Lundi 16 mars 2009 1 16 /03 /2009 11:42


Propos d'Eric Woerth...

Ministre de la fonction publique (publiés par Charlie-Hebdo), tenus le 20/10/07 durant la réunion de la Fondation Concorde (proche de l'UMP) à Paris :

"Les retraités de la fonction publique ne rendent plus de services à la Nation.
Ces gens-là sont inutiles, mais continuent de peser très lourdement.
La pension d'un retraité, c'est presque 75% du coût d'un fonctionnaire présent. Il faudra résoudre ce problème."
"Le grand problème de l'Etat, c'est la rigidité de sa main-d'œuvre. Pour faire passer un fonctionnaire du premier au deuxième étage de la place Beauvau, il faut un an. Non pas à cause de l'escalier [rires dans la salle], mais des corps. Il y a 1400 corps. 900 corps vivants, 500 corps morts [rires], comme par exemple l'administration des télécoms. Je vais les remplacer par cinq filières professionnelle qui permettront la mobilité des ressources humaines : éducation, administration générale, économie et finances, sécurité sanitaire et sociale. Si on ne fait pas ça, la réforme de l'Etat est impossible. Parce que les corps abritent des emplois inutiles."

"A l'heure actuelle, nous sommes un peu méchants avec les fonctionnaires. Leur pouvoir d'achat a perdu 4,5% depuis 2000." "Comme tous les hommes politiques de droite, j'étais impressionné par l'adversaire. Mais je pense que nous surestimions considérablement cette force de résistance. Ce qui compte en France, c'est la psychologie, débloquer tous ces verrous psychologiques. C'est sur l'Education Nationale que doit peser l'effort principal de réduction des effectifs de la fonction publique. Sur le 1,2 million de fonctionnaires de l'Education nationale, 800 000 sont des enseignants.
Licencier dans les back office de l'Education nationale, c'est facile, on sait comment faire, avec Eric Woerth [secrétaire d'Etat à la Réforme de l'Etat] : on prend un cabinet de conseil et on change les process de travail, on supprime quelques missions. Mais pour les enseignants, c'est plus délicat. Il faudra faire un grand audit."

"Le problème que nous avons en France, c'est que les gens sont contents des services publics. L'hôpital fonctionne bien, l'école fonctionne bien, la police fonctionne bien. Alors il faut tenir un discours, expliquer que nous sommes à deux doigts d'une crise majeure. C'est ce que fait très bien Michel Camdessus , mais sans paniquer les gens, car à ce moment-là, ils se recroquevillent comme des tortues."

 

 

 

 

 

 

 

Rêvons un peu...


Et si tous les "inutiles" et futurs "inutiles" se donnaient la main !


et montraient à quelques "nuisibles" d'aujourd'hui qu'ils sont capables d'imaginer une société dans laquelle plus personne ne pourra être qualifié "d'inutile"

Par Eric Woerth - Bernard Grignon - Publié dans : Ils l'ont DIT ou ECRIT
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Lundi 16 mars 2009 1 16 /03 /2009 11:33



Depuis le lancement de notre appel en juin dernier, nous avons sonné l'alerte, rencontré à plusieurs reprises des représentants du Ministère, la Ministre elle-même, et les Conseillers de l'Elysée. En vain. La seule chose que nous ayons obtenue, est un décalage accru entre les paroles de la Ministre Madame Roselyne Bachelot et ses actes.




1°) La Ministre récuse fermement le concept d'hôpital entreprise dont se réclamait le conseiller du président, Monsieur Raphaël Radane, qui nous avait affirmé « je ne vois pas de différence de gestion entre un hôpital et une entreprise d'aéronautique ». Mais la Ministre met en œuvre la pratique de l'hôpital entreprise avec un directeur d'hôpital qui pourra venir du privé, recevoir un salaire équivalent au privé. S'il ne réussit pas à assurer le redressement financier de l'hôpital, il pourra être limogé sans préavis et sans appel par le Directeur Général de l'agence Régionale de Santé, le véritable patron.


La loi prévoit également qu'en cas de « bénéfice d'un pôle », le chef de pôle puisse décider d'un « intéressement financier du personnel ». Des médecins pourront être payés au « bonus » ou à l'activité, ou mieux aux honoraires comme dans une clinique privée. D'ores et déjà, les hôpitaux cherchent à conquérir des « parts de marché ». La Ministre est  (soit-disant) contre le concept d'hôpital entreprise, mais elle le met en pratique.




