Libertés individuelles et collectives

Vendredi 20 juin 2008


Depuis sa création il y a quatre ans, le Collectif Solidarité Migrants Oise et le Réseau Education Sans Fontières (RESF) mènent dans notre département une lutte exemplaire et sans relâche aux côtés des Sans Papiers confrontés à une véritable xénophobie de gouvernement. Cette politique d'une extrême brutalité  conduit à l'expulsion de milliers d'étrangers, remet en cause les droits les plus fondamentaux de la personne et sème une telle terreur que certains en arrivent à se défenestrer.

Grâce à l'action militante, les résistances se multiplient pourtant et les luttes des Sans Papiers sont de plus en plus soutenues par l'opinion publique.

De telles avancées n'auraient pas été possibles sans l'implication active de nombreux citoyens et organisations,  du syndicalisme enseignant en particulier. Ainsi, lors des moments de mobilisation les plus intenses, quelques militants du RESF ont-ils pu  très exceptionnellement bénéficier d'Autorisations Spéciales d'Absence (ASA) délivrées par les Sections de l'Oise de la FSU et et de l'UNSA, organisations membres du RESF. Chaque organisation syndicale représentative se voit en effet attribuer un tel contingent de journées réservés à l'animation de la vie  syndicale. Pour les militants du RESF, dont aucun ne bénéficie d'une quelconque décharge de service, c'est là le seul moyen d'être solidairement aux côtés de ceux qui luttent ou sont menacés dès lors que  cette présence est indispensable.

Ainsi en a-il été quand les marcheurs Sans Papiers du CSP 59 ont traversé  l'Oise pour se rendre de Lille à Paris. Deux militants de la FSU et de Solidarité Migrants Oise ont activement travaillé à l'organisation de leur accueil sur 1 jour pour la première et 2 jours pour le second.

De plus en plus isolé pour appliquer la politique du chiffre (28 000 expulsions en 2008!) dictée par le trio Sarkozy/ Fillon/ Hortefeux, le préfet de l'Oise a choisi la répression, souvent le dernier argument quand on a perdu la bataille des idées. Il a ainsi décidé de sanctionner ces 2 militants en transformant ces ASA en retraits de salaire! Une telle décision est particulièrement grave pour 2 motifs au moins :

- Elle représente un acte de répression  visant à abattre l'un des seuls mouvements de résistance qui parvienne à mettre en échec une politique dévastatrice pour les acquis sociaux, les libertés individuelles et collectives. En s'en prenant au RESF, c'est tout le mouvement social que ce gouvernement et ses préfets zélés entendent dompter.

- Elle tend à remettre en cause l'indépendance syndicale même. Les militants syndicalistes n'ont de compte à rendre qu'aux syndiqués et ce n'est évidemment pas à l'employeur de définir les buts et les moyens de l'action syndicale. " Je ne paie pas des fonctionnaires pour qu'ils organisent des manifestations. " aurait déclaré le préfet de l'Oise. Et bien tout au contraire, nous pensons que la protection de nos élèves, fussent-ils étrangers, est sans doute le premier devoir du syndicalisme enseignant.

Un avertissement nous avait déjà été adressé lorsque Solidarité Migrants Oise avait permis la venue de Mr Stéphane HESSEL au Collège Charles Fauqueux de Beauvais.  Qu'au moment même où l'on a jamais tant parlé d'éducation à la citoyenneté, les principaux représentants de l'Etat dans ce département dénient toute légitimité à un échange entre des collégiens et un ancien déporté, héros de la résistance et co-rédacteur de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme illustre toute l'hypocrisie des déclarations officielles et la gravité des dérives qu'entraîne cette politique de chasse aux étrangers.

Devant cet acte répressif, nous appelons l'ensemble des organisations de progrès, qu'elles soient syndicales, associatives et politiques, des élus et citoyens à manifester leur désapprobation en adoptant et faisant adopter des motions de solidarité.

Quant aux militants engagés dans cette lutte, que ce gouvernement et ce préfet ne s'y trompent pas, ils n'entendent ni baisser les bras, ni renoncer. La force et la légitimité de leurs convictions et de ce combat ne sauraient être atteintes par des décisions aussi basses et arbitraires.

Plus que jamais, on continue !  Fraternellement.

