Informations et réflexions sur notre SOCIETE

Vendredi 19 octobre 2007
 
 

 
 
Aux USA plus de 100 000
citoyens opposants aux système sont
 interdits de prendre l’avion




L’éditeur écologiste du Vermont, Chelsea Green Publishing Company,
publie le 5 septembre 2007 un pamphlet de la féministe Naomi Wolf
dénonçant la répression politique aux États-Unis. intitulé The End of
America : A Letter of Warning to a Young Patriot
(La Fin de l’Amérique :
une lettre d’alerte à un jeune patriote
), l’ouvrage se présente comme un
appel à ses concitoyens dans la tradition révolutionnaire américaine de
Thomas Paine.

Naomi Wolf y relate notamment que l’administration Bush empêche
les dissidents de circuler librement à l’intérieur et à l’extérieur des
États-Unis. Une agence créée au lendemain des attentats du 11septembre
2001, la Transportation Security Administration (TSA), a fiché plus de
100 000 opposants à la politique de George W. Bush et les soumets
à des contrôles abusifs de sécurité pour les empêcher ou leur interdire
de prendre des vols intérieurs ou extérieurs.
L’existence de ce fichier avait été découverte, en mars 2004, lorsque
les agents de la TSA empêchérent par cinq fois le sénateur Edward
Kennedy de prendre un avion. Désormais, ce sont les dissidents de
tous horizons (élus locaux, militants associatifs, universitaires…)
qui font l’objet de cette privation de liberté.

........................................

Résistance démocratique aux États-Unis
La répression politique s’étend aux États-Unis
par Naomi Wolf*

Depuis cinq ans, nous alertons l’opinion publique mondiale
sur la volonté de l’administration Bush de transformer les États-Unis
 en État autoritaire. Notre analyse, qui s’appuyait sur l’étude de projets
 de loi, n’a pas été alors prise en considération par certains
 en raison du choc psychologique du 11-Septembre. Ce qui était
 une intention est désormais une réalité, les textes sont mis en pratique :
le nouveau régime intimide, harcèle et en définitive muselle ses
opposants. Naomi Wolf recueille des témoignages de cette répression
et tente de mobiliser ses concitoyens pour défendre leurs libertés.
  
 
 

 

Depuis quelques mois je parcours les États-Unis, du Colorado à la Californie,
et je parle avec des États-uniens de toutes les couches de la société
sur les questions des libertés, sur les attaques qu’elles subissent en ce
moment
et sur le programme en dix étapes qui est en cours pour faire de
ce pays une société fermée et répressive.

La bonne nouvelle est que les États-uniens se sont réveillés et sont
conscients des dangers qui les guettent. Quand je me suis mis en route
je pensais que j’allais affronter de l’opposition, de la résistance ou
au moins de l’incrédulité quand je parlerais de l’obscurité qui s’étend
lentement sur notre pays et l’héritage de liberté que nous ont légué nos
ancêtres.

Mais je me retrouve à parler devant des assemblées qui n’ont pas besoin
de moi pour être inquiètes. Des gens qui ont peur, qui ont perçu depuis
longtemps le danger qui grandit et la société qui se prépare.

 Boulder, une jeune mère de deux enfants, la trentaine, l’image même
de la jeune états-unienne dynamique, s’est effondrée alors qu’elle me
parlait : « Je suis outrée par tout ce que j’entends et vois, je voudrais
tellement faire quelque chose ! Mais j’ai tellement peur. Je regarde
mes enfants et j’ai peur. Comment lutter contre cette peur qu’ils
ont planté en nous ? Qu’est ce qui est mieux pour l’avenir et la
sécurité de mes enfants ? Est-ce que je dois agir et tenter de changer
les choses ou bien me taire et ne pas me faire remarquer ? J’ai tellement
peur de me retrouver fichée quelque part. »

À Washington DC, la semaine dernière, un directeur de service
dans une administration, ancien joueur de foot, beau gosse, probablement
membre du Parti Républicain, m’a confié, loin des micros, qu’il avait peur de
signer le papier autorisant le FBI d’accéder à toutes les informations le
concernant, comme l’y encourage l’agence anti-terroriste. « Mais en même
temps, j’ai peur de ne pas la signer, si je ne le fais pas, je risque de
perdre mon boulot, ma maison... c’est comme en Allemagne lors du
fichage des fonctionnaires » me dit-il d’une voix résignée.

