Jeudi 19 février 2009 4 19 /02 /2009 09:14


Hier après-midi vers 16h45, le numéro 1 de la société Numéricable, tentant de fuir ses responsabilités face à un conflit social majeur, a provoqué un accident grave à l'encontre d'un gréviste, dont la jambe a été écrasée. Il a ensuite pris la fuite avec le chauffeur du véhicule directement responsable de l'accident.


Depuis un mois et demi, les vendeurs à domicile de Numéricable, en grève, dénonçaient la violation de leurs droits sociaux par une direction fermée au dialogue et qui s'efforce de les licencier les uns après les autres sans déclarer un plan social qui leur ouvriraient des droits.

C'est seulement suite à l'occupation du siège par les grévistes, aidés de membres du collectif altermondialiste et non violent, "les désobéissants", jeudi et vendredi, que des négociations s'ouvraient enfin avec la direction, achevée cependant par une nouvelle rupture vendredi soir.


Ce lundi matin, après une nouvelle tentative de la direction de mettre fin à l'occupation du siège par la mobilisation de nombreux vigiles, la promesse d'une rencontre avec M. Pierre Danon, président directeur général de Numéricable, était donnée. Seulement, au lieu d'une rencontre et après qu'un leurre grossier ait été éventé, c'est un PDG dissimulé sur la banquette arrière d'un véhicule banalisé, et tentant de quitter le siège, que les grévistes remarquent, et tentent d'interpeller.

Accélérant à une vitesse élevée sur le parking de l'entreprise, le véhicule conduit par un collaborateur de M. Danon heurte violemment et intentionnellement Patrick Berol, lui écrasant la jambe et lui infligeant une fracture du tibia péroné, ouverte au niveau de la cheville. La police et les premiers secours arrivent rapidement sur les lieux pour secourir le gréviste, tandis que les autres membres de la direction de Numéricable (notamment M. Gérolami, numéro 2, et Mme Luciani, Directrice des Ressources Humaines) font fermer les volets pour empêcher leurs salariés de continuer de regarder l'accidenté hurlant de douleur.

Le chauffeur et son passager ont alors pris la fuite, manquant de percuter un autre gréviste. Se faisant, il se sont alors rendus coupable de délit de fuite.

Le véhicule est ensuite recherché par la police et M. Danon retrouvé. Il est finalement auditionné un peu plus tard dans la soirée par la police nationale. Deux plaintes seront déposées pour tentative d'homicide et délit de fuite.


Demain, les grévistes rencontrent, Maud Tallet, Mme Le Maire de Champs sur Marne qui s'est déplacée sure les lieux peu après les faits, organise un point presse devant la mairie de Champs Sur Marne, à 10h00.



Les grévistes de Numéricable

 


Mardi 17 février 2009 sur http://bellaciao.org/fr/

 

 

 

 

 

 

Le saviez-vous ?


En avez-vous entendu parler dans les médias ?


A "l'ère de l'information", certaines nouvelles semblent avoir d'avantage d'importance que d'autres !


Peut-être est-il préférable de laisser le bon peuple à l'abri de ce qui pourrait l'inciter à sortir des sentiers battus de la grogne ordinaire...


Par Grévistes de Numéricable - Bernard Grignon - Publié dans : Informations et réflexions sur notre SOCIETE
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Jeudi 19 février 2009 4 19 /02 /2009 08:00



LIYANNAJ KONT PWOFITASYON

Appel au mouvement ouvrier et démocratique international

 


Chers camarades, Chers amis,


Comme nous le disions dans notre denier appel du 6 février 09 :


« Le patronat et le représentant de l'Etat français jouent le pourrissement du mouvement pour ensuite réprimer »

Ce qui était prévisible est arrivé. Devant l'entêtement et le mépris de ces derniers le collectif Liannaj Kont Pwofitation, LKP, a appelé, au 28 eme jour de grève, au renforcement les piquets de grève sur le terrain et l'Etat français a réprimé blessant grièvement un dirigeant syndical, d'autres moins grièvement et a procéder à l'arrestation de plus de 70 manifestants dont des responsables syndicaux de LKP.

La population, les travailleurs, les jeunes n'acceptent pas.

Certains élus ont protesté contre cette violence dénoncée par LKP. Les travailleurs, les jeunes, le peuple de Guadeloupe renforcent la mobilisation sur le terrain. Ainsi toutes les personnes arrêtées ont été libérées.

Ainsi, aujourd'hui au 29 eme jour de grève générale, la Guadeloupe est paralysée par des barrages quasiment dans toutes les communes. Des jeunes ont été arrêtés dans la nuit du 16 au 17 février. Cette répression va se poursuivre car l'Etat français a fait venir en renfort plus d'un millier de gendarmes mobiles pour cela et la mobilisation se renforce à l'appel de LKP.


Chers camarades, chers amis,

Au nom de la solidarité ouvrière internationale, au nom de la démocratie nous faisons à nouveau appel à votre soutien.
Les travailleurs de Guadeloupe ont le droit de se battre pour leurs légitimes revendications.



