Agriculture - Alimentation - Agrocarburants

Mardi 4 avril 2006

A propos des agrocarburants

Voici les données pour 2001 (actuellement elles ont très peu changées) :

 

Consommation totale pétrole 95,8 Mtep (million de tonne équivalent pétrole) dont :

- 14Mtep à des fins non énergétiques (plastiques, goudrons, etc...)

- 49,2 Mtepcarburant pour les diverses forme de transport

- et le reste en autres usages énergétiques (chauffage, un peu électricité ...)

 

Il s'agit donc de trouver l'équivalent de 50 Mtep tout au plus de carburant de remplacement, ce qui  représenterait :

 

 64,8 millions d'ha de tournesol (413%des surfaces cultivées en 1997)
 57,4 millions d'ha de colza (365% "        "       "       "                     )
 66 millions d'ha de betteraves (420%                                            )
 1,48 milliard d'ha de blé  ( 9400 %                                                   )

 

Ces chiffres donnent des rendements nets soit rend brut moins fertilisants, culture et extraction.

Par Bernard Grignon
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Lundi 10 avril 2006

Lettre ouverte aux agriculteurs progressistes qui s'apprêtent à semer du maïs transgénique



Les semences conventionnelles de variétés hybrides de maïs coûtent environ 150 euros/ha. Les semences transgéniques coûtent sans doute plus cher à moins que, comme Innovateur chargé d'ouvrir la voie au Progrès, vous ne bénéficiiez de conditions spéciales qui, de toute façon, ne dureront pas. Bref, le coût des semences à l'hectare représente l'équivalent de 15 à 18 voire même dans certains cas, 20 quintaux de production. Vous semez environ 15 kilogramme à l'hectare. Un quintal de semences "hybrides" de maïs coûte plus de 1.000 euros, alors que le quintal de maïs grain tourne autour de 9 euros.

Un quintal de semences de maïs "hybride" vaut donc 100 fois plus cher qu'un quintal de maïs grain. Si vous pouviez semer le grain récolté, vous économiseriez environ 150 euros par hectare. Ce serait autant de bénéfice en plus pour vous. Sur une centaine d'hectares, cela représente 15.000 euros. Je ne crois pas qu"il y ait de désaccord sur ces chiffres.

Evidemment, ce n’est pas de gaîté de coeur que vous dépensez une somme aussi considérable - sans doute votre premier poste de dépenses. Vous renouvelez chaque année vos semences auprès de semenciers tels que Monsanto, DuPont (Pionner), Syngenta ou Bayer - tous fabricants d' "agrotoxiques" et de « coopératives » comme Limagrain, Euralis et autres. Ces «coopératives » pratiquent en France les mêmes prix exorbitants que leurs concurrents agrotoxiques. En Amérique du Nord, elles pratiquent  comme leurs concurrents - des prix trois fois moins cher, pour les mêmes « variétés » ! Sans doute pour mieux servir vos intérêts dans la concurrence internationale.

Bref, vous renouvelez vos semences chaque année parce que vous n'avez pas le choix. C'est, vous a expliqué le Généticien, à cause de la pingrerie de la Nature : il existe chez le maïs un phénomène, « l'hétérosis », toujours inexpliqué et peut-être même inexplicable, dont les mystères
inaccessibles au commun des mortels et donc à vous même, ne pouvent être scrutés que
par ce Docte. Améliorer le maïs, vous-a-t-on affirmé, exige de mettre en oeuvre ce phénomène mystérieux qui, hélas, vous interdit de semer le grain récolté.

Vous avez donc cru cette fable que pour améliorer un organisme vivant, il faut l’empêcher de se reproduire dans votre champ ! Je vous rassure : tout le monde le croit. J'y ai cru moi-même pendant longtemps. Pour croire, il suffit de renoncer à comprendre par soi-même. Des décennies de propagande scientifique ont imposé cette superstition. Pourtant, les paysans américains de la fin des années 1930 avaient fait preuve de lucidité en surnommant "maïs-mule" ces variétés hybrides révolutionnaires, qu'ils ne pouvaient ressemer à la différence des variétés cultivées jusque-là. Mais leurs enfants agriculteurs, passés par les écoles d'agriculture, férus de progrès, éclairés par les lumières de la Génétique, comme sans doute vous-même, ont rejeté comme obscurantiste le bon sens biologique de leurs parents paysans.

Pourtant ! Qui peut-être assez crédule, à part le Généticien et autres scientifiques, enfermés dans leur carcan disciplinaire et coupés de la vie pour croire cette énormité qu’améliorer un être vivant exigerait, en quelque sorte, de le stériliser ? Et Terminator ne révèle-t-il pas avec éclat que cette stérilité est l'objectif de tout sélectionneur/semencier ?
Pour créer une nouvelle source de profit, ne faut-il pas séparer ce que la Vie confond, la production réservée à l'agriculteur et la reproduction confiée au semencier agrotoxique ?

Je fais l'hypothèse qu'un agriculteur moderne comme vous cherche à maximiser ses propres bénéfices. Par contre, si ce sont ceux des marchands de semences, d'agrotoxiques ou des coopératives que vous voulez maximiser à vos dépens, ce qui suit ne vous concerne pas. Trois méthodes peuvent vous permettre de faire vos semences et d'améliorer vos marges.

Une remarque préalable : vous pouvez accepter une baisse de rendement d'au moins quinze quintaux/ha si vous faites vos propres semences. Ces quinze quintaux supplémentaires que vous devez produire pour payer les semences  "hybrides" vous coûtent en réalité plus cher en irrigation, en engrais, en agrotoxiques que ce qu'ils vous rapportent. Ils contribuent aussi au mauvais état de santé de vos sols. Mais peu d'agriculteurs se rendent compte du coût de ces quintaux supplémentaires qu'il est économiquement profitable de ne pas les produire/.

