Dérèglement climatique

Mercredi 7 février 2007

Le Toit du monde est en train de fondre

Les glaciers de l’Himalaya ne cessent de régresser. Ce phénomène va affecter les cours d’eau de la région, provoquer des inondations catastrophiques et accélérer la désertification

Surnommé le Toit du monde, le plateau du Qinghai, où l’Everest et d’autres sommets himalayens dominent la Chine et le Népal, est couvert de milliers de glaciers. Soit, plus exactement, de 46.377 champs de glace dont, selon les dernières études de scientifiques chinois, 80% fondent plus vite que la normale à cause du réchauffement planétaire. Les températures ne cessent de monter depuis cinquante ans dans la région du Qinghai, et la régression des glaciers provoque d’importantes pénuries d’eau en Chine et dans une grande partie du sud de l’Asie.

Le plateau du Qinghai s’étend sur 2,5 millions de km2 – environ un quart de la superficie de la Chine – et se situe à une altitude moyenne de 4.000 mètres au-dessus du niveau de la mer. Ses glaciers sont les plus hauts du monde et la variété de phénomènes géologiques qu’ils présentent en fait un véritable musée naturel. Environ 47% des glaciers chinois se trouvent sur le plateau du Qinghai, où le Yangtsé-kiang, le fleuve Jaune, le Brahmapoutre, le Mékong et la Salouen prennent leur source. Le taux de fonte de la glace, estimé à 7% par an, a entraîné une augmentation du ruissellement, accélérant l’érosion du sol et la désertification. Pour des fleuves tels que le Yangtsé-kiang, alimenté à 20% par l’eau provenant des glaciers, il s’agit d’un véritable cauchemar écologique. Le désert du Taklamakan, dans le nord-ouest de la Chine, risque pour sa part d’être inondé avant, plus tard, de s’assécher.

L’ONU a annoncé, la semaine dernière, que le réchauffement climatique allait probablement entraîner la disparition des glaciers du Tibet d’ici cent ans. Le rapport 2006 du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) signale que presque tous les glaciers chinois ont déjà considérablement régressé, ce qui représente une grave menace pour les ressources hydriques chinoises, déjà surexploitées et très polluées. Dans un rapport publié en 2005, le Fonds mondial pour la nature (WWF) signalait que les glaciers de l’ensemble du plateau tibétain avaient régressé de 6.600 km2 au cours des quarante dernières années, avec une accentuation du phénomène depuis les années 1980. Les champs de glace couvrent actuellement environ 105.000 km2.

75% des glaciers devraient disparaître d’ici 2010

D’après l’Académie des sciences chinoise, la température sur le plateau du Qinghai augmente de.0,2°C tous les dix ans. Ce réchauffement provoque une régression des glaciers d’altitude – y compris ceux de l’Everest – équivalant au débit annuel du fleuve Jaune. Au Népal, où la température augmente chaque année de.0,06°C en moyenne, le débit des cours d’eau alimenté par la fonte des neiges est en diminution, et le niveau de l’eau baisse dans les zones humides du plateau du Qinghai. Selon Han Yongxiang, météorologue, les températures moyennes au Tibet ont augmenté de presque 1°C depuis les années 1980, accélérant la fonte du glacier et des steppes glacées du plateau du Qinghai.

Le désert frappe aux portes de Pékin, et ce malgré les millions d’arbres plantés pour freiner l’avancée du sable. Les sécheresses sont devenues monnaie courante et les tempêtes de sable dans le nord de la Chine sont de plus en plus fortes, comme celle qui a balayé une grande partie du pays en décembre 2006. Une tempête violente a largué 330.000 tonnes de sable sur Pékin, atteignant même la Corée du Sud et le Japon.

Cela fait déjà un certain temps que l’on a pris conscience de la fonte de ces glaciers. En 2005, des scientifiques ont prévenu que 75% des glaciers du sud-est du Tibet, ainsi que les champs de glace des monts Hengduan, une chaîne qui traverse les provinces du Sichuan, du Yunnan et du Qinghai, disparaîtraient d’ici à 2100 si la température augmentait de 2,1°C.

