Mercredi 19 septembre 2007
LETTRE A ENVOYER AU LOCATAIRE PROVISOIRE DE L'ELYSEE
Ne pas timbrer l'enveloppe !
Vos coordonnées
Le,
M. le Président de la République
Palais de l’Elysée
55 rue du faubourg Saint Honoré
75008 Paris
Objet : engagement en faveur de l’agriculture biologique
Monsieur le Président de la République,
Le rapport de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) remis à l’issu de la Conférence internationale sur l’agriculture biologique et la sécurité alimentaire, tenue à Rome du 03 au 05 mai 2007, brise nombre d’idées reçues relatives à l’agriculture biologique et souligne, en revanche, de nombreux avantages de ce système de production par rapport aux cultures dites « conventionnelles ».
Il ressort, en particulier, que :
· l’agriculture biologique permet de garantir la sécurité alimentaire mondiale en assurant des rendements moyens identiques à ceux des cultures conventionnelles ;
· l’agriculture biologique permet d’améliorer l’approvisionnement alimentaire des zones urbaines ;
· les consommateurs d’une agriculture biologique ne sont pas une élite économique mais une « élite informée ».
Parmi les nombreux bénéfices de l’agriculture biologique face aux cultures conventionnelles, nous pouvons souligner :
· des bénéfices économiques (augmentation du revenu moyen des agriculteurs, augmentation du nombre d’emplois, dynamisation des zones rurales, …) ;
· des bénéfices sociaux (participation à l’égalité homme femme, réduction des exodes ruraux, amélioration de la santé des travailleurs et des consommateurs, …) ;
· des bénéfices environnementaux (préservation de la ressource hydrique en quantité et en qualité, préservation de la diversité biologique, réduction des consommations d’énergies fossiles et atténuation du réchauffement climatique, …).
Malgré cela, nous ne pouvons que constater que l’agriculture biologique ne représente à ce jour qu’une part très minoritaire de l’agriculture française et européenne.
C’est pourquoi, nous vous demandons, lors de la Présidence française à l’Union européenne en 2008, de bien vouloir défendre une position forte en faveur de l’agriculture biologique.
Il conviendrait, en particulier :
· de libérer le marché des semences et de faciliter l’accès à la propriété des agriculteurs qui s’engagent dans la voie de l’agriculture biologique ;
· de conditionner les aides financières européennes et nationales au respect des pratiques de l’agriculture biologique ;
· d’engager une politique forte de soutien à la recherche et à la communication en faveur de l’agriculture biologique.
Dans l’attente, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, mes salutations distinguées.