PETITIONS - LETTRES - INTERPELLATIONS

Lundi 2 février 2009 1 02 /02 /2009 09:54



« Nous, professionnels du soin, du travail social, de l'éducation, de la justice, de l'information et de la culture, attirons l'attention des Pouvoirs Publics et de l'opinion sur les conséquences sociales désastreuses des Réformes hâtivement mises en place ces derniers temps.

A l'Université, à l'École, dans les services de soins et de travail social, dans les milieux de la justice, de l'information et de la culture, la souffrance sociale ne cesse de s'accroître. Elle compromet nos métiers et nos missions.

Au nom d'une idéologie de "l'homme économique", le Pouvoir défait et recompose nos métiers et nos missions en exposant toujours plus les professionnels et les usagers aux lois "naturelles" du Marché. Cette idéologie s'est révélée catastrophique dans le milieu même des affaires dont elle est issue.

Nous, professionnels du soin, du travail social, de l'éducation, de la justice, de l'information et de la culture, refusons qu'une telle idéologie mette maintenant en "faillite" le soin, le travail social, l'éducation, la justice, l'information et la culture.

Nous appelons à une Coordination Nationale de tous ceux qui refusent cette fatalité à se retrouver le 31 janvier 2009 à Paris. »



Le 22 décembre 2008, Roland Gori et Stefan Chedri







Pour soutenir cette initiative essentielle :




http://www.appeldesappels.org/


Par Roland Gori et Stefan Chedri - Publié dans : PETITIONS - LETTRES - INTERPELLATIONS
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Vendredi 13 février 2009 5 13 /02 /2009 09:21



URGENT - Scandale dans le nucléaire français



Défaillance généralisée des mesures de rejets radioactifs dans l'environnement :


Les laboratoires de toutes les centrales nucléaires EDF ont perdu leurs agréments !


Demandez des explications aux directeurs des centrales nucléaires en leur téléphonant ou en leur envoyant la lettre ci-dessous.

(Voir les coordonnées des centrales à la fin de ce mail et en fichier joint)


*Consultez le dossier complet sur :

http://www.sortirdunucleaire.org/


Découvrez également l'énorme écho médiatique de cette affaire (France Info, Europe 1, France 3, Le Monde, AFP...) sur notre site internet ci-dessus.


*Faites un don en ligne pour soutenir l'action de VOTRE contre pouvoir citoyen antinucléaire :

http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/don-en-ligne-janv09.html

Votre don est déductible à 66 % de vos impôts.


**********************************************************************************


*MODELE DE LETTRE A ENVOYER*

(+ cette lettre est prête à imprimer en fichier attaché)


Date :

Vos coordonnées


à M. le Directeur de la centrale nucléaire de...


Objet : Défaillance des mesures de rejets radioactifs dans l'environnement (refus ou suspension d'agrément)


Monsieur le Directeur,


Le Réseau "Sortir du nucléaire" rend publique le 12 janvier une information de la plus grande importance et qui doit interpeller la totalité des citoyens français, menacés de façon chronique par les rejets radioactifs liquides et gazeux opérés dans l'environnement par les installations nucléaires.


Les laboratoires de toutes les centrales nucléaires françaises, et donc de celle dont vous assurez la direction, censés faire en continu des mesures autour des installations en question, sont défaillants : leurs agréments sont actuellement suspendus ou refusés par le biais de quatre décisions de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), datées du 16 décembre 2008.


Nous vous demandons de répondre de toute urgence aux questions suivantes :


- alors que le laboratoire de la centrale nucléaire dont vous assurez la direction EDF n'est plus agréé, qui réalise actuellement les mesures exigées par les arrêtés qui vous autorisent à exploiter cette centrale ?


- quelles sont précisément les défaillances de votre laboratoire, et depuis quand ces défaillances existent-elles ?


- quelle peut être l'ampleur des rejets effectués depuis des années par votre centrale nucléaire au-delà des limites légales (qui, pourtant, sont déjà fort laxistes) ?


- comment les citoyens peuvent-ils faire confiance aux "responsables" d'une industrie aussi dangereuses et qui s'avèrent incapables de mesurer leurs rejets radioactifs opérés l'environnement ?


Il est déjà choquant que, en France, ce soient les exploitants, en l'occurrence EDF, qui effectuent eux-mêmes la surveillance de l'environnement autour de leurs installations nucléaires : il est légitime de se méfier de l'industrie nucléaire qui est habituée à cacher ou travestir la vérité. Mais la situation est en réalité encore plus intolérable puisque les contrôles que vous êtes censés réaliser sont défaillants et permettent très probablement des rejets radioactifs supérieurs aux limites légales, pourtant déjà fort laxistes.


Nous vous rappelons que, fin 2007, une étude de l'université de Mayence (Allemagne) a montré que, parmi les enfants de moins de cinq ans grandissant à moins de cinq kilomètres d'une centrale nucléaire, les cas de leucémie sont deux fois plus fréquents que dans d'autres régions. Une fois de plus, l'industrie nucléaire montre qu'elle est très loin d'être irréprochable alors que les conséquences et les risques qu'elle fait peser sur l'environnement et la santé des populations sont incommensurables et incomparables à tous les autres. Il est plus que temps de sortir du nucléaire.


Sincères salutations.