2°) La Ministre affirme qu'elle ne fermera aucun hôpital, mais elle n'a évidemment jamais dit qu'elle ne fermerait aucune activité. La question posée est d'ailleurs celle des critères sur lesquels on décide de fermer ou de développer une activité. S'il s'agit de critères dépendant des besoins de la population, des progrès de la médecine, et de l'organisation des soins, il n'y a évidemment rien à redire. Il en va tout autrement si le critère est la rentabilité financière de l'activité. La fermeture du service de Maladies Infectieuses de l'Hôpital Saint-Joseph en raison du manque de rentabilité a suscité une légitime inquiétude, alors que les hôpitaux privés participant au service public sont souvent donnés en modèle




3°) L'ensemble des responsables politiques, du Président de la République au Secrétaire National de l'UMP le Docteur Philippe JUVIN, en passant par la Ministre, affirme que l'hôpital est sur-doté, consommant 64 % des dépenses de santé. La réalité est qu'il consomme 34 % des dépenses et que l'augmentation de ces dépenses est moins rapide que celles de la médecine de ville et surtout des médicaments. De même, la Ministre insiste sur le fait que le budget de l'hôpital augmentera de 3 % alors que, compte tenu de l'inflation et des dépenses engagées par l'Etat lui-même, le maintien strict de l'activité actuelle de l'hôpital nécessiterait une augmentation du budget de 4 % selon la Fédération Hospitalière de France.




4°) La Ministre répète que non seulement elle ne fermera pas d'hôpitaux, mais aussi qu'elle ne diminuera pas le personnel, alors même que la diminution de personnel est programmée dans de nombreux hôpitaux : 400 à Nantes, 650 à Nancy, plus de 600 à Paris, plus de 500 au Havre, 190 à Strasbourg, etc. Le total devrait atteindre, pour permettre « le redressement financier » des hôpitaux, une suppression de 20 000 à 30 000 emplois. Comment prétendre améliorer la qualité des soins avec de telles suppressions, qui toucheront non seulement le personnel administratif mais les infirmières et les médecins ?




5°) La Ministre prétend que la loi « Hôpital, Patients, Santé, Territoires » augmente le pouvoir des soignants, notamment le pouvoir médical. Dans les faits, il s'agit à l'évidence de l'inverse en traduisant dans la loi le mot d'ordre du Président, « un seul patron à l'hôpital » : le corps médical n'a plus aucun pouvoir décisionnaire, il ne peut plus donner que des avis consultatifs. Le directeur nomme et peut révoquer les membres du directoire et les chefs de pôle. Les services hospitaliers sont supprimés, remplacés par « d'éventuelles structures internes », laissés à la libre décision des chefs de pôle et du directeur. L'équipe médicale et paramédicale soignante, qui est à la base de l'hôpital, ne trouve pas la moindre mention dans la loi « Hôpital, Patients, Santé, Territoires ». Cet hôpital, qui ne marchera plus que sur une seule jambe, est un hôpital qui ne marchera pas.




6°) La Ministre prétend qu'elle n'a pour objectif que l'amélioration de la qualité des soins et que la décision du financement à 100 % par la T2A a été justifiée par cet objectif. Or chacun sait que la T2A est un instrument purement quantitatif, qui ne mesure ni la qualité, ni l'indication des soins.




7°) La Ministre prétend alléger les tâches du service public qui reposent sur les épaules de l'hôpital public, en faisant partager le poids des contraintes par les cliniques privées à but lucratif. Elle se demande comment les défenseurs de l'hôpital public peuvent lui faire reproche d'une telle sollicitude. A la vérité, on voit mal comment le privé à but lucratif accepterait des missions non lucratives ou susceptibles de réduire les dividendes versés aux actionnaires. On voit bien par contre comment les cliniques privées à but lucratif peuvent proposer d'assumer certaines missions choisies relevant jusqu'ici du service public, par exemple d'accueillir les bras ouverts des internes de 4ème ou 5ème année qui feront défaut à l'hôpital public, mais pourront être ensuite « capturés » par les dites cliniques.


