Poèmes

Mercredi 14 mars 2007

Que laisserons-nous ?




Que laisserons-nous à nos enfants ?

Que laisserons-nous de nous ?

Une terre invivable,

Un immense chaos,

Un monde sans foi ni loi

Où l'argent seul est roi.

 

Que laisserons-nous à nos enfants ?

Des larmes,

Une énergie sans borne, servant tout au plus à survivre,

Des Hommes se haïssant,

Des espoirs sans cesse anéantis,

Ce stupéfiant gâchis.

 

Que laisserons-nous à nos enfants ?

Des réformes à l'envers,

Chantier sans perspectives.

Vivre vieux, pour quoi faire si l'on ne peut pas être ?

Bientôt le demi-tour

Vers le début de tout !

 

Que laisserons-nous à nos enfants ?

Le trop plein d'un côté, bonheur artificiel

De l'autre la misère

Etre seul

Etres vides

Une rage sans limites.

 

Que laisserons-nous à nos enfants ?

Tout à recommencer ?

L'espoir d'un monde meilleur,

L'iceberg contourné ?

Ou les fonds de l'abîme ?


Mais combien reviendront de ce voyage ultime ?

© begrignon, textes déposés. Le plagiat est interdit sous peine de poursuites judiciaire graves et onéreuses.

Par Bernard Grignon
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Mercredi 14 mars 2007

QUE DIRAS-TU ?

 

Que diras-tu à tes enfants lorsqu'ils te demanderont :

 

Que faisais-tu pendant que les faucheurs volontaires

Par les CRS et la population mordaient la poussière

Aujourd'hui pour les avoir laissés faire je te remercie

Avoir un oeil et six doigts c'est si joli.

 

Que faisais-tu pendant que toi et tous les inconscients

Gâchiez l'eau potable tout en la polluant volontairement

Aujourd'hui pour y avoir participé je te remercie

Désormais boire à volonté est un luxe interdit.

 

Que faisais-tu pendant qu'un peuple innocent

Subissait le massacre de ses enfants

Aujourd'hui pour être resté assis je te remercie

L'impérialisme du plus fort nous subissons jour et nuit.

 

Que faisais-tu quand la fin du pétrole a été annoncée

Qu'à découvrir de nouveaux gisements vous ne pensiez

Aujourd'hui pour les avoir encouragés je te remercie

Seuls les chevaux peuvent transporter les blessés en vie.

 

Que faisais-tu quand les scientifiques alertaient les autorités

Les pesticides et les OGM les cultures envahissaient

Aujourd'hui pour t'en être moqué je te remercie

Le cancer et la stérilité menacent même les inuits.

 

Que faisais-tu quand la canicule apparaissait tous les étés

La climatisation comme solution vous avez trouvé

Aujourd'hui pour l'avoir utilisée je te remercie

A espérer que la glaciation arrive nous en sommes réduits.

 

Que faisais-tu quand la biodiversité n'était pas respectée

Quand certaines espèces jugées nuisibles ont été exterminées

Aujourd'hui pour avoir fermé les yeux je te remercie

Nous nourrir de gélules chimiques est notre seule survie.

 

Que faisais-tu quand une minorité un autre monde espérait

Malgré les railleries et la répression ils se battaient et y croyaient

Aujourd'hui pour les avoir insultés je te remercie

Notre seul combat est de résister car l'espèce humaine est en sursis.

 

Que faisais-tu quand le changement climatique a débuté

Que la Terre hurlait de douleur, tu paraissais amusé

Répondais-tu toi aussi que c'était le problème des générations futures

Et qu'à tout prix il fallait dompter la nature.

 

Et toi que diras-tu à tes enfants

Quand regardant ce monde ils te demanderont en pleurant

Qu'as-tu fais Papa pour empêcher tout ça

Toi aussi tu as regardé, et tu as dit, on verra.

Non, aujourd'hui je peux être fier

Nous nous sommes battus avec ta mère

Peu importe les moqueries de la rue

Ils ne voulaient pas voir que nous étions perdus

Pour eux leur luxe ne pouvait être sacrifié pour vous

"A chaque génération ses soucis, nous ne pouvons pas régler tout

Nos parents ont profité de leur belles années

Pour les enfants des autres nous n'allons pas nous priver."