Signature


*************************************************************

*Coordonnées des centrales nucléaires*

(également en fichier attaché)


Centrale nucléaire de Belleville

BP 11

18240 Léré

Tél. : 02 48 54 50 50

Fax : 02 48 54 50 60


Centrale nucléaire du Blayais

BP 27

Braud-et-Saint-Louis

33820 Saint-Ciers-sur-Gironde

Tél. : 05 57 33 33 33

Fax : 05 57 33 32 89


Centrale nucléaire du Bugey

BP 14

01366 Camp de la Valbonne Cedex

Tél. : 04 74 34 33 33

Fax : 04 74 34 17 32


Centrale nucléaire de Cattenom

BP 41

57570 Cattenom

Tél. : 03 82 51 70 00

Fax : 03 82 82 00 78


Centrale nucléaire de Chooz

BP 174

08600 GIVET

Tél. : 03 24 42 60 00

Fax : 03 24 42 61 80


Centrale nucléaire de Chinon

BP 80

37420 Avoine

Tél. : 02 47 98 60 60

Fax : 02 47 98 77 09


Centrale nucléaire de Civaux

BP 64

86320 Civaux

Tél. : 05 49 83 50 01

Fax : 05 49 83 50 19


Centrale nucléaire de Cruas-Meysse

BP 30

07350 Cruas Meysse

Tél. : 04 75 49 30 00

Fax : 04 75 51 11 43


Centrale nucléaire de Dampierre

BP 18

45570 Ouzouer-sur-Loire

Tél. : 02 38 29 70 70

Fax : 02 38 67 68 02


Centrale nucléaire de Fessenheim

BP 15

68740 Fessenheim

Tél. : 03 89 83 50 00

Fax : 03 89 48 64 08


Centrale nucléaire de Flamanville

BP 4

50340 Les Pieux

Tél. : 02 33 78 77 77

Fax : 02 33 78 77 78


Centrale nucléaire de Golfech

BP 24

82401 Valence d'Agen Cédex

Tél. : 05 63 29 39 49

Fax : 05 63 29 39 50


Centrale nucléaire de Gravelines

BP 149

59820 Gravelines

Tél. : 03 28 68 40 00

Fax : 03 28 68 42 08


Centrale nucléaire de Nogent

BP 62

10401 Nogent-sur-Seine

Tél. : 03 25 25 60 60

Fax : 03 25 25 66 66


Centrale nucléaire de Paluel

BP 48

76450 Cany Barville

Tél. : 02 35 57 66 66

Fax : 02 35 57 66 69


Centrale nucléaire de Penly

BP 854

76 370 Neuville-Les-Dieppe

Tél. : 02 35 40 60 00

Fax : 02 35 40 60 99


Centrale nucléaire de Saint-Alban

BP 31

38550 Saint-Maurice L'Exil

Tél. : 04 74 41 32 32

Fax : 04 74 41 69 81


Centrale nucléaire de St-Laurent

BP 42

41220 Saint-Laurent-Nouan

Tél : 02 54 45 84 84

Fax : 02 54 45 82 00


Centrale nucléaire de Tricastin

BP 40009  Saint-Paul-Trois-Châteaux

26131 Pierrelatte Cedex

Tél. : 04 75 50 39 99

Fax : 04 75 96 84 20


Par Sortir du nucléaire - Publié dans : PETITIONS - LETTRES - INTERPELLATIONS
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Jeudi 19 février 2009 4 19 /02 /2009 08:00



LIYANNAJ KONT PWOFITASYON

Appel au mouvement ouvrier et démocratique international

 


Chers camarades, Chers amis,


Comme nous le disions dans notre denier appel du 6 février 09 :


« Le patronat et le représentant de l'Etat français jouent le pourrissement du mouvement pour ensuite réprimer »

Ce qui était prévisible est arrivé. Devant l'entêtement et le mépris de ces derniers le collectif Liannaj Kont Pwofitation, LKP, a appelé, au 28 eme jour de grève, au renforcement les piquets de grève sur le terrain et l'Etat français a réprimé blessant grièvement un dirigeant syndical, d'autres moins grièvement et a procéder à l'arrestation de plus de 70 manifestants dont des responsables syndicaux de LKP.

La population, les travailleurs, les jeunes n'acceptent pas.

Certains élus ont protesté contre cette violence dénoncée par LKP. Les travailleurs, les jeunes, le peuple de Guadeloupe renforcent la mobilisation sur le terrain. Ainsi toutes les personnes arrêtées ont été libérées.

Ainsi, aujourd'hui au 29 eme jour de grève générale, la Guadeloupe est paralysée par des barrages quasiment dans toutes les communes. Des jeunes ont été arrêtés dans la nuit du 16 au 17 février. Cette répression va se poursuivre car l'Etat français a fait venir en renfort plus d'un millier de gendarmes mobiles pour cela et la mobilisation se renforce à l'appel de LKP.


Chers camarades, chers amis,

Au nom de la solidarité ouvrière internationale, au nom de la démocratie nous faisons à nouveau appel à votre soutien.
Les travailleurs de Guadeloupe ont le droit de se battre pour leurs légitimes revendications.