Finalement, la Ministre et le gouvernement parlent peu ou pas de l'objectif réel : la convergence public / privé, qui prend la forme d'une convergence tarifaire pour 2012. Cette mesure n'aurait de sens que dans une réelle convergence des pratiques et des modes de rémunération des personnels. Elle fait mine d'ignorer que les services rendus à la population ne sont nullement comparables. Et comme c'est souvent le cas, cette convergence se traduira en réalité par l'affaiblissement du service public et le développement du privé lucratif, réel objectif dont on se garde bien de faire la publicité.


Face à une telle politique caractérisée par l'écart de plus en plus grand entre les paroles et les actes, il est urgent de renforcer la mobilisation contre le volet hospitalier de la loi HPST (cf la lettre signée par 960 professionnels hospitaliers, médecins et paramédicaux)




Nous appelons les signataires de l'appel « sauver l'hôpital public » à :




- Diffuser cette lettre et l'adresse du site auprès de leurs proches et relancer le recueil des signatures sur :


http://www.appel-sauver-hopital.fr



- Alerter tous les élus,


- Participer aux actions unitaires pour la défense du service public hospitalier.


- Demander, avec nous, un véritable débat démocratique sur l'organisation de notre système de santé et son financement dans notre Pays. Les Etasuniens veulent aujourd'hui le faire. Pourquoi les Français ne le pourraient-ils pas ?

 

 

 

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Pour en savoir plus "de l'intérieur",  vous pouvez lire sur le site http://www.legrandsoir.info/ l'article  du 17 mars 2009 :




 





Par Collectif - Publié dans : PETITIONS - LETTRES - INTERPELLATIONS
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Vendredi 13 mars 2009 5 13 /03 /2009 11:39

 



Cibler et arrêter sur des techniques anti émeutes importées d'Allemagne les manifestations dites « sauvages ». Désormais, arrêter chaque "meneur" (note officielle du 10 février).

 



Selon le Canard Enchaîné n° 4611 [paru] le mercredi 11 mars 2009, la préfecture de police de Paris vient de rédiger une note datée du 10 février, pour faire arrêter sur le champ le « meneur » de chaque manifestation qui n'aurait pas été précédemment déclarée dans les procédures légales. (Exemples possibles d'attroupements forcément irréguliers : une mi-carême de lycéens déguisés, une lecture publique de poésie, un mariage interculturel, des obsèques un peu trop excentriques, une visite guidée du gai Paris, un hommage spontané à un lieu de Résistance), et ceci si le « meneur » devait aggraver son cas en n'ordonnant pas immédiatement une dispersion immédiate.


On sent que ça va taper encore plus dur, et ceci avec ou sans sommation dans les règles. A quand comme en Guadeloupe en 1967 l'ordre de tirer "sur des foules séditieuses et hors contrôle" ? Peut être dans moins de temps que nous le pensons ! Ils font déjà multiplier l'installation de caméras de surveillance et survoler des banlieues avec des hélicoptères équipées de caméras et d'appareils photos ultra sophistiqués et même des drones supra silencieux suréquipés de matériels de fichages, eux aussi.


Au menu de cette note de la Préfecture de police, il y a un mode d'emploi policier. D'abord : interpellation dudit « meneur » de la manifestation non-déclarée (repéré au faciès, à l'avis subjectif du flic en civil ou du Baceux dépêché sur place, au porte-voix, à ses slogans, à ses tracts, mais aussi son attitude et sa manière de s'habiller qui reflète, d'après les services préfectoraux, le « mode de vie et la tendance politique probable du manifestant incontrôlé suspect » puis « présentation à l'OPJ territorialement compétent », et enfin procès verbal transmis à la SIC (Salle d'Information et de Commandement », l'endroit le plus bunkérisé de France)


Motif de cette note hautement libertaire et «démocratique» (parce qu'il y a un motif) : L'exaspération sociale devient tellement forte que ce genre de manifs « sauvages » prolifère, et qu'il faut y mettre bon ordre, parce que les flics débordés ne savent plus où donner de la tête.


D'où l'idée de refiler une partie du boulot répressif aux juges. Et de bourrer simultanément les cellules de garde à vue et les prisons.


Le pouvoir a très peur à l'idée des mouvements sociaux très durs à venir avec l'amplification de la crises, la multiplication des mouvement de protestations spontanées contre l'occupation policière militarisée de nos villes, alors forcément en « collaboration » avec d'autres polices européennes elle "travaille du ciboulot" pour toujours plus criminaliser et réprimer le mouvement social.