La Chine est le pays qui connaît actuellement la plus forte croissance économique du monde. Or ses ressources en eau par habitant représentent seulement un quart de la moyenne mondiale, et sa croissance débridée intensifie la compétition pour l’eau. Le rapport 2006 du PNUD signale que la pénurie d’eau provoquée par la surexploitation de cette ressource touche 538 millions de personnes dans le nord de la Chine. Et 42% de la population vivent dans cette partie du pays, qui dispose seulement de 14% des ressources hydriques nationales. Toujours d’après ce rapport, plus de 70% de l’eau du fleuve Jaune, du fleuve Hai et de la rivière Huai, qui alimentent à peu près la moitié de la population chinoise, sont trop pollués pour la consommation humaine. En juin dernier, le vice-ministre de l’Environnement chinois, Zhu Guangyao, a déclaré que s’attaquer au problème de la pollution pourrait coûter au pays 10% de son PIB (qui était de 1 200 milliards de livres [soit 1 780 milliards d’euros] en 2006).

Ce sombre pronostic ne fait cependant pas l’unanimité. Certains scientifiques affirment que le réchauffement planétaire n’a pas fait régresser ces glaciers dans de telles proportions, et qu’il est peu probable qu’ils disparaissent complètement dans les décennies à venir. Ainsi, Zhang Wenjing, un glaciologue membre de l’Académie des sciences chinoise, ne nie pas la réalité du réchauffement mais estime qu’il faudra certainement plusieurs siècles avant que les énormes blocs de glace qui se sont accumulés sur l’Himalaya ne fondent.

Ce phénomène affectera aussi l’irrigation et l’énergie

Pour les experts du WWF, la régression des glaciers provoquera d’abord des inondations puis, après plusieurs décennies, une diminution du débit des grands cours d’eau tels que le Gange, le Mékong et le Yangtsé-kiang. Le phénomène affectera les systèmes d’irrigation et de production d’énergie hydroélectrique et aura de graves conséquences sur l’environnement au Népal, en Chine et en Inde. Le WWF a publié à ce sujet un témoignage de Ngawang Tenzing Jangpo, supérieur du monastère de Tengboche et moine le plus révéré de la région du Khumbu, au Népal. La température de la Terre augmente. Ce n’est pas normal, relate le moine, qui vit au Khumbu depuis plus de trente ans et a vu plusieurs fois déborder les lacs glaciaires. Les sherpas du Khumbu ne savent peut-être pas tout, mais ils subissent les conséquences de l’avidité des humains. Nous, peuples des montagnes, devons être prudents et prendre des précautions. Si nous ne sauvons pas le Khumbu aujourd’hui, nos ressources en eau potable vont se tarir et le problème sera impossible à résoudre dans le futur.

 

 

Clifford Coonan pour The Independent, Le 11-01-2007 (Publié sur internet le 18-01-2007 ) Traduction : Courrier International]

Par The Independent
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Mercredi 7 février 2007
La Terre se réduit

Désertification, hausse du niveau de la mer et explosion démographique mettent la civilisation humaine en péril

Disparition du Lac Tchad - - Philippe Rekacewicz pour le PNUE

Sonia Rolley pour Libération (France), le 14-03-2007


Pour mieux visualiser  le désastre, voir les photos sur le site : http://www.infosdelaplanete.org
Par Sonia Rolley
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Lundi 19 mars 2007

NOTRE MANIERE DE NOUS NOURRIR A UNE GRANDE INFLUENCE SUR LE CLIMAT

 


Jean-Marc Jancovici, un des spécialistes français du changement climatique, a tenté de mesurer les émissions de GES liées à la production et à la consommation alimentaire. Pour faciliter les comparaisons, les émissions sont calculées en grammes d'équivalent carbone pour une ration de 1 kg. Fabriquer et consommer un pain d'1 kg génère ainsi 200 grammes d'émissions ; pour une portion d'1 kg de fruits et légumes, ce sont 150 grammes émis ; 8500 pour une pièce de boeuf ; 11100 pour du veau ; 850 pour un poulet fermier.


 


Alliance Végétarienne :


Si « notre maison brûle » (Jacques Chirac, Sommet mondial du développement durable, Johannesburg, 2 septembre 2002), c'est aussi parce que notre assiette est « brûlante ». Si elle est « brûlante », c'est parce que son contenu participe au réchauffement climatique d'une façon que peu de gens soupçonnent.

En ce qui concerne les gaz à effet de serre, le cheptel mondial émet environ cent millions de tonnes de méthane par an. Ce poste est la plus importante source de méthane dû aux activités humaines (« anthropogénique »), dont il représente presque le tiers (30 %).