ADIM - AFOC - AGPIHM - AKIYO - AN BOUT'AY - ANG - ANKA - ASSE - ASS.AGRICULTEURS DU NORD BASSE-TERRE - ASS.LIBERTE EGALITE JUSTICE - CFTC - CGTG - CNL - COMBAT OUVRIER - COMITE DE L'EAU - CONVENTION POUR UNE GUADELOUPE NOUVELLE - COPAGUA - CSFG - CTU - ESPERANCE ENVIRONNEMENT - FAEN SNCL - FO - FSU - GIE SBT - KAMODJAKA - KAP Gwadloup - LES VERTS - MADICE - MAS KA KLE - MOUVMAN NONM - PCG - SGEP/SNEC/CFTC - SOS B/Terre ENVIRONNEMENT - SPEG - SUD PTT GWA - SUNICAG - SYMPA CFDT - TRAVAYE é PEYIZAN - UDCLCV - UIR CFDT - UNSA - UGTG - UPG - UPLG - UMPG - VOukoum-SNUIPP-ADEIC



Guadeloupe le 17 février 2009


Par LKP - Publié dans : PETITIONS - LETTRES - INTERPELLATIONS
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Mardi 17 février 2009 2 17 /02 /2009 09:16

 


Depuis quelques années, sous la pression des industriels et des agriculteurs, des recherches sont menées pour améliorer certaines caractéristiques d'essence forestières ou fruitières. Ainsi, à titre d'exemple, de nombreux tests sont entrepris pour parvenir à diminuer le taux de lignine (1) de certains arbres. Pour cela, les arbres sont modifiés génétiquement, sachant que les espèces privilégiées sont le peuplier et le bouleau, avec des essais actuellement en cours en France, en Grande-Bretagne et en Finlande, notamment. Ailleurs, en Chine, en Espagne, au Brésil, etc. d'autres essences font l'objet de divers essais visant, par exemple, à augmenter la vitesse de croissance, la résistance aux insectes ravageurs, ou encore la production de fruits. A ces pays, on devrait bientôt pouvoir de nouveau ajouter la Belgique avec un projet d'essai en plein champ de peupliers OGM, manipulés aux fins de produire un biocarburant de deuxième génération.


Si en mai 2008, l'autorisation de cet essai avait été bloquée au motif que le Vlaams Instituut voor Biotechnologie (VIB), l'organisme demandeur, n'avait prévu aucun protocole d'évaluation spécifique des risques environnementaux liés au test, le Conseil d'Etat a débouté les ministres tenants de cette interdiction, en décembre dernier. C'est ainsi qu'hier, le ministre du climat et de l'énergie, Paul Magnette, et son homologue des affaires sociales et de la santé, Laurette Onkelinx, ont reconsidéré leur opposition première.

Notons toutefois que ce revirement a été facilité par l'acceptation, par le VIB, de se conformer, entre autres, au suivi d'un "protocole renforcé d'évaluation environnementale de la faune et de la flore (insectes et sols)".

Néanmoins, la mise en place de ce qui est considéré politiquement comme un "strict encadrement de l'essai" ne répond pas aux risques de contamination et, plus particulièrement, de la dissémination d'un gène marqueur de résistance aux antibiotiques, dont on se demande bien l'intérêt pour la production d'agrocarburants.



Pascal Farcy, sur http://www.univers-nature.com




1- Le bois est principalement composé de cellulose (65 à 80%) et de lignine. La cellulose, à l'origine des fibres du bois, offre une résistance mécanique exceptionnelle en traction et en compression, mais, à l'inverse, ses performances transversales sont quasiment nulles. La cohésion transversale du bois est assurée par la lignine, laquelle imprègne la cellulose pour augmenter sa durabilité (y compris aux insectes et autres champignons) et sa résistance. En conséquence, les papetiers recherchent des bois pauvres en lignine, tandis que les secteurs du bâtiment, de l'ameublement et de l'énergie privilégient les bois qui en comptent le plus.

 

 

 

 

 

 

Pour en savoir plus sur les agrocarburants, les OGM, les problèmes d'alimentation dans le monde et l'effondrement en cours de la biodiversité, vous pouvez lire les articles concernant ces questions sur ce même blog, mais également, entre autres et plus spécifiquement sur les pesticides et les "carburants de subsitution", sur celui de Fabrice Nicolino : http://fabrice-nicolino.com/biocarburants/

 

Par Pascal Farcy - Publié dans : Empreinte écolo-Ressources naturelles-Biodiversité
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Lundi 16 février 2009 1 16 /02 /2009 09:41







« Les données de cette étude portent sur nos espèces d'arbres les plus stables, les plus résistantes, » précise Jerry Franklin, l'un des coauteurs de l'étude publiée par le journal "Science".






La mortalité a augmenté de façon spectaculaire, concerne toutes les espèces, et ne dépend pas de l'âge ou de la localisation des arbres. Elle a doublé dans les régions nord ouest en 17 ans, en Californie en 25 ans et dans les régions intérieures en 29 ans.

Les forêts sont plus clairsemées, constatent les chercheurs, ce qui écarte la cause d'une compétition entre espèces et cette mortalité accrue concerne également les jeunes sujets.

Les scientifiques attribuent ce phénomène à l'allongement des périodes de sécheresse durant l'été, en corrélation avec le réchauffement climatique. Ils ont étudié la possibilité que la pollution atmosphérique soit responsable de cette mortalité, sans résultat probant.

« Le réchauffement de la région et le déficit hydrique qui en résulte sont parmi les causes vraisemblables de cette augmentation de la mortalité des arbres, » écrivent-ils.



