S'INFORMER et AGIR

Jeudi 27 septembre 2007

Le végétarisme pour sauver la planète ?

La population mondiale continue sa croissance exponentielle : 6,3 milliards aujourd’hui, 8,2 milliards prévus pour 2020. Selon l’Organisation Météorologique Mondiale, les terres sont épuisées par des monocultures productivistes, et la désertification progresse. Ajoutons à cela le changement climatique, la menace d’extinction des abeilles 1 (et leur rôle crucial pour la pollinisation de 80% des espèces végétales), la pression sur les terres pour obtenir des agro-carburants, et l’équation semble impossible à résoudre : plus
de monde, moins de terres, moins de récoltes.


Comment nourrir la planète ?

Le végétarisme pourrait bien apporter une partie de la solution. Sur notre planète, plus des 2/3 des terres agricoles sont consacrées directement à l’élevage ou utilisées pour la production de céréales destinées à l’alimentation du bétail 2. L’élevage est le principal secteur d’émissions de gaz à effet de serre 3.
Il est également un très grand consommateur d’eau potable (produire un steak demande 16 fois plus d’eau que la même quantité de céréales) 4. La très forte consommation carnée de nos pays repose sur la production de céréales par les pays du Sud, utilisée par nos éleveurs. Elle détourne ces pays d’une
agriculture vivrière nécessaire à leur indépendance alimentaire.
Passer à une alimentation végétarienne, c’est donc libérer des terres, alléger sa facture climatique et sa consommation d’eau indirecte. C’est manifester sa solidarité aux habitants des pays du Sud.
C’est aussi adopter un régime excellent pour la santé, qui diminue les risques de maladies cardiovasculaires, de surpoids, de diabète, et de certains cancers 5.
En France, un certain nombre de collectivités ont déjà compris l’intérêt du végétarisme pour la santé, comme l’Institut Pasteur de Lille, ou pour l’environnement, comme le Réseau Sortir du Nucléaire 6. Dans les pays
nordiques et anglo-saxons, le végétarisme existe déjà comme une véritable alternative dans un grand nombre de restaurants et cantines scolaires.

L’Association Végétarienne de France a déjà recueilli près de 20 000 signatures à sa pétition pour la présence de menus végétariens en collectivité (www.vegetarisme.fr/petition). Elle a sollicité en mai 2007
le Président de la République à ce sujet, puis les Ministres de la santé et de l’écologie en juin, sans obtenir pour l’instant de réponse.
A l’approche du Grenelle de l’Environnement, nous avons alerté par courrier plusieurs ONG et personnalités participantes : « Il ne peut pas y avoir de solutions à long terme sans un changement de pensée vis-àvis
de la place qu’occupent la viande et ses dérivés dans notre alimentation. »


    · Nous appelons à une véritable prise en considération du végétarisme     comme une pratique alimentaire équilibrée, bénéfique pour l’environnement et la santé.

    · Nous revendiquons que le végétarisme soit pris en compte comme une solution aux problèmes du manque de terres, et une manière de lutter contre le changement climatique.

    · Nous appelons à une information publique qui permette de reconsidérer les principes diététiques hérités d’autrefois, selon lesquels la viande et le poisson seraient les éléments indispensables d’un repas, encore bien ancrés dans les
programmes scolaires, et à la proposition systématique de repas végétariens dans les lieux de restauration, pour faire découvrir les bienfaits de cette alimentation.

1 Le Monde, 29 août 2007, « Les abeilles malades de l’homme »
2 FAO, Livestock & the environment: Finding a balance, www.fao.org/docrep/x5303e/x5303e03.htm
3 FAO, Livestock’s long shadow, novembre 2006, www.fao.org/docrep/010/a0701e/a0701e00.htm
4 International Expert Meeting on Virtual Water Trade (p.192), 2003,
www.waterfootprint.org/Reports/Report12.pdf
5 Journal of the American Dietetic Association, 2003; 103:748-765 (256 références médicales):
www.eatright.org/cps/rde/xchg/ada/hs.xsl/advocacy_933_ENU_HTML.htm.
6 www.sortirdunucleaire.org

Contacts :
Groupe Ecologie de l’Association Végétarienne de France.
André Méry : 06 77 43 64 26
Elodie Vieille Blanchard : 06 32 43 86 40
www.vegetarisme.fr
contact@vegetarisme.fr

president@vegetarisme.fr
Par Association Végétarienne de France
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Mardi 1 avril 2008
 

Les manifestations et autres pétitions, c'est une chose, mais que diriez-vous d'agir immédiatement et d'exprimer votre rejet absolu de toute utilisation d'énergie d'origine nucléaire en vous débarrassant d'EDF ?

Pour une fois que nous pouvons utiliser le système d'une manière conforme à nos idées, posons un acte fort  qui montrera que nous ne sommes pas des contestataires de salon et que nous savons nous montrer cohérents dans nos actes quotidiens.

Bien sûr, il vous en coûtera quelques euros de plus, mais d'une part il me semble que cela n'est pas grand-chose par rapport à l'enjeu, tout au moins pour l'immense majorité d'entre nous, et, d'autre part, ce sera peut-être l'occasion de supprimer quelques achats inutiles, voire nuisibles … (je vous laisse deviner de quoi il peut bien s'agir, cherchez bien il y a le choix !)

Bien entendu, il est également essentiel de faire savoir cette démarche autour de vous, tant auprès d'EDF que de vos différents contacts, des élus et des médias.

Alors, à vous d'agir !

 

Le 1er juillet dernier 2007 a marqué l'ouverture du marché de l'électricité aux particuliers et par là même la multiplication des offres qui leur sont proposées.

Dans un contexte de prise de conscience généralisée face aux enjeux écologiques, les consommateurs sont de plus en plus nombreux à se montrer sensibles à cet argument.