Ce matin, à Denver, j’ai parlé pendant plus d’une heure avec un très
haut et très courageux gradé de l’armée, hautement décoré qui s’est
retrouvé sur la liste des personnes surveillées (et interdites de prendre
l’avion) parce qu’il a critique la politique de l’Administration Bush. Il m’a
montré des documents qui prouvent que non seulement il est
surveillé par les services secrets mais que toute sa famille est également
espionnée et harcelée. Tout au long de sa carrière militaire, cet officier
a mené de nombreuses missions très dangereuses au service de son
pays, mais aujourd’hui, quand il me parle de sa crainte que ses
enfants soient harcelés par le gouvernement à cause de ses opinions,
sa voix se brise.

Ailleurs je suis abordée par une juriste qui travaillait pour le Ministère
de la Justice. Un jour elle s’est opposée à « l’interrogatoire musclé »
d’un détenu qui subissait une technique reconnue comme étant de
la torture. Non seulement elle s’est retrouvée devant une commission
de discipline, mais en plus elle a été sujette à une enquête criminelle,
a perdu de l’avancement, a vu son ordinateur fouillé et ses mails
effacés... et maintenant elle est sur la liste noire et ne peut plus
prendre l’avion.

Lors d’une conversation dans une soirée, un technicien informatique
travaillant pour une grande compagnie aérienne —et qui ne fait pas
mystère de sa sympathie pour le Parti Républicain— m’explique
qu’une fois que vous êtes sur la liste, il est impossible d’en sortir.
« Même si on te dit que ton nom est effacé, ce n’est pas vrai,
nous avons un système double qui n’efface jamais rien
. »

Elisabeth Grant, de la Coalition contre la guerre, a montré lors d’une
conférence de presse la note manuscrite et le petit drapeau états-unien
retrouvé dans sa valise après un voyage en avion. La note disait
que l’agence anti-terroriste n’appréciait pas ses lectures.

Je lis mon journal le matin et je n’en reviens pas :

• Sept soldats ont publié une lettre dans le New York Times pour
critiquer la guerre : peu de temps après, deux sont morts dont un
d’une balle dans la tête tirée à bout portant
.

• Une femme comptable de l’armée qui voulait dénoncer les abus
et détournements financiers est morte dans son baraquement,
abattue d’une balle dans la tête, ici aussi à bout portant.

• Pat Tillman, qui avait écrit un mail à un ami où il envisageait
de dénoncer des crimes de guerre dont il avait été témoin : une
balle dans la tête.

• Donald Vance, un employé de l’armée qui avait dénoncé des trafics
d’armes au sein de l’armée en Irak — kidnappé par des soldats US à
l’intérieur même de l’Ambassade US de Bagdad et enfermé et torturé
pendants des semaines sur une base militaire US, sans accès à
un avocat — et officiellement menacé des pires représailles s’il parlait
à quiconque à son retour au pays.

• Et dans le dernier numéro de Vanity Fair un sous-traitant de l’armée
qui avait dénoncé des malversations raconte qu’il a été kidnappé par
des soldats US masqués et armés, passé à tabac toute une
nuit dans un préfabriqué avant d’être expulsé d’Irak le lendemain.
L’administration militaire a refusé d’entendre sa plainte et l’a fait
éjecter du bureau.

Ce matin le New York Times écrit que le Département d’État
(employeur des mercenaires de Blackwater USA) refuse officiellement
de coopérer avec le Ministère de la Justice ou le FBI dans le cadre
de l’enquête sur l’assassinat de 17 civils irakiens innocents. La
Maison-Blanche soutien l’attitude méprisante du Département
d’État vis à vis de la justice de ce pays.

En permettant au FBI et à la CIA d’arrêter n’importe quel citoyen
états-unien et de le priver de ses droits légaux, le secrétaire
à la Justice a fait comprendre aux citoyens US une leçon très
simple : Nul d’entre vous n’est à l’abri de l’arbitraire d’État.
Nous pouvons venir comme cela nous chante, enfoncer votre
porte et vous faire disparaître pour toujours... en toute légalité.

(...) Si l’administration de ce pays annonce publiquement qu’elle
ne sanctionnera pas les agissements criminels de ses propres
employés en Irak et fera obstacle à la justice — alors est ce
que les députés du Congrès auront le courage d’affronter les
agissements similaires de Blackwater quand cette société
remportera le contrat qu’elle convoite, celui de la sécurité
intérieure aux États-unis ?

Est-ce que nous oserons encore manifester dans la rue si
nous savons que nous risquons de recevoir le même traitement
que les civils de Bagdad, mitraillés depuis des hélicoptères de
Blackwater ? Est-ce qu’un député osera proposer une loi contre
Blackwater s’il sait qu’il peut se faire tuer d’une balle dans
la tête, en toute impunité ?