Mais nous, nous avons lutté et c'est pourquoi aujourd'hui

Les personnes qui ont résisté les enfants du monde remercient

Car grâce à nous et à notre combat quotidien

Nous allons désormais changer de chemin

Et quand on nous demandera ce que nous avons fait

Nous pourrons dire : "je n'ai pas laissé faire les fous qui nous gouvernent

J'y étais et j'ai gardé la tête haute quand les autres riaient

Nous étions tous ensemble, heureux d'être la résistance de l'espèce humaine.

 

C'est ainsi qu'un jour on nous dira

Aujourd'hui pour avoir dit NON je te remercie

Car désormais nous vivons dans un monde de joie

Où la Terre et les différentes espèces vivent en harmonie.

 

 

 Gwendoline, Juillet 2006

© begrignon, textes déposés. Le plagiat est interdit sous peine de poursuites judiciaire graves et onéreuses.

Par Gwendoline Grignon
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Jeudi 15 mars 2007
Partir en vacances

Une année à rêver à cet instant unique

A quoi sert donc au juste de partir en vacances ?

 

 

S'imaginer partir, voyager, arriver

Choisir ce que l'on va faire, s'arrêter, exister

Etre tranquille et sage ou bien s'encanailler

S'allonger à toute heure, gravir des cols à pieds

Traverser l'océan, rester à la maison

Mais fuir ce quotidien où tout n'est que raison.

 

 

Prendre le temps comme il vient, ne plus être un forçat

Quitter pour quelques jours la guerre aux résultats :

Réussir à tout prix pour devenir "quelqu'un"

Ecraser tous les autres, être le plus malin ;

La course du matin, l'aube encore bien loin,

Les bouchons sur la route, la crainte pour ses points

 

 

Certains s'en vont aux champs, d'autres fuient vers le large

Et ceux qui restent à quai, eux qui sont dans la marge

Pourtant bien fatigués, usés d'être inutiles

Juste le droit de rêver, de se voir sur le Nil

Ils ont ce qu'ils méritent, ils n'avaient qu'à mieux faire

Se louer pour quelques sous, ne pas faire de manière !

 

 

Certains croisent en chemin le Baron au Relais

Fourbu de tant donner pour que ses ouvriers

Puissent partir en congés et reprendre des forces

En bénissant son nom ou visitant la Corse,

Pour pouvoir, à nouveau, remplir son escarcelle

A lui qui, comme un père, les couve sous son aile.

 

La carrière oubliée, se mettre à réfléchir

Ne serait-ce qu'un leurre, un piège pour obéir ?

 

 

Vivre pour travailler, payé pour consommer

Gagner plus pour quoi faire ? Gaspiller, acheter

La clim, le portable et le home cinéma

Naître, vivre et mourir, ne plus servir qu'à ça

Prendre à ceux qui n'ont rien pour avoir toujours plus

C'est leur vie que l'on prend, c'est leur sang que l'on suce

 

 

Pour qui veut conserver son emploi, son statut

Il lui faut revenir, avant la fatale mue !

 

 

Alors c'est le retour, moment des retrouvailles

Revenir dans le rang, retourner au travail

Lutter pour sa survie, plonger dans la bataille

A nouveau performant, efficace et dévoué

Surtout ne plus penser, oublier ces congés,

Trêve bien dangereuse qu'il faudrait supprimer...

 

 

 

A vous tous qui rêvez de ce moment précieux

Vivez au quotidien, il n'en sera que mieux !

Pensez que chaque jour, du soir jusqu'au matin

Que toute votre vie, à vous seul appartient



© bernardgrignon, textes déposés. Le plagiat est interdit sous peine de poursuites judiciaire graves et onéreuses.

Par Bernard Grignon
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Samedi 24 mars 2007

La ballade du chômeur

Tout à l'heure dans le train et maintenant à quai

Le couperet est tombé, il n'y a plus de mais

Payé pour s'en aller et dire encore merci

Avant des illusions, maintenant c'est fini

 

    Attendre que le temps passe

    Et regarder passer le train

 

Hier encore actif, aujourd'hui humilié

Ne pas mériter ça, essayer d'expliquer

Quels ont été mes torts, se dire : Si j'avais su !

Si c'était à refaire, j'aurais pu, j'aurais dû ...