 


Voir les tactiques policières « à l'allemande » bientôt importées en France :

http://de.wikipedia.org/wiki/Beweissicherungs-_und_Festnahmeeinheit



Ainsi, par de multiples biais des médias libres du net et des legal teams qui se préparent pour les manifestations qui auront lieue prochainement à Strasbourg (à l'occasion du contre- sommet de l'OTAN - voir www.appelotanafhanistan.org) et dans la zone rouge de Baden Baden, nous savons que serons arrêtés et interpellés « préventivement » tout manifestant habillé de sombre ou en noir . Il n'existe pourtant pas en France actuellement encore d'appareil législatif très développé sur ces thèmes, mais pour combien de temps encore ? Nous savons aussi que la BFE (les unités anti émeutes allemandes) collaborera de manière très efficace.

Qu'il en sera aussi ainsi avec tout les manifestant-es qui porteraient des cagoules (sic) des foulards noirs et de type keffieh - notes trouvées sur divers sites municipaux et de municipalités y compris de « gauche » de la région de Strasbourg -


Nous savons aussi que l'Angleterre dépêchera sur place ses redoutables « spotters » (littéralement les mateurs) des sortes de super RG-DCRI recrutés très minutieusement sur tests « pour leur dons de physionomistes ». Des « Spotters » qui se « fondrons incognito et en civil dans les manifestants » et qui seront bien sur habilités à donner des renseignements aux matraqueurs et tabasseurs assermentés.


Ceci en dit long sur les intentions « démocratiques » de nos gouvernements européens à nos égards, ces messieurs - dames en plus de vouloir nous faire payer leur crise, voudraient que nous acceptions sans broncher, tels des animaux élevés en batteries, toutes les pires régressions sociale, ultra sécuritaires et liberticides sans protestations ni contestations, nous le disons tout haut vous pouvez mettre toutes vos armées et milices que vous voulez contre nous le peuple, nous ne plierons jamais.


Intégralité publiée, avec des commentaires sur : http://bellaciao.org/fr/, le 13 mars 2009



 



Il est plus que jamais temps de nous unir,car ce n'est ensemble que nous pourrons résister et imaginer un autre avenir que celui qu'ils nous préparent !

Par bellacio.org - Bernard Grignon - Publié dans : Libertés individuelles et collectives
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Jeudi 12 mars 2009 4 12 /03 /2009 08:59



Nous y voilà, nous y sommes.


Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l'incurie de l'humanité, nous y sommes. Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l'homme sait le faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu'elle lui fait mal. Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d'insouciance. Nous avons chanté, dansé.


Quand je dis nous, entendons un quart de l'humanité tandis que le reste était à la peine. Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides à l'eau, nos fumées dans l'air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu'on s'est bien amusés.

On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre, déplacer le Gulf Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire péter l'atome, enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni connu. Franchement on s'est marrés. Franchement on a bien profité. Et on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu'il est plus rigolo de sauter dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre. Certes.


Mais nous y sommes. A la Troisième Révolution.


Qui a ceci de très différent des deux premières (la Révolution néolithique et la Révolution industrielle, pour mémoire) qu'on ne l'a pas choisie. On est obligés de la faire, la Troisième Révolution ? demanderont quelques esprits réticents et chagrins. Oui. On n'a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé notre avis. C'est la mère Nature qui l'a décidé, après nous avoir aimablement laissés jouer avec elle depuis des décennies. La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue, nous ferme les robinets. De pétrole, de gaz, d'uranium, d'air, d'eau.


Son ultimatum est clair et sans pitié : Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à l'exception des fourmis et des araignées qui nous survivront, car très résistantes, et d'ailleurs peu portées sur la danse).


Sauvez-moi, ou crevez avec moi.


Evidemment, dit comme ça, on comprend qu'on n'a pas le choix, on s'exécute illico et, même, si on a le temps, on s'excuse, affolés et honteux. D'aucuns, un brin rêveurs, tentent d'obtenir un délai, de s'amuser encore avec la croissance. Peine perdue.


Il y a du boulot, plus que l'humanité n'en eut jamais.

Nettoyer le ciel, laver l'eau, décrasser la terre, abandonner sa voiture, figer le nucléaire, ramasser les ours blancs, éteindre en partant, veiller à la paix, contenir l'avidité, trouver des fraises à côté de chez soi, ne pas sortir la nuit pour les cueillir toutes, en laisser au voisin, relancer la marine à voile, laisser le charbon là où il est -attention, ne nous laissons pas tenter, laissons ce charbon tranquille- récupérer le crottin, pisser dans les champs (pour le phosphore, on n'en a plus, on a tout pris dans les mines, on s'est quand même bien marrés). S'efforcer. Réfléchir, même. Et, sans vouloir offenser avec un terme tombé en désuétude, être solidaire. Avec le voisin, avec l'Europe, avec le monde.