C/o Jean-Michel BAVARD - 11, rue Mathéas - 60000 Beauvais

Tél.: 03 44 45 25 88/ 06 71 93 15 19 - Mel: jmbavard@club-internet.fr

ou Francis DESCROIZETTE - 13 rue de La Poste - 60155 RAINVILLERS

Tel.: 03 44 84 40 48/ 06 71 43 23 76 - Mel: francis.descroizette@wanadoo.fr


 


2. Un enseignant menacé à Paris


Octobre 2007, Paris18° La Goutte d'or,  Ecole élémentaire d'application Cavé: population immigrée ou d'origine 90°/ , Parents en situation dite irrégulière:  30? 50 familles? Plus?  Une grande banderole, très haut placée dit la solidarité avec les familles en détresse.  En Octobre  Un journaliste de Charlie Hebdo suit le quotidien des élèves . Il les croque dans la cour et  en classe. Dans le CP de Dominique Piveteaud ce jour là, on a fait de la pâtisserie et on fait le son F, F comme farine. Le journaliste  est là aussi le soir, à la réunion parents, enseignants, RESF. Les enfants sont très fiers de se retrouver dans le journal et, à la demande des parents qui pour une fois ont le sentiment d'être reconnus, Dominique Piveteaud  enseignant de CP, maître d'application, va leur montrer le journal et s'en servir de support de lecture. Voila son crime résumé en peu de mots.

Dominique Piveteau est menacé par l'inspecteur d'académie de mutation d'office et de se voir retirer sa mission de former les jeunes enseignants parce que ; il fait de la pâtisserie et a osé faire lire sur Charlie Hebdo.

L'inspectrice, Madame Boniface est bien connue de nos services; ses pratiques de harcèlement également. Elle a manifesté à plusieurs reprise son agacement devant la banderole (trop haut; on ne peut pas y toucher)  et devant le fait que la page de Charlie soit affichée dans l'école.
Alors bien entendu, Dominique Piveteaud ne passe pas en justice; on préfèrerait; il pourrait se défendre et  l'accusation ne tiendrait pas ,  il n'est pas non plus menacé de révocation juste de mutation d'office et de se voir priver de former les futurs enseignants.  Mais ne nous y trompons pas ; après lui, viendront les autres; moi ,nous  vous. Lorsque sur simple accès nerveux d'une inspectrice, fusse-t-elle folle à lier, ou pas,  on déplacera les enseignants en leur retirant le bénéfice de leurs diplômes professionnels ; l'état de droit aura vécu. Là, on lie liberté pédagogique et RESF sous  le même tir.

Les enseignants de ces quartiers sont pris en tenaille entre une école qui doit protéger et un état qui expulse. Ceux qui ont une haute idée de leur mission, à savoir  défendre leurs élèves   et les monter haut,  hors la misère et la peur, à coups de mots et d'engagements, ceux qui n'ont jamais compté leurs heures  sont les vrais héros, l'honneur de la profession; on leur doit respect et solidarité . Signez faxez  etc...

 

Envoyer textes et lettre de soutien à Dominique Piveteau école Cavé rue Cavé Paris 75018

Télécopie : 01 42 23 43 60 ; ils feront suivre.

Protestez aussi auprès de Monsieur Rosselet inspecteur d'académie,

Rectorat de Paris av Gambetta 75020

Par Réseau Education Sans Frontière
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Vendredi 13 mars 2009

 



Cibler et arrêter sur des techniques anti émeutes importées d'Allemagne les manifestations dites « sauvages ». Désormais, arrêter chaque "meneur" (note officielle du 10 février).

 



Selon le Canard Enchaîné n° 4611 [paru] le mercredi 11 mars 2009, la préfecture de police de Paris vient de rédiger une note datée du 10 février, pour faire arrêter sur le champ le « meneur » de chaque manifestation qui n'aurait pas été précédemment déclarée dans les procédures légales. (Exemples possibles d'attroupements forcément irréguliers : une mi-carême de lycéens déguisés, une lecture publique de poésie, un mariage interculturel, des obsèques un peu trop excentriques, une visite guidée du gai Paris, un hommage spontané à un lieu de Résistance), et ceci si le « meneur » devait aggraver son cas en n'ordonnant pas immédiatement une dispersion immédiate.