« Nous constatons les effets du réchauffement sur l'ensemble du continent, » déclare Tom Veblen, l'un des coauteurs de l'étude. « Il est très vraisemblable que la mortalité des arbres s'accroisse avec l'augmentation des températures. »

C'est la première fois qu'une étude de ce type est menée. M. Franklin estime que cette augmentation de la mortalité est générale et concerne également les autres forêts américaines.

Les arbres morts libérant du carbone dans l'atmosphère, si cette mortalité continue de croître, les puits de carbone que sont les forêts seront compromis. A l'heure actuelle, l'ensemble des forêts mondiales stocke autant de carbone que la quantité présente dans l'atmosphère.

« Au mieux elles captureront moins de carbone dans l'atmosphère, » indique M. Franklin. « Les forêts les plus anciennes, les plus stables, devraient être préservées. Nous ne devons pas accélérer ce processus. »

Les arbres âgés contiennent beaucoup plus de carbone que les jeunes, précise M. Franklin. Il n'y a aucun moyen de capturer ce carbone qui est libéré lorsqu'on les abat. Il faudrait tenir compte de cette réalité et s'engager à préserver les forêts anciennes lors du prochain sommet sur le climat à Copenhague, dit-il.



Depuis les années 1980, les scientifiques ont constaté que les forêts souffraient également de la pollution, des pluies acides, de l'augmentation du taux d'ozone en surface, ainsi que de l'accroissement du rayonnement ultra-violet. Le déclin des forêts américaine a été décrit dans l'ouvrage « La mort des arbres » publié en 1995 par le scientifique Charles E. Little. Il avait alors prévu que la désertification s'étendrait, et envisageait la disparition des érables dans les forêts du nord ouest du continent américain. Little estimait qu'une limite avait été franchie avec le réchauffement, mettant en péril les forêts.



Tous les experts s'accordent sur le fait qu'il est urgent de réduire les émissions de carbone et de combattre la déforestation.



Article sur http://contreinfo.info/, le 24 janvier 2009









Pour des idées d'actions, voir la rubrique "S'informer et agir" de ce même blog




Par Jerry Franklin - Publié dans : Empreinte écolo-Ressources naturelles-Biodiversité
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Vendredi 13 février 2009 5 13 /02 /2009 17:43


N.S. a dénoncé vendredi le "gâchis" que constitue la possibilité de prendre un congé parental non rémunéré d'une durée pouvant aller jusqu'à trois ans pour s'occuper d'un nouveau-né ou d'un enfant adopté.


Il a estimé dans un discours sur la politique familiale que ces congés, qui concernent plusieurs centaines de milliers de Français chaque année, devaient être réduits ou faire place à des aménagements d'horaires.

"C'est un gâchis pour les familles parce le congé parental c'est un salaire en moins, donc c'est le pouvoir d'achat qui diminue. C'est un gâchis pour la société dans son ensemble ", a-t-il dit.


Il déplore que la mesure écarte, selon ses chiffres, 800.000 femmes chaque année du marché du travail. Selon lui, la formule est choisie souvent par défaut, faute de place en crèche ou d'un autre mode de garde.

"L'arrêt de travail ne doit plus être une solution par défaut pour les familles. Il ne peut plus être le mode de garde des jeunes enfants auquel on doit se résigner parce qu'on n'a pas le choix", a-t-il dit.


"Je souhaite qu'on travaille à la mise en place d'un congé plus court, que le Pôle emploi accompagne vraiment les jeunes mères dans leurs démarches de retour à l'emploi (...) je veux qu'on privilégie l'aménagement des horaires et le temps partiel plutôt que l'interruption totale d'activité", a-t-il conclu. (...)


Thierry Lévêque, édité par Yves Clarisse



Intégralité de l'article sur http://www.lemonde.fr, le 13 février 2009


 



Qui, quand, comment, où l'arrêterons-nous ?


Et si c'était nous, et si c'était maintenant ?

Par Thierry Lévêque - Bernard Grignon - Publié dans : Informations et réflexions sur notre SOCIETE
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Vendredi 13 février 2009 5 13 /02 /2009 11:15


Savez-vous comment partager votre savoir-faire tout en vous facilitant la vie (et en vous permettant de rentrer en relation avec d'autres personnes) ?
en bref, une idée de coopération, en rupture avec la tendance actuelle


Il existe une solution efficace et gratuite : Les connaissances ou les biens que vous possédez peuvent aussi être utiles à des personnes de votre entourage, qui peuvent à leur tour vous rendre service en échange. Par exemple, si vous avez de bonnes connaissances en comptabilité, vous pouvez aider une personne de votre commune à remplir sa déclaration d'impôts, et en retour elle vous prête son karcher pour nettoyer votre façade.

Servisphere est un réseau de services entre particuliers, vous permettant de proposer ou chercher des services correspondant à votre profil. Selon les cas, les échanges peuvent se faire contre un autre service de même valeur, un salaire, ou un chèque emploi service. C'est entièrement gratuit, et tout ce dont vous avez besoin est une adresse email, alors profitez-en !

Exemples d'échanges de services

Fonctionnement du réseau

Questions fréquemment posées

Recherche des services proches de chez vous

Inscription gratuite



http://www.servisphere.fr


Par Christine Carmanche - Publié dans : Actions intéressantes à suivre
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Vendredi 13 février 2009 5 13 /02 /2009 09:21



URGENT - Scandale dans le nucléaire français



Défaillance généralisée des mesures de rejets radioactifs dans l'environnement :


Les laboratoires de toutes les centrales nucléaires EDF ont perdu leurs agréments !