Cela n'est pas passé inaperçu aux yeux des fournisseurs d'électricité, qui ont peu à peu développé des offres « vertes ». Deux outils ont été créés pour aider le consommateur à faire le tri parmi celles-ci, tous deux plébiscitent Enercoop :


  • Enercoop est le premier et pour l'instant le seul fournisseur en cours d'obtention du label « EVE » (Electricité VErte). Ce label, porté par le WWF et le CLER, récompense les démarches écologiques en matière d'électricité. Plus d'informations sur le label à l'adresse: www.electricite-verte.info

Enercoop est en effet le seul fournisseur à s'approvisionner exlusivement et directement auprès de producteurs d'électricité d'origine renouvelable, ce qui facilite sa traçabilité, et à reverser ses bénéfices au profit des énergies renouvelables et de la maîtrise de la consommation.

La démarche éthique et écologique d'Enercoop a aujourd'hui déjà séduit 1 000 consommateurs militants !

 

ENERCOOP est une Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC) née en 2005, quand des acteurs de l'économie sociale et solidaire et des énergies renouvelables se sont regroupés pour réinventer un modèle énergétique éthique et responsable. Ce modèle a pris la forme d'un acteur, qui au-delà de commercialiser de l'électricité, répond aux ambitions suivantes: promouvoir les énergies renouvelables, défendre la maîtrise de la consommation d'énergie, décentraliser la production, offrir à chaque citoyen la possibilité de s'approprier l'accès à l'énergie.

Dans une démarche intégrée du producteur au consommateur, son objet est la vente et l’achat d’électricité produite à partir de sources d’énergie renouvelables ainsi que la fourniture de services énergétiques.

La structure d'ENERCOOP permet de rassembler des sociétaires intervenant aux deux bouts de la chaîne : producteurs, consommateurs, associations et entreprises, souhaitant agir ensemble en faveur des énergies renouvelables et de la maîtrise de l’énergie.

Répondant aux principes d’économie sociale et solidaire, ENERCOOP est la seule société à proposer une offre 100% renouvelable et à assurer une transparence totale sur l’utilisation des bénéfices (Enercoop est une société à caractère non lucratif).


Pour plus de renseignements : www.enercoop.fr


Contact

Stéphanie Lacomblez - 01 70 38 15 91 - stephanie.lacomblez@enercoop.fr

 

Par Bernard Grignon
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Jeudi 10 avril 2008

L’appartement d’un faucheur bientôt saisi !


 


 

Merci d’avance  de votre aide (voir en bas de ce texte)

 

 

Le 2 avril un huissier est passé au domicile de Gilles Lemaire pour remettre un "commandement de payer valant saisie immobilière" daté du 1er avril (mais oui les huissiers ont le sens de l'humour !) et ce en plein débat de la loi OGM à l'Assemblée Nationale. Le commandement à payer est dans les huit jours, sinon le juge d'exécution du Tribunal de Grande Instance de Paris se réunira d'ici quelques mois en juin-juillet ou juste après les vacances judiciaires en septembre et fixera la date de la vente aux enchères (le mois suivant) de l'appartement.

 

historique des évènements

 

Le fauchage

Le 14  août 2004, 500 personnes répondent à l'appel public du collectif des faucheurs volontaires à arracher  deux parcelles d'essais de maïs de la Société Biogemma à Marsat dans le Puys de Dôme. Biogemma est une filiale de la coopérative Limagrain. L'un des essais concernait les mécanismes d'assimilation de l'azote et de remplissage du grain, l'autre l'amélioration des performances photosynthétiques de la plante en conditions de stress hydrique.

 Biogemma avait mobilisé des « agriculteurs et chercheurs volontaires » pour protéger les essais. Il s'en est suivi une confrontation assez vigoureuse,  mais les essais ont été neutralisés. Plusieurs arrestations ont eu lieu ; la mobilisation immédiate devant les gendarmeries concernées avaient entrainé la remise en liberté des personnes interpellées. Six personnes sont poursuivies dont une pour violence sur agent de la force publique.

 

Les procès

Le 14 décembre 2004, le tribunal correctionnel de Riom joignait les deux affaires (violences et destructions) et acceptait 167 comparants volontaires. Le procureur faisait immédiatement appel et le 31 mars 2005, la décision du 14 décembre était rejetée par la cour d'appel qui décidait de se saisir de l'affaire au fonds (ce qui entraînait la perte d'un degré de juridiction, plus de possibilité d'appel) et donc de juger directement les six prévenus.

 Les 14 et 15 septembre 2005 , le Président de la Cour d'appel permet un véritable débat de fond. Les réquisitions du Procureur sont de 4 mois ferme, ou le choix du bracelet électronique,  pour violences contre le gendarme pour Ch. Roqueirol. Le Procureur demande à l'encontre de JB Libouban, G Lemaire et F Roux, considérés comme les meneurs, une peine non quantifiée avec sursis, l'interdiction d'aller sur des parcelles OGM et l'interdiction de rencontrer les autres co-auteurs, pour L Cayla et A Depaul. Les peines étaient augmentées de Travaux d'Intérêt Général pour les trois premiers, que les prévenus ont refusés avant les plaidoiries de la défense. Les avocats ont plaidé la relaxe pour non violence et état de nécessité face au péril OGM.

 

 Le verdict

 Les cinq faucheurs poursuivis pour dégradation de bien d'autrui en réunion sont condamnés à quatre mois d'emprisonnement avec sursis et solidairement à payer 196 805 € de préjudice matériel, 1000 € au titre du préjudice moral et 1000 € de frais de justice à Biogemma.

Le Groupe Limagrain Holding, les Sociétés Euralis Semences et RAGT Génétique sont déboutés de leur demande de constitution de partie civile (leur demande était de 6 350 000 €).

Le sixième faucheur poursuivi pour violence sur une personne dépositaire de l'autorité publique est condamné à deux mois d'emprisonnement avec sursis et 1000 € d'indemnisation. Les condamnés se pourvoient  en cassation La Cour de cassation rejette notre recours.

 

Les procédures de recouvrement

En février 2006, Biogemma tente une saisie mobilière au domicile de Gilles Lemaire des biens et meubles. Plus de 200 personnes se mobilisent en bas de l'immeuble, l'huissier considère qu'il n'y a rien de valeur et fait par conséquent un constat de carence et reaprt un badge "non aux OGM" à la boutonnière.