Or, le potentiel de réchauffement global du méthane à l'émission est 62 fois celui du gaz carbonique (et non pas 20 fois comme on l'entend dire, ce qui ne devient vrai qu'un siècle après l'émission). C'est ainsi qu'une réduction de 10 % seulement du méthane anthropogénique suffirait à stabiliser sa concentration dans l'atmosphère, alors qu'il faudrait une réduction 6 fois plus forte pour stabiliser le gaz carbonique. Si l'on voulait n'agir que sur le seul poste alimentaire, réduire de 10 % ce méthane nécessiterait seulement que chacun s'abstienne de consommer des produits d'origine animale 1 jour sur 3.

Autrement dit, des solutions simples existent pour aider efficacement à combattre le réchauffement climatique, en dehors des éternels poncifs sur la nécessaire réduction de la consommation pétrolière : il faut également (et surtout, étant donné la virulence du méthane) réduire la consommation de produits animaux en général et de viande en particulier.

Ceci est aussi démontré par la notion maintenant bien connue d'« empreinte écologique » : en termes d'empreinte écologique, le contenu de notre assiette est plus de 5 fois plus important que sa provenance.

C'est ainsi que la consommation d'aliments d'origine lointaine augmente l'empreinte de 28 % par rapport une consommation locale. Mais une alimentation carnée quotidienne l'augmente de 156 % par rapport à une alimentation strictement végétarienne.

Outre leurs émissions de gaz à effet de serre, les animaux d'élevage utilisés pour notre consommation induisent en effet un gaspillage d'eau, un gaspillage de terres agricoles, des retombées de pluies acides, sans oublier la pollution par les déjections et le recours aux OGM pour l'alimentation animale.

 

 

Paris, 14 novembre 2006

Contacts : Groupe Ecologie de l'association Alliance Végétarienne.

www.vegetarisme.fr - president@allianceveg.org


 


LE HAMBURGER


90 millions de hamburgers sont chaque année vendus en France. Pas très rassurant pour notre santé ... ni celle de l'environnement !

Du pain, de la laitue, quelques rondelles d'oignons et de concombre, un steak haché, une tranche de fromage et le tour est joué. Une étude du ministère de la Santé des Etats-Unis estime qu'un Etats-Unien consomme en moyenne 150 hamburgers par an. Des chercheurs suédois ont donc décortiqué le célèbre sandwich afin d'étudier son impact environnemental. Ils ont listé leurs questions et pisté le burger depuis le champ jusqu'à l'assiette. Le concombre est-il surgelé, la salade cultivée sous serre, le boeuf élevé en plein air, le pain fabriqué à partir de blé génétiquement modifié ?

Selon les réponses, les scientifiques ont pu établir que la consommation énergétique d'un seul hamburger varie de 7 à 20 mégajoules. Un résultat "insuffisant", estime l'écrivain californien Jamais Cascio, qui convertit le verdict de l'étude en émissions de gaz carbonique. D'après ses travaux, un Etats-Unien génère jusqu'à 75 kg de CO2 par an en consommant des hamburgers, l'équivalent d'un plein d'essence pour une petite voiture. Il va même plus loin et intègre dans ses calculs les émissions de méthane produites par le bétail utilisé dans le hamburger. Bilan du test : chaque sandwich émet 2,6 kg de CO2 en raison de la viande qu'il contient. Au total, donc, un Etats-Unien rejette l'équivalent d'une demi-tonne de gaz carbonique par an rien qu'en hamburgers.


http://www.terra-economica.info, le 22 février 2007

Par Bernard Grignon
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Lundi 21 mai 2007

L’océan Austral est de moins en moins efficace dans sa captation de CO2

 


Décidément, la capacité d’absorption des océans, en matière de CO2, est l’objet de nombre d’études scientifiques. La dernière en date, germano-britannique, relève que l'océan Austral voit son aptitude à capter du CO2 se réduire sensiblement depuis près de trente ans.

Alors que cet océan représente à lui seul environ 15 % de tous les puits de carbone naturels de la planète, selon Corinne Le Quéré, principale auteure de l’étude (1), sa capacité à absorber du CO2 ne devrait pas remonter dans le quart de siècle à venir.

Cette évolution serait due à l’accumulation des gaz à effet de serre dans l’atmosphère, ainsi qu’à une raréfaction de l’ozone stratosphérique, ces 2 éléments générant des vents plus violents, source d’un brassage plus importants des eaux océaniques. Dans ces conditions, même si les données manquent pour déterminer l’évolution du second puits de carbone océanique de la planète - l’Atlantique Nord -, globalement les chercheurs se montrent peu optimistes en considérant que la situation devrait continuer à se dégrader au niveau planétaire, avec des puits naturels à carbone de moins en moins efficaces…

 

1- Cette étude a été publiée le 18 mai dans la revue anglo-saxonne Science.