Demandez des explications aux directeurs des centrales nucléaires en leur téléphonant ou en leur envoyant la lettre ci-dessous.

(Voir les coordonnées des centrales à la fin de ce mail et en fichier joint)


*Consultez le dossier complet sur :

http://www.sortirdunucleaire.org/


Découvrez également l'énorme écho médiatique de cette affaire (France Info, Europe 1, France 3, Le Monde, AFP...) sur notre site internet ci-dessus.


*Faites un don en ligne pour soutenir l'action de VOTRE contre pouvoir citoyen antinucléaire :

http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/don-en-ligne-janv09.html

Votre don est déductible à 66 % de vos impôts.


**********************************************************************************


*MODELE DE LETTRE A ENVOYER*

(+ cette lettre est prête à imprimer en fichier attaché)


Date :

Vos coordonnées


à M. le Directeur de la centrale nucléaire de...


Objet : Défaillance des mesures de rejets radioactifs dans l'environnement (refus ou suspension d'agrément)


Monsieur le Directeur,


Le Réseau "Sortir du nucléaire" rend publique le 12 janvier une information de la plus grande importance et qui doit interpeller la totalité des citoyens français, menacés de façon chronique par les rejets radioactifs liquides et gazeux opérés dans l'environnement par les installations nucléaires.


Les laboratoires de toutes les centrales nucléaires françaises, et donc de celle dont vous assurez la direction, censés faire en continu des mesures autour des installations en question, sont défaillants : leurs agréments sont actuellement suspendus ou refusés par le biais de quatre décisions de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), datées du 16 décembre 2008.


Nous vous demandons de répondre de toute urgence aux questions suivantes :


- alors que le laboratoire de la centrale nucléaire dont vous assurez la direction EDF n'est plus agréé, qui réalise actuellement les mesures exigées par les arrêtés qui vous autorisent à exploiter cette centrale ?


- quelles sont précisément les défaillances de votre laboratoire, et depuis quand ces défaillances existent-elles ?


- quelle peut être l'ampleur des rejets effectués depuis des années par votre centrale nucléaire au-delà des limites légales (qui, pourtant, sont déjà fort laxistes) ?


- comment les citoyens peuvent-ils faire confiance aux "responsables" d'une industrie aussi dangereuses et qui s'avèrent incapables de mesurer leurs rejets radioactifs opérés l'environnement ?


Il est déjà choquant que, en France, ce soient les exploitants, en l'occurrence EDF, qui effectuent eux-mêmes la surveillance de l'environnement autour de leurs installations nucléaires : il est légitime de se méfier de l'industrie nucléaire qui est habituée à cacher ou travestir la vérité. Mais la situation est en réalité encore plus intolérable puisque les contrôles que vous êtes censés réaliser sont défaillants et permettent très probablement des rejets radioactifs supérieurs aux limites légales, pourtant déjà fort laxistes.


Nous vous rappelons que, fin 2007, une étude de l'université de Mayence (Allemagne) a montré que, parmi les enfants de moins de cinq ans grandissant à moins de cinq kilomètres d'une centrale nucléaire, les cas de leucémie sont deux fois plus fréquents que dans d'autres régions. Une fois de plus, l'industrie nucléaire montre qu'elle est très loin d'être irréprochable alors que les conséquences et les risques qu'elle fait peser sur l'environnement et la santé des populations sont incommensurables et incomparables à tous les autres. Il est plus que temps de sortir du nucléaire.


Sincères salutations.


Signature


*************************************************************

*Coordonnées des centrales nucléaires*

(également en fichier attaché)