    La première consiste à faire des "hybrides" doubles? - ce que les semenciers faisaient il y a une vingtaine d'années. Vous prenez des  "hybrides" de même précocité et de firmes différentes. Vous semez dans un champ de "l'hybride" A, des rangées des "hybrides" B, C, D. Vous castrez les rangées B, C, D et vous les récoltez séparément. Elles fourniront la semence de l'année suivante. Vous pouvez ainsi déterminer la meilleure combinaison (AxB, AxC, AxD, etc.) pour votre exploitation.

    Une deuxième solution est de semer en mélange plusieurs "hybrides" de même précocité et de firmes différentes pour faire une variété dite synthétique. Ensuite, pour faire vos semences, vous sélectionnez chaque année dans la descendance de cette variété des épis moyens, sains, denses, sur des plantes indemnes de maladies et bien enracinées. Cette solution a l'avantage de ne pas demander de castration. La baisse de rendement sera sans doute supérieure à celle consistant à faire des "hybrides" doubles ! Mais encore une fois, même si vous perdez 15 quintaux/ha, vous êtes gagnant.

    La troisième est tout simplement de trouver des variétés de maïs traditionnelles que vous pourrez ressemer sans craindre de chute de rendement pour peu que vous fassiez un peu de sélection. Il semble qu'il en existe qui ont un rendement excellent mais je ne sais pas si ces variétés sont adaptées à votre région et votre exploitation. Plusieurs groupes de paysans travaillent déjà en France à sélectionner de telles  variétés.


Ces essais peuvent ou plutôt devraient être faits avec vos voisins de façon à partager vos expériences. Ce renforcement des liens de voisinage, de coopération, de partage entre agriculteurs est bien nécessaire au moment où la mondialisation menace d’ensevelir ce qui reste du monde rural et où les relations humaines dans les campagnes se dégradent. Savez-vous que Monsanto invite les agriculteurs d'Amérique du Nord à dénoncer, anonymement bien entendu, leurs voisins "pirates" - ceux qu'ils soupçonnent de cultiver des variétés transgéniques sans payer la redevance ?

Ne comptez évidemment pas sur les conseillers agricoles ni sur vos coopératives pour vous aider. Ils sont là pour vous vendre des semences et des agrotoxiques, pas pour vous permettre de préserver votre avenir.

Un dernier point : vous avez pu observer que j'ai mis "hybride" et "variété hybride" entre guillemets. Le terme "variété" ? dit bien ce qu'il veut dire : selon le dictionnaire, "le caractère de ce qui est varié ; contraire de l'uniformité ; diversité". Or ce que vous cultivez sous le nom de "variété hybride" de maïs est constitué de plantes qui sont toutes les mêmes du point de vue génétique. C’est donc précisément le contraire d'une variété (!) et le terme qu'il faudrait utiliser est celui de clone. Vous cultivez donc des clones.

Ces clones sont-ils "hybrides" ? L'adjectif "hybride" qualifie-t-il sans ambiguïté la plante de maïs que vous semez ? Non, cette plante est tout ce qu'il y a de plus ordinaire. Le sélectionneur a simplement extrait des variétés cultivées par les paysans des plantes de maïs, dont il a fait des copies (des clones) lorsqu'il tombait /par hasard/ sur une plante supérieure à la moyenne des plantes de la variété. Elle n'est donc ni plus ni moins "hybride" que n'importe quelle plante de maïs d'une variété.

Le terme "variété hybride" est donc une double tromperie. Il faudrait parler de "clone captif" ou "propriétaire" puisque, comme vous le savez, ces derniers appartiennent au sélectionneur et ne peuvent se reproduire dans le champ du paysan. C'est l'intérêt des "semenciers" d'entretenir la confusion en parlant de "variétés hybrides". Avec la "vigueur hybride", l'hétérosis" et autres falbalas soi disant scientifiques, ils détournent votre attention de la réalité de ces clones captifs dont ils vous vendent les semences cent fois plus cher que ce qu’elles coûteraient si vous pouviez, comme vos parents, semer le grain récolté.

Et surtout, ne croyez pas une seule seconde que les "hybrides accroissent le rendement et donc vos bénéfices, comme on vous le répète. Non, les clones captifs accroissent les profits des semenciers à vos dépens. C'est le travail de sélection qui permet d’accroître le rendement. On pouvait améliorer le maïs en continuant à sélectionner des variétés, mais cela n'intéresse pas les semenciers puisque l'agriculteur aurait pu en ressemer le grain.

En réalité, que se passe-t-il si vous faites de la consanguinité chez les mammifères (des organismes à fécondation croisée, qui ont donc un papa et une maman différents) ? Vous savez qu'il se produit une dépression consanguine. Un éleveur qui ferait de la consanguinité dans son troupeau devrait rapidement le mettre à la casse. Eh bien le maïs est comme un mammifère. C'est une plante à fécondation croisée (une plante de maïs a, en général, un papa et une maman différents) et la consanguinité se traduit par une baisse de la vigueur de la plante. Ceci avait été observé et décrit par Darwin dès 1868.

Qu'a fait le sélectionneur au nom de cette théorie fumeuse de l'hétérosis inventée de toute pièce par le Généticien ? Les variétés paysannes cultivées par vos parents étaient constituées de plantes différentes. Ils pouvaient en ressemer le grain sans craindre la consanguinité. Ce que le sélectionneur doit à tout prix empêcher. Il a donc extrait au hasard des clones des variétés paysannes de maïs cultivées par vos parents. Comment ?

 Il fait d'abord /au hasard/ 6 générations d'autofécondation pour obtenir des « lignées pures ». Croisées deux à deux, ces lignées pures donnent des plantes de maïs /ordinaires/ dont la caractéristique n'est pas d'être « hybride », mais de pouvoir être copiées (clonées) à volonté puisqu'on en connaît les parents « lignées pures ». Le sélectionneur teste ces clones pour sélectionner le meilleur et remplacer ces variétés. Il vous en vend les semences. Vous semez ces clones dans vos champs. On vous serine les bobards du Généticien sur l'hétérosis. Vous les croyez. Et pour faire bonne mesure, on vous fait admirer l'uniformité de ces clones dans vos champs si « propres » grâce à l'atrazine et autres poisons. C'est beau, ces plantes uniformes, comme militarisées, poussant dans un désert ! Finie, la diversité de la Nature !