Colossal programme que celui de la Troisième Révolution. Pas d'échappatoire, allons-y. Encore qu'il faut noter que récupérer du crottin, et tous ceux qui l'ont fait le savent, est une activité foncièrement satisfaisante. Qui n'empêche en rien de danser le soir venu, ce n'est pas incompatible.

A condition que la paix soit là, à condition que nous contenions le retour de la barbarie -une autre des grandes spécialités de l'homme, sa plus aboutie peut-être. A ce prix, nous réussirons la Troisième révolution.


A ce prix nous danserons, autrement sans doute, mais nous danserons encore.

Par Fred Vargas - Publié dans : Ils l'ont DIT ou ECRIT
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Mercredi 11 mars 2009 3 11 /03 /2009 09:13


Les scientifiques réunis à Copenhague en préparation au sommet sur le climat qui s’y tiendra en décembre prochain avertissent que si rien n’est fait, l’acidification des océans due aux émission de CO2 va atteindre un niveau « dangereux », jamais observé depuis 65 millions d’années. L’étude de la géologie montre que par le passé une acidité comparable avait provoqué des extinctions de masse dans la vie marine. « Si nous ne limitons pas fortement et rapidement les émissions de dioxyde de carbone, les conséquences de l’acidification des océans se compareront à celles des grands évènements des temps géologiques. Ces conséquences resteront inscrites dans la géologie et témoigneront d'une civilisation qui avait acquis la sagesse permettant de développer une haute technologie, mais pas celle de l’utiliser à bon escient, » déclare l’océanologue Ken Caldeira.

 

Par David Adam, The Guardian, 10 mars 2009


 

La pollution due à l’homme provoque une acidification si rapide des océans que les prochaines décennies verront s’installer un environnement marin jamais observé sur la Terre depuis l’époque des dinosaures, avertissent aujourd’hui les scientifiques.

Ce processus d’acidification est causé par les énormes quantités de dioxyde de carbone libérées dans l’atmosphère, qui ensuite se dissolvent dans l’océan. La modification chimique induite crée un stress « sans précédent » pour les espèces telles que les crustacés et pourrait provoquer des extinctions massives, mettent-ils en garde. (...)



Le rapport indique que les scientifiques « estiment que le taux futur d’acidification à la surface des océans et la pression environnementale sur le milieu marin des organismes utilisant la calcification sera très probablement sans précédent depuis 65 millions d’années. » Les chercheurs ajoutent que la situation dans les eaux profonde est l’objet d’une préoccupation encore plus forte.

Les chercheurs ont comparé le taux d’acidification actuel avec celui d’une augmentation gigantesque des gaz à effet de serre ayant eu lieu durant la préhistoire et dont les géologues savent qu’elle a provoqué une forte extinction des espèces vivant en eau profonde.

Le résumé de l’étude précise que « puisque les taux d’acidification passés et futurs sont comparables, et qu’il y avait eu une forte disparition des organismes benthiques [1], on doit conclure à un niveau d’extinction probablement le même dans l’avenir ». (...)



Expert dans ce domaine, Ken Caldeira, de l’Institution Carnegie de Californie, annoncera durant la conférence que les prochaines décennies pourraient produire de « profonds » changements dans les océans. « Le choix de continuer à émettre du dioxyde de carbone implique que nous serons l’agent d’une modification de la biologie [marine] d’une force et d’une ampleur dépassées seulement lors des périodes de grandes extinctions de masse. Si nous ne limitons pas fortement et rapidement les émissions de dioxyde de carbone, les conséquences de l’acidification des océans se compareront à celles des grands évènements des temps géologiques. Ces conséquences resteront inscrites dans la géologie et témoigneront d’une civilisation qui avait acquis la sagesse permettant de développer une haute technologie, mais pas celle de l’utiliser à bon escient ».

D’autres experts indiqueront lors du sommet que l’acidification affecte déjà la vie marine dans l’Arctique et l’Antarctique. (...)