ADIM - AFOC - AGPIHM - AKIYO - AN BOUT'AY - ANG - ANKA - ASSE - ASS.AGRICULTEURS DU NORD BASSE-TERRE - ASS.LIBERTE EGALITE JUSTICE - CFTC - CGTG - CNL - COMBAT OUVRIER - COMITE DE L'EAU - CONVENTION POUR UNE GUADELOUPE NOUVELLE - COPAGUA - CSFG - CTU - ESPERANCE ENVIRONNEMENT - FAEN SNCL - FO - FSU - GIE SBT - KAMODJAKA - KAP Gwadloup - LES VERTS - MADICE - MAS KA KLE - MOUVMAN NONM - PCG - SGEP/SNEC/CFTC - SOS B/Terre ENVIRONNEMENT - SPEG - SUD PTT GWA - SUNICAG - SYMPA CFDT - TRAVAYE é PEYIZAN - UDCLCV - UIR CFDT - UNSA - UGTG - UPG - UPLG - UMPG - VOukoum-SNUIPP-ADEIC



Guadeloupe le 17 février 2009


Par LKP - Publié dans : PETITIONS - LETTRES - INTERPELLATIONS
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Mardi 24 février 2009 2 24 /02 /2009 08:13





Depuis plusieurs mois, la presse fait largement écho d'un phénomène inquiétant pour des millions de petits paysans ayant toujours vécu dans l'extrême pauvreté et d'autant plus affaiblis par la crise alimentaire mondiale actuelle : le rachat massif de terres agricoles  dans les pays du Sud par des Etats tiers et des investisseurs privés.

 


Motifs annoncés : sécuriser l'approvisionnement alimentaire et investir dans une valeur sûre en période de crise.


Au détriment de qui ?


Des populations locales - en particulier des petits paysans - qui ne sont malheureusement pas les bénéficiaires de ces investissements dont les produits sont destinés aux pays d'origine des capitaux. Dans ce monopoly de la terre au niveau mondial, le cas de Daewoo est particulièrement révélateur. En novembre 2008, l'entreprise sud-coréenne annonçait en effet avoir signé dès juillet 2008 avec le gouvernement malgache un accord portant sur l'exploitation d'1,3 millions d'hectares de terres, pour la production de maïs et d'huile de palme à destination de la Corée du Sud. Dans un contexte politique aujourd'hui très tendu à Madagascar, Daewoo et le gouvernement malgache multiplient les déclarations contradictoires, mais les organisations de la société civile malgaches sont particulièrement  inquiètes et appellent à la transparence et au respect du droit des paysans à la terre.


Face à cet accaparement des terres agricoles, dont l'Affaire Daewoo est emblématique, et dans un climat de durcissement politique à Madagascar, les organisations de la société civile et la population demandent des réponses claires et précises et en appellent à notre  solidarité.


Appel lancé en lien avec la Fédération Peuples Solidaires


Et en partenariat avec les Amis de la Terre

 

 

 

Soutenons le Collectif pour la Défense des Terres Malgaches !


 


Cette cyber @ction est signable en ligne :



http://www.cyberacteurs.org/actions/lettre.php?id=377




Par cyberacteurs - Publié dans : PETITIONS - LETTRES - INTERPELLATIONS
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Lundi 16 mars 2009 1 16 /03 /2009 11:33



Depuis le lancement de notre appel en juin dernier, nous avons sonné l'alerte, rencontré à plusieurs reprises des représentants du Ministère, la Ministre elle-même, et les Conseillers de l'Elysée. En vain. La seule chose que nous ayons obtenue, est un décalage accru entre les paroles de la Ministre Madame Roselyne Bachelot et ses actes.




1°) La Ministre récuse fermement le concept d'hôpital entreprise dont se réclamait le conseiller du président, Monsieur Raphaël Radane, qui nous avait affirmé « je ne vois pas de différence de gestion entre un hôpital et une entreprise d'aéronautique ». Mais la Ministre met en œuvre la pratique de l'hôpital entreprise avec un directeur d'hôpital qui pourra venir du privé, recevoir un salaire équivalent au privé. S'il ne réussit pas à assurer le redressement financier de l'hôpital, il pourra être limogé sans préavis et sans appel par le Directeur Général de l'agence Régionale de Santé, le véritable patron.


La loi prévoit également qu'en cas de « bénéfice d'un pôle », le chef de pôle puisse décider d'un « intéressement financier du personnel ». Des médecins pourront être payés au « bonus » ou à l'activité, ou mieux aux honoraires comme dans une clinique privée. D'ores et déjà, les hôpitaux cherchent à conquérir des « parts de marché ». La Ministre est  (soit-disant) contre le concept d'hôpital entreprise, mais elle le met en pratique.




2°) La Ministre affirme qu'elle ne fermera aucun hôpital, mais elle n'a évidemment jamais dit qu'elle ne fermerait aucune activité. La question posée est d'ailleurs celle des critères sur lesquels on décide de fermer ou de développer une activité. S'il s'agit de critères dépendant des besoins de la population, des progrès de la médecine, et de l'organisation des soins, il n'y a évidemment rien à redire. Il en va tout autrement si le critère est la rentabilité financière de l'activité. La fermeture du service de Maladies Infectieuses de l'Hôpital Saint-Joseph en raison du manque de rentabilité a suscité une légitime inquiétude, alors que les hôpitaux privés participant au service public sont souvent donnés en modèle




3°) L'ensemble des responsables politiques, du Président de la République au Secrétaire National de l'UMP le Docteur Philippe JUVIN, en passant par la Ministre, affirme que l'hôpital est sur-doté, consommant 64 % des dépenses de santé. La réalité est qu'il consomme 34 % des dépenses et que l'augmentation de ces dépenses est moins rapide que celles de la médecine de ville et surtout des médicaments. De même, la Ministre insiste sur le fait que le budget de l'hôpital augmentera de 3 % alors que, compte tenu de l'inflation et des dépenses engagées par l'Etat lui-même, le maintien strict de l'activité actuelle de l'hôpital nécessiterait une augmentation du budget de 4 % selon la Fédération Hospitalière de France.