Et vous avez été aveuglé au point de ne pas voir la réalité sous vos yeux : au moment de la fécondation, les plantes du clone se fécondent bien les unes les autres, mais comme elles sont génétiquement identiques ou presque, c'est comme si vous faisiez une autofécondation. Vos clones merveilleux d'uniformité sont des machines à autoféconder le maïs, donc à le détruire. Vous ne pouvez plus semer le grain récolté.

En résumé, le Généticien, le semencier et ses techniciens détournent votre attention à coups de "vigueur hybride" et autres « hétérosis » pendant qu'ils mettent en oeuvre dans votre champ, à votre insu et sous vos yeux admiratifs, une autofécondation, c'est-à-dire la forme la plus violente de consanguinité (chez les mammifères, vous ne pouvez pas faire mieux (ou pire) que des croisements père-fille, mère-fils ou frère-soeur). Vous détruisez votre maïs dans votre champ. Et en prime, vous admirez la destruction dont vous êtes victime !

La sélection de variétés de maïs (le « maïs population ») permettrait pourtant d'aussi bons résultats agronomiques sans vous obliger à racheter votre semence chaque année. Quant à la sésamie ou à la pyrale, les bonnes pratiques agricoles (rotations, lutte biologique...) en viennent à bout sans aller chercher des semences de clones transgéniques encore plus chères.

Qu'au nom de ce même Progrès, les fabricants d'agrotoxiques, les « coopératives », l'Etat, la FNSEA, l'Inra vous poussent dans cette même voie ruineuse avec le maïs et les autres plantes transgéniques ne devrait pas vous étonner. Ces chimères génétiques - les soi disant OGM - ont cette remarquable caractéristique d'être brevetées, ce qui met légalement fin à la pratique fondatrice de l'agriculture, semer le grain récolté.

Il est vrai que les êtres vivants commettent un crime intolérable, celui de se reproduire et de se multiplier gratuitement dans le champ du paysan. Un crime que notre société punit par la mort. Ce que font Terminator, le brevet, les "hybrides", les Gurts et autres dispositifs de même type.

Plutôt que le héros du Progrès que vous croyez être, si vous en étiez le dindon ?

Avec mes salutations cordiales,



Jean-Pierre Berlan, Directeur de Recherche Inra

Par Jean-Pierre Berlan
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Vendredi 13 octobre 2006

Et si l'on changeait d'alimentation ?

 

   - Aux USA, il se mange un million d'animaux par heure, ce qui fait 24 millions par jour. Si les 280     millions d'États-Uniens devenaient végétariens et que tous les immenses champs de maïs du     pays étaient transformés en potagers de cultures biologique, combien de personnes                 pourraient-elles être nourries sainement ?

- Quelques autres éléments d'information pour vous aider :

    * Il faut de 5 à 10 fois plus de surface pour produire la même nourriture sous forme animale que sous forme végétale. Il faut en moyenne 7 calories d'origine végétale pour obtenir 1 calorie sous forme de viande.

        Il faut de 0,2 à 0,5 calorie fossile pour produire 1 calorie végétale et de 2 à10 calories fossiles     pour produire 1 calorie sous forme de lait ou de viande, soit 200 g de pétrole pour 1 kg de blé et     6 kg de pétrole pour 1 kg de viande.

    * Les Européens importent 75% des protéines végétales qu'ils donnent à consommer à leurs élevages, du soja américain essentiellement, notamment des tourteaux d'Argentine et du Brésil. Actuellement, 90 à 95% du soja est cultivé pour l'alimentation animale.

    * Près du quart des émissions françaises de gaz à effet de serre sont dues à l'agriculture et la sylviculture, notamment sous forme de méthane émis par le bétail.

    * Notre alimentation contribue au tiers de notre empreinte écologique totale, soit autant que les transports et le logement réunis.

    * 70% de la consommation d'eau provient de l'agriculture. Il faut 500 l d'eau pour produire 1 kg de pommes de terre, 3.500 l pour produire 1 kg de poulet, de 20.000 à 100.000 l pour produire 1 kg de boeuf à partir de fourrages irrigués.

Par Bernard Grignon
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Samedi 3 mars 2007
La pénurie de maïs, source de déstabilisation mondiale

‘’Peu de gens peuvent s’imaginer un éventuel combat entre les populations affamées du tiers monde et, par exemple, les chauffeurs de taxi new-yorkais. Pourtant, une pénurie globale de maïs pourrait bien être à l’origine d’un tel affrontement’’
Lester Brown du Earth Policy Institute.

 

 Et maintenant que la récolte annuelle de céréales est engrangée, il est temps de prendre certaines mesures et d’anticiper l’avenir. En 2006, la récolte qui s’élevait à 1967 millions de tonnes ne permettait pas de subvenir à la consommation estimée, elle, à 2040 millions de tonnes. Soit un manque de 73 millions de tonnes et une baisse de près de 4%. L’une des plus remarquables.

Sans compter que sur les sept dernières années de récolte mondiale, six présentent une chute de la production. Par conséquent, les fournitures de céréales ont été réduites à 57 jours de consommation, le niveau le plus bas en 34 ans. La dernière fois qu’il avait été atteint, le prix du blé et celui du riz avaient doublé.

La croissance de la consommation mondiale de céréales depuis 2000 est arrivée à une moyenne d’environ 31 millions de tonnes par an, dont près de 24 millions ont été consacrées à l’Homme et au bétail.


QUAND LES CEREALES ATTEIGNENT LE MÊME NIVEAU QUE L'ESSENCE


Chaque année, la récolte de céréales destinée à la seule production de fuel à l’éthanol pour les véhicules aux Etats-Unis connaît une croissance atteignant une moyenne de près de 7 millions de tonnes, avec une hausse de 2 millions de tonnes en 2001 et de 14 millions en 2006.

