Vendredi 26 juin 2009




Incroyable mais vrai ! Un rapport d'une agence gouvernementale britannique prône la remise en question de la croissance économique !

 



Bien entendu, il ne s'agit là que d'un aspect de la question, mais on progresse... (du moins chez nos amis d'outre Manche, parce qu'en ce qui concerne les gouvernants actuels du "pays des lumières et des droits de l'homme", ils creusent, ils creusent tout comme les shadoks pompaient, pompaient !)

 


Paradoxe des temps modernes. Les extraordinaires avancées des sciences et des techniques ont permis à l'humanité d'accumuler un savoir faire et une capacité de production à même de satisfaire la plupart de ses besoins, et pourtant cette richesse potentielle, loin de se traduire par l'accomplissement des promesses du progrès, s'accompagne aujourd'hui d'une inégalité toujours accrue, d'une énorme demande sociale non satisfaite, et d'une pression croissante sur les conditions d'existence au nom du sacro saint rendement compétitif.

 

 


Mais rendement de quoi ?


Loin de permettre de libérer l'homme, l'intelligence, les énergies mobilisées, les efforts consentis, englués dans un système devenu inefficace, inadapté et dangereux, conduisent l'humanité à sa perte. Le système économique - dont la structure est un archaïsme hérité des temps obscurs où la rareté dominait - poursuit sa trajectoire aveugle et insoutenable  qui nous rapproche inexorablement de l'épuisement des ressources primaires, et de la dévastation de notre planète. « Prosperity Without Growth ? » est un ouvrage (disponible gratuitement en ligne) publié par la Commission du Développement Durable, une agence gouvernementale du Royaume-Uni, qui ose aborder de front cette question brûlante. La croissance, telle que nous la pratiquons, est dans l'impasse. Il faut repenser à nouveaux frais nos modèles de développement, et renoncer à la religion du PIB.

 

 


Cela implique-t-il un retour aux privations ?


Nullement. Les études effectuées de par le monde montrent qu'une fois atteint un niveau de revenu situé entre la moitié et les deux tiers de ce qu'il est aujourd'hui aux USA, le ressenti de bien-être n'augmente plus en relation avec l'accroissement des revenus. Renoncer à la croissance, ce pourrait donc être simplement renoncer au « toujours plus » du consumérisme, à la  recherche vaine de la distinction par les colifichets du « je le vaux bien » narcissique. Une telle révolution, non seulement économique mais également culturelle, est possible, nous dit la Commission Britannique, qui indique, en s'appuyant sur les travaux de l'économiste canadien Peter Victor, que cela permettrait également de travailler moins. (...)




Article complet sur "contre info" : http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2688

Par Charles Siegel - Bernard Grignon - Publié dans : Décroissance - Croissance économique
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