(...) N’oubliez pas que, dans la situation actuelle, le département
de la Sécurité de la Patrie (Homeland Security) a le droit légal
de déployer les mercenaires de la société Blackwater dans votre
ville dès ce soir.

 Naomi Wolf
Journaliste et écrivain féministe. Dernier ouvrage paru : The End of America : A Letter of Warning To A Young Patriot.

 

 

Par alternative-france
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Vendredi 23 novembre 2007
L'IMPÔT DE BOURSE SUPPRIMÉ !
UN NOUVEAU CADEAU AUX PLUS FORTUNÉS !

http://www.france.attac.org/spip.php?article7817


Au détour d'un amendement du projet de loi de finances 2008, les
députés ont adopté, vendredi 16 novembre 2007, la suppression en
France de l'impôt de Bourse. Cet impôt, plus que centenaire, portait
sur les principales transactions boursières. Régressif, il taxait les
transactions à 0,3 % lorsqu'elles étaient inférieures à 153 000 euros,
puis à 0,15 % au-dessus de ce seuil.

Les arguments économiques avancés pour cette suppression ne tiennent
pas, en particulier celui de la « compétitivité ». L'existence de
l'impôt de Bourse n'a pas empêché la place de Paris de se développer
jusqu'ici, pas davantage qu'un tel impôt, en vigueur pendant très
longtemps à Londres, n'avait privé la City de son hégémonie en Europe.

Ce n'était pas un impôt important en volume, il n'aurait rapporté que
260 millions d'euros en 2008, les spéculateurs ayant depuis longtemps
trouvé les moyens de le contourner. Mais la mesure est hautement
symbolique de la volonté du gouvernement de sacrifier systématiquement
la fiscalité sur l'autel de la compétition internationale, au profit
des grandes fortunes...
Par Attac
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Mercredi 19 décembre 2007
Un après-midi au pays des droits de l’homme...
 

Nous avons appris samedi 15 décembre, dans l’après-midi, l’arrestation, lors d’un contrôle routier, d’un papa d’élèves de l’école Joliot Curie à Champigny. La police l’a emmené au centre de rétention du Mesnil Amelot, menottes aux poignets ! Il est convoqué le lundi 17 décembre à 13 heures 30, au tribunal administratif de Melun, pour statuer sur son arrêté de reconduite à la frontière (terme administratif pour expulsion !).
Nous décidons de l’accompagner à cinq collègues, pour le soutenir. C’est la première fois pour chacun d’entre nous… Et c’est édifiant… Terrifiant…
On arrive avec le papa, à 13 heures 20. On apprend qu’il va y avoir du retard, l’avocate commise d’office n’étant pas encore arrivée. Le papa n’a pas pu contacter d’avocat…
Arrivent petit à petit les personnes, douze pour cet après-midi, qui sont sous le coup d’un APRF. 3 sont accompagnées par la police, arrivées directement du centre de rétention du Mesnil Amelot (proche de l’aéroport de Roissy, c’est bien plus pratique…)
A 13 heures 55, la greffière avertit tout le monde : l’avocate commise d’office ne viendra pas, pour cause de grève illimitée ! La « présidente » du tribunal prend la parole et explique qu’il y a deux solutions :
- Soit les avocats présents acceptent de prendre les dossiers au pied levé (un dossier supplémentaire par avocat) et l’audience peut avoir lieu ;
- Soit les avocats refusent et, dans ce cas là, l’audience aura lieu de toute façon, car les affaires doivent être traitées dans les 72 heures, qu’il y a trop de dossier et qu’il est donc impossible de repousser l’audience !
 
Un ange passe… Ou plutôt un démon !!! On parle de justice ? De droits pour chaque justiciable ? D’égalité devant la loi ???
 
Les avocats demandent 5 minutes pour se concerter et reviennent rapidement : ils ont décidé de se répartir les dossiers et demandent un peu de temps pour prendre connaissance des situations et rencontrer leurs nouveaux « clients ». Décision qui nous a paru sage et responsable, même en tant que syndiqué (brisent-ils la grève de leurs confrères ? On s’en fout, c’est trop sérieux !)
 