On assiste aujourd’hui à une explosion de la quantité de céréales utilisée pour la production de carburant. Son investissement, basé sur la production de ces céréales, autrefois dépendante d’aides gouvernementales, est maintenant décidée par le pétrole.


L'ESSOR DE L'ETHANOL

Selon le prix courant de l’éthanol, équivalant à deux fois son coût de production, la conversion de matières premières agricoles en carburant pour automobiles est devenue très profitable.

Aux Etats-Unis, cela signifie que l’investissement dans les distilleries de carburant éthanol est contrôlé par le marché et non par le gouvernement.

De plus, les énormes profits réalisés par la transformation du maïs en éthanol ont automatiquement entraîné l’inauguration de nouvelles distilleries au cours des derniers mois.

Concrètement, les rapports du World Éthanol and Biofuels, publié deux fois par semaine par FO Litch, font état du lancement de 54 distilleries d’éthanol dans le pays, entre le 25 octobre 2005 et le 24 octobre 2006. De novembre 2005 à juin 2006, on recense l’inauguration d’une nouvelle usine tous les neuf jours. Entre juillet et septembre 2006, on en compte une tous les cinq jours. Enfin en octobre 2006, la fréquence est passée à une distillerie tous les trois jours.

Sur une période de construction type de 14 mois, toutes devraient être mises en marche d’ici la fin de l’année. L’ensemble de ces usines, réunies avec une capacité de production de 4 milliards de gallons d’éthanol par an, consommeront 39 millions de tonnes annuelles de céréales, essentiellement du maïs.


D'IMPORTANTES DEMANDES

Étant donné qu’il faut plusieurs mois à une société pour décider de la construction d’une distillerie, choisir un site, acheter le terrain, acquérir les permis nécessaires et monter le financement, les effets de la hausse des prix du pétrole à la suite du cyclone Katrina se font ressentir par ces nouvelles construction au cours des derniers mois.

Afin de calculer la quantité de céréales entrant dans la composition de l’éthanol, il convient de partir des 41 millions de tonnes de la récolte 2005 qui ont été utilisées à la production de cette substance, et d’y ajouter 39 millions de tonnes pour le lancement de nouvelles usines, et un total de 80 millions de tonnes de maïs.

 

Et ceci ne comprend pas la quantité de céréales requise pour l’expansion de nombreuses usine existante. Et n’implique pas non plus les nombreuses distilleries d’éthanol à base de céréales situées dans d’autres pays, notamment en Europe et en Chine.

Mais l’avenir semble incertain. Dans une telle configuration, les prochaines distilleries pourraient facilement absorber une quantité supplémentaire de 40 millions de tonnes de grains.

 

De combien va t-il falloir accroître la récolte en vue d’éviter une nouvelle baisse des stocks ?

Pour faire face au déficit 2006, il fallait d’ors et déjà l’accroître de 73 millions de tonnes.


DE FORTES ATTENTES

De plus, il ne faut pas oublier les 24 millions de tonnes en plus, pour couvrir la croissance annuelle estimée des besoins en matière de nourriture pour l’Homme et le bétail.

 

Si on ajoute alors 39 millions pour approvisionner les 54 nouvelles distilleries mentionnées plus haut rien que pour les Etats-Unis, on assiste à une augmentation de la demande de 136 millions de tonnes de céréales supplémentaires issues de la récolte 2007. Et ce, afin d’éviter une baisse ultérieure des stocks.

 

L’augmentation de la récolte mondiale de céréale a atteint une moyenne de 20 millions de tonnes par an depuis 2000. Pourtant une telle hausse cette année a très peu de chances de se produire, même avec des prix élevés incitatifs.


PENURIES EN PREVISION

Au-delà de ça, les fermiers doivent faire face aux importantes pénuries en terme d’irrigation et à la perspective de vagues de chaleur de plus en plus fortes étant donnés les changements climatiques et l’indéniable hausse des températures. Une concurrence accrue par rapport aux récoltes de maïs est déjà en train de faire grimper les prix.

 

Dans certains états producteurs de maïs comme l’Iowa, l’Indiana et le Dakota du sud, l’achèvement des usines en construction et celles à venir ainsi que les besoins en distillerie absorberaient l’intégralité de la récolte de maïs des Etats-Unis.


REACTION EN CHAINE

La concurrence locale entre les nouvelles distilleries et de plus en plus de feedlots traditionnels (parcs d’engraissement intensifs de bovins), de laiteries et de producteurs de viande de porc, de volailles et d’œufs, pourrait être très importante.

 

Les céréales de distilleries, composées pour la plupart de fibres et de protéines et ne contenant que peu d’énergie, sont cependant bien mieux adaptées à l’alimentation quotidienne du bétail, doté d’un système digestif qui lui est propre, qu’à celle des porcs ou des volailles.

 

Les pays importateurs de maïs tels que le Japon, l’Égypte et le Mexique craignent qu’une réduction probable des exportations de maïs états-unien, représentant 70% des exportations mondiales, puisse mettre en difficulté leurs propres industries de bétail et de volailles.


LES BESOINS EN CEREALES

Dans certains pays exportateurs de l’Afrique sub-saharienne comme au Mexique, le maïs sert de nourriture au bétail dans les étables. Dans un tout autre registre, aux Etats-Unis il sert à la fabrication d’adoucissants pour boissons non alcoolisées ou à celle de céréales pour le petit déjeuner. Mais la majorité des céréales est consommée de manière indirecte.

En effet, le lait, les œufs, le fromage, le poulet, le bœuf haché, les glaces et les yaourts se trouvant typiquement dans les réfrigérateurs, sont tous produits grâce au maïs. Hélas, les prix de ces produits sont également affectés par le prix du maïs.

 

Et les tarifs du blé et du maïs ont très rapidement augmenté de plus d’un tiers au cours des mois passés. Leurs marchés à terme sont en train de négocier une hausse sur dix ans.