 

    Attendre que le temps passe

Et regarder passer le train

 

Etre jaloux de tout, envier jusqu'à son chien

Ressentir la colère, à en venir aux mains

Tel l'animal blessé, être rempli de rage

Vouloir être violent, regretter d'être sage

 

    Attendre que le temps passe

Et regarder passer le train

 

Jour après jour mentir, faire semblant d'exister

Demain sera meilleur, je vais y arriver

Sûr d'être bon à rien, savoir qu'il n'en est rien

Se sentir dépérir et dire que tout va bien

 

   Attendre que le temps passe
    Et regarder passer le train

 

Se lever plein d'entrain, vouloir recommencer

Son orgueil dans sa poche, rédiger son CV

Se terrer solitaire, comme un loup dans son antre

Patienter, espérer et puis ... ce mal au ventre !

 

    Attendre que le temps passe

    Et regarder passer le train

 

Ecouter leurs discours : "Chacun mérite son sort"

Subir les bons conseils et les vouloir tous morts

"Vous devez vous former" ! "Tu devrais te jeter" !

Entendre à la radio : "Il vous faut accepter !"

 

    Attendre que le temps passe

    Et regarder passer le train

 

Ne jamais en finir d'avoir, hier, été

Se lever épuisé ; à quoi bon se lever ?

Manger puis se coucher, vivre par habitude

Seulement pour compagne, l'immense solitude

 

    Attendre que le temps passe

    Et regarder passer le train

 

Se lever à nouveau,  mais vers où repartir ?

Souffrir de tout un peu, voir ses cheveux blanchir

Cinquante ans, bien trop vieux, mais se savoir capable

Vouloir redémarrer, mais décrété coupable

 

    Attendre que le temps passe

    Et regarder passer le train

 

 


Attendre, encore attendre, sans plus savoir bien quoi

 

 

Simplement exister ?

 

Un peu de dignité ?

 

Ne plus être un fardeau ?

 

Une part du gâteau ?

 

 

Des maisons à foison ? Je n'en demande pas tant !

 

Profiter de la vie ? Interdit aux " perdants"

 

Vouloir être en vacances ? Il faut les mériter

 

Le droit de travailler ? C'est trop leur demander

 

 

    Et si l'on partageait ?

 

 

    Mais le train est passé !

 

 

 

Pourquoi est-ce que beaucoup n'ont plus accès au train ?

 

Peut-être parce que d'autres n'ont plus rien d'Etre Humain...


© bernardgrignon, textes déposés. Le plagiat est interdit sous peine de poursuites judiciaire graves et onéreuses.

Par Bernard Grignon
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Jeudi 12 avril 2007
UN SOURIRE


Un sourire, c'est le remède miracle, traitant toute maladie
C'est aussi, tout à la fois


Le calumet de  paix, porteur de tant d'espoirs
Une lettre d'embauche, au seuil du désespoir
Deux ennemis d'hier, qui se lient d'amitié
Un grand verre d'eau fraîche, le désert traversé
Une fleur éclatante, la clef du paradis
Un sexe qui s'entrouvre, prêt à donner la vie
Une terre de partage, sans or ni frontières
Un soldat qui dit non, jetant son arme à terre
Le don et le bonheur, c'est l'amour et le bien
Comme la déité, sur un visage humain
Oublier tous les mots, laisser parler le cœur
Une journée sans montre, dans un monde sans heure
Le vol d'un oiseau, traversant l'Océan
Le coquelicot si rouge, gracile et insolent
Une brindille enflammée, bientôt plus chaud des feux
Le parfum d'une fleur, subtil et chaleureux
Le calme et la tempête, enfin réconciliés
La rosée du matin, prémices d'un jour d'été
Une graine semée, bientôt deviendra fleur
La fête de l'instant, sans espoir de meilleur
Un bol de lait fumant, avant la rude journée
L'annonce du succès, après l'épreuve ratée
De la neige à la fois, si pure et si fragile
L'arrivée d'un enfant, fruit d'un couple stérile
Le réconfort d'un toit, au voyageur perdu
Un verre de thé brûlant, offert à l'inconnu
Un monde sans marché, sans bourse ni argent
Les indiens enfin libres ; les femmes du Bhoutan
Une main d'enfant tendue, les armes déposées
Le corps d'une déesse, la grâce et la beauté
L'aria de Mozart, chanté par du cristal
La joie et la bonté, enfin vainqueurs  du mal
Sur une terre aride, la pluie tant attendue
Un groupe d'enfants qui jouent, sans gagnants ni vaincus
Echappant au chasseur, une biche apeurée
Un matin de printemps, de lilas parfumé
La paix universelle, l'emportant sur la guerre
Tout au bout du tunnel, c'est la vie, la lumière
Une table dressée, la fête à la maison
Dans l'œil du bourreau, une larme de compassion
Un couple d'amoureux, lui si tendre, elle si belle


Sourire, ce n'est rien, c'est tout juste essentiel !