En septembre 2006 un "commandement de payer valant saisie immobilière" concernant l'appartement est envoyé. En février 2007 le juge de l'exécution du tribunal de grande instance de Paris déboute Biogemma de sa demande de saisie immobilière pour vice de forme: Biogemma avait entamé la procédure au nom d'un directeur non inscrit au Kbis, registre des entreprises, et n'ayant pas de délégation en bonne et due forme.

A la mi-septembre 2007, l'avocat reçoit une menace de reprise de la procédure si Gilles Lemaire ne paye pas d'ici fin septembre 2007 220 000 euros. L'avocat propose une transaction, règlement de 120 000 euros qu'ils refusent puis plus rien jusqu'à ce jour;

 

L'interprétation

Biogemma est un laboratoire de recherche filiale de Limagrain. Limagrain est une des grandes firmes internationales de l'agro-alimentaire, notamment dans la commercialisation des semences. Limagrain est à l'origine une coopérative auvergnate. Limagrain est aujourd'hui liée à Monsanto dont elle diffuse des semences brevetées, Limagrain est une de ces firmes capitalistes internationalisées qui mettent la main sur l'agriculture, le vivant et qui détruisent tout agriculture paysanne. Il est inutile de rappeler ici les raisons multiples de notre opposition à la culture de plantes transgéniques.

Si Limagrain, qui joue un rôle de lobbiing pro OGM très important en France, poursuit avec acharnement les faucheurs volontaires, c'est que des intérêts financiers essentiels sont en jeu. Si ils nous ont laissé tranquilles de septembre 2007 à aujourd'hui, si de même les procédures judiciaires avaient été gelées c'est que le Grenelle de l'Environnement se tenait et qu'il ne fallait pas mettre en cause son bon déroulement.

Si aujourd'hui les procès redémarrent, si Biogemma relance la procédure de saisie immobilière, c'est qu'ils ont décidé de repartir à l'offensive au Parlement mais aussi en tentant d'étouffer le mouvement des faucheurs volontaires, lanceurs d'alerte sur la question des OGM.

 

Alors que faire ?

Tout d'abord continuer à informer, faire pression sur les parlementaires (le débat va se poursuivre encore durant les mois d'avril et mai) se mobiliser autour des procès et être prêt à continuer les actions anti OGM en France et en Europe.

Egalement la solidarité financière avec les faucheurs condamnés pour payer les dommages et intérêts et les frais de justice est gérée par l'association Sans Gêne. Vous pouvez tous y contribuer

 

Envoyez vos dons

Envoyez votre participation en vous rendant sur le site de Sans Gêne http://www.sans-gene.org/, ou en indiquant les informations ci dessous sur papier libre ou en faisant un virement depuis votre compte:

Je soutiens les faucheurs et les faucheuses volontaires condamnés et je donne à l'association Sans Gène la somme de ......EU

Nom : ........
Adresse : ..........

Mode de versement: Chèque Espèce Virement

RIB: 42559 00021 41020002203 80
IBAN: FR76 4255 9000 2141 0200 0220 380
BIC: CCOPFRPPXXX

Je souhaite recevoir un reçu fiscal. Les dons réalisés au profit de Sans Gène sont déductibles à 66% de votre revenu imposable (dans la mesure où ils en représentent moins de 20%)

Je souhaite participer à l'action de Sans Gène et désire recevoir ....... exemplaires de la carte postale dappel au don (5EU pour 10, port inclus).

Sans Gène - CASC 10bis rue du colonel DRIANT 31400 TOULOUSE

 

Par Faucheurs volontaires
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Jeudi 15 mai 2008

Birmanie : la déforestation en amont et la culture de la crevette détruisent les mangroves



Le WRM a dénoncé la disparition généralisée des forêts de la Birmanie, provoquée par les processus de déforestation -parmi lesquels l'exploitation commerciale du bois joue un rôle primordial- qui ont pour conséquence des impacts considérables sur l'environnement et sur les moyens de vie de la population locale.

Un de ces impacts est la sédimentation des rivières. La déforestation en montagne dans toute la région centrale de la Birmanie déclenche des modifications environnementales diverses, telles que des éboulements de terres et l'érosion du sol. Une fois privé des nombreuses fonctions de protection, de cohésion et d'intégration que la forêt lui offre, le sol est prédisposé à subir des glissements et à générer des dépôts dans les lits des rivières. Ceci provoque des processus de sédimentation et des répercussions conséquentes en aval, dont l'impact subi par les mangroves.

Le taux de sédimentation du fleuve Irrawaddy (voir Bulletin Nº 54 du WRM) est le cinquième du monde, après le Yangtsé, le Gange, l'Amazone et le Mississipi. La vase qui se dépose dans l'Irrawaddy a des conséquences sur la mangrove du delta de ce fleuve, l'une des mangroves côtières de la Birmanie, qui figurent parmi les systèmes de mangroves les plus dégradés ou détruits de l'Indo-Pacifique. D'après des estimations préalables, si le taux de sédimentation enregistré entre 1977 et 1986 est maintenu, toutes les forêts de mangroves auront disparu dans cinquante ans.

D'autre part, de plus en plus de mangroves sont converties en exploitations industrielles de poisson et de crevettes destinés surtout à l'exportation. En 1990, le Conseil de l'Etat pour la Paix et le Développement (State Peace and Development Council - SPDC) en exercice à l'époque a déclaré la Birmanie "ouverte à la libre entreprise". Pour le Service Commercial des Etats-Unis, la Birmanie offre "de bonnes possibilités" pour l'exploitation de la crevette. Shwe Ayeyar Co., Ltd. et Regal Integrated Marine Resources Ltd. ont signé le 2 mai 2001 un protocole d'accord pour un projet de production de crevettes dans l'ïle Kan Maw, dans la Division de Tanintharyi. A ce qu'on dit, il s'agirait du projet d'investissement étranger le plus grand dans le secteur de l'élevage. Le développement de la production industrielle de la crevette a pris de l'envergure en Birmanie depuis 1998, et se propage rapidement le long de la zone côtière. Les données officielles concernant l'année fiscale 1999/2000 faisaient état de 50 000 hectares environ d'étangs à poissons, ce qui représente un accroissement considérable par rapport à la décennie précédente.