On sent que ça va taper encore plus dur, et ceci avec ou sans sommation dans les règles. A quand comme en Guadeloupe en 1967 l'ordre de tirer "sur des foules séditieuses et hors contrôle" ? Peut être dans moins de temps que nous le pensons ! Ils font déjà multiplier l'installation de caméras de surveillance et survoler des banlieues avec des hélicoptères équipées de caméras et d'appareils photos ultra sophistiqués et même des drones supra silencieux suréquipés de matériels de fichages, eux aussi.


Au menu de cette note de la Préfecture de police, il y a un mode d'emploi policier. D'abord : interpellation dudit « meneur » de la manifestation non-déclarée (repéré au faciès, à l'avis subjectif du flic en civil ou du Baceux dépêché sur place, au porte-voix, à ses slogans, à ses tracts, mais aussi son attitude et sa manière de s'habiller qui reflète, d'après les services préfectoraux, le « mode de vie et la tendance politique probable du manifestant incontrôlé suspect » puis « présentation à l'OPJ territorialement compétent », et enfin procès verbal transmis à la SIC (Salle d'Information et de Commandement », l'endroit le plus bunkérisé de France)


Motif de cette note hautement libertaire et «démocratique» (parce qu'il y a un motif) : L'exaspération sociale devient tellement forte que ce genre de manifs « sauvages » prolifère, et qu'il faut y mettre bon ordre, parce que les flics débordés ne savent plus où donner de la tête.


D'où l'idée de refiler une partie du boulot répressif aux juges. Et de bourrer simultanément les cellules de garde à vue et les prisons.


Le pouvoir a très peur à l'idée des mouvements sociaux très durs à venir avec l'amplification de la crises, la multiplication des mouvement de protestations spontanées contre l'occupation policière militarisée de nos villes, alors forcément en « collaboration » avec d'autres polices européennes elle "travaille du ciboulot" pour toujours plus criminaliser et réprimer le mouvement social.

 


Voir les tactiques policières « à l'allemande » bientôt importées en France :

http://de.wikipedia.org/wiki/Beweissicherungs-_und_Festnahmeeinheit



Ainsi, par de multiples biais des médias libres du net et des legal teams qui se préparent pour les manifestations qui auront lieue prochainement à Strasbourg (à l'occasion du contre- sommet de l'OTAN - voir www.appelotanafhanistan.org) et dans la zone rouge de Baden Baden, nous savons que serons arrêtés et interpellés « préventivement » tout manifestant habillé de sombre ou en noir . Il n'existe pourtant pas en France actuellement encore d'appareil législatif très développé sur ces thèmes, mais pour combien de temps encore ? Nous savons aussi que la BFE (les unités anti émeutes allemandes) collaborera de manière très efficace.

Qu'il en sera aussi ainsi avec tout les manifestant-es qui porteraient des cagoules (sic) des foulards noirs et de type keffieh - notes trouvées sur divers sites municipaux et de municipalités y compris de « gauche » de la région de Strasbourg -


Nous savons aussi que l'Angleterre dépêchera sur place ses redoutables « spotters » (littéralement les mateurs) des sortes de super RG-DCRI recrutés très minutieusement sur tests « pour leur dons de physionomistes ». Des « Spotters » qui se « fondrons incognito et en civil dans les manifestants » et qui seront bien sur habilités à donner des renseignements aux matraqueurs et tabasseurs assermentés.


Ceci en dit long sur les intentions « démocratiques » de nos gouvernements européens à nos égards, ces messieurs - dames en plus de vouloir nous faire payer leur crise, voudraient que nous acceptions sans broncher, tels des animaux élevés en batteries, toutes les pires régressions sociale, ultra sécuritaires et liberticides sans protestations ni contestations, nous le disons tout haut vous pouvez mettre toutes vos armées et milices que vous voulez contre nous le peuple, nous ne plierons jamais.


Intégralité publiée, avec des commentaires sur : http://bellaciao.org/fr/, le 13 mars 2009



 



Il est plus que jamais temps de nous unir,car ce n'est ensemble que nous pourrons résister et imaginer un autre avenir que celui qu'ils nous préparent !