Ca peut commencer…
Suivent alors douze vies égrenées dans le tribunal. 12 destins personnels et familiaux. 12 dossiers qui nous semblent solides tant les plaidoiries des avocats dénoncent des atteintes graves de la part des autorités françaises (les préfets), « non présents et non représentés ». De mémoire : atteintes graves à la dignité, violation des droits de l’homme et des enfants, violation de la Convention européenne sur le droit des personnes,… Je n’ai plus en tête les mots juridiques, mais c’est du sérieux pour un novice !
Certains sont en France depuis 20 ans (c’est le cas de notre « papa ») ; d’autres ont un titre de séjour italien ; un autre, kurde, est menacé de mort s’il retourne en Turquie ; un autre a pris 2 mois de prison ferme simplement parce qu’il est en situation irrégulière sur le sol français et a été attendu par la police à sa sortie de prison, direction le centre de rétention ; une autre jeune fille est aussi menacée si elle retourne au Gabon ; un autre, dans deux semaines, aura atteint les 10 ans de présence en France,….
Ca va vite… Un avocat joue les guignols : effets de manche, articulation extrême, pommade sur la « présidente »… C’est un con qui me fait honte et qui cherche à se caser sur une série policière de la « Une »!!  Les autres sont plutôt bons, ont bossé leurs dossiers et parlent du côté humain de chaque affaire.
Pour notre « papa », le dossier est bien défendu et surtout assez inattaquable : il est en France depuis 20 ans et voyage beaucoup. Il a pu rentrer souvent légalement en France… Et il nécessite des soins… C’est le dernier a passer.
 
La « présidente » lève la séance et se retire pour délibérer avec… elle-même !! Toute seule, comme une grande ! Il parait que c’est la procédure légale…
 
Faut qu’on sorte, l’ambiance est lourde, plombée. Café, bière, grec,… Et attente… On discute avec un avocat et on se renseigne auprès des flics : que se passe t’il si l’arrêté est annulé, s’il est maintenu ? Et ils nous répondent honnêtement. Ils sont venus avec 3 personnes : si l’arrêté est maintenu, ils les ramènent directement au centre de rétention et les démarches pour un avion commencent. Si l’arrêté est annulé, ils accompagnent la personne hors du tribunal, lui redonnent ses affaires et… Bye bye Clara, tu peux rentrer chez toi !
 
Au bout d’une heure et demie, ça y est, on va savoir.
 
La « présidente » récite ses sanctions, comme un robot, sans aucun commentaire, sans état d’âme. Sur douze, neuf personnes voient leur arrêté maintenu, trois, dont « notre » papa, sont annulés ! Puis, elle se tire, tout de suite… Restent les quelques rires et, surtout, la douleur. Et là, des flics humains, qui expliquent, qui consolent. Un vieux flic nous lance, pas trop fort : « Je ne comprends plus rien à ce monde… » Nous non plus : d’habitude, les méchants, c’est eux… Mais ils font leur taf et ramènent 2 personnes en centre de rétention, parmi elles la jeune fille, en pleurs, perdue.
Pour trois gagnants, neuf perdants ! Ils perdent tout… Certains s’effondrent, tous sont dignes, parfois résignés, surtout abattus. Ils ont 24 heures pour faire appel…
Qui peut comprendre ça ? Qui peut accepter cette logique ?
 
Trois sur douze ! Une heure trente de délibéré, toute seule, pour décider de 12 familles ! Parodie de justice, au bon vouloir d’une seule. Indépendance de la justice ? Grosse question qui ne fait plus de doute dans mon esprit ! Faut faire du chiffre, alors faisons-en ! Elle a bien bossé… Tous les dossiers paraissaient solides. Tous étaient humains, dramatiquement humains ! Pour son délibéré, elle n’a plus parlé que de « dossier numéro tant… ». C’est plus facile, on oublie l’humain qui redevient un numéro. La justice ? C’est pas ça !!!
 
Quand je suis rentré chez moi, ma grande de 11 ans m’a sauté dans les bras en me remerciant d’avoir sauvé ce papa. Si seulement j’avais ce pouvoir… Si seulement l’humanité de cette enfant pouvait se retrouver chez certains adultes…
 
Eric Charles
Par Eric CHARLES
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Mercredi 16 janvier 2008


50 secondes de lecture pour vous informer, avant d'agir ...


Afin de combler le déficit de la sécu, nos chers gouvernants ont trouvé que le mieux, c'était encore de faire payer ... les malades, remettant en cause les fondements même de notre système de solidarité, mis en place  par le Conseil National de la Résistance (CNR) en 1945.

Nous devions déjà consulter un généraliste avant de voir un spécialiste, verser 1 euro pour toute consultation médicale et payer un forfait hospitalier de 16 euros par jour, en hôpital ou en clinique.

De plus, dorénavant, afin de "responsabiliser" les malades, ils en sont maintenant de 18 euros de leur poche pour tout traitement supérieur à 91 euros !