A l'autre bout de la chaîne, les crevettes importées de Birmanie sont servies à des consommateurs bien nourris (à qui l'on propose également d'acheter des meubles de teck, tirés d'arbres abattus de manière non durable dans les forêts birmanes), qui ne sont pas conscients de contribuer à la destruction généralisée de la société et de l'environnement, des ressources du pays et des moyens de vie de ses habitants.

Bulletin du World Rainforest Movement nº 65 - décembre 2002 (article basé sur des informations obtenues dans: "Myanmar Coast Mangroves", WWF, http://www.worldwildlife.org/wildw)


 

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En Birmanie, la destruction de la mangrove a accentué les effets du cyclone


Plus de dix jours après le passage du cyclone Nargis, la situation humanitaire reste dramatique en Birmanie. Et selon certaines analyses scientifiques, le cyclone s'est montré d'autant plus dévastateur que la mangrove, cette forêt très particulière que l'on trouve en zone tropicale, a été en grande partie détruite ces dernières années sur la côte birmane.

La destruction de ces mangroves birmanes a enlevé une défense naturelle contre les cyclones.

Car les mangroves ont toujours été considérées comme des remparts biologiques pour les peuples des régions côtières... (France Inter, le mardi 13 mai 2008)



 

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La destruction des mangrov
es est directement responsable de la mort de plus de 15.000 personnes

Selon le Centre Régional Asiatique pour la Biodiversité, cette situation est due à la déforestation et l'agriculture intensive. (AFP à Singapour, le 6 mai 2008)


 

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RAPPELS


1) Les mangroves sont des forêts à feuilles persistantes et tolérantes au sel, qui se situent le long des littoraux, des lagunes, des fleuves ou des deltas dans 124 régions et pays tropicaux et subtropicaux, protégeant les zones côtières contre l'érosion, les cyclones et le vent.

Ce sont des écosystèmes importants fournissant du bois, de la nourriture, du fourrage, des plantes médicinales et du miel. Elles sont également des habitats pour nombre d'animaux comme les crocodiles, les serpents, les tigres, les cerfs, les loutres, les dauphins et des oiseaux.

Un large éventail de poissons, de mollusques et de crustacés dépend également de ces forêts côtières et les mangroves contribuent à la protection des récifs coralliens contre l'envasement résultant de l'érosion des terres.

L'Indonésie, l'Australie, le Brésil, le Nigéria et le Mexique comptent ensemble pour environ 50 % de la superficie mondiale des mangroves.

La superficie totale des mangroves est passée de 18,8 millions d'hectares en 1980 à 15,2 millions en 2005.

 

Rapport de la FAO (Organisation des nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture) du 31 janvier 2008

 

2) L’extraction des ressources naturelles, dont la Birmanie est immensément riche, est une source de revenus essentielle pour la junte au pouvoir, dans des conditions aussi intensives que très peu durables. Cela concerne en premier lieu et comme nous le verrons plus loin le bois issu des forêts primaires (dont le teck en grande partie du fait de sa grande valeur, mais aussi les hydrocarbures (gaz naturel et pétrole)), l’or et les pierres précieuses. La Birmanie est ainsi réputée mondialement pour ses pierres de jade, dont elle possède les plus grandes mines au monde (à Hpakant, dans l’Etat du Kachin). Certaines pierres qui en sont extraites peuvent atteindre des prix de l’ordre de plusieurs millions de dollars.



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ET MAINTENANT, QUE FAIRE DE CES INFORMATIONS ?



Prendre conscience de notre propre responsabilité individuelle sur ce type d'événement

Et agir en conséquence, par exemple :

 Interpeller notre gouvernement, ses représentants et les élus nationaux, ainsi que la Société Total sur leur complicité avec le régime birman

Baisser le plus possible notre consommation de tous produits dérivés du pétrole

Ne plus jamais acheter

Ø      de bois dit exotique (en l'état ou transformé), dont le teck, ni aucun produit en bois non garanti FSC (Forest Stewardship Council)

Ø      de pierres dites précieuses, dont la vente ne fait qu'enrichir les profiteurs du commerce international et exploiteurs des populations les plus démunies

Ø      de crevettes, en dehors de celles pêchées le long de nos côtes

 

 

Par WRM - AFP - FAO - B. Grignon
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Jeudi 3 juillet 2008


Appel de la revue S!lence à diffuser dans vos réseaux !



 

pour que Silence existe en 2009 : Opération 2009 soutiens !

 

 

Comme l’ensemble de la presse, Silence connaît actuellement des difficultés importantes qui compromettent son avenir. Les abonnements connaissent depuis deux ans une baisse importante. Les facteurs sont sans doute multiples : essor d’internet, presse gratuite, multiplication des titres de la presse alternative, manque de ressources des lecteurs…

Un redressement financier des plus rapides s’impose pour pouvoir continuer à publier votre revue.


    Des choix importants à tenir :


La revue a fait le choix de l’autonomie (pas de subventions, peu de publicité) et souhaite pouvoir continuer en ce sens. C’est la garantie de notre autonomie politique et de notre liberté de ton.

Par ailleurs, Silence n’est pas diffusé en kiosque, par manque de moyens et par souci écologique (gâchis de papier). Ce qui limite, de fait, le nombre de personnes qui découvrent la revue « par hasard ». Jusqu’ici cela n’avait pas posé de problèmes : de nombreus-e-s bénévoles se chargeant de faire découvrir autour d’elles et eux ce vivier d’alternatives. Plus de 200 personnes diffusent la revue et tiennent des stands chaque année.