© bernardgrignon, textes déposés. Le plagiat est interdit sous peine de poursuites judiciaire graves et onéreuses.

Par Bernard Grignon
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Jeudi 10 mai 2007
Le mariage


Se marier, c'est dire oui, je t'aimerai toujours,  le mariage c'est aussi

 

 

Parcourir un chemin, inventer un chez-nous   

Qui réchauffe et protège, comme un manteau bien doux

Combattre sans nulle arme, un sourire suffira

Une flamme qui s'anime, symbole de la joie

Une fête où l'on rit, où l'on chante, où l'on danse

Entre doute et certain, toujours une balance

L'envol d'un oiseau, mais vers quel horizon ?

Sans jamais de réponses, une série de questions

La force d'être deux, tout en restant unique

Des moments difficiles ? Surtout pas de panique !

Piano à accorder, mélodie à venir

Une fleur qui éclôt, un être en devenir

C'est le temps qui défile et qui ne compte plus

C'est un gué traversé, vers des terres inconnues

Pendant toute la vie, oublier d'être sage

Le bonheur d'être ensemble, même si viennent des nuages

L'ouverture vers les autres et puis au monde entier

Donner sans plus compter, surtout pas les baisers

Regarder l'un vers l'autre, et puis glisser sur l'onde

Vivre sans plus se dire "je suis tout seul au monde"

A l'homme et à la femme, à l'amour un hommage

C'est un peu tout cela et bien plus, le mariage

C'est un mot, mais surtout un zeste de folie

L'accord et l'harmonie, mais pour toute la vie ?

Se marier c'est si simple qu'il ne faut oublier

Que chacun reste libre de toujours s'engager.

 

Alors, le mariage, c'est la facilité ?

Essayez, vous verrez !

© bernardgrignon, textes déposés. Le plagiat est interdit sous peine de poursuites judiciaire graves et onéreuses.
Par Bernard Grignon
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Jeudi 25 octobre 2007

TUER LE CAPITALISME

 


Parmi ceux qui sont en prison

Se trouvent nos trois camarades

Berceli, Planquette et Simon

Qui vont passer des jours maussades

 

Vous êtes tous trois enfermés

Mais patience prenez courage

Vous serez bientôt libérés

Par tous vos frères d'esclavage

 

Les traîtres de notre pays

Ces agents du capitalisme

Nous les chasserons hors d'ici

Pour instaurer le socialisme

 

Mais, main dans la main, Révolution

Pour que vainque le communisme

Pour vous sortir de la prison

Pour tuer le capitalisme

Par Guy Moquet
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Mardi 29 janvier 2008

POÈME DU BONHEUR


On se persuade souvent soi-même que la vie sera meilleure après s'être marié, après avoir eu un enfant, et ensuite, après en avoir eu un autre...

Plus tard, on se sent frustré, parce que nos enfants ne sont pas encore assez grands et on pense que l'on sera mieux quand ils le seront.

On est alors convaincu que l'on sera plus heureux quand ils auront passé cette étape.

On se dit que notre vie sera complète quand les choses iront mieux pour notre conjoint, quand on possèdera une plus belle voiture ou une plus grande maison, quand on pourra aller en vacances, quand on sera à la retraite...

La vérité est qu'il n'y a pas de meilleur moment pour être heureux que le moment présent.

Si ce n'est pas maintenant, quand serait-ce ?

La vie sera toujours pleine de défis à atteindre et de projets à terminer.

Il est préférable de l'admettre et de décider d'être heureux maintenant qu'il est encore temps.

Pendant longtemps, j'ai pensé que ma vie allait enfin commencer, "La Vraie Vie ! "Mais il y avait toujours un obstacle sur le chemin, un problème qu'il fallait résoudre en premier, un thème non terminé, un temps à passer, une dette à payer.