Katherine Richardson, biologiste marin à l’Université de Copenhague et organisatrice du sommet scientifique, décrit ce rapport comme « une tentative délibérée d’influencer les politiques ». Elle déclare que de nombreux scientifiques craignent que les responsables politiques n’aient pas compris la gravité de la situation, malgré des prévisions de plus en plus sombres.

Cette conférence publiera une mise à jour du rapport 2007 du Groupe Intergouvernemental d’Experts sur l’Evolution du Climat (GIEC). Un certain nombre d’études publiées depuis le rapport du GIEC ont établi que les émissions de carbone augmentent plus rapidement que prévu et que les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre pourraient ne pas être suffisants pour prévenir une élévation de la température catastrophique.

Il permettra également d’évaluer si les projections d’élévation du niveau de la mer ont été sous-estimés, et s’il existe encore une chance réaliste que l’augmentation de la température mondiale moyenne puisse être limitée à 2 °C.



Publication originale The Guardian, traduction Contre Info



[1] organismes benthiques : vivant en eau profonde

 


 

Intégralité de l'article, et de nombreux autres concernant cette question accessibles sur  : http://contreinfo.info/article.php3?id_article=257

 

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Si vous voulez en savoir un peu plus sur les effets du méthane, vous ne manquerez pas de lire également l'article :


Réduire le Méthane : l'autre défi du changement climatique, par Benjamin Dessus, Bernard Laponche et Hervé Le Treut 11 mars 2009


dont voici un extrait :


Pour mesurer les émissions des gaz à effet de serre, la communauté internationale a adopté par souci de simplification des règles d'équivalence permettant de comptabiliser les effets des différents gaz en équivalent CO2, à horizon d'un siècle. Selon cette norme, le « Potentiel de réchauffement global « du méthane est considéré comme 20 fois supérieur à celui du CO2. Mais l'utilisation généralisée de cette équivalence peut conduire à une importante sous estimation de l'impact de ce gaz pour des périodes de référence inférieures au siècle. Si on compare les effets du méthane à court et moyen terme, le facteur n'est pas 20 mais 60 à vingt ans et 40 à 50 ans. Avec l'évident raccourcissement des délais dont nous disposons pour réduire les émissions, le risque est donc important de sous évaluer grandement les effets du méthane, avertissent les scientifiques. D'autre part, son fort impact sur le réchauffement climatique immédiat remet en cause la validité de politiques qui seraient basées uniquement sur un marché des droits d'émission du carbone.


(A lire sur : http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2581)




 


 

 

Alors, on continue comme si de rien était, en attendant les résultats prometteurs de la "relance" salvatrice promise par nos brillants décideurs ou bien on se met individuellement et collectivement, dés maintenant à changer radicalement notre manière de vivre, dans l'objectif d'une société humaine de "post-développement" ?



A chacun de choisir ... VITE !


Par David Adam - Bernard Grignon - Publié dans : Empreinte écolo-Ressources naturelles-Biodiversité
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Mercredi 11 mars 2009 3 11 /03 /2009 08:52

 

 


Contre-sommet de l'OTAN à Strasbourg du 3 au 5 avril 2009

 

 



L'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN) fêtera son 60e anniversaire du 3 au 5 avril 2009 à Strasbourg et à Kehl et Baden-Baden en Allemagne. Elle annoncera un « nouveau concept stratégique » qui entend substituer progressivement à l'ONU cette organisation militaire des grandes puissances occidentales sous commandement Etats-Unien. Nicolas Sarkozy qui accueille ce Sommet voudrait y annoncer la pleine réintégration de la France et appeler à de nouveaux renforts en Afghanistan...


De nombreuses associations et organisations se sont regroupées dans le Collectif OTAN-Afghanistan pour préparer avec des centaines de partenaires du monde entier un puissant contre sommet.

Manifestations, conférences, village alternatif, meetings ... exprimeront notre refus de voir le monde et l'Europe poursuivre la politique de la force, de la guerre, du surarmement et des gigantesques et absurdes dépenses militaires. L'aveugle et sanglante offensive militaire engagée fin décembre2008 par l'Etat d'Israël contre le peuple palestinien dans la bande de Gaza vient souligner l'urgence de la mobilisation contre les guerres qu'engendre un système fondé sur la domination de quelques grandes puissances.

 


Assez d'argent pour les banques et les armées !