4°) La Ministre répète que non seulement elle ne fermera pas d'hôpitaux, mais aussi qu'elle ne diminuera pas le personnel, alors même que la diminution de personnel est programmée dans de nombreux hôpitaux : 400 à Nantes, 650 à Nancy, plus de 600 à Paris, plus de 500 au Havre, 190 à Strasbourg, etc. Le total devrait atteindre, pour permettre « le redressement financier » des hôpitaux, une suppression de 20 000 à 30 000 emplois. Comment prétendre améliorer la qualité des soins avec de telles suppressions, qui toucheront non seulement le personnel administratif mais les infirmières et les médecins ?




5°) La Ministre prétend que la loi « Hôpital, Patients, Santé, Territoires » augmente le pouvoir des soignants, notamment le pouvoir médical. Dans les faits, il s'agit à l'évidence de l'inverse en traduisant dans la loi le mot d'ordre du Président, « un seul patron à l'hôpital » : le corps médical n'a plus aucun pouvoir décisionnaire, il ne peut plus donner que des avis consultatifs. Le directeur nomme et peut révoquer les membres du directoire et les chefs de pôle. Les services hospitaliers sont supprimés, remplacés par « d'éventuelles structures internes », laissés à la libre décision des chefs de pôle et du directeur. L'équipe médicale et paramédicale soignante, qui est à la base de l'hôpital, ne trouve pas la moindre mention dans la loi « Hôpital, Patients, Santé, Territoires ». Cet hôpital, qui ne marchera plus que sur une seule jambe, est un hôpital qui ne marchera pas.




6°) La Ministre prétend qu'elle n'a pour objectif que l'amélioration de la qualité des soins et que la décision du financement à 100 % par la T2A a été justifiée par cet objectif. Or chacun sait que la T2A est un instrument purement quantitatif, qui ne mesure ni la qualité, ni l'indication des soins.




7°) La Ministre prétend alléger les tâches du service public qui reposent sur les épaules de l'hôpital public, en faisant partager le poids des contraintes par les cliniques privées à but lucratif. Elle se demande comment les défenseurs de l'hôpital public peuvent lui faire reproche d'une telle sollicitude. A la vérité, on voit mal comment le privé à but lucratif accepterait des missions non lucratives ou susceptibles de réduire les dividendes versés aux actionnaires. On voit bien par contre comment les cliniques privées à but lucratif peuvent proposer d'assumer certaines missions choisies relevant jusqu'ici du service public, par exemple d'accueillir les bras ouverts des internes de 4ème ou 5ème année qui feront défaut à l'hôpital public, mais pourront être ensuite « capturés » par les dites cliniques.


Finalement, la Ministre et le gouvernement parlent peu ou pas de l'objectif réel : la convergence public / privé, qui prend la forme d'une convergence tarifaire pour 2012. Cette mesure n'aurait de sens que dans une réelle convergence des pratiques et des modes de rémunération des personnels. Elle fait mine d'ignorer que les services rendus à la population ne sont nullement comparables. Et comme c'est souvent le cas, cette convergence se traduira en réalité par l'affaiblissement du service public et le développement du privé lucratif, réel objectif dont on se garde bien de faire la publicité.


Face à une telle politique caractérisée par l'écart de plus en plus grand entre les paroles et les actes, il est urgent de renforcer la mobilisation contre le volet hospitalier de la loi HPST (cf la lettre signée par 960 professionnels hospitaliers, médecins et paramédicaux)




Nous appelons les signataires de l'appel « sauver l'hôpital public » à :




- Diffuser cette lettre et l'adresse du site auprès de leurs proches et relancer le recueil des signatures sur :


http://www.appel-sauver-hopital.fr



- Alerter tous les élus,


- Participer aux actions unitaires pour la défense du service public hospitalier.


- Demander, avec nous, un véritable débat démocratique sur l'organisation de notre système de santé et son financement dans notre Pays. Les Etasuniens veulent aujourd'hui le faire. Pourquoi les Français ne le pourraient-ils pas ?

 

 

 

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Pour en savoir plus "de l'intérieur",  vous pouvez lire sur le site http://www.legrandsoir.info/ l'article  du 17 mars 2009 :




 





Par Collectif - Publié dans : PETITIONS - LETTRES - INTERPELLATIONS
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Mardi 24 mars 2009 2 24 /03 /2009 10:19


Conscients que la confection de fourrures, dites fourrures naturelles, est une pratique archaïque ne pouvant s'effectuer sans créer des souffrances intolérables à l'encontre des animaux qui en sont victimes ;


Conscients que la vente et la promotion de ce type de fourrures participent à la continuité de cette pratique ;


Conscient que seule une législation forte et responsable pourrait arrêter cette pratique et toutes ses conséquences désastreuses pour la biodiversité en général ;


Nous, citoyens réunis en un collectif national indépendant, appelons les pouvoirs publics à mettre tout en œuvre afin de faire interdire :


- la vente de ce type de fourrures ;


- l'importation de celles-ci ;


- leurs confections ;


- l'élevage d'animaux dans les buts précédemment cités ;


- le piégeage de toute animal à fourrure.

Prenons exemple sur les pays qui ont commencé à évoluer dans ce sens avant de devenir nous-même le moteur de cette évolution vers un monde où la cruauté aura disparue.