 

Pascal Farcy, sur : http://www.univers-nature.com, le 19-05-2007

Par Pascal Farcy
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Lundi 28 mai 2007

LA CROISSANCE ACCELERE LE RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE


Le réchauffement climatique se produit plus rapidement que prévu car la croissance économique a engendré des émissions de gaz à effet de serre (GES) plus fortes que prévues depuis 2000, affirme une étude scientifique australienne publiée mardi

 

Les émissions de GES ont augmenté de 3% par an depuis 2000, contre 1% d'augmentation au cours des années 1990, affirme la plus haute autorité scientifique australienne, l'Organisation pour la recherche scientifique et industrielle du Commonwealth (CSIRO).

Une des principales raisons de l'accélération de la croissance des émission est que, globalement, nous brûlons davantage de carbone par dollar de richesse créée, a expliqué dans un communiqué Mike Raupach, du CSIRO. Cela signifie que le changement climatique intervient plus vite que ce qui était prévu par la plupart des études réalisées dans les années 1990 et au début des années 2000.

M. Raupach a dirigé une équipe internationale d'experts des questions de cycle du carbone, d'émissions de GES et d'économistes, dans le cadre du Global Carbon Project du CSIRO, pour quantifier les émissions mondiales de carbone et la demande en énergies fossiles. L'étude montre que 8 milliards de tonnes de carbone étaient émises en 2005 au plan mondial dans l'atmosphère par le biais des rejets de CO2, contre 6 milliards de tonnes dix ans plus tôt.


 

''Les émissions ont une histoire'' :

Dans le cadre de leur processus de développement industriel, les pays passent par une période d'utilisation intensive, et souvent inefficace, des énergies fossiles, a dit M. Raupach. L'efficacité tend à s'améliorer au cours de ce processus, puis tend à se stabiliser. Des pays industrialisés comme l'Australie et les Etats-Unis sont au niveau de l'équilibre, tandis que des pays en développement comme la Chine en sont à la phase de développement intensif.

Depuis le début de la révolution industrielle, il y a deux siècles, Etats-Unis et Europe ont émis 50% du total des émissions globales de carbone. La Chine ne représente que 8% de ce total. Les 50 nations les moins développées ne sont responsables que de 0,5% des émissions globales de ces 200 dernières années. Aujourd'hui, un Australien ou un Etatsunien émet en moyenne 5 tonnes de carbone par an, quand un Chinois en émet une, selon le rapport.

En plus de renforcer l'urgence de la nécessité de réduire les émissions, une des conclusions importantes de ce travail est de montrer que les émissions ont une histoire, a dit M. Raupach. Il faut prendre en compte les émissions présentes et passées au moment de négocier de nouveaux objectifs mondiaux de réduction. Pour être efficaces, les réductions d'émissions doivent être réalisables et équitables.

Rappel : L'Australie et les Etats-Unis ont refusé de ratifier le protocole de Kyoto, seul traité mondial organisant les réductions d'émissions de GES. De plus, la Chine, elle, n'a aucun objectif contraignant dans sa première phase...


Michael Perry pour Le Monde (France), Le 22-05-2007 (publié sur internet le 23-05-2007 sur http://www.infosdelaplanete.org



 

REMARQUE :


Quoi qu'il en soit, le protocole de Kyoto est totalement insuffisant pour répondre à l'ampleur du problème (il peut même s'avérer dangereux , dans la mesure où il permet l'instauration de quotas et organise un marché des GES, tout en laissant croire que de simples réductions de nos émissions seraient suffisantes pour empêcher le réchauffement désormais inéluctable de se transformer en véritable dérèglement climatique !).

Plus que jamais,  seule  la  réorganisation radicale et très rapide de notre organisation  sociale et économique au niveau mondial, tournant définitivement le dos à l'idéologie de la croissance, permettra à la communauté humaine de résoudre les multiples et périlleuses difficultés auxquelles nous allons être de plus en plus confrontées.

Par Michael Perry et Bernard Grignon
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Mardi 21 août 2007

Extrêmes météorologiques pour l’année 2007


L’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) vient de publier un bilan météorologique et climatique des six premiers mois de l’année 2007.