La nouvelle maquette mise en place à l’automne 2007, a été pensée pour rendre son contenu plus aéré et sa lecture facilitée. L’amélioration du contenu rédactionnel est à l’ordre du jour (chroniques, entretiens…) ainsi que l’amélioration du site internet.


    26 ans de combats et d’alternatives :


Après 26 ans de parution, vous êtes nombreus-e-s à nous dire que Silence a une place à part dans la presse alternative, et compte beaucoup dans la prise de conscience et la mise en action vers un monde meilleur. Vous êtes des milliers à nous avoir adressé de ces informations qui ne passent pas dans les médias dominants.Si Silence disparaît, ce sont les alternatives qui nous tiennent tou-te-s à cœur qui risquent de passer un peu plus sous silence !


    Redresser la barre…


L’équipe de Silence engage des efforts internes importants pour sortir de cette situation : économies sur les salaires, reprise de l’expédition de la revue entièrement par des bénévoles, campagne de diffusion,… Mais ces efforts ne suffisent pas et c’est pourquoi l’engagement des lecteurs, lectrices et ami-e-s de la revue s’avère indispensable !

Nous vous invitons à nous retourner un chèque du montant de votre choix. Ce chèque peut correspondre à :

• des abonnements d'une ou de plusieurs personnes de votre entourage. A partir du 5e abonnement, nous prolongerons gratuitement votre propre abonnement d'un an.

• des dons : depuis octobre 2007, les déductions fiscales d'impôt sont acceptées pour les dons à la presse. Concrètement, pour un don de 100 €, nous vous enverrons en début d'année 2009 un reçu fiscal qui vous permettra de récupérer 66 € déductibles de votre impôt sur le revenu ! 100 € pour nous ne vous coûte donc que 34 € ! (et comme pour les crédits d'impôts, cela est aussi valable pour ceux qui ne sont pas imposables : le fisc vous rembourse). L’objectif de cette campagne de soutien est de récolter 2009 chèques pour un montant total de 80000€ dont 1000 nouveaux abonnements d’ici la fin de l’année 2008.


En vous remerciant par avance de votre soutien,

Pour la rédaction de Silence, Esteban, Guillaume Gamblin, Michel Bernard.



    Si vous avez du temps, vous pouvez également :


• Proposer à votre médiathèque, votre bibliothèque, votre centre de documentation, votre comité d'entreprise… de s’abonner à la revue en lui en présentant un exemplaire.

• Proposer Silence à de possibles lieux de dépôt : vendeur sur les marchés, magasins bio et/ou équitables, librairies indépendantes, restaurants végétariens, etc. Silence peut vous fournir des formulaires que vous pourrez remettre à ces possibles lieux de dépôt.

• Diffuser Silence lors de manifestations diverses : réunions, débats, soirées associatives ou militantes, projections, concerts, congrès, formations, manifestations…

• Tenir un stand pour Silence. Faire signe à la revue lorsque vous êtes prêts à tenir un stand pour une demi-journée, ou plus.

• Vous êtes musicien-ne ? Dédiez-nous un concert (présentation de la revue, diffusion de la revue, recette d'une soirée…). Vous êtes artiste ? Offrez-nous la vente d’une réalisation artistique, d’une planche de BD, etc.

• Vous êtes viticulteur, brasseur ? Nous aimerions lancer une cuvée Silence, avec étiquettes illustrées.

• Vous avez d'autres idées…

 

Pour toute précision, vous pouvez contacter la revue par téléphone au 04 78 39 55 33

 

A très bientôt !

Par S!lence
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Lundi 15 septembre 2008


 La mode est aux bijoux « naturels ». Partout pullulent, pendentifs en bois, bracelets en nacre, perle en corail, ... Les commerçants et pas seulement les bijoutiers, vous encensent de « matières nobles, pour un bijou d'exception », mais à quel prix ?

Question bijou d’exception, tous ne mentent pas, mais attention au mauvais jeu de maux ! Un bijou « naturel », cela signifie, à mon avis, qu’il est beau, original mais qu’il a aussi un impact limité sur l’environnement. Ce n’est certainement pas un bijou qui a servit d’alibi : pour abattre des espèces protégées animales et/ou végétales, pour surexploiter les fonds marins, pour détruire tout un écosystème, ... Un peu d’éthique est le moins que l’on puisse faire pour un bijou « naturel et d’exception ».

 

Voici quelques exemples de matières pour lesquelles il est nécessaire d’être vigilants :

 

Les Bois précieux et semi-précieux

Dix années ont suffi pour amputer la forêt tropicale d’une surface équivalant à trois fois celle de notre pays. A l’origine de ce massacre, le commerce des bois précieux, destinés aux marchés internationaux, ..., dont la France. 80% des forêts originelles de la planète ont déjà disparu et la forêt tropicale ne couvre plus que 2% de la surface du globe.

La planète compte plus de 60 000 espèces d’arbres, mais 8 000 sont d’ores et déjà menacées de disparition. À l’état sauvage, très peu sont réellement protégées : sur les 28 000 espèces végétales dont le commerce est réglementé par la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction), seule une trentaine concernent des arbres.

Par exemple, au Cameroun et dans le bassin du Congo, le WWF évalue à 50 % le bois illégal exporté. En Indonésie, selon Les Amis de la Terre, le problème est chronique et concernerait 90 % de la production. Pour lutter contre ce fléau écologique et social, c’est à la fois aux gouvernements locaux d’agir, à l’Union européenne, aux importateurs mais aussi aux consommateurs d’être vigilants… Et de préférer des bois non précieux ou mieux, issus de leur propre continent !

A nous aussi de préférer les labels qui entendent garantir une gestion durable des forêts, comme les labels PEFC ou FSC (Forest stewardship Council). Les bois sont certes 25 à 30% plus cher à l’achat, mais c’est le prix à payer pour le respect de la planète.