Sébastien et sa famille, dont la petite chatte, Isis, vient d'être lâchement et cruellement assassinée




Site à consulter pour en savoir plus sur ce trafic inqualifiable et signer l'"Appel d'Avignon" :






« On peut juger de la grandeur d'une nation par la façon dont les animaux y sont traités. »
Gandhi
Par Sébastien Grignon - Publié dans : PETITIONS - LETTRES - INTERPELLATIONS
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Jeudi 26 mars 2009 4 26 /03 /2009 09:17

 

 


Depuis  quelques  semaines, des voix s'élèvent pour  dénoncer la multiplication des procédures policières et judiciaires contre des militants associatifs  ou simples citoyens qui apportent un soutien humain aux étrangers en situation irrégulière.

La solidarité n'est cependant pas la seule à faire l'objet d'attaques inacceptables : l'amour  porté à un  étranger en situation  irrégulière devient également un acte criminel !


Mlle Charry, de nationalité française, est appelée à comparaître dans les prochaines semaines devant le tribunal correctionnel pour répondre du délit d'aide au séjour irrégulier de son concubin marocain, M. Naimi. Le couple devait se marier le 17 avril prochain à Dijon après plusieurs mois de concubinage. A la suite d'une transmission par la mairie du dossier de mariage au procureur, M. Naimi a été interpellé le 17 mars chez des amis et placé au centre de rétention de Lyon-St-Exupery en vue de son expulsion qui doit intervenir dans les    prochains jours.


La situation vécue par ce couple n'est pas un cas isolé. Depuis sa naissance en juin 2007, le mouvement des « Amoureux au ban public » a eu connaissance de quatre autres procédures judiciaires engagées contre des français en concubinage avec des étrangers en situation irrégulière ainsi que de plusieurs rappels à la loi prononcés par le Parquet. De nombreux témoignages reçus relatent en outre les menaces de poursuites pénales régulièrement proférées par les services policiers ou administratifs et les conditions d'interpellation et d'audition humiliantes et dégradantes.


Scandaleuse, cette criminalisation de l'amour est également illégale.

En effet, la loi interdit que le conjoint ou concubin d'un étranger en situation irrégulière soit poursuivi pour l'avoir hébergé et aidé dans sa vie quotidienne.



Les « Amoureux au ban public » demandent :


L'abandon de poursuites pénales engagées contre Mlle Charry la libération de M. Naimi afin de lui permettre de se marier avec sa compagne.


Les « Amoureux au ban public » demandent également au gouvernement de rappeler par voie de circulaire aux services de police et aux parquets que la loi interdit toute poursuite pénale pour aide au séjour irrégulier à l'encontre des conjoints et concubins d'un étranger et exigent plus généralement que cesse la criminalisation des gestes de solidarité ou de simple humanité envers les étrangers en situation irrégulière.



Signez la pétition :


http://ase.emv3.com/I?a=A9X7CkAqYEEHsJdqLecM2VriyQ




Site des amoureux au ban public :


http://ase.emv3.com/I?a=A9X7CkAqYEEHsJdqLecM2Vviyg


Par Amoureux au ban public - Publié dans : PETITIONS - LETTRES - INTERPELLATIONS
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Mardi 19 mai 2009 2 19 /05 /2009 12:19




Une louve gestante abattue par l'Etat en Haute-Savoie !         




Une louve a été abattue le 10 mai en Haute-Savoie par un lieutenant  de louveterie, autorisé par l'Etat. 3 mois à peine après le  braconnage avéré d'un loup dans la même meute". Car c'est ça aussi  qui est délirant dans la gestion de ce dossier par l'état : malgré un  braconnage, on cède aux lobbies....


C'était la louve dominante de la meute : l'autopsie a montré qu'elle portait des fœtus. Le risque que la meute éclate et que les attaques aux troupeaux augmentent du fait d'individus isolés n'est pas négligeable. Le but recherché n'était-il pas de réduire ces dommages ?


Suite au "Grenelle de l'Environnement" et au souhait affiché de "la France" de préserver sa biodiversité, on aurait pu croire que la priorité était de faire reculer le braconnage d'une espèce protégée qu'on sait particulièrement visée par ses adversaires.


L'abattage de ce nouveau loup est si peu justifié qu'il n'a même pas été évoqué lors du dernier Groupe National Loup, où personne ne l'a demandé : ni les éleveurs, ni l'administration locale, ni même le député de Haute-Savoie Martial Saddier qui s'est longuement exprimé.


Par ailleurs, cette louve abattue s'avère être la femelle dominante de la meute car elle portait plusieurs fœtus : ce sont donc plusieurs loups qui disparaissent d'un coup. Ce tir pourrait avoir l'effet contraire de celui recherché sur les dommages aux troupeaux : la disparition d'une femelle dominante en période de mise bas peut déstructurer la meute et conduire à une augmentation des attaques sur les troupeaux domestiques du fait d'individus isolés.


Nous invitons donc tous les amis du loup et de la nature en général à protester contre ce tir qui pourrait s'avérer désastreux et pour la population de loups et pour les troupeaux ovins de Haute-Savoie.

Sandrine ANDRIEUX Association FERUS (Ours-Loup-Lynx Conservation) 

www.ferus.org



                                                                       COMMENT AGIR ?


Cyber @ction 319 : à force de crier "au loup" ?




Pour signer en ligne :






Par courrier électronique :


C'EST FACILE : A VOUS DE SUIVRE LES 6 ETAPES SUIVANTES :


1- Copiez LE TEXTE À ENVOYER ci-dessous entre les ############

2- Ouvrez un nouveau message et collez le texte

3- Signez le : prénom, nom, adresse, ville

4- Rajouter l'objet de votre  choix : loup-é pour la biodiversité

5- Adressez votre message aux  adresses suivantes :

ministere@developpement-durable.gouv.fr

cyberacteurs@wanadoo.fr


Ou bien Cliquer ici :

<mailto:cyberacteurs@wanadoo.fr;ministere@developpement-durable.gouv.fr>


ou ici (selon votre logiciel de messagerie)

<mailto:cyberacteurs@wanadoo.fr,ministere@developpement-durable.gouv.fr>


Vérifiez que les 2 adresses apparaissent bien


6- Envoyez le message


Par cette action, vous ferez connaître votre opinion au Ministre de l'environnement et à Cyber @cteurs pour nous permettre d'évaluer l'impact de cette action.


