Force est de constater que c'est le dérèglement climatique qui s'attaque au nucléaire et non l'inverse ! Le réchauffement climatique n'est d'ailleurs pas uniforme et entraîne une aggravation des phénomènes extrêmes comme la tempête de 1999 au cours de laquelle la centrale nucléaire du Blayais (Gironde) a été gravement inondée, frôlant la catastrophe. Les ingénieurs du nucléaire avaient pourtant tout calculé, l'inondation n'était pas possible, et elle a pourtant eu lieu. Notons d'ailleurs que ce sont les mêmes personnes qui assurent que les centrales sont adaptées au risque sismique.
Mais revenons au dérèglement climatique : après la tempête de 1999, c'est la canicule de 2003 qui a mis à mal le nucléaire français. Des réacteurs ont été arrosés par EDF, d'autres ont été arrêtés ou ont fonctionné à puissance réduite, mettant la France en situation de pénurie et l'obligeant à acheter à prix d'or de l'électricité à ses voisins. Ainsi, Le Monde du 1er août 2003 publiait un article intitulé "En France, EDF réduit la puissance des centrales nucléaires", expliquant que "EDF a annoncé, mardi 29 juillet, une réduction de la puissance de certaines centrales nucléaires, dans la vallée du Rhône et dans le Sud-Ouest. Ce pourrait être bientôt le tour des centrales qui bordent la Loire, où les débits sont très faibles et la température de l'eau plus élevée qu'à la normale."
Autre conséquence : des rejets d'eau trop chaude dans les rivières, ainsi que des rejets chimiques et radioactifs encore plus dangereux que d'habitude, du fait de la baisse du niveau des cours d'eau. Résultat : des atteintes à la faune et la flore, et des risques pour la santé publique. Certes, grâce aux importations d'électricité, la France atomique a évité le flop. Mais tout le monde reconnaît aujourd'hui que le réchauffement climatique est en marche et que, même si les mesures nécessaires étaient immédiatement prises au niveau mondial - ce qui est hélas loin d'être le cas -, le phénomène s'aggraverait encore pendant quelques décennies avant de se ralentir. Donc, c'est inéluctable, les canicules, les sécheresses, les tempêtes... tous les évènements climatiques brutaux vont être de plus en plus fréquents et intenses.
Non seulement les centrales nucléaires ne vont rien empêcher, mais elles vont au contraire être mises en grande difficulté et faire courir de graves risques de pénurie et de catastrophes atomiques. En fin de compte, contrairement à l'idée que la propagande officielle tente d'imposer, le réchauffement climatique est une raison de plus, et non des moindres, pour arrêter au plus vite toutes les centrales nucléaires.
(comme de toute autre forme d'énergie néfaste à la nature)
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