Avec les stocks de maïs au plus bas niveau et une demande de plus en plus importante, les prix de cette céréale semblent partis pour atteindre des hausses historiques. Ceux du blé et du riz devraient vraisemblablement suivre cette augmentation.

 

Vers la fin de l’année 2007, la concurrence prévue entre 800 millions d’automobilistes qui veulent continuer d’utiliser leurs véhicules, et deux milliards de pauvres dans le monde qui aspirent à la survie, sera l’un des principaux sujets d’actualité.


DE FUTURES REVOLTES PAR RAPPORT A LA NOURRITURE ?

Si les prix du grain subissent une réelle augmentation, les révoltes quant à la nourriture et l’instabilité politique dans les pays à faible revenu, importateurs de céréales tels que l’Indonésie, le Nigeria, le Mexique et bien d’autres, pourraient perturber le progrès économique global.

 

Et ce choc entre deux mondes différents se produira alors que 854 millions de personnes souffrent de famine et de malnutrition sur cette planète, et que 24 000 d’entre elles, surtout des enfants, meurent chaque jour.


LES ETATS-UNIS ONT LES CARTES EN MAIN

Le Millenium Development Project des Nations-Unies visant à réduire de moitié la proportion d’individus qui souffrent de la faim d’ici 2015, est donc sur le point d’échouer. Et il pourrait s’effondrer complètement face à la guerre pour l’automobile.

 

Car les efforts en vue de résoudre les problèmes liés à la dépendance états-unienne face à l’importation du pétrole engendrent encore un problème bien plus sérieux, qui semble cependant pouvoir être évité. En effet, le chiffre de 3% des fournitures en essence destinées aux automobilistes états-uniens, provenant maintenant de l’éthanol, pourrait être atteint en augmentant de 20% les standards d’efficacité du carburant pour les automobiles.

 

Concernant le problème nourriture contre carburant, le monde semble avoir besoin d’un leadership, d’une stratégie pour faire face à cette concurrence.

 

En temps que producteurs et exportateurs céréaliers numéro un mondial, et également en temps que producteur leader en éthanol, les Etats-Unis ont toutes les cartes en main.

 
 

Lester Brown pour The Globalist, Le 23-11-2006 (Publié sur internet le 27-02-2007 )

Traduction : Sylvie Fondacci pour Planète Urgence

Par Lester Brown
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Jeudi 22 mars 2007

L'EAU EN BOUTEILLE


VUE D'ENSEMBLE


Bien que l'eau recouvre 70 % de la surface de la Terre, de plus en plus de gens choisissent de l'acheter en bouteille. La consommation mondiale d'eau en bouteille augmente à peu près de 12% par an, entraînant une dépense annuelle de 35 milliards de dollars. Elle est encouragée par le faible coût et la commodité des emballages, par les pénuries d'eau, et dans certaines régions du monde, par de sérieuses inquiétudes à propos de la qualité de l'eau (environs 1,5 milliard de personnes n'ont pas accès à l'eau potable et des millions meurent chaque année de maladies liées à la contamination de l'eau). Beaucoup d'Etats-uniens boivent de l'eau en bouteille en pensant qu'elle est plus saine que l'eau du robinet, mais une étude effectuée sur 1000 bouteilles vendues aux États-Unis a révélé des substances cancérigènes, ou soupçonnées l'être, dans un cinquième d'entre elles.




BOUCLER LA BOUCLE ?


Des lois sur le recyclage des bouteilles ont été votées en Autriche, en Belgique, au Canada, au Danemark, en Finlande, en Allemagne, aux Pays-Bas, en Norvège, en Suède, en Suisse, et dans 11 états états-uniens.

 

Au Bengale Occidental, en Inde, l'Agence de contrôle de la pollution a voté une loi l'année dernière rendant les producteurs de bouteilles responsables de la collecte et du recyclage des bouteilles usagées. Pour ce qui est de l'eau elle-même, d'après le World Wildlife Fund, 75% des bouteilles sont produites pour une consommation locale. Cependant, aucun système de production d'eau en bouteille ne peut être aussi efficace que les systèmes de distribution d'eau potable publiques. Si la popularité de l'eau en bouteille représente une solution privée à l'échec des infrastructures publiques, la réponse la plus efficace serait de construire ou de remettre en état ces infrastructures.




DESTIN


Les bouteilles en résine de téréphthalate de polyéthylène (PET) sont recyclables (elles portent le chiffre 1 dans le triangle de recyclage.) Néanmoins, sur un total de 14 milliards de bouteilles vendues aux États-Unis en 2002 (la plupart en PET), 90% finissent à la poubelle.




PRODUCTION ET DISTRIBUTION


La fabrication de bouteilles en PET entraîne le rejet d'une quantité significative de polluants atmosphériques. La fabrication d'un kilo de PET (de quoi fabriquer environ 17 bouteilles de 1,5 litres) occasionne le rejet dans l'air de 40 grammes d'hydrocarbures, de 25 grammes d'oxydes de soufre, de 18 grammes de monoxyde de carbone, de 20 grammes d'oxydes d'azote et de 2,3 kilogrammes de dioxyde de carbone. Tout ces gaz ont un effet, direct ou indirect, sur le climat. Le succès croissant de l'eau en bouteille a soulevé des inquiétudes quant à la survie de certaines réserves d'eau. Plusieurs province du Canada avec de l'eau douce en abondance étudient, ou ont déjà mis en application, des interdictions d'exporter de l'eau pour couper court à son exploitation par les multinationales de la boisson. Le transport des matières nécessaires à la fabrication des bouteilles et des bouteilles pleines vers le marché nécessite de plus grandes dépenses d'énergie que d'amener l'eau aux consommateurs par des canalisations.




MATIERES PREMIERES


On trouve l'eau en bouteille sous trois formes de base :

- L'eau minérale naturelle contient généralement une concentration régulière de minéraux (aux États-Unis, 250 parties par millions du total solide dissout dans l'eau) ; et beaucoup de gens pensent, sans preuves réelles, qu'ils sont bons pour la santé.