Toutes ces mesures sont annoncées comme étant destinées à combler le fameux trou, qui est à ce jour d'environ 12 milliards d'euros.


    OR, SAVEZ-VOUS QUE :


* Une partie des taxes sur le tabac, destinée à la Sécu n'est pas reversée : 7,8 milliards

* Une partie des taxes sur l'alcool, destinée à la Sécu n'est pas reversée : 3,5 milliards

* Une partie des primes d'assurances automobiles destinée à la Sécu n'est pas versée : 1,6 milliard

* La taxe sur les industries polluantes destinée à la Sécu n'est pas reversée : 1,2 milliard

* La part de TVA destinée à la Sécu n'est pas reversée : 2 milliards

* Retard de paiement à la Sécu pour les contrats aidés : 2,1 milliards

* Retard de paiement par les entreprises : 1,9 milliard

 

En faisant une simple addition, on arrive à la somme de 20 milliards d'Euros.


    CONCLUSION :


        Si les responsables de la Sécu et nos gouvernants avaient fait leur travail        efficacement et surtout honnêtement, les prétendus 12 milliards de "trou"             seraient aujourd'hui 8 milliards d'excédent.

Ces chiffres sont issus du rapport des comptes de la Sécurité sociale

Service social CRAMIF – PARIS


N'hésitez pas à faire circuler ce message. A force de tourner, il contribuera peut-être, un jour, à nous élever contre et à renverser un système aussi inégalitaire qu'inefficace.

 

Par CRAMIF
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Jeudi 17 janvier 2008


Une campagne contre les expériences dans l'industrie alimentaire pour animaux familiers

 

Jusqu'à présent, en France, l'expérimentation animale pour la fabrication de produits alimentaires destinés aux animaux familiers n'avait jamais été dénoncée. Ayant eu connaissance de ces pratiques, One Voice a décidé de les combattre en lançant une campagne de fond, afin de mettre au jour les expérimentations subies par des milliers de chats et de chiens. Nous sommes déterminés à obtenir des fabricants l'abolition de ces tests, grâce à l'élargissement de notre label « cosmétiques non testés », aux aliments pour animaux.

 

        Le marché en chiffres

 

Les aliments pour animaux de compagnie génèrent chaque année dans le monde près de 43 milliards de dollars.
Avec ses 19 millions de chiens et de chats, la France est le pays d'Europe qui possède le plus d'animaux de compagnie et qui de ce fait représente le plus gros marché européen avec 2 milliards d'euros.

 

        Derrière l'emballage, l'horreur

 

Devant un tel marché à conquérir, les marques proposent des nouvelles gammes qui fleurissent dans les rayons de nos supermarchés. Mais derrière un marketing nous vantant les bienfaits d'une alimentation étudiée, des nouveautés de la recherche en matière de nutrition pour le bien être de nos compagnons, se cachent souvent des expériences effectuées sur des chats et des chiens.

 

        Une cruauté sans limites

 

Privations alimentaires, isolements dans des cages exigus, gavages, carences volontaires... Voici quelques exemples des pratiques réalisées dans les laboratoires.
Dans le but de vérifier les effets de certains nutriments sur l'organisme, on réalise des ablations d'organes comme les reins, les organes génitaux ou on mutile les animaux en leur effectuant régulièrement des prélèvements en tout genre !
Lorsqu'ils ne meurent pas des suites des expériences, ces animaux peuvent subir des mauvais traitements pendant des années. Autant de temps à être utilisés jour après jour, comme de simples outils de tests, sans aucune considération pour leur vie.

La composition même des produits génère quant à elle une autre polémique : une partie de la viande contenue dans les boites est composée d'animaux blessés dans les élevages intensifs et les transports, et maintenus le plus longtemps en vie afin d'en conserver toute la « fraîcheur ». Il n'y a pas de profit négligeable pour les abattoirs.

 

        Le début d'un long combat

 

La mise en place de la campagne est axée sur une grosse partie d'information. Les nombreux foyers qui considèrent leur compagnon à quatre pattes comme un membre de la famille doivent savoir ce qui se cache derrière ces aliments.

 

        Pour un label « non testé sur animaux »


En parallèle de cette mobilisation, One Voice a déjà commencé à soumettre des dossiers aux fabricants et à les inviter à rejoindre son label excluant tout test sur les animaux pour l'élaboration et la fabrication des produits.
Si ces firmes acceptent une mise aux normes, elles pourront être certifiées par un organisme indépendant, et faire partie du label « non testé sur animaux » visé par One Voice, de la même façon qu'a été créé le label pour les produits cosmétiques.
Cette campagne initie ainsi le premier maillon d'une longue chaîne d'actions visant à abolir les expérimentations sur les animaux. Le travail auprès des fabricants s'annonce long, le processus de certification exigeant beaucoup de rigueur.