==========

Prénom NOM

profession

adresse

code postal commune


Mme la ministre de l'Ecologie,


Je vous exprime par la présente mon mécontentement concernant le tir expéditif d'une louve dans la nuit du 9 au 10 mai 2009 en Haute-Savoie.  Ce tir pourrait avoir l'effet contraire à celui recherché sur les dommages aux troupeaux : la disparition d'une femelle dominante en période de mise bas peut déstructurer la meute et conduire à une augmentation des attaques sur les troupeaux domestiques du fait d'individus isolés.


Cette louve et ses louveteaux à venir seraient-ils tombés sous des balles politiques ?


Je vous remercie par avance de votre attention et je vous prie de recevoir, madame la Ministre, l'expression de mes salutations citoyennes.





Par www.ferus.org - Publié dans : PETITIONS - LETTRES - INTERPELLATIONS
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Mardi 19 mai 2009 2 19 /05 /2009 12:30








                CEA CADARACHE, révision des limites des rejets

                                             du 20 avril au 20 mai 2009



Le CEA Cadarache a demandé à l'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) une augmentation des autorisations de rejets d'effluents radioactifs gazeux dans l'atmosphère. L'ASN a souhaité qu'une consultation du public soit organisée au niveau local.

Il nous est donc demandé de donner notre avis du 20 avril au 20 mai.


Les dossiers sont consultables dans les mairies de Saint-Paul-lez-Durance, Jouques, Ginasservis, Rians, Vinon-sur-Verdon, Beaumont-de-Pertuis, Corbières et Mirabeau.

Des registres y sont disponibles pour consigner questions et remarques qui peuvent également être envoyées à wwwcad@dircad.cea.fr .

Le CEA a prévu des permanences en mairie de Saint-Paul-les-Durance les 22 avril, 29 avril, 13 mai et 20 mai 2009, de 14h à 17h.


Il s'agit donc d'une demande d'augmentation des rejets d'effluents radioactifs gazeux dans l'atmosphère :

tritium principalement, carbone 14, gaz rares, émetteurs bêta et/ou gamma(βγ), émetteurs alpha (α)

De plus trois nouvelles Installations Nucléaires de Bases civiles sont en construction sur le site de Cadarache : AGATE, MAGENTA et RJH( Réacteur Jules Horowitz) Elles auront également des conséquences sur l'environnement.

Nous vous avons alerté à plusieurs reprises sur les dangers du tritium.

100% du tritium est rejeté, dans l'eau ou dans l'air et les rejets sont en augmentation constante dans toutes les centrales nucléaires. Quasiment toutes les nappes phréatiques près des centrales sont contaminées par du tritium, Cadarache compris bien sur.


Et les rejets actuels sont sous-estimés de 60% environ !


Le tritium est un gaz radioactif dangereux qui a une demi-vie de 12,3 ans. La disparition totale théorique de sa radioactivité est de 200 ans.Il pénètre dans l'être humain et les animaux par aspiration, absorption à travers la peau ou par ingestion. Inhalé, il se répand de façon égale dans les tissus mous, l'eau tritiée se mêle rapidement à toute l'eau du corps. Tous les scientifiques ont reconnu qu'il y avait un manque de données épidémiologiques fiables sur la toxicité du tritium. D'après certaines études le tritium se concentrant dans l'ADN peut causer des dégâts génétiques.

Dans l'attente d'une meilleure connaissance, nous demandons que cette demande d'augmentation des rejets de tritium dans l'environnement soit rejeté.


De plus, qui sait avec exactitude ce qui est rejeté par les installations nucléaires de Cadarache ?

Nous ne pouvons avoir confiance à l'auto-contrôle des équipes du CEA Cadarache.

Les autres éléments rejetés sont également dangereux ( carbone 14, gaz rares, émetteurs bêta et/ou gamma, émetteurs alpha )


Nous demandons, une fois de plus, que soient mis en place des moyens de contrôle indépendants de l'exploitant nucléaire


Il est donc important que le plus grand nombre d'habitants se rendent dans les mairies concernées ou écrivent à l'adresse indiquée ci-dessus pour refuser cette augmentation de rejets radioactifs et exprimer  leurs craintes du nucléaire dans son ensemble.

Diffusez largement cette information autour de vous.


Pour en savoir plus : http://www-cad.cea.fr/fr/actualite/actualite.php?id





          Il ne vous reste que quelques jours pour vous exprimer

             Fin de la consultation publique mercredi 20 mai

 

 


 Allez dans les mairies concernées ou écrivez au CEA, lettre ou courriel,  pour refuser cette augmentation de rejets radioactifs.



                 En pièce jointe, une lettre type à modifier, compléter.... et à envoyer


                              adresse courriel : wwwcad@dircad.cea.fr

                              adresse courrier : Mr Serge Durand

                                                                       Directeur du CEA Cadarache

                                                                      13108 St Paul lez Durance Cedex                                                                                                                                                  





Vos coordonnées


Objet : Consultation du public sur la modification des limites des rejets



M Mr Serge Durand

Directeur du CEA Cadarache

13108 St Paul lez Durance Cedex


, le 19 mai 2009


Monsieur,

L'Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) vous a demandé de consulter la population suite à votre demande de rejeter davantage d'effluents radioactifs gazeux dans l'atmosphère.