- Les sources ne sont en théorie pas polluées, bien que l'eau puisse contenir naturellement des bactéries. L'eau de source provient également de sources souterraines mais ne contient pas forcement de minéraux.

- L'eau purifiée - quasiment similaire à l'eau du robinet - peut provenir de presque n'importe quelle source (souterraine ou de surface) et est traitée pour être rendue potable.

Ces trois variétés d'eau sont généralement vendues dans des bouteilles en plastique fabriquées en PET. Les ventes de PET ont plus que doublé pendant les années 90, atteignant 738 millions de kilogrammes en 1999...

 

Cette étude est basée sur une recherche effectuée par Paul McRandle du Green Guide

Par Bernard Grignon
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Jeudi 22 mars 2007
A PROPOS DE L'EAU

Ø      Un verre d'eau enlève la sensation de faim pendant la nuit pour presque 100% des personnes au régime comme le démontre l'université de Washington. Le manque d'eau est le facteur numéro 1 de la cause de fatigue pendant la journée.

Ø      Des études préalables indiquent que de 8 à 10 verres d'eau par jour pourraient soulager significativement les douleurs de dos et d'articulations pour  80% des personnes qui souffrent de ces maux.

Ø      Une simple réduction de 2% d'eau dans le corps humain peut provoquer une incohérence de la mémoire à court terme, des problèmes avec les mathématiques et une difficulté de concentration devant un ordinateur ou une page imprimée.

Ø      Boire 5 verres d'eau par jour diminue le risque de cancer du colon de 45 % et peut diminuer le risque de cancer du sein de 79% et de 50% la probabilité de cancer à la vessie.

 


Alors, buvez-vous la quantité d'eau que vous devriez, tous les jours ?




QUELQUES INFORMATIONS A PROPOS DU COCA COLA


ü      Dans beaucoup d'états des USA les patrouilles ferroviaires chargent deux galons (~ 7,5 litres) de Coca Cola dans leur porte-bagages pour nettoyer le sang sur la route après un accident.

ü      Si on met un os dans un containeur avec du Coca-cola, l'os se dissoudra en 2 jours.

ü      Pour nettoyer le WC : vous versez une canette de Coca Cola et laissez "reposer", ensuite tirez la chasse d'eau.

ü      L'acide citrique du Coca Cola ôte les taches sur la vaisselle.

ü      Pour enlever des taches de rouille du pare-chocs chromé des autos frottez le pare-chocs avec un morceau de feuille d'aluminium détrempée avec du Coca Cola.

ü      Pour nettoyer des objets rongés par des pertes de liquide de batteries d'automobiles, versez une canette de Coca Cola sur la corrosion.

ü      Pour enlever des taches de gras des vêtements verser une canette de Coca Cola dans la machine à laver avec les tissus tachés et ajouter la lessive. Le Coca cola  aidera à enlever les taches de gras.

ü      Le Coca Cola aide même à nettoyer le pare-brise des automobiles.


Pour votre information :


Ø      Le principe actif du Coca Cola est l'acide phosphorique. Son PH est 2.8 et dissout un ongle en 4 jours environ. En outre, l'acide phosphorique vole le calcium des os et est la principale cause d'augmentation de l'ostéoporose. Il y à quelques année une étude fut réalisée en Allemagne pour connaître les raisons d'apparition de l'ostéoporose  chez des enfants de 10 ans (pre-adolescents). Résultat, un excès de Coca Cola, à cause du manque de contrôle des parents.

Ø      Les camions qui transportent le Coca Cola  sont identifiés avec une étiquette




MATÉRIEL DANGEREUX


ü      Les distributeurs de Coca Cola l'utilisent  pour nettoyer les moteurs de leurs camions de plus de 20 ans.

ü      Encore un détail : le Coca light est considéré par les médecins et les chercheurs encore plus comme une bombe à retardement à cause du mélange Coca + Aspartame, suspecté d'être la cause du Lupus et des dégénérations  du système nerveux.

ü      Et pour finir, il est conseillé de ne jamais se laver les dents après avoir bu du Coca Cola parce qu'il enlève tout l'émail, et il l'enlève pour  toujours !

 

 

Alors, verre d'eau ou de Coca ?

 

Par Bernard Grignon
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Jeudi 5 avril 2007

AGROCARBURANTS ET ENVIRONNEMENT


Pour lutter contre la pollution, les émissions de gaz à effet de serre, et la pénurie de pétrole, les biocarburants sont apparus comme la solution miracle. Aujourd’hui pourtant, ils sont de plus en plus considérés comme une alternative pour un impact controversé.


 

BIOCARBURANT NE RIME PAS AVEC ENVIRONNEMENT

On utilise d’ailleurs plus volontiers le terme de ''carburants verts'', ou ''agrocarburants''. En effet, ces carburants d’origine végétale ne sont pas issus de l’agriculture biologique. Au contraire, s’ils sont le fruit d’une agriculture intensive, qui implique l’emploi d’engrais et de pesticides, la pollution ainsi engendrée annule en partie leurs effets positifs potentiels.

Et puis il y a l’impact sur les écosystèmes, les zones humides, et les forêts. Notamment en Amérique du Sud et en Asie du Sud Est, où l’extension des surfaces dédiées à la production de biocarburants contribue massivement à la déforestation. A Bornéo, en Indonésie, les plantations de palmiers à huile s’étendent sur la forêt tropicale, ses espaces protégés, ses espèces protégées, et fragilisent ses populations les plus pauvres. Toute la région est en train de devenir un immense champ de ''pétrole végétal'', et les incendies provoqués pour faire la place à ces monocultures libèrent des millions de tonnes de CO2 qui s’accumulent dans l’atmosphère. Au Brésil, pays leader dans la production d’éthanol, la canne à sucre empiète elle aussi déjà sur la forêt amazonienne. Certaines plantations de canne à sucre ont la taille de pays européens. Ces immenses monocultures ont fait disparaître d’immenses et irremplaçables écosystèmes.