Centrale nucléaire de Belleville

BP 11

18240 Léré

Tél. : 02 48 54 50 50

Fax : 02 48 54 50 60


Centrale nucléaire du Blayais

BP 27

Braud-et-Saint-Louis

33820 Saint-Ciers-sur-Gironde

Tél. : 05 57 33 33 33

Fax : 05 57 33 32 89


Centrale nucléaire du Bugey

BP 14

01366 Camp de la Valbonne Cedex

Tél. : 04 74 34 33 33

Fax : 04 74 34 17 32


Centrale nucléaire de Cattenom

BP 41

57570 Cattenom

Tél. : 03 82 51 70 00

Fax : 03 82 82 00 78


Centrale nucléaire de Chooz

BP 174

08600 GIVET

Tél. : 03 24 42 60 00

Fax : 03 24 42 61 80


Centrale nucléaire de Chinon

BP 80

37420 Avoine

Tél. : 02 47 98 60 60

Fax : 02 47 98 77 09


Centrale nucléaire de Civaux

BP 64

86320 Civaux

Tél. : 05 49 83 50 01

Fax : 05 49 83 50 19


Centrale nucléaire de Cruas-Meysse

BP 30

07350 Cruas Meysse

Tél. : 04 75 49 30 00

Fax : 04 75 51 11 43


Centrale nucléaire de Dampierre

BP 18

45570 Ouzouer-sur-Loire

Tél. : 02 38 29 70 70

Fax : 02 38 67 68 02


Centrale nucléaire de Fessenheim

BP 15

68740 Fessenheim

Tél. : 03 89 83 50 00

Fax : 03 89 48 64 08


Centrale nucléaire de Flamanville

BP 4

50340 Les Pieux

Tél. : 02 33 78 77 77

Fax : 02 33 78 77 78


Centrale nucléaire de Golfech

BP 24

82401 Valence d'Agen Cédex

Tél. : 05 63 29 39 49

Fax : 05 63 29 39 50


Centrale nucléaire de Gravelines

BP 149

59820 Gravelines

Tél. : 03 28 68 40 00

Fax : 03 28 68 42 08


Centrale nucléaire de Nogent

BP 62

10401 Nogent-sur-Seine

Tél. : 03 25 25 60 60

Fax : 03 25 25 66 66


Centrale nucléaire de Paluel

BP 48

76450 Cany Barville

Tél. : 02 35 57 66 66

Fax : 02 35 57 66 69


Centrale nucléaire de Penly

BP 854

76 370 Neuville-Les-Dieppe

Tél. : 02 35 40 60 00

Fax : 02 35 40 60 99


Centrale nucléaire de Saint-Alban

BP 31

38550 Saint-Maurice L'Exil

Tél. : 04 74 41 32 32

Fax : 04 74 41 69 81


Centrale nucléaire de St-Laurent

BP 42

41220 Saint-Laurent-Nouan

Tél : 02 54 45 84 84

Fax : 02 54 45 82 00


Centrale nucléaire de Tricastin

BP 40009  Saint-Paul-Trois-Châteaux

26131 Pierrelatte Cedex

Tél. : 04 75 50 39 99

Fax : 04 75 96 84 20


Par Sortir du nucléaire - Publié dans : PETITIONS - LETTRES - INTERPELLATIONS
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Vendredi 13 février 2009 5 13 /02 /2009 08:21




*Communiqué de presse du vendredi 30 janvier 2009*



L'Elysée a annoncé le 29 janvier au soir la construction en France d'un nouveau réacteur EPR, à Penly (Seine-Maritime).


Le Réseau "Sortir du nucléaire" se réunit en Assemblée générale nationale dès ce week-end à La Rochelle (17) et va à cette occasion organiser la résistance citoyenne.


En attendant, le Réseau "Sortir du nucléaire" conteste les affirmations de M Gadonneix (PDG d'EDF) qui prétend que la construction de ce réacteur serait "une bonne nouvelle pour l'emploi". La réalité est en fait exactement inverse : des études montrent que, pour un investissement égal, les économies d'énergie et les énergies renouvelables créent jusqu'à 15 fois plus d'emplois que le nucléaire (*).


D'ailleurs, après avoir longtemps soutenu le nucléaire, le puissant syndicat allemand IG Metall vient de fustiger une "technologie vieillissante et arriérée" par la voix d'un de ses dirigeants, Hartmut Meine, qui a pris la parole dans le cadre d'une manifestation contre les transports de déchets radioactifs le 9 novembre dernier. Cette conversion s'explique sans peine : *en quelques années, les énergies renouvelables ont créé 250 000 emplois en Allemagne, chiffre en augmentation continuelle. A titre de comparaison, après 50 ans d'investissements massifs, le nucléaire emploie moins de 100 000 personnes en France.

Le projet de construire de nouveaux EPR n'est donc pas seulement irresponsable sur le plan environnemental, il est aussi absurde sur le plan économique. Plus que jamais, la "France nucléaire" fait fausse route : il y a quelques jours à peine le 26 janvier, l'Agence internationale pour les énergies renouvelables (Irena) a été officiellement créée par cinquante pays, notamment l'Allemagne, l'Espagne et le Danemark, qui se sont engagés de longue date en faveur des énergies vertes. La France, elle, a tout tenté d'empêcher la naissance de cette organisation et n'y participe que du bout des pieds.

Il faut dire que la construction d'un nouvel EPR empêchera la France de respecter son engagement européen de 20% d'énergies renouvelables dans la consommation finale d'énergie en 2020. Qui plus est, la vague de froid de cet hiver a démontré que la France manquait de moyens de production "de pointe" : elle ne doit donc surtout pas ajouter de nucléaire (qui produit "en base").

*Face à ce nouveau coup de force, le Réseau "Sortir du nucléaire" annonce d'ores et déjà qu'il attaquera en justice les autorisations de construction du nouvel EPR annoncé à Penly (Seine-Maritime).

Les incroyables déboires rencontrés par EDF et Areva, respectivement sur les chantiers des EPR de Finlande et de Flamanville, devraient suffire à écarter tout nouveau projet d'EPR.


Le nucléaire est une industrie du siècle passé, dangereuse et archaïque, chère et polluante. L'avenir passe par des économies d'énergie et la remise en question de l'ensemble de la (société de) consommation et (accessoirement) au développement des énergies propres et renouvelables.


(*) Cf Etude "Un courant alternatif pour le Grand-Ouest", avril 2006.


Voir ici :

<http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=sinformer&sousmenu=brochures&soussousmenu=courant-alternatif&page=index>


 

*Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations*


 

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Par ailleurs, Des millions ont regardé mercredi soir l'excellente et inquiétante émission de France 3 : "Uranium : le scandale de la France contaminée"


Face à cet immense scandale nucléaire, il est urgent de vous mobiliser pour permettre l'expression d'un puissant contre-pouvoir citoyen.


*Pour soutenir notre action et faire entendre votre voix :


1/ Signez maintenant la Charte du Réseau "Sortir du nucléaire", allez sur :

http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=agir&page=charte


2/ Pour découvrir des informations inédites sur le nucléaire et les solutions alternatives en vous abonnant pour 12 euros par an à la revue "Sortir du nucléaire", allez sur :


<http://boutique.sortirdunucleaire.org/product_info.php?cPath=5&products_id=84>


3/ Pour rejoindre l'une des associations qui, près de chez vous, luttent pour une autre politique énergétique, allez sur :

<http://groupes.sortirdunucleaire.org/spip.php?rubrique2>


Il est essentiel que vous soyez très nombreux à rejoindre l'une des Fédération de 842 associations, agréée pour la protection de l'environnement.