Et alors la vie allait commencer ! ! ! ! Jusqu'à ce que je me rende compte que ces obstacles étaient justement ma vie.

Cette perspective m'a aidé à comprendre qu'il n'y a pas un chemin qui mène au bonheur. Le bonheur est le chemin.

Ainsi passe chaque moment que nous avons et plus encore :

quand on partage ce moment avec quelqu'un de spécial, suffisamment spécial pour partager notre temps et, que l'on se rappelle que le temps n'attend pas. Alors, il faut arrêter d'attendre de terminer ses études, d'augmenter son salaire, de se marier, d'avoir des enfants, que ses enfants partent de la maison ou, simplement, le vendredi soir, le dimanche matin, le printemps, l'été, l'automne ou l'hiver, pour décider qu'il n'y a pas de meilleur moment que maintenant pour être heureux.

 

LE BONHEUR EST UNE TRAJECTOIRE ET NON PAS UNE DESTINATION !

Il n'en faut pas beaucoup pour être heureux.

Il suffit juste d'apprécier chaque petit moment et de le sacrer comme l'un des meilleurs moments de sa vie.


Auteur inconnu

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Lundi 3 mars 2008

Message de Babaji

Aime et sers toute l'humanité.

Assiste chacun.

Vis dans la joie. Sois courtois.

Sois un moteur de bonheur irrépressible.

Vois Dieu et le bien en chaque visage.

Il n'y a aucun saint sans passé.

Il n'y a aucun pêcheur sans futur.

Prie pour chaque âme.

Si tu ne peux prier pour l'une d'elle  ...

Laisse-la passer son chemin.

Sois original, soit inventif

Ose, ose et ose plus encore.

N'imite pas. Demeure sur la terre qui t'est propre.

Ne t'appuie pas sur les emprunts aux autres.

Pense par toi-même.

Sois toi-même.

Toute la perfection et toutes les vertus

de la déité sont cachées au fond de toi.

Révèle-les.

Le sauveur, lui aussi

est déjà à l'intérieur de toi.

Révèle-le.

Laisse sa grâce t'émanciper.

Laisse ta vie être celle d'une rose,

qui, dans le silence,

parle le langage

du parfum ...

 

 

 

Haidahkan, le 13 février 1984

Par Babaji
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Lundi 19 mai 2008

Poème attribué à Martin Niemöller

 

Lorsque les nazis sont venus chercher les communistes

Je me suis tu, je n'étais pas communiste.

Lorsqu'ils sont venus chercher les syndicalistes

Je me suis tu, je n'étais pas syndicaliste.

Lorsqu'ils sont venus chercher les sociaux-démocrates

Je me suis tu, je n'étais pas social-démocrate.

Lorsqu'ils sont venus chercher les juifs

Je me suis tu, je n'étais pas juif.

Puis ils sont venus me chercher

Et il ne restait plus personne pour protester.


 




Et si nous évitions d'avoir à nous dire plus tard, bientôt, trop tard, quelque chose comme


 

Lorsqu'ils ont fermé les hôpitaux,

Lorsqu'ils ont instauré la franchise médicale

Je me suis tu, je n'étais pas malade.

Lorsqu'ils sont venus chercher les faucheurs d'OGM

Je me suis tu, je n'étais pas militant.

Lorsqu'ils ont imposé l'analyse d'ADN

Je me suis tu, je n'étais pas délinquant.

Lorsqu'ils sont venus chercher les étrangers sans papiers

Je me suis tu, j'étais un bon français.

Lorsqu'ils ont supprimé les postes d'enseignants

Je me suis tu, je n'avais plus l'âge d'aller à l'école.

Lorsqu'ils ont promulgué la loi de détention de sûreté,

Lorsqu'ils ont introduit des puces dans tous les objets, puis sur les personnes,

Lorsqu'ils ont mis des caméras dans les rues

Je me suis tu, je me sentais plus en sécurité.

Lorsqu'ils s'en sont pris aux journalistes

Je me suis tu, je ne lisais pas les journaux.

Enfin, lorsqu'ils ont eu fini de "moderniser" la France,

devenue un vaste champs de ruine où il n'y avait plus qu'à tout reconstruire,

Nous n'avions plus que nos  yeux pour pleurer

Et nous nous sommes mis à regretter de n'avoir rien fait … avant … quand il en était encore temps.

Par Martin Niemöller - Bernard Grignon
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