Désormais, avec la destruction de l’unique savane brésilienne, l’industrie de l’éthanol et la pollution de l’air et de l’eau sont liées de façon systématique. Dans le souci de fabriquer des carburants propres et donc de réduire les émissions de gaz à effet de serre, nous détruisons des forêts qui participent elles-mêmes à la réduction de l’effet de serre. L’expansion des plantations, que ce soit de palmiers à huile, de canne à sucre ou encore de soja, est une des principales causes de la destruction des écosystèmes forestiers. Des écosystèmes qui présentent pourtant la plus importante diversité biologique de la planète.

 

UN SCHEMA NORD-SUD SANS CESSE RENOUVELE

Une grande partie des biocarburants destinés à la consommation des pays du Nord sera vraisemblablement produite dans le Sud.

L’augmentation de la demande en carburants végétaux s’ajoute aujourd’hui à la pression foncière qui va croissant dans les pays du Sud où les monocultures d'exportation, en pleine expansion, cherchent à répondre à la vaste demande des marchés des pays développés.

Ainsi la plus grande partie des terres agricoles du Sud risquent d'être bientôt consacrée à la production de carburants verts, au détriment des terres cultivables destinées à la production alimentaire. A terme, les besoins en biocarburants des pays les plus industrialisés modifieront complètement le paysage agricole mondial.

Dans ce cas de figure, la hausse des prix des denrées alimentaires va fragiliser, encore un peu plus, des populations qui connaissent déjà, dans mains endroits, des périodes de famines chroniques.

Poussés à favoriser les cultures d’exportation, les pays pauvres seront aussi poussés à importer leur nourriture. Un cercle vicieux dénoncé aujourd’hui par plusieurs experts et personnalités. L’économiste américain Lester Brown met en garde, la concurrence pour les céréales entre les 800 millions d’automobilistes de la planète qui veulent maintenir leur mobilité, et les 2 milliards de personnes les plus pauvres qui tentent de se nourrir et de rester en vie surgit comme une question éthique. Quant au journaliste britannique Georges Monbiot, il craint une famine sans précédent.

Si l’on veut développer le marché des biocarburants, il faudrait consacrer 525 millions d’hectares, soit un tiers de la surface agricole mondiale de 1,5 milliards d’hectares, à cette filière. A l’heure où la faim dans le monde est loin d’être endiguée, n’est-il pas préférable de réserver ces terres, en priorité, à la production alimentaire? Et même si on peut imaginer encore étendre les terres agricoles au détriment des forêts en Amérique Latine, en Afrique centrale et dans certains pays d’Asie de l’Est, il n’existe quasiment plus de surface exploitable à des fins agricoles en Asie du Sud Est, au Proche Orient, ou encore en Afrique du Nord.

 

QU'EST-CE QU'UN BIOCARBURANT ?

 

Un biocarburant est un combustible liquide obtenu à partir de culture ou de déchets végétaux. On trouve les combustibles obtenus à partir de cultures oléagineuses, le colza, le tournesol, le palmier à huile…on en tire l’huile qui après filtration, s’utilise directement comme carburant dans un moteur diesel. Les combustibles obtenus à partir d’alcool sont, eux, issus de la culture de la betterave, de la canne à sucre. Ils peuvent être employés seuls uniquement dans des moteurs adaptés, comme ceux des voitures ''flex fuel'' commercialisées aux Etat-Unis et au Brésil.

 

Ces carburants d’origine végétale ne sont pas issus de l’agriculture biologique. Au contraire, ils sont le fruit d’une agriculture intensive qui implique l’emploi d’engrais et de pesticides la pollution alors engendrée semble annuler leurs effets positifs

 

Charlotte Dassiou pour Planète Urgence (France), le 29-03-2007

Diffusé sur : http://www.infosdelaplanete.org

Par Charlotte Dassiou
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Jeudi 12 avril 2007

AGRICULTURE, MODE ALIMENTAIRE ET EFFET DE SERRE


Un kg de nourriture bio permet de diminuer de 30% les émissions de gaz à effet de serre par rapport à 1 kg de cette même nourriture cultivée de manière conventionnelle. Si nous voulons être équitable envers nos concitoyens, manger bio et conserver nos modes alimentaires est impossible car il faudrait bien plus de surface agricole que nous n’en avons de disponible. Heureusement, il est possible de manger différemment et déjà plus de 1 million de personnes en France, pour des raisons diverses, le font soit en mangeant beaucoup moins de viande ( moins de 20 kgs annuellement au lieu de plus de 100 kgs pour la moyenne des français) soit en étant totalement végétarien (de plus, le fait de manger beaucoup moins de viande permet de vivre en bien meilleur santé !). Il faut aussi savoir que la surface permettant de nourrir un français "conventionnel" permet de nourrir de 5 à 10 personnes consommant peu ou pas de viande.

Quelques exemples d’émissions d’équivalent carbone ( en kgs ) émis pour la production d’un kg de nourriture produite de manière biologique(en cas d'origine "conventionnelle", ajouter 30%) :

1kg de blé                           moins de 0,1kg

1kg de lait                           environ 0,25kg

1kg de gruyère                    environ 2,7kgs

1kg de bœuf                         environ 3kgs

1kg de veau                        environ 8,8kgs

1kg d’agneau de lait            environ 8,1kgs

1kg de mouton                      environ 4kgs

1kg de porc                            environ 1kg

1kg de poulet fermier           environ 0,3kg

1kg d’œuf                           moins de 0,25kg

1kg de thon                         environ 0,9kg

1kg d'autres poissons         environ 0,5kg

1kg de crevettes                  environ 1,6kgs

(à titre de comparaison, 100kms en voiture émettent environ 6 kgs de carbone)

 

Dans la mesure où nous ne voulons pas accentuer le dérèglement climatique ; la répartition équitable nous accorde à chacun en 2005, toutes émissions confondues (nourriture – transport - biens et services - etc. …), 500kgs d’équivalent carbone. Si la population mondiale est, selon les prévisions actuelles, de 9 milliards en 2050, la part qui sera accordée à chacun sera de seulement 330 kgs. Or, à l’heure actuelle la moyenne française par personne dépasse 1.800kgs !