D’un point de vue climatique, le communiqué indique que les mois de janvier et d’avril ont «sans doute été les plus chauds à l’échelle du globe depuis le début des observations systématiques, en 1880.» Par rapport aux températures moyennes enregistrées à la surface des terres émergées, une anomalie de +1,89° C a été relevée pour le mois de janvier et de +1,37° C pour le mois d’avril.

D’un point de vue météorologique, c’est une série impressionnante de records et de catastrophes qui ont marqué ce premier semestre, et, d’après la longue liste publiée, très peu de régions du monde ont été épargnées.


CONCERNANT LES FORTES PRECIPITATIONS, CYCLONES ET TEMPETES DE VENT, LES EVENEMENTS REPRIS PAR L'OMM SONT, ENTRE AUTRES, LES SUIVANTS :


- La première moitié de la saison de mousson d’été (juin - juillet) en Inde a connu quatre dépressions (soit deux fois plus que la normale) qui ont provoqué de très fortes pluies et inondations s’étendant jusqu’au Pakistan et au Bangladesh. Le nombre de victimes est toujours difficile à connaître précisément dans ces régions, mais pour l’instant les bilans s’élèvent à plus de 500 morts et à l’évacuation de plus de 10 millions de personnes.

- Le golfe d’Oman a connu le 6 juin son premier cyclone jamais observé avec Gonu, entraînant la mort d’une cinquantaine de personnes à Oman avant de finir sa course en Iran.

- Au Sud de la Chine, du 6 au 10 juin, de très violentes précipitations ont touché plus de 13 millions de personnes. En juillet, ce sont environ 450.000 habitations et bâtiments qui ont été détruits par les inondations et 3,8 millions de personnes qui ont dû être évacuées. Au niveau des cultures, ce sont plus de 26.000 km2 qui ont été dévastés et, globalement, les pertes économiques sont évaluées à plus de 8,2 milliards de dollars.

- Entre mai et juillet, l’Angleterre et le Pays de Galles ont battu tous leurs records de cumul de précipitations depuis le début des relevés en 1766. Deux épisodes extrêmes ont été observés durant cette période dans le Nord-Est de l’Angleterre, entraînant le décès de 9 personnes et des dommages estimés à plus de 6 milliards de dollars.

- L’Allemagne a connu son mois de mai le plus arrosé depuis le début des mesures en 1901. Par contre, le mois d’avril fut le plus sec depuis 1901 avec seulement 4 mm de précipitations, soit 7 % de la pluviosité normale.

- Aux Maldives, une forte houle (de 3 à 4,5 m de hauteur) a submergé 68 îles dans 16 atolls.


CONCERNANT LES VAGUES DE CHALEUR ET CANICULES, LES PRINCIPAUX POINTS RELEVES SONT LES SUIVANTS :


- Le Sud-Est de l’Europe a connu des vagues de chaleur extrême en juin et juillet avec des températures supérieures à 40° C, pulvérisant les précédents records et entraînant le décès de plusieurs dizaines de personnes. Le 23 juillet la Bulgarie a enregistré 45° C, soit un nouveau record absolu de chaleur.

- En mai, c’est la Russie centrale et occidentale qui a été touchée par une vague de chaleur sans précédent, le thermomètre est monté à 32,9° C le 28, soit un record depuis 1891.

- On peut ajouter à cette liste, la période de canicule qu’est en train de vivre le Japon avec plus d’une cinquantaine de décès depuis début août et un record de température pour la grande banlieue Nord de Tokyo à 40,9°C.


 

Dans son communiqué, l’OMM rappelle les conclusions du dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) : «le réchauffement du climat ne fait désormais plus de doute. Onze des douze dernières années (1995-2006) figurent parmi les 12 années les plus chaudes qui aient été constatées depuis le début des mesures instrumentales. Sur cent ans (1906-2005), la température moyenne à la surface du globe a accusé une hausse de 0,74 C, et sur les cinquante dernières années, le rythme moyen du réchauffement est presque le double (0,13° C par décennie) de celui calculé pour le siècle écoulé.»

 

Michel Sage, le 20-08-2007sur http://www.univers-nature.com

ET SI L'ON COMMENCAIT A AGIR VRAIMENT, TANT INDIVIDUELLEMENT QUE COLLECTIVEMENT POUR QUE LA SITUATION NE S'AGGRAVE PAS ENCORE D'AVANTAGE ! …

Par Michel Sage - Bernard Grignon
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