Merci beaucoup.


Très cordialement,


Philippe Brousse

Réseau "Sortir du nucléaire"

Association citoyenne libre et indépendante.

9, rue Dumenge 69004 Lyon




*Merci de rediffuser ce message.*



Pour une autre proposition d'action très pratique, vous pouvez également consulter, sur ce blog, l'article :

Agir dés maintenant en nous débarrassant du nucléaire

 


Par Sortir du nucléaire - Bernard Grignon - Publié dans : Santé - Produits chimiques - Nucléaire
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Jeudi 5 février 2009 4 05 /02 /2009 09:05


Jean L. tient à garder l'anonymat. Mardi 1er avril 2008, ce polytechnicien de 56 ans résidant dans le 16e"J'avais bien vu qu'il y avait une escouade de policiers en train de verbaliser des voitures mal garées, raconte-t-il. Mais j'étais arrêté et une policière m'a sauté dessus en hurlant". arrondissement de Paris, consultant en management, va chercher sa fille âgée de 9 ans à la sortie de l'école, en voiture. Il s'engage dans une rue bouchée par un camion. Se rendant compte qu'il ne sera pas à l'heure, il empoigne alors son téléphone portable pour prévenir sa mère.

Jean L. n'insiste pas, il lâche son téléphone et repart dans une autre direction. "Au bout de quelques mètres, dit-il, je me suis aperçu que la policière courait à côté. Derrière moi, des policiers ont jailli de leur véhicule. Ils m'ont braqué une arme sur le front. J'ai eu peur, j'ai bloqué les portières." Mal lui en a pris. La policière fait voler en éclats sa vitre avant-gauche avec sa matraque. Jean L. est saisi, plaqué au sol, menotté et placé en garde à vue 24 heures. "On était deux, dans une cellule de 3,50 m sur 3,50 m. Le problème, c'est qu'au fil de la nuit, on était douze..." Son procès a eu lieu début janvier. Il est accusé d'avoir téléphoné au volant, de refus d'obtempérer, de délit de fuite et de rébellion.

Jean-Claude Lenoir, 57 ans, vice-président de Salam, une association venant en aide aux migrants à Calais, est placé en garde à vue le 8 novembre 2008, lors d'une vaste interpellation de clandestins sur le port. Les policiers, qui lui ont "constamment aboyé dessus, faisaient les questions et les réponses, ne voulaient pas noter ce que je disais." Libéré à l'issue des 24 heures, M. Lenoir est convoqué au tribunal, le 25 février, pour "outrage à agents".

Pierre Lauret, 51 ans professeur de philosophie, fait l'expérience de la garde à vue le 16 décembre 2008. Alors qu'il embarque à bord d'un avion pour se rendre à un congrès à Kinshasa (République démocratique du Congo), il demande à des policiers la raison pour laquelle un passager africain est menotté. Les autres passagers de l'avion protestent également. M. Lauret est débarqué et placé en garde à vue : menottage, fouille au corps, audition, mise en cellule. Il doit comparaître le 4 mars devant le tribunal correctionnel pour "opposition à une mesure de reconduite à la frontière et entrave à la circulation d'un aéronef".

Esthéticienne à Beaumont, dans le Puy-de-Dôme, Joëlle Béchar, 58 ans, passe plus de huit heures en garde à vue lundi 1er décembre 2008. Ancienne Meilleure ouvrière de France, cette femme est traumatisée d'avoir été "entièrement déshabillée", puis placée toute une journée "comme une criminelle" dans une pièce empestant "l'urine et le vomi". Pour avoir utilisé une technique dépilatoire interdite, et à la suite de la plainte d'une cliente victime de brûlures, Mme Béchar est l'objet d'une enquête pour "blessures involontaires" et "exercice illégal de la médecine". La garde à vue s'imposait-elle ? Le parquet de Clermont-Ferrand convient avoir "mis fin à la garde à vue dès qu'il en a eu connaissance".

Le 19 janvier, Pascal Besuelle, professeur d'histoire à Cherbourg et militant à la Fédération syndicale unitaire (FSU), est convoqué "pour affaire le concernant" au commissariat. A peine arrivé, un policier lui signifie qu'il est en garde à vue et transféré dans la foulée à Saint-Lô, où il doit être entendu. Le 12 janvier, lors de la venue dans cette ville du président de la République, M. Besuelle avait participé à une manifestation émaillée d'incidents avec les forces de l'ordre. Aucune charge n'a été retenue contre lui, mais M. Besuelle a passé une partie de la journée dans les locaux de la police.

En 2008, 577 816 personnes, résidantes en France et âgées de plus de 13 ans, ont ainsi entendu un officier de police judiciaire leur notifier leurs droits : "Vous êtes en garde à vue. Vous pouvez appeler un membre de votre famille et demander à voir un avocat." Le nombre des gardés à vue ne cesse de croître. Il a enregistré une hausse de près de 55 % en huit ans. Au cours des douze derniers mois, c'est 1 % de la population qui a été placée sous ce régime de contrainte, pour lequel les policiers répondent d'objectifs de performance chiffrés.