Il s'agit de rejets de tritium principalement, et aussi de carbone 14, de gaz rares, d'émetteurs bêta et/ou gamma (βγ) et d'émetteurs alpha (α).

Comme vous le savez, le tritium est un gaz radioactif dangereux qui a une demi-vie de 12 ans. La disparition totale théorique de sa radioactivité est de 200 ans.

Nous savons qu'il pénètre dans l'être humain et les animaux par aspiration et absorption à travers la peau. Il pénètre également dans notre organisme sous forme d'eau tritiée par l'ingestion de boissons et de nourriture et cette eau tritiée se mêle rapidement à toute l'eau du corps.

Une partie de ce tritium est assimilée sous forme organique dans les cellules.

D'après certaines études, après exposition à forte dose, des lésions cellulaires ont été observé. Le tritium en se concentrant dans l'ADN peut causer des dégâts génétiques.

Tous les scientifiques s'accordent pour dire qu'il y a un manque de données épidémiologiques fiables sur la toxicité du tritium. Nous ne disposons que de très peu d'informations relatives aux conséquences de l'incorporation de tritium sur l'homme.

Vous, comme nous savons que les dangers pour la santé sont réels et qu'il y a des risques de cancer.

Le peu que nous savons devrait inciter à davantage de prudence et dans l'attente d'une meilleure connaissance, je suis complètement défavorable à cette demande d'augmentation des rejets de tritium dans l'environnement.

Les autres éléments rejetés sont également dangereux (carbone 14, gaz rares, émetteurs bêta et/ou gamma, émetteurs alpha )

Trois nouvelles Installations Nucléaires de Bases civiles sont en construction sur le site de Cadarache : AGATE, MAGENTA et RJH (Réacteur Jules Horowitz) Elles auront également des conséquences sur l'environnement.

De plus, comment pouvons-nous savoir avec exactitude ce qui est rejeté par les installations nucléaires de Cadarache ?

Nous ne pouvons avoir confiance à l'autocontrôle des équipes du CEA Cadarache

Je vous demande aussi que soient mis en place des moyens de contrôle indépendants de l'exploitant nucléaire.

Concernant le tritium, il est rejeté à 100% dans l'eau ou dans l'air et ces rejets sont en augmentation constante dans toutes les centrales nucléaires. Quasiment toutes les nappes phréatiques près des centrales sont contaminées par du tritium, celle de Cadarache aussi.

Et les rejets actuels seraient sous-estimés de 60% environ !

Si le réacteur nucléaire ITER est prêt à fonctionner un jour, la nouvelle demande de rejets de tritium sera énorme et les dangers encore plus inquiétants.

Comme vous le savez, l'industrie nucléaire est un danger pour l'homme, l'environnement et les générations futures avec ses rejets radioactifs dans l'environnement, mais aussi la production de déchets mortels pour des milliers d'années, tous les risques de catastrophes et la prolifération à des fins militaires.


En conséquence, nous vous demandons de prendre vos responsabilités devant nous tous et les générations à venir, recevez Monsieur le Directeur, mes salutations citoyennes.

Par Réseau Sortir du nucléaire - Publié dans : PETITIONS - LETTRES - INTERPELLATIONS
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Vendredi 26 juin 2009 5 26 /06 /2009 11:11

Prénom, Nom

Adresse




Monsieur le Premier Ministre

Hôtel Matignon

57, rue de Varenne

75007 Paris


, le       juin 2009




LR / AR


Objet :Décret n°2009-427 du 16 avril 2009

            Recours administratif




     Monsieur le Premier Ministre,



Par un décret n°2009-427 du 16 avril 2009 publié au journal officiel du 19 avril suivant  vous avez assuré la publication d'un accord entre la République française et le Saint-Siège relatif - à en suivre la seule dénomination - à la reconnaissance des grades et diplômes dans l'enseignement supérieur, accord signé à Paris le 18 décembre 2008.


Ce décret, pour les motifs ci-après développés, me semble illégal et je vous invite donc à l'abroger.


Par une décision d'assemblée du 3 février 1989 qui est venu préciser et étendre la portée d'une précédente décision du 10 janvier 1930 (CE, Despujol, Rec. CE, p.30 D. 1930 III 41 Note Alibert), le Conseil d'Etat a en effet jugé que « l'autorité compétente, saisie d'une demande tendant à l'abrogation d'un règlement illégal, est tenue d'y déférer, soit que ce règlement ait été illégal dés sa signature, soit que l'illégalité résulte de circonstances de droit ou de fait postérieures à cette date » (CE Ass., Alitalia, Rec. CE p.44, concl. N. Chahid-Nouraï, RFD adm. 1989 p.391). D'une façon générale, l'abrogation d'un règlement illégal s'impose de ce fait toujours à l'administration, soit qu'il ait été illégalement édicté ou qu'il soit devenu illégal par suite d'un changement dans les circonstances de droit ou de fait  Cette abrogation peut ainsi se faire à toute époque, soit par l'administration elle-même agissant de sa propre initiative, soit sur la demande de personnes intéressées par cette abrogation


Tel est l'objet de la présente demande.