La nacre

La nacre est le revêtement intérieur de certains coquillages (ormeau, huître, moule, patelle, ...), aux reflets irisés, utilisée depuis l'Antiquité. Au Moyen-âge, elle était appelée "coquille de perle" et servait à fabriquer de luxueux objets. Aujourd’hui c'est un produit recherché pour la décoration, la confection de bijoux ou de boutons, au point que certains coquillages tels que les ormeaux ont localement disparu. Cependant à ce jour, quelques espèces sont élevées pour leur nacre, à l’acheteur potentiel de demander la provenance de ses futurs bijoux.

Le corail

Les chiffres sont sans appel. Aujourd’hui, 10 % des récifs coralliens de la planète sont morts et 60 % sont voués à disparaître dans les années à venir, si l’homme ne gère pas mieux ses activités polluantes et ses prélèvements. Rien que pour le corail rouge, le plus prisé en bijouterie, on estime que la quantité annuelle pêchée en Méditerranée est de 70 tonnes (FAO). Sa haute valeur économique, ou tout simplement son attrait sur les plongeurs amateurs a provoqué la surexploitation des zones de faibles profondeurs.

Aujourd’hui, la majorité de la pêche à but lucratif est effectuée en scaphandre autonome, un plongeur pouvant collecter ainsi jusqu'à 200 à 300 kg annuellement en 200 plongées environ, mais cette méthode apparaît beaucoup plus sélective. Le corailleur ne voulant pas détruire le banc de corail qu'il exploite, ne ramassera que les grosses branches (supérieures à 7 mm de diamètre) dont la valeur marchande est plus importante.

Malheureusement, de nouvelles techniques de bijouterie permettent, à partir de fragments de squelette réduit en poudre, de reconstituer, grâce à des résines synthétiques, un morceau de corail. Ces méthodes risquent rapidement de provoquer le ramassage des colonies de petites tailles, jusqu'ici non commercialisables.

Pensez à exiger un certificat d'authenticité afin que vos coraux montés en bijou soient récoltés à la main (pêche sélective) et soient non reconstitués.

L’ivoire

L’ivoire revient également et malheureusement à la « mode » ! Mais du fait du déclin des populations d'animaux producteurs, l'import et la vente d'ivoire est interdite ou sévèrement réglementée dans de nombreux pays. Il existe un moratoire sur le commerce de l'ivoire depuis 1990. En aparté, il faut savoir qu’actuellement l'ivoire fossile de mammouth, abondant en Sibérie, est vendu et sert de remplacement à l'ivoire d'espèces actuellement vivantes ! Mais il existe également des produits de substitution avec l’ivoire végétal, ou Tagua ou Corozo, qui gagne en popularité bien que les dimensions des graines utilisées limitent leurs usages.

L’ivoire peut donc être accepté par toute écologue en herbe mais attention il faut préconiser l'utilisation du substitut naturel nommé "Ivoire végétal", et issu du commerce équitable.

 

 

Voilà une facette des bijoux que vous ne connaissiez peut-être pas, et encore toutes les questions n’ont pas été abordées : les bois utilisés sont-ils polis et traités avec des produits naturels ? Les colliers sont-ils montés sur des fils en cuir ou en nylons non traités ? ... Après la malbouffe, à nous de combattre notre boulimie d'achats !

 


Publié le 26 août 2008 sur http://www.notre-planete.info

 


Pour en savoir plus :

 

Notes

Rappel de quelques exemples de bois précieux et semi-précieux : ébène, palissandre, acajou, amarante, bois de rose, bois de violette, teck, ...

Liens

Notre dossier sur la biodiversité

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Auteur

Gaelle Naze - notre-planete.info (cliquer ici pour consulter les droits sur cet article)

Par Gaelle Naze
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Jeudi 25 septembre 2008
Tricastin : vers une évacuation des populations ?





L’inimaginable va peut-être se produire : devant les difficultés rencontrées pour résoudre un problème technique dans la centrale du Tricastin, les autorités seraient en train d’envisager l’éventualité d’une évacuation temporaire.



Ce n’est plus une fiction, et cela ne se passe pas à Tchernobyl, mais en France, en Rhône-Alpes.

La centrale nucléaire du Tricastin, célèbre pour ses accidents, habilement présentés en incidents, est confrontée à un problème technique qu’elle essaye en vain de résoudre depuis quinze jours, sans solution pour l’instant. Pour les habitants du secteur, déjà rudement secoués par les épisodes de cet été, ou on leur a appris bien trop tard que l’eau qu’ils buvaient était contaminée depuis longtemps, ce nouvel épisode ne tient plus de la farce, mais du drame.


Que s’est-il passé le 8 septembre dernier ?

Lors d’une opération de renouvellement de combustible, lorsque le couvercle de la cuve du réacteur n° 2 a été soulevée, deux assemblages de combustible sont restés accrochés aux structures internes supérieures, et depuis quinze jours sont suspendus au-dessus des 155 autres assemblages qui constituent le cœur du réacteur. Ces assemblages pèsent chacun environ 800 kg, et menacent à tout instant de tomber. Ils pourraient alors se briser, et les morceaux, s’ils se glissaient entre les autres assemblages, pourraient déclencher éventuellement une réaction nucléaire incontrôlée.

Un épouvantable accident nucléaire serait alors possible. Et même si cette réaction nucléaire ne se déclenchait pas, les opérations de nettoyage seraient quasi impossibles à réaliser. A moins de trouver des inconscients prêts à risquer à coup sûr leur vie pour tenter de sauver la situation. Mais, depuis Tchernobyl, on connaît mieux les conséquences d’actes aussi téméraires. A ce moment, le réacteur pourrait être définitivement condamné, en attendant que les générations futures trouvent une solution.