Jeunes habitants des quartiers difficiles, infirmières, syndicalistes, agriculteurs, étrangers en situation irrégulière, enseignants... la garde à vue concerne toutes les catégories de la population. Tout contrevenant ou suspect peut être placé sous ce statut, les (nombreux) conducteurs contrôlés avec un taux d'alcoolémie égal ou supérieur à 0,8 % au même titre que les trafiquants de stupéfiants.

Dans la période récente, les militants associatifs et syndicaux, mais aussi les journalistes, ont été visés. Le 28 novembre 2008, le placement au dépôt du Palais de justice de Paris (sans pour autant être sous le statut de la garde à vue) de l'ancien directeur de Libération, Vittorio de Filippis, dans une affaire de diffamation, a provoqué un vif débat. Le 5 décembre 2007, le journaliste Guillaume Dasquié avait subi 36 heures de garde à vue au siège de la direction centrale du renseignement intérieur, à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), et avait été pressé de révéler ses sources. Un article sur Al-Qaida publié dans Le Monde le 17 avril 2007 lui a valu d'être interpellé à son domicile. "(A) 8 h 20, coups de sonnette à la porte, a-t-il raconté (Le Monde du 27 décembre 2007). "Direction de la surveillance du territoire, vous êtes en garde à vue, compromission de la sécurité nationale"."

Cette privation de liberté procède de la décision d'un officier de police judiciaire dès lors qu'existent, selon lui, "une ou plusieurs raisons plausibles de soupçonner que (ces personnes aient) commis ou tenté de commettre une infraction". Tels sont les mots de l'article 63 du code de procédure pénale. La garde à vue peut durer 24 heures - c'est le cas de la majorité d'entre elles. Elle peut aller jusqu'à 96 heures dans les affaires considérées d'emblée comme de la criminalité organisée, et même 144 heures en matière de terrorisme. Elle doit être prolongée par le procureur.

 


Yves Bordenave, Isabelle Mandraud, Alain Salles et Laetitia Van Eeckhout

 

 



Assiste-t-on à un excès de zèle généralisé ? Secrétaire générale de FO-Magistrats, vice-procureur au tribunal de Paris, Naïma Rudloff le déplore : "On place plus en garde à vue qu'avant, surtout pour les contentieux à la mode. On a poussé la situation jusqu'à l'absurde." Certains y voient une simple formalité qui permet aux policiers d'instaurer un cadre juridique au moment d'interroger un individu, tout en garantissant des droits à ce dernier. "Sûrement pas !", s'indigne l'avocat Matthieu Barbé.

Habitué des permanences de nuit au barreau de Paris, celui-ci évoque l'atteinte à la dignité des personnes retenues dans des locaux "crasseux" où les odeurs "de pisse le disputent à celles de vomis". Au commissariat de Versailles, les couvertures qu'on donne aux personnes interpellées "sont couvertes de merde". "Elles n'ont jamais été lavées", affirme cet avocat qui fut élu (UMP) de cette ville.

Selon Me Barbé, la garde à vue est "une forme d'enfermement qui vise à exercer des pressions" sur une personne "affaiblie". En témoigne, selon lui, l'exemple de Jean-Luc Bubert, professeur de physique au collège César-Savart de Saint-Michel (Aisne), retrouvé pendu à son domicile, le 19 septembre 2008. La veille, le père d'un élève de 15 ans avait déposé plainte contre lui pour violence. Convoqué à la gendarmerie, M. Bubert avait été placé en garde à vue pendant toute une journée. Il avait nié les faits avant d'être relâché.

Les avocats, appelés dans la première heure, ne disposent d'aucun pouvoir dans ce cadre. "L'entretien que nous avons avec le client ne doit pas dépasser trente minutes et ne porte que sur la procédure, explique Me Antoine Aussedat, avocat au barreau de Paris. Nous n'avons pas accès au dossier. Les personnes que nous rencontrons à cette occasion sont souvent apeurées, perdues. Elles ne comprennent pas ce qui leur arrive."

Philippe Raphaël, énarque, chargé de mission au Conseil d'Etat, témoigne du choc subi. Le 29 juin 2007, il a été placé en garde à vue au commissariat du 5e arrondissement de Paris, à la suite d'une plainte pour harcèlement moral qui lui a valu, depuis, une condamnation.

"Je me présente au commissariat, se souvient-il. Le policier m'invective. Après une fouille au corps, on me place en garde à vue dans une cellule, avec du vomi par terre." Comme il se met à saigner du nez, il est envoyé à l'Hôtel-Dieu. "J'atterris dans une cellule avec des barreaux, où on me demande de retirer mes vêtements." Peu après son arrivée, il a été mis en examen par une juge d'instruction de permanence. "C'était une humiliation, assure son avocat, Me Serge Lewisch. Il était revêtu d'une robe de chambre sale, sans ceinture, en slip."

 

Yves Bordenave, Isabelle Mandraud, Alain Salles et Laetitia Van Eeckhout


 


Le 5 février 2009, sur http://www.lemonde.fr/

 

 



 

 

Si cette évolution vous inquiète, je vous invite à relire, pendant qu'il en est (peut-être) encore temps


Le poème de Martin Niemöller et une proposition d'actualisation

 


 

Par Le Monde - Bernard Grignon - Publié dans : Informations et réflexions sur notre SOCIETE
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Mardi 3 février 2009 2 03 /02 /2009 17:03
Faut-il avoir peur de l'eau ? Celle qui coule dans les rivières et rejoint les océans ou les nappes phréatiques. Celle qui abreuve les cheptels et irrigue les cultures. Celle, même, que nous buvons au robinet...