D'une part, je vous rappelle, Monsieur le Premier Ministre, qu'examinant ce qui deviendra la loi de 1984, le Conseil d'Etat a considéré que «le principe suivant lequel la collation des grades est réservée aux établissements publics d'enseignement qui remonte à la loi du 16 fructidor an V et que les lois de la République n'ont jamais transgressé depuis 1880 s'impose désormais au législateur aussi a-t-il disjoint du projet de loi sur l'enseignement supérieur un titre autorisant le ministre chargé de l'enseignement supérieur à accréditer des établissements privés à délivrer des diplômes nationaux » (avis publié in E.D.C.E. 1987, p. 138).


Ainsi, s'agissant du monopole de la collation des grades, il n'y a aucune rupture mais tout au contraire une constance et une filiation sans faille entre la loi de 1880 et la loi Savary de 1984. Depuis le début du XIXème siècle ce monopole est de ce fait considéré comme étant consubstantiel à la reconstruction de l'université impériale de 1808 puis républicaine.


C'est ce monopole que l'article 17 de la loi du 26 janvier 1984 puis l'article 137 de la loi du 18 janvier 2002, dont est issu l'article L 613-1 du code de l'éducation, viendront consacrer en disposant on ne peut plus clairement que « l'Etat a le monopole de la collation des grades et des titres universitaires ».


Ce principe, à valeur constitutionnelle (ainsi que la doctrine la plus avertie a pu le relever - conf. par ex. Y. Gaudemet, Les bases constitutionnelles du droit universitaire, RDP 2008/3 p.680 ets., spec. p.696), s'impose donc au législateur et a fortiori au pouvoir réglementaire qui ne pouvait donc en aucune façon ratifier l'accord intervenu avec le Vatican sans avoir préalablement fait réviser la Constitution. Or, tel n'a pas été le cas.


Pour ce premier motif, le décret n°2009-427 du 16 avril 2009 a donc été édicté à l'issue d'une procédure irrégulière.


D'autre part, l'article 53 de la Constitution imposait au Gouvernement de procéder à la ratification de l'accord seulement après en avoir été dûment habilité par la loi. Cet article dispose que les accords internationaux « qui modifient des dispositions de nature législatives [...] ne peuvent être ratifiés ou approuvés que en vertu d'une loi ». Or, je constate que l'accord dont le décret précité assure la publication prétend bien modifier notamment l'article L.613-1 du code de l'éducation. Il ne pouvait donc être ratifié qu'après habilitation législative.


Enfin, l'article 34 de la Constitution dispose que « la loi détermine les principes fondamentaux : - de l'enseignement ». La définition de l'autorité chargée de délivrer les grades et diplômes relève des principes fondamentaux organisant l'enseignement et doit donc faire l'objet d'une loi pour pouvoir être modifiée.


Il en résulte, Monsieur le Premier Ministre, que vous étiez à l'évidence incompétent  pour ratifier sous forme simplifiée un accord international ayant pour effet de modifier des dispositions de natures législatives et constitutionnelles. En y procédant néanmoins, vous avez entaché votre décision d'incompétence et ce faisant d'une illégalité externe qui en justifiera, le cas échéant, la censure par la juridiction administrative.


J'ajoute, Monsieur le Premier Ministre - et sans que cela soit à ce stade décisif - que l'allégation suivant laquelle cet accord n'aurait pour unique objet que d'assurer la reconnaissance des grades et diplômes dans l'enseignement supérieur conformément au processus dit de Bologne, relève d'une véritable dénaturation de l'objet de celui-ci.


L'accord international joint au décret précité accorde en effet au clergé catholique  le pouvoir d'organiser sur le territoire français un enseignement à l'issue duquel peuvent être délivrés des grades et des diplômes.


L'article 2 de cet accord attribue ainsi à la Congrégation pour l'Education catholique autorité pour arrêter la liste des institutions, des grades, et des diplômes que l'enseignement catholique délivrera en France. Cet accord contrevient donc directement au préambule de la Constitution de 1946 qui dispose dans son 13ème alinéa que « l'organisation de l'enseignement public gratuit et laïc à tous les degrés est un devoir de l'Etat. » Il est également contraire à l'article 1er de la Constitution de 1958 qui dispose que « la France est une république indivisible, laïque, démocratique et sociale ». L'attribution de prérogatives de puissance publique aux organisations représentantes d'une autorité religieuse enfreint les principes constitutionnels de laïcité.


Qu'en sera-t-il lorsqu'un autre Etat, représentant également d'une autre communauté religieuse, sollicitera de pouvoir délivrer les mêmes diplômes universitaires ?


Ainsi, contrairement à ce que la lettre du décret attaqué laisse supposer, celui-ci n'a nullement pour objet d'assurer la reconnaissance de diplômes entre Etats - ce qui supposerait leur délivrance préalable ! - mais bien d'autoriser un Etat étranger qui plus est théocratique à délivrer des diplômes profanes sur le territoire de la République ce qui, vous en conviendrez, n'est pas sans poser de nombreux problèmes moraux, diplomatiques, politiques et philosophiques.


Tels sont les éléments, Monsieur le Premier Ministre, que je désirais porter à votre connaissance et au regard desquels je ne doute pas que vous en déduirez que le retrait du décret n°2009-427 du 16 avril 2009 s'impose.


Si tel n'était pas le cas, j'envisagerais de saisir le Conseil d'Etat d'un recours tendant tant à l'annulation du décret attaqué que de la décision elle-même, et plus vraisemblablement celle implicite que vous jugerez nécessaire d'opposer à la présente demande.


Je vous prie de croire, Monsieur le Premier Ministre, en l'expression de ma haute considération.






                                                                Votre signature

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