Par bellacio.org - Bernard Grignon
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Vendredi 27 mars 2009

 

 


De l'argent est devenu nécessaire pour les frais de justice de Gérard Filoche

 

 


C'est incroyable mais vrai. Le directeur général du travail (DGT) refuse d'accorder la « protection fonctionnelle » à Gérard Filoche à l'occasion de sa mise en examen dans l'exercice de ses missions.


La « protection fonctionnelle », c'est un principe. Un fonctionnaire mis en cause dans l'exercice de ses fonctions, dans le cadre de sa défense juridique, est normalement pris en charge par l'administration.

Sauf dans le cas d'une « faute détachable du service ». En l'occurrence, ce n'est évidemment pas le cas, c'est totalement dans le cadre de son action comme inspecteur si le patron de l'entreprise Guinot essaie de le mettre en cause.

D'ailleurs, le directeur général du travail, Jean-Denis Combrexelle le sait. Il a donné ordre de ne pas répondre à la première demande de « protection fonctionnelle » en mars 2007 lorsque Gérard Filoche fut entendu comme « témoin assisté ». Il n'a pas davantage répondu à la seconde demande après le 21 Novembre 2008 lorsque le juge a opté pour une « mise en examen ».

Le délai administratif pour répondre à la demande de Gérard Filoche était de deux mois. Au-delà, c'est ce qu'on appelle un « rejet implicite ». Un tel rejet non motivé n'est pas glorieux, ni courageux.

Sans doute est-ce ce que Jean-Denis Combrexelle redoutait car, juste avant la fin du délai, le 23 janvier à 00 h 12, il a donné l'ordre de rédiger une réponse en terme de « rejet explicite » donc motivé. La copie de cet ordre, donné par mel, nous est parvenue, car, par mégarde, Combrexelle n'a pas enlevé la liste des destinataires à l'origine de la demande (elle avait été refaite par la CGT le 22 janvier à 16 h 20) :

Combrexelle écrit : « La réponse explicite, qui est opportune, devrait à mon sens se fonder sur le fait qu'il s'agit d'une faute personnelle (car volontaire) détachable du service et donc non couverte par la protection fonctionnelle. JDC » (envoyé à Luc Allaire, de son cabinet, qui répond le lendemain matin 23 janvier à 09 h 27 : « je fais préparer et fais viser par tes soins avant signature. Merci à toi. L »)


Mais deux mois se sont écoulés et la réponse explicite n'est toujours pas rédigée. Ils ont du avoir du mal à trouver les termes juridiques adéquats, ce qui est un aveu évident qu'il n'y a pas de motif. Ils l'ont cherché et ne l'ont pas trouvé.


D'où le recours re-fait par Gérard Filoche le 18 mars avant un nouveau délai de 2 mois :


Expéditeur :


Gérard Filoche


Inspecteur du travail, section 2 A Paris


A : Jean Denis Combrexelle, Luc Allaire, S/C DDTEFP Paris


Objet : recours sur décision implicite protection fonctionnelle


Sauf mauvaise transmission de linformation, il mapparaît que vous avez rejeté « implicitement » ma demande de protection fonctionnelle alors que je suis mis en cause dans l'exercice de mes fonctions par un employeur en situation délictuelle. Il s'agit de la plainte pour chantage (sic) déposé par le PDG de Guinot. Rien de ce qui s'est passé ce jour-là, 23 juillet 2003 n'est détachable de mon service. Et non seulement je n'ai commis aucune sorte de faute, mais je défendais l'ordre public social violé par l'employeur.


Je vous rappelle que le célèbre préfet Bonnet a bénéficié de la protection fonctionnelle bien qu'il ait fait brûler une paillote en Corse. Je n'ai fait brûler aucune paillote au 1 rue de la Paix, j'ai fait seulement mon devoir, en toute indépendance selon la convention 81 de l'OIT, mais conformément à la loi.

Je fais donc un recours auprès de vous pour que vous me donniez les raisons qui, selon vous, feraient de mon action légale, dans le cadre de mes missions, une faute détachable. Vous devez, comme vous le savez, expliciter votre décision avant un mois sinon votre décision devient illégale pour défaut de motivation.


Gérard Filoche, le 18 mars 2009




En attendant, la procédure se poursuit, des conclusions ont été déposées par l'avocat de Gérard Filoche auprès du juge d'instruction.