Par One Voice
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Mercredi 23 janvier 2008
"Chaque fois qu'une personne est poursuivie ou maltraitée dans le monde, pour moi, elle est française, parce que la France est la patrie des droits de l'homme".

Nicolas Sarkozy, Président de la République Française, le 24 août 2007, à Arcachon.
Cité par le Canard Enchaîné du 29 août 2007.
Et le même récidive à Sofia :
« Chaque fois que quelqu'un est
humilié, est persécuté, est opprimé, il devient automatiquement français »

(cité par Libération du 5 octobre 2007)



Afin de mettre en pratique ces belles paroles :


U
ne commission va être mise en place fin janvier pour réfléchir à une réforme de la Constitution en vue de l'instauration de quotas d'immigrés et à la réorganisation du traitement judiciaire des sans-papiers, a annoncé dimanche 20 janvier 2008 le ministre de l'Immigration Brice Hortefeux.

"Il y a un principe fondateur, c'est que la France a le droit de choisir qui elle veut accueillir. Je pense qu'il serait logique et cohérent que le Parlement puisse débattre chaque année de la politique d'immigration et que l'on puisse par exemple préciser le nombre d'étrangers susceptibles de venir sur le territoire français", a-t-il dit sur Europe 1.

La commission devra rendre ses conclusions fin avril ou début mai, a dit Brice Hortefeux. Il s'agit de lancer la mise en œuvre de ce que Nicolas Sarkozy a appelé "l'immigration choisie" et qui consisterait à choisir annuellement un nombre et des catégories professionnelles d'immigrés qui correspondraient aux besoins de l'économie française.



Signez la pétition nationale du RESF "Laissez-les grandir ici" à l'adresse :

http://www.educationsansfrontieres.org/spip.php?article4633
Par Le Nouvel Observateur
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Lundi 28 janvier 2008

La rapide croissance de l’Inde et de la Chine produit à la fois plus de très riches et davantage de très pauvres.


 

La Chine, un pays capitaliste à la mode aujourd’hui

La Chine est présentée sous l’angle de son succès économique en terme de croissance du produit intérieur brut et d’augmentation de ses exportations. Il est clair que la croissance du PIB est impressionnante. Mais en réalité, la Chine a choisi un modèle de développement capitaliste qui implique une exploitation accrue des travailleurs chinois, des licenciements massifs, la privatisation de nombreuses entreprises publiques, une réduction radicale des dépenses de l’Etat en matière d’éducation, de santé, de sécurité sociale, un productivisme effréné totalement irrespectueux de la nature et de la santé publique. La part des salaires dans le PIB a fortement baissé ces 10 dernières années : elle est passée de 53% en 1998 à 41% en 2005 |1|. Certes la Chine est créancière nette à l’égard des Etats-Unis mais elle a accumulé une dette interne colossale. Surtout la montée des inégalités a atteint un rythme affolant.

Différentes études indiquent que les 10% les plus pauvres de la population ont connu une détérioration très forte de leurs conditions de vie tandis que les 10% les plus riches ont vu leurs revenus et leur patrimoine exploser. Le nombre de milliardaires chinois en dollars est passé de 3 en 2004 à 106 en 2007 |2| (...)

Au-delà de la possibilité d’une crise, c’est le modèle appliqué qui est tout à fait critiquable |3|.

Le mythe du miracle économique en Inde

Un autre pays qui est présenté comme une réussite, c’est l’Inde. La croissance économique dépasse les 9%, la Bourse de Mumbai/Bombay connaît une progression extraordinaire, des firmes indiennes investissent tant dans les pays les plus industrialisés que dans les pays en développement. A quelques exceptions près, les médias ne rendent pas compte de l’évolution des conditions de vie de la majorité de la population indienne. Le quotidien indien Hinsdustan Times, dans son édition du 14 octobre 2007, révèle que selon une étude réalisée par une institution gouvernementale, 77% de la population, soit 836 millions d’Indiens, vivent avec moins de 20 roupies par jour (soit moins de 0,5 de dollar). Ce chiffre est très différent des affirmations de la Banque mondiale selon laquelle 300 millions d’Indiens vivraient avec moins de 1 dollar par jour |4|. L’Inde compte un nombre très élevé de working poors. La Commission nationale indienne pour les entreprises du secteur informel (India’s National Commission for Enterprises in the Unorganized Sector) révèle que 320 millions de travailleurs vivent avec moins de 20 roupies par jour |5|.

