SI VOUS SOUHAITEZ EN SAVOIR UN PEU PLUS


Consulter le Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 800 associations - (www.sortirdunucleaire.org)


 

    QUELQUES SUGGESTIONS A METTRE EN OEUVRE IMMEDIATEMENT


    - Envisager de quitter EDF pour Enercoop (étude à venir sur ce blog)


    - Diminuer drastiquement notre consommation individuelle et collective (si vous êtes en panne d'idées, n'hésitez pas à aller consulter l'article : "Actions pour une électricité non polluante")

Par S!lence - Bernard Grignon
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Mercredi 17 octobre 2007
ATTENTION AUX FAUSSES BONNES IDEES ET AUX ECRANS DE FUMEE !



Vous allez être sollicités pour participer à une nouvelle opération "5 minutes
de répit pour la planète" le 23 octobre 2007 de 19H55 à 20H00. En effet, l'Alliance pour la Planète, collectif de plus de 70 ONG environnementales, appelle les citoyens français à éteindre la lumière pour observer 5 minutes de clair obscur écologique et à changer au moins une ampoule à incandescence par une ampoule à basse consommation. Le but déclaré : envoyer un signal fort au Grenelle de l'Environnement.

Je vous invite auparavant à réfléchir avant de participer à une opération
d'illusionisme de plus !


QUELQUES PRECISIONS BIEN UTILES

 Souvenez-vous, le 1er février 2007, entre 19H55 et 20H00, la France et
d'autres pays européens étaient appelés à éteindre veilles (1) et lumières
par l'Alliance pour la Planète, un groupement d'associations
environnementales qui souhaitait par cette action sensibiliser au
gaspillage énergétique. Le 23 octobre prochain, au même créneau horaire,
l'organisation entend remettre ça dans le but d'envoyer un signal fort au
Grenelle de l'environnement, dont la phase finale devrait s'engager le 24
octobre.
>
> Toutefois, si pour Daniel Richard, président du WWF-France, membre de
> l'Alliance pour la Planète, cette opération est ".avant tout une action de
> mobilisation citoyenne qui symbolise l'engagement de tous pour demander
> des actions concrètes et ambitieuses pour réduire notre empreinte
> écologique", le bilan environnemental de la précédente édition laisse
> perplexe.
>
> En effet, pour anticiper la chute brutale de consommation électrique,
> suivie d'une hausse similaire dans les minutes qui ont suivi, RTE (2) et
> EDF ont mis en service des unités de production permettant de réagir
> rapidement, autrement dit des centrales thermiques. Si ces usines de
> production d'électricité sont beaucoup plus souples d'utilisation que les
> centrales nucléaires, elles fonctionnent avec du charbon, du gaz ou du
> pétrole, et sont à ce titre très polluantes en émettant des gaz à effet de
> serre en très grande quantité.
>
> Par ailleurs, alors qu'à l'époque le but recherché était la
> sensibilisation, on peut s'interroger sur l'efficacité de cette opération
> 'coup de poing', la courbe de consommation électrique n'ayant pas faibli
> depuis (3). Aussi, sachant qu'il est peu probable que les participants à
> la dernière phase du Grenelle soient plus réceptifs, il n'aurait pas été
> idiot de ne pas réitérer ce genre d'opération fort peu écolo".
>
> Alex Belvoit sur http://www.univers-nature.com, le 9 octobre 2007
>
>
>
> 1- Ordinateurs, télévisions, magnétoscopes, chaînes hi-fi, etc. consomment
> plus d'énergie durant 24 heures en veille qu'en 3 heures d'utilisation.
>
> 2- RTE est le Gestionnaire du Réseau de Transport d'Electricité. On peut
> suivre en temps réel la consommation d'électricité sur son site Internet.
>
> 3- En France, la consommation d'électricité par les ménages en 2006 a
> augmenté de 2 % par rapport à 2005. Cette augmentation est essentiellement due aux consommations d'électricité spécifique (électricité hors chauffage, eau chaude sanitaire et cuisson) qui ont augmenté de 4 % par  rapport à 2005 et de 75 % depuis 1990.
>
>
>     1990 : 39,6

>     2000 : 55,7

>      2005 : 66,7

>      2006 : 69,4

>
>      Evolution de la consommation d'électricité spécifique* des ménages
> (en TWh)