 


(...) Des chercheurs canadiens de l'université de Montréal viennent ainsi de mettre en évidence, dans le fleuve Saint-Laurent, de faibles concentrations de molécules utilisées contre le cholestérol, l'hypertension ou le cancer. Une "pharmacie à ciel ouvert", rapporte Radio-Canada.

De nombreuses études, aux Etats-Unis, au Brésil, en Allemagne, en Italie, en Grande-Bretagne, en Finlande ou en France, décrivent des situations similaires. "La présence de traces de substances médicamenteuses ou de leurs dérivés a été largement établie à l'échelle mondiale, en particulier dans les eaux superficielles et souterraines, dans les eaux résiduaires, dans les boues des stations d'épuration utilisées en épandage agricole et dans les sols", souligne l'Académie nationale de pharmacie française dans un rapport rendu à l'automne 2008.

Toutes les eaux sont contaminées, y compris celles "destinées à la consommation humaine".


L'origine de cette pollution est double. Elle provient, d'une part, des urines et des selles humaines - ainsi que de celles des animaux de compagnie - évacuées dans les eaux domestiques, où se retrouvent aussi des médicaments non utilisés dont, malgré les systèmes de collecte, une partie est directement jetée dans les toilettes ou les égouts. Elle résulte, d'autre part, des rejets de l'industrie chimique et pharmaceutique, des élevages industriels d'animaux et des piscicultures - gros consommateurs d'antibiotiques et d'hormones de croissance -, mais aussi, paradoxalement, des hôpitaux.

Ces derniers, qui utilisent en grande quantité non seulement des médicaments, mais aussi des molécules de diagnostic et des réactifs de laboratoire, sont les principaux responsables de la dissémination de produits anticancéreux et radiopharmaceutiques, qui se retrouvent, avec les excréments des malades, dans leurs effluents. Une étude, conduite par l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset), a montré que des molécules anticancéreuses très actives, présentant "un danger potentiel pour la santé humaine et l'environnement", sont présentes "à des quantités non négligeables" dans les effluents hospitaliers, mais aussi en aval de la station d'épuration qui recueille ceux-ci.

Toutes les eaux d'évacuation, d'origine domestique, industrielle ou hospitalière, sont pourtant traitées - du moins dans les pays développés - par des stations d'épuration. Mais ces installations, qui éliminent les pollutions azotées, carbonées ou phosphorées, n'ont dans leur cahier des charges aucune obligation concernant les résidus médicamenteux. Ceux-ci ne sont que "partiellement" détruits, reconnaît une entreprise spécialisée dans la distribution et l'assainissement de l'eau.

Cette situation est due à des questions de coût et non de technique, puisqu'il existe des procédés de filtration ultrafine par des systèmes membranaires utilisés pour le dessalement de l'eau de mer, ou de piégeage par du charbon actif. Selon les classes de médicaments, l'efficacité du traitement des eaux usées varie de près de 100 % à... 0 %.


Ce sont donc des eaux chargées en traces d'antibiotiques, d'anticancéreux, d'analgésiques, d'antidépresseurs, d'anti-inflammatoires, d'hormones ou de bêta-bloquants qui retournent dans les ruisseaux, les rivières et les eaux souterraines, où ces molécules se diluent, sans toutefois disparaître. Si bien qu'elles se retrouvent ensuite dans les réseaux d'eau potable et à la sortie du robinet. Car les traitements de potabilisation, qui prennent en compte une soixantaine de paramètres, notamment microbiologiques, laissent eux aussi de côté les substances pharmaceutiques.

Quels sont les risques pour la santé humaine ? Les concentrations, indique l'Académie de pharmacie, peuvent atteindre plusieurs centaines de microgrammes (millionièmes de gramme) par litre dans les effluents et les eaux résiduaires urbaines, et quelques nanogrammes (milliardièmes de gramme) par litre dans les eaux superficielles, les eaux souterraines et les eaux de consommation.


Les quantités sont donc très inférieures à celles absorbées en cas de prescription médicale, qui sont de l'ordre de quelques dizaines ou centaines de milligrammes. Le problème est que les effets de l'ingestion régulière de faibles doses sur une longue période - toute une vie -, ainsi que du mélange des molécules dans un "cocktail thérapeutique" incontrôlé, sont aujourd'hui totalement inconnus. "Il n'existe pas de données permettant d'établir un lien de cause à effet entre ces résidus et des pathologies chez l'homme, mais il est légitime de se poser la question. Nous en sommes au stade de l'évaluation des risques sanitaires", commente Jean-Nicolas Ormsby, du département d'expertises en santé, environnement et travail de l'Afsset. On sait toutefois que, chez certains poissons, des substances médicamenteuses, en particulier hormonales, peuvent provoquer une altération des caractères sexuels, voire un changement de sexe.


Une surveillance s'impose, "notamment pour les populations les plus sensibles comme les enfants ou les femmes enceintes", estime l'Académie de pharmacie. Elle préconise, face à un "problème mondial", une véritable "politique de prévention".


Pierre Le Hir


Intégralité de l'article sur http://www.lemonde.fr/planete/ du 2 février 2009


Par Pierre Le Hir - Publié dans : Agriculture - Alimentation - Agrocarburants
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