Un premier acompte de 2300 euros doit être versé, mais il faut compter bien davantage à l'occasion de l'ensemble de la procédure. Ce sera très cher au total.


Beaucoup de ceux qui ont signé parmi les 34 000 signatures de soutien, ont proposé spontanément leur aide financière.

Celle-ci est donc devenue nécessaire.

Nous faisons donc appel à vous.


Tous chèques de soutien doivent être envoyés à l'ordre : « Solidarité Gérard Filoche »


Et adressés à : Gérard Filoche 85 rue Rambuteau 75 001 Paris


Cette situation aurait-elle un lien avec l'engagement politique et les prises de position de Gérard Filoche concernant la destruction en cours du droit du travail ???


Serait-ce à relier avec les autres difficultés dont sont victimes les différents lanceurs d'alerte - à propos des OGM, des nanotechnologies, des ondes électro-magnétiques,... - qui semblent tant "déranger" nos dirigeants (ne seraient-ils pas aussi sûrs du bien fondé de leurs décisions ?)



Pour plus de renseignements, vous pouvez consulter son blog : http://www.filoche.net/


A lire également les articles qu'il a publiés dans Le Monde diplomatique

Par Gérard Filoche
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Samedi 28 mars 2009




Tous les policiers à la retraite, de moins de 60 ans, ont reçu l'ordre de se faire recenser avant le 20 mars 2009 et de réintégrer leurs postes avant le 20 juin 2009.



Comme par hasard, cet échéancier coïncide entre le G20 et la réintégration de la France au sein du commandement de l'OTAN !


Au même moment, "le monde diplomatique" publie un article au titre symptomatique : " Comment les armées se préparent au combat urbain". L'auteur, Mr Leymarie évoque "les manoeuvres de l'armée française dans des villes françaises, notamment Sedan ou Fréjus, en 2008, dans le cadre de la préparation de la Force de réaction rapide de l'OTAN pour "sécuriser" et évacuer des populations, face à une menace de groupes paramilitaires ou terroristes".


A titre informatif, la France dans le cadre de sa réintégration au sein du commandement de l'OTAN, récupère 2 centres de commandement majeurs dont celui basé à Lisbonne qui se trouve justement être celui de la force de réaction rapide de l'alliance atlantique !


L'article 5 de la loi n° 2003-239 du 18 mars 2003 pour la sécurité intérieure ainsi que l'article 9 du décret n° 2003-1395 du 31 décembre 2003 ont fixé les modalités de la mise en oeuvre de la réserve civile de la police nationale, les réservistes, dans le cadre de leurs obligations statutaires de disponibilité, ne peuvent faire l'objet d'un rappel au service qu'en cas de menaces ou de troubles graves à l'ordre public. Il s'agit donc d'une mesure exceptionnelle prise après arrêté ministériel !


Bref, en rapprochant ces informations, il est clair que les autorités publiques savent à coup sûr qu'un évènement se produira d'ici à quelques mois, justifiant l'usage de la force.

Cette force devra être employée contre les populations civiles, car selon Nicolas Sarkozy, cf. extrait de son discours du 16 janvier 2009 à l'Elysée : " les forces au service du changement sont considérablement plus fortes que les conservatismes et les immobilismes... On ira ensemble vers ce nouvel ordre mondial. Et personne, je dis bien personne, ne pourra s'y opposer".


Voici donc ci dessous la confirmation de cette information par le ministère de l'Intérieur français en date du 24 mars 2009 (source confidentielle !) :




Bonjour,


En application des textes réglementaires, un plan de rappel de la réserve statutaire de la police nationale a été défini dans la perspective de répondre aux rappels individuels ou collectifs du ministre chargé de l'intérieur en cas de menace ou de troubles graves à l'ordre public. Il prévoit notamment que les services d'emploi prennent contact avec les réservistes statutaires afin que chacun d'entre eux connaisse son poste d'affectation. Pour le 30 juin, l'ensemble des réservistes statutaires devra être affecté de manière opérationnelle.


Cordialement.