Source DGEMP/Observatoire de l'Energie

Cette évolution est principalement due à l'accroissement du nombre
> d'appareils électroménagers présents dans chaque foyer : produits bruns
> (TV, magnétoscope, Hi-Fi, décodeurs, téléphonie, ordinateurs.) et petits
> équipements électroménagers (fers à repasser, aspirateurs.) représentent
> aujourd'hui plus de 20 % des consommations d'électricité du secteur
> résidentiel.
>
> Pour plus de détails aller voir sur :
> http://www2.ademe.fr/servlet/getDoc?cid=96&m=3&id=41961&ref=19684&p1=B
>
>
> AVANT DE VOUS LANCER DANS CETTE OPERATION "ECRAN DE FUMEE " HAUTEMENT MEDIATIQUE ET A RENDEMENT NEGATIF, JE VOUS INVITE A QUELQUES REFLEXIONS



>     - Quel a été l'impact de la dernière opération identique du 1er
> février dernier ? (je vous laisse méditer sur les résultats des dernières
> élections, ainsi que sur l'actualité du moment concernant, entre autre, la
> relance de la croissance par la consommation...)

>    - Vous imaginez-vous que NS et sa clique auront quelque chose à faire
> de cette "action" ? (Ils en ont tellement peur qu'ils sont capables d'y
> participer eux-mêmes - et de le médiatiser largement - !)

>    - Quel type et quelle quantité d'énergie allez-vous utiliser pour
> diffuser cette information ("kits promos téléchargeables, module de
> marketing viral, vidéos de soutien", ...) ?

>    - Ceci ne consisterait pas essentiellement à se donner bonne conscience
> pendant 5 minutes sans changer quoi que ce soit à son mode de vie ?

>    - Que pouvons-nous faire, chacun, immédiatement, pour diviser notre
> consommation énergétique par 4 ?

>    - Quels objets pouvons-nous supprimer dés maintenant de notre vie, dont
> la production et l'utilisation ne correspondent à aucun véritable besoin,
> mais ne servent qu'à entretenir un système hautement nocif pour toutes
   les composantes de la nature terrestre (dont l'espèce humaine) ?

>    - Etc. Etc. Si vous manquez d'idées, vous pouvez toujours aller en
> chercher, entre autre, sur ce blog à la rubrique "ACTIONS à mener"


2 citations pour terminer :


"Chaque fois que tu t'apprêtes à poser un acte, poses-toi la question de savoir quelles sont les conséquences de cet acte sur le plus faible et le plus petit d'entre nous. Si les conséquences sur cette personne sont  négatives, c'est que cet acte n'est pas légitime."

(Gandhi)


        Il est possible d'y rajouter les conséquences de chacun de nos actes sur             la nature, au sens large du terme...


"Le superflu est reconnaissable à ce qu'il se retourne contre vous en vous donnant l'illusion qu'il est à votre service."

(Pierre Rabhi)



Par Bernard Grignon
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Vendredi 23 novembre 2007
    Eoliennes et sauvegarde des paysages

Si nous voulions assurer avec des éoliennes l'équivalent de la production électrique consommée aujourd'hui en France avec des éoliennes de 2 MW (les plus courantes) et avec un temps de fonctionnement de 33 %, il faudrait environ 150.000 éoliennes.

Il faut savoir que l'on compte actuellement environ dix fois plus de pylônes pour les lignes à haute tension, et cent fois plus de poteaux pour les lignes moyenne et basse tension ! …

 Revue "S!lence" n°346 de mai 2007

 

Et si la meilleure solution ne restait pas de diminuer considérablement notre consommation, tant sur le plan individuel que collectif ? …

 


    Le virtuel consomme de l'énergie

"Second life" est un jeu sur internet qui permet de vivre une autre vie dans un monde virtuel que l'on essaie de faire évoluer selon son goût. Inconvénient du jeu : il faut faire fonctionner un ordinateur et un modem pendant de longues heures. Un journaliste états-unien a calculé que le fait de laisser son ordinateur en veille pour participer au jeu consomme en moyenne 4,8 kwh par jour… soit 1752 kwh par an, c'est-à-dire autant que ce que consomme actuellement en moyenne un Brésilien, dix fois plus que ce que consomme un Camerounais ou un Algérien. Or, le site "Second life" accueille déjà plus de 5,6 millions de personnages virtuels !

La croissance démographique virtuelle au Nord est bien plus dangereuse que celle, réelle cette fois, des pays du Sud ! …

Revue "S!lence" n°347 de juin 2007
Par Bernard Grignon
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