Ce scénario catastrophe est réellement possible. Un accident du même type s’était produit, en 1999, à la centrale de Nogent-sur-Seine, à la différence qu’un seul assemblage était en cause. Et il avait fallu un mois pour résoudre la situation. La situation du Tricastin est hautement plus dangereuse : il y a deux éléments en cause. En tentant de récupérer un seul des éléments, on peut provoquer la chute du second. Cerise sur le gâteau, EDF reste muette sur la composition de ces éléments, et il est possible qu’ils soient « moxés », c’est-à-dire contenant du plutonium, ce qui aggraverait considérablement les risques pour les populations.
Le réseau « Sortir du nucléaire » vient d’écrire ce jour à l’autorité de sûreté nucléaire (ASN), ainsi qu’au président de la République et au Premier ministre pour demander la vérité sur l’accident en cours. Selon certaines informations émanant de milieux autorisés, la situation serait si problématique que l’évacuation des villages environnants est sérieusement envisagée. Après les accidents de cet été, les difficultés financières et techniques rencontrées pour les deux EPR en cours de construction, et la lutte armée ouverte au Niger entre le pouvoir en place et 3 000 Touaregs bien armés, qui contestent l’extraction de minerai d’uranium sur leur territoire, on voit qu’Areva et le gouvernement français sont dans une posture plus que délicate. Car comme disait un vieil ami africain : « on apprend l’utilité de ses fesses lorsque vient le moment de s’asseoir ».


                                           Collectif anti nucléaire 84



Quelques idées d'actions possibles :


Ecrire à l' "hôte de l'Elysée" pour lui exprimer notre exigence de mettre fin à "l'aventure nucléaire"

Résilier immédiatement notre abonnement à EDF (voir article précédant sur Enercoop)

En parler autour de nous

Ecrire aux médias

Interpeller les élus locaux et nationaux

Etc. Etc.
Par collectif anti nucléaire 84-B. Grignon
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Mardi 30 septembre 2008

Et si la "crise" financière actuelle n'était qu'un avant goût de ce qui nous attend ?

 


"Les émissions de CO2 excèdent largement les prévisions

Beaucoup de bruit pour rien ? L'intense activité diplomatique déployée ces dernières années sur le front climatique n'a eu, jusqu'à présent, aucun impact. C'est, en substance, ce qu'il faut retenir de la publication, vendredi 26 septembre par le Global Carbon Project (GCP), des données mondiales d'émissions de dioxyde de carbone (CO2) pour l'année 2007.

 

 

Les cimenteries et la combustion des ressources fossiles (pétrole, charbon, gaz) ont émis 8,5 milliards de tonnes (Gt) de carbone ; les activités de déforestation ont été, pour leur part, responsables de l'émission d'environ 1,5 Gt de carbone. "Ce niveau d'émissions se situe un peu au-dessus des scénarios de développement les plus pessimistes que le GIEC [Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat] a utilisés pour prévoir le changement climatique à la fin du siècle", précise Philippe Ciais (Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement), membre du GCP.

VITESSE PRÉOCCUPANTE

La vitesse à laquelle progressent les émissions est plus préoccupante encore que leur valeur absolue de 2007. "Depuis 2000, les émissions ont crû en moyenne de 3,5% par an, soit quatre fois plus vite qu'entre 1990 et 2000, où cette augmentation annuelle n'avait été que de 0,9% environ", explique Corinne Le Quéré (université d'East Anglia et British Antarctic Survey), membre du GCP. A titre de comparaison, le pire scénario du GIEC prévoit seulement une augmentation de 2,7% par an.

"Cela s'explique par le fait que les pays industrialisés n'ont globalement pas diminué leurs émissions depuis les années 1990 tandis que le développement économique des pays en voie de développement, en particulier la Chine et l'Inde, a été beaucoup plus rapide que prévu", ajoute Corinne Le Quéré.

Pourquoi une telle hausse ? "D'abord, il faut avouer qu'il n'y a pas eu d'avancée technologique déterminante, au cours des quinze dernières années, à même de les ralentir significativement", remarque Mme Le Quéré. L'essentiel (65%) de cette augmentation récente des émissions est imputable à la croissance de l'activité économique, mais 17% proviennent de la baisse en "efficacité-carbone" de l'économie mondiale. "Ce qui veut dire, de manière très paradoxale, qu'il faut aujourd'hui émettre plus de carbone pour produire un dollar qu'il ne le fallait en 2000", décrypte M.Ciais.

Cette chute d'efficacité-carbone, que les chercheurs voient apparaître entre 2000 et 2005, est attribuée au grand nombre de centrales à charbon de conception ancienne construites, pendant cette période, dans les provinces de l'intérieur de la Chine. Les 18% restant sont à imputer à la baisse d'efficacité des puits naturels de carbone : la biosphère terrestre (plantes, animaux sauvages et domestiques, etc.) et l'océan (dissolution directe du CO2 dans l'eau ou absorption par le phytoplancton).

Ces puits "digèrent" chaque année environ 55% du carbone émis par l'homme. Mais, soumis à des températures globalement supérieures, les océans tendent à en absorber une proportion légèrement décroissante. "La bonne nouvelle est qu'en dépit de cette chute d'efficacité, cette régulation naturelle fonctionne toujours et demeure, malgré tout, assez stable", tempère M. Ciais.

La majorité des données rendues publiques par le GCP sont issues de la compilation des statistiques nationales de production et de consommation énergétique, généralement réputées fiables à 10% près, voire à 20% près dans le cas de la Chine. En revanche, la mesure du taux de CO2 atmosphérique et de son évolution ne souffre pas, elle, de telles incertitudes. La concentration du principal gaz à effet de serre, qui s'élevait à environ 270 parties par million (ppm) au cours de l'ère préindustrielle, atteint aujourd'hui 385 ppm. Un chiffre qui ne cesse de croître."

 

Stéphane Foucart, dans LE MONDE du 26.09.08

 

 

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QUE FAIRE D'UNE TELLE INFORMATION ?

 

 

Et si l'on profitait de la "crise" actuelle pour remettre fondamentalement en question l'ensemble de notre organisation économique, politique et sociale et ce, à tous les niveaux, de l'individuel à l'universel ?

 

Pour ce faire, le premier pas à faire est de s'ouvrir chacun et immédiatement à un autre champ de conscience (Serge Latouche parle de "décoloniser notre imaginaire"), et de commencer à vivre dés maintenant autrement, dans un autre cadre de référence…

 

Et à le faire savoir autour de nous !

