Un kg de nourriture bio permet de diminuer de 30% les émissions de gaz à effet de serre par rapport à 1 kg de cette même nourriture cultivée de manière conventionnelle. Si nous voulons être équitable envers nos concitoyens, manger bio et conserver nos modes alimentaires est impossible car il faudrait bien plus de surface agricole que nous n’en avons de disponible. Heureusement, il est possible de manger différemment et déjà plus de 1 million de personnes en France, pour des raisons diverses, le font soit en mangeant beaucoup moins de viande ( moins de 20 kgs annuellement au lieu de plus de 100 kgs pour la moyenne des français) soit en étant totalement végétarien (de plus, le fait de manger beaucoup moins de viande permet de vivre en bien meilleur santé !). Il faut aussi savoir que la surface permettant de nourrir un français "conventionnel" permet de nourrir de 5 à 10 personnes consommant peu ou pas de viande.
Quelques exemples d’émissions d’équivalent carbone ( en kgs ) émis pour la production d’un kg de nourriture produite de manière biologique(en cas d'origine "conventionnelle", ajouter 30%) :
1kg de blé moins de 0,1kg
1kg de lait environ 0,25kg
1kg de gruyère environ 2,7kgs
1kg de bœuf environ 3kgs
1kg de veau environ 8,8kgs
1kg d’agneau de lait environ 8,1kgs
1kg de mouton environ 4kgs
1kg de porc environ 1kg
1kg de poulet fermier environ 0,3kg
1kg d’œuf moins de 0,25kg
1kg de thon environ 0,9kg
1kg d'autres poissons environ 0,5kg
1kg de crevettes environ 1,6kgs
(à titre de comparaison, 100kms en voiture émettent environ 6 kgs de carbone)
Dans la mesure où nous ne voulons pas accentuer le dérèglement climatique ; la répartition équitable nous accorde à chacun en 2005, toutes émissions confondues (nourriture – transport - biens et services - etc. …), 500kgs d’équivalent carbone. Si la population mondiale est, selon les prévisions actuelles, de 9 milliards en 2050, la part qui sera accordée à chacun sera de seulement 330 kgs. Or, à l’heure actuelle la moyenne française par personne dépasse 1.800kgs !
Le fait de manger beaucoup moins de viande permet de diminuer considérablement les surfaces à cultiver chaque années, ce qui diminue d’autant les besoins en carburants pour l’agriculture. D’autre part le fait de choisir le bio, donc de se passer d’engrais azotés de synthèse ( gros dévorateurs d’énergie ) accentue la diminution des besoins énergétiques pour l’agriculture, sans compter la suppression des pesticides et herbicides et une diminution notable des besoins en plastiques, ce qui amplifie l’économie de produits pétroliers.
Globalement on peut estimer que les besoins en énergie et dérivés pétroliers peuvent être divisés par plus de 10 dans l’agriculture, si nous optons pour une alimentation pauvre en viande, une agriculture biologique, ainsi que la modification de tous les moteurs de tracteurs …
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