Mission nationale pour la réserve civile (MINATREC)

Cellule de communication

Place Beauvau

75800 Paris Cedex 08

 



Publié le 28 mars 2009 sur : http://bellaciao.org/fr/spip.php?article83170

 



DERNIERE MINUTE : Ce communiqué vient ce 27/03/2009 d'être relayé sur le blog, http://schlomoh.blog.lemonde.fr (A aller consulter pour, entre autre, savoir de quelle façon la fac de Strasbourg a été "évacuée" manu militari, à 5 h ce matin 28 mars)

 

 


 

 

Si tu veux la paix, prépare la paix !

 


 

"Ceux qui ont le privilège de savoir ont le devoir d'agir"

(Albert Einstein)

 

 

 

Par bellacio.org - Bernard Grignon
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Vendredi 22 mai 2009



Mardi 19 mai 1943  2009 après-midi, six policiers sont arrivés devant l'école élémentaire Louis-Aragon, à Floirac, en Gironde.



Puis les policiers ont interpellé deux élèves âgés de 6 et 10 ans.

Les deux jeunes enfants ont été emmenés au commissariat de Cenon pour êtres interrogés.

Un interrogatoire qui a duré deux heures, selon la mère du garçon de 10 ans.

Cette interpellation de deux jeunes enfants provoque pas mal de remous à Floirac.

« Je suis arrivé avec ma femme à 16 h10 pour chercher nos enfants, il y avait déjà deux voitures de police et six policiers » raconte Gérard.

Les deux jeunes enfants sont soupçonnés d'avoir volé un vélo.

Aïsha, la maman du garçon de 10 ans dit sa colère dans le quotidien régional Sud Ouest :

« C'est honteux. Je veux que les conditions d'interpellation de mon fils se sachent, parce qu'on ne peut pas laisser faire des choses comme ça, il y avait d'autres façons de procéder pour vérifier si le vélo était le sien ou pas. »

Cette mère de famille révoltée poursuit :

« L'interrogatoire a porté sur l'origine du vélo, mon fils et moi-même avons soutenu qu'il lui appartient ».

Hier, Aïsha a fourni une attestation sur l'honneur du donneur, un adjudant-chef de la base aérienne 106, à Mérignac, qui le lui avait offert il y a plus d'un an et demi, précise Le Parisien.

La maman du jeune interpellé ajoute :

« C'est maintenant un vélo pourri, personne n'en voudrait ».

Les policiers sont intervenus mardi à la suite de la dénonciation d'une autre mère d'élève.

Cette dernière avait pensé que le vélo sur lequel était arrivé le jeune garçon de 10 ans était celui qui lui avait été volé...

A découvrir, une photo plus parlante que tout commentaire sur : http://bellaciao.org/fr/spip.php?article86137

Pour en savoir plus : http://www.sudouest.com/accueil/actualite/article/596246/mil/4557798.html

 

 



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Vendredi 22 mai 2009

 

 


Ou un pays "sécurisé" ?

 

 

 

 


Récit d'une garde-à-vue indigne d'un Etat de droit


 


De "Monsieur tout le monde"


J'ai fait l'objet d'une garde-à-vue à la suite d'un test d'alcoolémie au volant il y a quelque temps. Je vous contacte pour diffuser et médiatiser une expérience que vivent de plus en plus de personnes chaque année. Car le légitime combat pour faire diminuer le nombre de morts sur les routes ne justifie pas tous les comportements. Je ne suis qu'un humble citoyen. Je ne suis encarté dans aucune association ni aucun parti. Je m'inquiète simplement de la dérive de notre société vers un Etat policier. Je crois que vous trouverez dans l'actualité récente un écho significatif à ce récit.

Vous trouverez ci-dessous et ci-joint l'histoire de cette nuit de garde-à-vue.

Merci d'avance,


Monsieur tout le monde


PS : pour toute précision, vous pouvez joindre l'auteur via ce mail


toutlemondeypasse@gmail.com

 

 

 

 

La route de la garde-à-vue



Récit d'une garde-à-vue indigne d'un Etat de droit

 


Le récit qui suit est un compte-rendu précis d'une histoire qui m'est arrivée. En dehors des faits reprochés, certains détails ont été modifiés pour éviter toute poursuite ultérieure à l'encontre de ma personne. Le récit est certes un peu long mais je le recommande vivement à tout citoyen qui souhaite se renseigner sur une procédure devenue au fil des ans très commune : la garde-à-vue. Depuis 2000, le nombre de GAV a plus que doublé. Et l'année dernière, 577 816 personnes y sont passées. (soit 1% de la population de notre beau pays)

 


Avant d'entrer dans le vif du sujet, je tiens à préciser que j'accepte parfaitement les sanctions de la justice en ce qui concerne les délits routiers. Tant qu'elles restent proportionnées, en particulier pour quelqu'un dont c'est la première infraction au code de la route et qui n'est pas connu des services de police. 6 points en moins, une lourde amende, immobilisation du véhicule, d'accord. Une suspension de permis qui me fait perdre mon travail pour 0,3 gramme d'alcool par litre de sang au dessus de la norme et une garde-à-vue injustifiée : NON.