Le fait de manger beaucoup moins de viande permet de diminuer considérablement les surfaces à cultiver chaque années, ce qui diminue d’autant les besoins en carburants pour l’agriculture. D’autre part le fait de choisir le bio, donc de se passer d’engrais azotés de synthèse ( gros dévorateurs d’énergie ) accentue la diminution des besoins énergétiques pour l’agriculture, sans compter la suppression des pesticides et herbicides et une diminution notable des besoins en plastiques, ce qui amplifie l’économie de produits pétroliers.

Globalement on peut estimer que les besoins en énergie et dérivés pétroliers peuvent être divisés par plus de 10 dans l’agriculture, si nous optons pour une alimentation pauvre en viande, une agriculture biologique, ainsi que la modification de tous les moteurs de tracteurs …

 

Par Bernard Grignon
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Jeudi 12 avril 2007


QUELQUES CHIFFRES A PROPOS DU GOLF


 

Quantité d’eau nécessaire, par jour, pour faire vivre 4,7 milliards de personnes d’après le minimum fixé par l’ONU :   9,5 milliards de litres

 

Quantité d’eau utilisée par jour pour irriguer les parcours de golf9,5 milliards de litres

 

Nombre de parcours de golf au Japon avant la Deuxième Guerre mondiale :            23

 

Nombre de terrains golf en activité ou allant bientôt ouvrir au Japon en 2004 :  3.030

 

Quantité moyenne de pesticides utilisés chaque année par hectare pour un parcours de golf :        18 kgs

 

Quantité moyenne de pesticides utilisés chaque année par hectare pour l’agriculture                   2,7 kgs

 

Quantité d’eau moyenne utilisée par 60.000 villageois en Thaïlande, par jour :   6.500 mètres cubes

 

Quantité d’eau moyenne utilisée pour 1 parcours de golf en Thaïlande, par jour :          6.500 mètres cubes

 

Surface marécageuse du delta de la rivière Colorado, qui ne reçoit plus que 0,1% de la quantité d’eau qui la traversait autrefois :   75.000 hectares

 

Surface qui pourrait être recouverte par 60 centimètres d’eau de la rivière Colorado, pompée par la ville de Las Vegas, qui l’utilise en grande partie pour arroser plus de soixante parcours de golf :        75.000 hectares

 

 

 

SOURCES : Photos : Coastal Living, janvier/février 2004 ; Utilisation de l’eau : Chris Reuther, Know your environment, Academy of Natural Sciences, 1999 ; National Golf Foundation ; State Of the World 2004 ; Japan “Japan golf courses and deforestation”, TED Case #282, 2003 ; Pesticides: “EcoMall: A Greener Golf Course, 2004” ; Thaïlande: U.K. Sports Turf Research Institute; Colorado River: Environmental Defense; Las Vegas: Associated Press.

Par Bernard Grignon
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Jeudi 26 avril 2007

Et si l'on parlait de micro-ondes ...


Ce que nous allons décrire ci-dessous a été prouvé scientifiquement.

Un scientifique a divisé une quantité d'eau en deux et a chauffé la première normalement dans une casserole et l'autre dans un four à micro-ondes. Après refroidissement, il a utilisé ces eaux pour arroser deux plantes différentes et voir quel serait le résultat sur leur croissance respective. Le résultat est stupéfiant ! Le danger avec le four à micro-ondes ne sont pas les radiations mais la transformation de l'ADN des aliments de façon à ce que l'organisme ne puisse plus les reconnaître. Résultat, l'organisme enveloppe ces cellules dans une couche de graisse pour se protéger contre les aliments morts ou l'élimine rapidement. Pensez à toutes les mères qui chauffe le lait de leurs enfants dans ce four sécurisé" et à cette infirmière canadienne qui a chauffé le sang au micro-ondes au préalable avant transfusion d'un patient ; qui est décédé par la suite car le sang infusé était mort. Les fabricants continuent à dire que c'est inoffensif mais prenez garde !

 

DOCUMENT DE RECHERCHE FORENSIC établi par : William P. Kopp A. R. E. C. Opérations de recherche TO61-7R10/10-77F05 Priorité de publication : classe 1

Suite à des études scientifiques suisses, allemandes et russes, voici 10 bonnes raisons de vous débarrasser de votre four à micro-ondes :

1. La nourriture préparé dans un four à micro-ondes provoque à long terme des dommages au cerveau à causes des impulsions électriques et la dépolarisation ou la démagnétisation des tissus cervicaux

2. Le corps humain ne peut pas métaboliser ou dissoudre les aliments inconnus créés par le four micro-ondes

3. La production d'hormone mâle et femelle est stoppée ou altérée par cette nourriture

4. Les effets négatifs sont résiduels à long terme et permanents dans l'organisme

5. Les minéraux, vitamines et matières nutritives sont réduites ou altérées. Le corps humain n'en bénéficie donc pas

6. Les minéraux contenus dans les végétaux sont transformés en radicaux libres cancérigènes

L'absorption de cette nourriture provoque ainsi :

7. des tumeurs de l'estomac et de l'intestins, ce qui explique le taux de cancer élevé du colon aux USA

8. la multiplication des cellules cancéreuses dans le sang humain

9. des déficiences du système immunitaire à travers les glandes lymphatiques et la transformation du sérum sanguin

10. Elle cause des pertes de mémoire de concentration, l'instabilité émotionnelle et un déclin de l'intelligence.


Un bon conseil : A la place de votre micro-ondes, un four traditionnel fait parfaitement l'affaire, car aussi performant et rapide. L'utilisation des transmission d'ondes artificielles pour contrôler le psychique " lavage de cerveau" a aussi été prouvé. Nous sommes sur le point d'obtenir des copies des résultats de recherche russes datant de 1970 établis par les docteurs Luria and Perov décrivant les expérimentations cliniques dans ce domaine.

Par William P. Kopp
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