Dans le même article, le quotidien présente les résultats d’une étude sur la faim dans le monde réalisée par l’International Food Policy Research Institute (IFPRI) selon lequel au niveau mondial, 40% des enfants de moins de 5 ans qui souffrent d’insuffisance pondérale vivent en Inde (... )

A Mumbai, ville de plus de 14 millions d’habitants dont la Bourse des valeurs a atteint des sommets en 2007, 40% des enfants ont un poids insuffisant. Selon DNA, malgré 9 ans de croissance économique soutenue, la faim n’a reculé que de 1% en Inde. Parfaite illustration de la vacuité du trickle down, à savoir le prétendu effet de ruissellement selon lequel l’enrichissement des plus riches a automatiquement des retombées positives pour les pauvres (…)

 

Notes articles :

1 - Newsweek, 12 novembre 2007.

2 - Ibid.

3 - Pour une présentation critique du modèle chinois, voir Martin Hart-Landsberg – Paul Burkett, China : Entre el Socialismo real y el Capitalismo, Editorial CIM, Caracas, 2007.

4 - Il faut dire que pour arriver à ce chiffre la Banque mondiale calcule en parité de pouvoir d’achat ce qui lui permet d’enjoliver la situation.

5 - Newsweek, 12 novembre 2007.

 

Éric Toussaint pour CADTM - Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers-Monde (France), le 12-01-2008 (Publié sur internet le 17-01-2008)

Intégralité de l'article sur : http://www.infosdelaplanete.org

Par Éric Toussaint
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Vendredi 1 février 2008

Ce qui est grave, c’est de se laisser croire que tout est comme avant dans l’histoire des Hommes ; que seule l’imperfection humaine est en cause et qu’il s’agit simplement d’essayer d’améliorer un peu les choses.

 

Non ! Et non ! Nous sommes entrés de plein pied dans l’inconcevable compte à rebours de la destruction irréversible.

 

Enivrés de petits pouvoirs et de grands appétits, nous dansons techno sur des volcans fumants tout en faisant mine de ne pas sentir le sol sous nos pas s’ouvrir en rugissant.

Et tous ces petits vœux dérisoires comme si de rien n’était…

 

Non ! Et non ! L’alerte est totale, urgentissime et permanente :

 

Depuis 1945, à force d’Hiroshima, d’essais nucléaires, de Tchernobyls, de petits déchets et rejets anodins des centrales et autres centres de recherche, d’usage d’armes à uranium appauvri… la radioactivité artificielle (créée exclusivement par l’Homme) sur la planète est maintenant bien supérieure à 400.000 Hiroshimas ; et cela continue sans cesse de s’accumuler…

Mais surtout, la santé !

 

12.000 bombes nucléaires réparties entre 8 pays particulièrement coupables (car ils ne veulent absolument pas désarmer et donnent ainsi le pire exemple aux autres Nations qui tôt ou tard chercheront à les imiter). Par quelle grotesque légitimité prétendre interdire aux autres ce qu’on juge indispensable pour soi-même ?

Paix sur la Terre aux hommes de bonne volonté !

12,000 bombes nucléaires actuellement prêtes à exploser à tout moment et qui peuvent provoquer la destruction de la planète en moins de 30 minutes (même une guerre « partielle » créerait un hiver nucléaire où famines et maladies emporteraient rapidement une partie de l’humanité). Le dérèglement climatique même (tel que perçu aujourd’hui) nous semblerait alors une bien lointaine, hypothétique et douce menace tant nous subirions immédiatement de plein fouet l’accumulation de nombreux chaos simultanés complètement ingérables. 

Et aussi une paisible et longue vie !

Pourtant, au quotidien, pur déni de cette épée de Damoclès sur nos têtes.  Nul n’en parle nulle part. Chacun mène sa vie et sa carrière comme si toute interruption collective était inenvisageable.

« Bien sûr, ce n’est que pour se faire peur  mais jamais personne n’osera. »

Ah bon, où avez-vous vu que l’Homme actuel était sage ou simplement rationnel ???

Nommez-moi un seul objet fabriqué par l’Homme qui n’ait pas servi et resservi !

 

Les Occidentaux riches et prédateurs pulvérisent les records de l’absurde :

-         Ils absorbent 80% des médicaments existants sur Terre ; et les Français sont les premiers consommateurs mondiaux d’anti-dépresseurs et de somnifères.

-         Leurs spermatozoïdes sont 50% moins fertiles que ceux des non-occidentaux.