 

 

 

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"Soyez le changement que vous souhaiteriez voir dans le monde"


(Gandhi)

 

 

 

 

 

 

Par Stéphane Foucart - Bernard Grignon
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Mercredi 1 octobre 2008

 

 

Les Amis de la Terre publient aujourd’hui la version 2008-2009 de leur guide éco-citoyen «Environnement : comment choisir ma banque ?», en partenariat avec la CLCV. L’association a analysé les impacts environnementaux et sociaux des différentes activités des grandes banques françaises afin d’informer les citoyens de l’utilisation qui est faite de l’argent qu’ils confient à leur banque, et les pousser à modifier leurs pratiques. Ceci sera t'il persuasif dans un monde où la crise financière mine les places de marché et inquiète les consommateurs ?

 

La publication du guide « Environnement : comment choisir ma banque ? 2008/2009 » intervient un an et demi après la première version. Basé entre autres sur l’expertise de BankTrack, le réseau international d’ONG travaillant sur la finance dont les Amis de la Terre sont membres, le guide 2008-2009 confirme ce que son prédécesseur révélait déjà : de trop nombreuses banques françaises sont impliquées dans des projets controversés aux impacts sociaux et environnementaux lourds. Yann Louvel, chargé de campagne Finance privée aux Amis de la Terre, résume les résultats obtenus : «Les grandes banques de réseau françaises ont des activités et des métiers extrêmement diversifiés, aux impacts aussi disparates. Les analyses que nous avons menées ont permis de distinguer trois groupes de banques bien différents en fonction des impacts induits par leurs activités.»

Le classement des Amis de la Terre

Les banques françaises les plus risquées sont BNP Paribas, la Société Générale et le Crédit Agricole. Elles font partie des plus grandes banques internationales de par leur activité de banque de financement et d’investissement, et sont chacune impliquées dans plus d’une dizaine de projets controversés à travers le monde. Le guide développe deux exemples : la centrale nucléaire de Belene, en Bulgarie et le projet pétrolier et gazier de Sakhaline II, en Russie. Sébastien Godinot, coordonnateur des campagnes aux Amis de la Terre, explique : « Malgré de nombreuses manifestations et un engagement du PDG du groupe, Baudouin Prot, BNP Paribas est toujours impliqué dans le projet dangereux et obsolète de Belene. De même, malgré une controverse internationale depuis plusieurs années, BNP Paribas a décidé de financer le projet Sakhaline II en juin dernier au mépris de toute considération environnementale et sociale. L’étude d’impact environnemental du projet a même été falsifiée par Shell, comme l’a révélé The Guardian au début du mois. Auparavant, la Société Générale avait déjà financé Gazprom dans le projet, à hauteur d’un milliard de dollars».

On retrouve ensuite la Banque Postale, la Banque Populaire, la Caisse d’Epargne et le Crédit Mutuel-CIC, dont l’impact des activités est faible à modéré. Certaines caisses régionales des établissements mutualistes, ou certaines de leurs filiales (Natixis surtout) sont en effet impliquées dans certains projets controversés, mais leurs activités restent principalement limitées à la banque de détail et au territoire français.

Enfin, les activités de la Nef et du Crédit Coopératif ont des impacts positifs. Yann Louvel conclut : « La Nef est la seule institution financière à avoir pour mission de ne financer que des projets dans les domaines environnemental, social et culturel. De plus, elle est également la seule à publier chaque année la liste des projets qu’elle finance, avec le montant du prêt octroyé et une description des activités financées.»

Par Amis de la Terre
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Mercredi 1 octobre 2008

Les trousses de naissance distribuées aux mamans dans les maternités (fournis "gracieusement" par les fabricants bien intentionnés) contiendraient un véritable cocktail toxique !

 

 

Les mallettes, comme la "boîte rose", distribuée depuis 50 ans, contiennent toute une gamme de produits : crème, gel lavant, eau minérale, lingettes, couches, etc. "On a de fortes présomptions pour nombre de ces produits" et "on n'arrive pas à avoir la preuve de leur innocuité", indique Olivier Toma, président du Comité pour le développement durable en santé et directeur de clinique.

Selon André Cicolella, chimiste toxicologue, ils contiennent très souvent des parabens et des conservateurs, dont certains interfèrent avec le système hormonal.

On y trouve également de l'EDTA (acide éthylène diamine tétraacétique), un stabilisateur de produits qui être reprotoxique, ou du bisphénol A, classé au Canada comme substance toxique. Du phénoxyéthanol, qui favorise l'absorption du produit par la peau, pourrait être dangereux pour le système nerveux et le sang. D'autres substances, dont l'aspartame, sont également suspectées d'être cancérogènes. Enfin, l'eau minérale de la mallette est particulièrement chargée en nitrates, selon le Comité.

Pour le Professeur Dominique Belpomme[1], "des doses très faibles de perturbateurs endocriniens peuvent induire des cancers du sein ou de la prostate 30 ans après."

Le problème réside dans la répétition des doses et la durée d'exposition, selon les scientifiques qui défendent l'application du principe de précaution et l'arrêt de la distribution de ces mallettes.

 

 

 

Bien entendu, toutes ces substances sont également présentes dans la plupart des cosmétiques destinées aux adultes…

   

Ces produits étant, malgré tout, autorisés de vente par nos pouvoirs publics -sensés avant tout devoir protéger la santé de la population !- il nous reste à fabriquer nos propres cosmétiques[2] ou bien, à la rigueur, de s'en procurer dans des points de vente "bio" (les lingettes, quel que soit leur usage, étant à proscrire systématiquement et définitivement, compte tenu de leur extrême nocivité pour "l'environnement").



[1] Cancérologue, fondateur de l'ARTAC et auteur de "Ces maladies créées par l'homme", Le cancer, guérir ou s'en protéger" et "Avant qu'il ne soit trop tard".

[2] A base de cire d'abeilles, d'huile d'amandes douces, d'eau et de quelques gouttes d'huiles essentielles (un gant de toilette, de l'eau et du savon de Marseille feront très bien l'affaire pour les bébés)

 

Par Bernard Grignon
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