La bière de trop, tout le monde connaît. On revoit des amis, on se laisse aller. Et on est tenté par une dernière, pour la route. L'ivresse au volant est certes un mal à combattre. Mais la course contre la mort justifie-t-elle tous les moyens et tous les comportements ? Sous couvert de faire diminuer le nombre de morts sur les routes françaises, tout est-il possible au mépris de la loi et de la dignité des personnes ?


Un soir en région parisienne, je me dirige vers mon « home sweet home » avec ma compagne. Il est presque 4 heures du matin. Avec quatre bières en quatre heures, loin de moi l'idée d'avoir dépassé la fatidique limite de 0,5 gramme d'alcool par litre de sang. Là, 15 à 20 policiers attendent tranquillement. Deux fourgons et deux voitures sont mobilisés pour une opération d'envergure. Et le zèle des policiers ne va pas tarder à se faire jour...

 


Si vous souhaitez connaître la suite, vous pouvez la lire sur : http://www.legrandsoir.info/article8613.html

 

 

 

 

Vous pouvez également relire, sur le même thème :

La france se "modernise", les garde à vue se multiplient...






Alors, on attend sagement la suite ?...

 

Par Monsieur tout le monde - Bernard Grignon
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Vendredi 22 mai 2009

 

 



Arrêtés à Forcalquier pour un tract contre l'anti-terrorisme

 

 

 


C'est un tract diffusé la semaine dernière à Forcalquier invitant à une journée contre l'anti-terrorisme le 8 mai qui a mis le feu aux poudres. En tête de l'affichette, une photo représentant la plaque d'entrée de la résidence dignoise de Bernard Squarcini, directeur central du renseignement intérieur.

Vers 6 heures ce matin, dans la commune des Alpes de Haute-Provence, quatre personnes du "Comité de sabotage de l'anti-terrorisme" ont été interpellées par le SRPJ de Marseille. Il s'agit de François Bouchardeau et sa femme, responsables d'HB Editions, une maison indépendante spécialisée dans la littérature contemporaine, ainsi que Samuel Autexier et sa sœur Héléna, qui animent la revue militante Marginales.

A travers ce Comité de sabotage de l'antiterrorisme (CSA), tous les quatre soutiennent le groupe de Tarnac et Julien Coupat, incarcérés depuis six mois dans l'enquête sur les dégradations de ligne SNCF à l'automne 2008.

Dans les milieux gauchistes, comme de source policière ils sont présentés comme "déterminés" mais "pas du genre têtes brûlées". "Ils n'ont pas le profil des encagoulés de fin de manifs, rapporte un militant. La violence, ce n'est pas leur truc".

Christophe Castaner, le maire PS de Forcalquier, a réagi à ces interpellations. L'élu considère que "dans un pays démocratique comme le nôtre, on n'interpelle pas les gens au petit matin parce qu'ils ont diffusé un tract dénonçant un acharnement judiciaire. On a quand même le droit d'émettre des réserves sur une décison de justice."

Des personnes que Castaner n'a "jamais vu violentes. Juste contestaires notamment contre moi puisque j'incarne le pouvoir."
"Une chose est sûre, c'est que ce sont, dans ma commune, des acteurs de la politique du livre."  Les quatre interpellés ont une culture politique forte et militent pour défendre leurs idées et "en tant que maire et citoyen", le socialiste rappelle que "l'extrême-gauche a le droit de s'exprimer."



Xavier Cherica et Karine Portrait, Publié le lundi 18 mai 2009 à 16H23

(redaction-web@laprovence-presse.fr)

Par Xavier Cherica et Karine Portrait - Bernard Grignon
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