-         L’air intérieur de leurs maisons aux matériaux synthétiques est encore plus pollué que celui des rues de leurs grandes villes.

-         Même leurs cadavres en terre pourrissent de plus en plus difficilement tant ils sont gavés de produits chimiques et autres "conservateurs".

-         85% de la biodiversité naturelle a déjà disparue en Hollande.

-         95% des eaux de surface et 50% des nappes phréatiques sont polluées en France par une agriculture qui est la troisième plus toxique au monde.

 

Et pour toi en plus, beaucoup, beaucoup de belle Nature !

Pendant ce temps-là, les cyniques apprentis-sorciers de Monsanto et consorts trifouillent la structure intime des semences pour s’approprier le vivant et rendre l’agriculture biologique ou simplement traditionnelle impossible. Le consommateur hors-sol tout occupé à ne pas payer cher n’a rien remarqué…

Mais je le répète, car c’est le plus important, surtout, la santé !

 

Révoltes radicales ou mort collective. Maintenant !

 

Bref, je n’accepterai de recevoir et partager des vœux (autres que pieux et en parfaite incohérence avec la réalité) que quand nous aurons tous ensemble de nouveau rendu notre Monde, au minimum, vivable pour tous (maintenant et après nous).

 

Et, va sans dire, le paradis à la fin de tes jours !

 

André Larivière (complété par Bernard Grignon) Janvier 2008

Par André Larivière - Bernard Grignon
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Vendredi 1 février 2008

Le 2 août 1942, Monseigneur Saliège, archevêque de Toulouse, ordonne la lecture publique dans son diocèse de cette lettre "pastorale", interdite par arrêté préfectoral mais tout de même lue dans les églises, puis reprise à la BBC de Londres :

 

"Mes très chers Frères,

Il y a une morale chrétienne, il y a une morale humaine qui impose des devoirs et reconnaît des droits. Ces devoirs et ces droits tiennent de la nature humaine. Ils viennent de Dieu. On peut les violer. Il n'est au pouvoir d'aucun mortel de les supprimer.

(…) Les juifs sont des hommes, les juives sont des femmes. Les étrangers sont des hommes, les étrangères sont des femmes. Tout n'est pas permis contre eux, contre ces hommes et contre ces femmes, contre ces pères et ces mères de famille. Ils font partie du genre humain. Ils sont nos frères comme tant d'autres. Un chrétien ne peut l'oublier. (…)"


 

Qu'en pense notre chanoine national ?


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Mardi 5 février 2008

Le gouvernement en place vient de publier au Journal Officiel un arrêté fixant les dates de clôture de la chasse pour le moins contestable. Et il le publie aujourd’hui seulement, afin d’échapper aux contentieux gagnés d’avance que ne manqueraient pas de leur faire l'ASPAS et d'autres associations de protection de la Nature indépendantes.

Á force de contentieux juridiques, les possibilités en matière de dates de chasse sont pourtant connues. On était donc en droit d’attendre un arrêté qui fasse consensus entre les autorités françaises et européennes, comme entre les tribunaux et les associations de protection de la Nature.
Mais une fois encore, le ministère de l’Écologie, sur ordre de l’Élysée, fait mine de l’ignorer, et offre quelques journées de chasse supplémentaires aux chasseurs de gibiers migrateurs. La chasse est donc « autorisée » cette année pendant la migration des oies (jusqu’au 10 février) et celle du pigeon ramier jusqu’au 20 février !
 
Bien entendu, personne n’est dupe. Ni dans le monde de la chasse, ni dans celui de la protection de la Nature, et bien moins encore dans celui de l’administration française : chasser les oiseaux pendant leur période de migration prénuptiale est :

• Interdit par le droit français
• En total infraction vis-à-vis de la directive européenne « oiseaux »
• Une aberration écologique et cynégétique

Nombre de chasseurs le savent. Mais les instances dirigeantes de la chasse française s’arc-boutent sur un combat d’arrière-garde qui leur permet de flatter les plus extrémistes des chasseurs. Ceux qui ne considèrent que le gibier tué aujourd’hui, en faisant fi de l’état de conservation de ces espèces demain.
 
L’ASPAS tient à souligner l’hypocrisie du système politique français et de ses dirigeants qui sacrifient, une fois encore, des dizaines de milliers d’oiseaux en espérant récolter quelques voix de plus lors des élections municipales prochaines. Le Grenelle est passé, les élections approchent…

 

Contact presse :
Pierre Athanaze – Administrateur de l’ASPAS
06 08 18 54 55

 

Par ASPAS
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