La crise financière, économique et sociale qui secoue le monde entier ne peut que nourrir les tensions, accroître le militarisme, ouvrir la porte aux guerres. C'est bien pourquoi le combat pour la paix est indissociable de la lutte contre un système qui engendre la misère, les inégalités, la récession. Nous voulons un monde plus solidaire pour engager le désarmement et un développement durable pour satisfaire les besoins des populations. Réduire les dépenses militaires (1335 milliards de dollars en 2007) de 10 % permettrait de d'atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement pour réduire de moitié la pauvreté. En France le budget militaire a augmenté de 5,4 % pour 2009 : est-ce la priorité quand on meurt de froid dans les rues ? Quand il faut sauver l'école et la sécurité sociale ?

 


Un monde de justice et de paix : c'est possible !


Le Collectif OTAN-Afghanistan a été créé en avril 2008 quand le Président de la République a annoncé à la fois la réintégration de la France dans les instances stratégiques de l'OTAN et l'envoi de troupes supplémentaires en Afghanistan sur des missions de combat.

Durant sa campagne électorale, Nicolas Sarkozy avait déclaré vouloir retirer les troupes françaises d'Afghanistan...



Avec la préparation du Contre sommet et la pétition nationale (http://www.appelotanafghanistan.org), nous voulons susciter le débat : la France doit-elle renforcer le dispositif guerrier de l'Otan en Afghanistan ?


La France doit-elle réintégrer totalement l'Otan et de fait s'aligner sur la politique des Etats-Unis et sa vision de « guerre des civilisations » ?


Une majorité de personnes s'opposent à ces décisions. Pour la paix, la justice, la démocratie faisons entendre notre voix !

Dans toute la France se mettent en place des « collectifs » pour permettre à ce débat d'avoir lieu.

 


Inscrivez-vous, participez à l'assemblée générale de préparation à Strasbourg les 14 et 15 février, trouvez des informations et les contacts de votre région sur le site http://www.appelotanafghanistan.org

 

 


Complément d'informations sur l'OTAN sur :

http://www.legrandsoir.info/spip.php?article8101

 

 

 

 

 

SI TU VEUX LA PAIX, PREPARE LA PAIX !

Par Collectif-Bernard Grignon - Publié dans : EVENEMENTS à venir
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Mardi 10 mars 2009 2 10 /03 /2009 08:59

 

 


Alors que tous les regards sont fixés sur la crise financière, il s'opère en coulisses une nouvelle offensive pro-OGM au niveau européen, menée tambour battant par la Commission.

A quelques semaines du début des semis et à quelques mois du renouvellement du Parlement, cette dernière multiplie les pressions pour autoriser de nouvelles variétés de maïs génétiquement modifié, et surtout, pour empêcher des États comme l'Autriche, la Hongrie ou la France de s'opposer aux cultures transgéniques.

La première autorisation de mise en culture de plante génétiquement modifiée en Europe fut accordée fin 1997. Moins de deux ans plus tard, un moratoire européen a été instauré afin de compléter la législation communautaire. La publication en 2003 des règlements relatifs à la traçabilité et à l'étiquetage des produits alimentaires contenant des OGM mit fin à cette interdiction temporaire et permit d'éviter les foudres de l'Organisation mondiale du commerce. Dans l'intervalle, les surfaces d'OGM ont progressé insidieusement, mais lentement. Elles dépassaient à peine les 100 000 hectares en 2008, ce qui équivaut à moins de 1% de la production européenne de maïs et marque donc un véritable échec commercial.


En fait, le vent a tourné, et la situation n'est plus aussi favorable aux biotechnologies qu'à la fin des années 1990. Un pays comme l'Autriche a engagé très tôt une guérilla juridique pour interdire les OGM sur son territoire, entraînant dans son sillage d'autres États. Si les mesures nationales d'interdiction se sont heurtées au mur des institutions européennes, la Commission réclamant leur annulation de façon systématique, les arguments ont pourtant fait leur chemin. De plus en plus sceptiques, les États membres peuvent à présent réunir une majorité contre les positions pro-OGM de la Commission. Ainsi, le 2 mars, le Conseil des ministres de l'environnement rejetait par 282 voix sur 345 la demande de levée des moratoires hongrois et autrichiens sur le maïs MON810 de la firme Monsanto.


Si cette stratégie défensive a permis de gagner du temps, elle n'est pourtant pas viable sur le long terme. Après avoir simplifié les procédures d'autorisation de mise en culture d'OGM avec les règlements adoptés en 2003, après avoir introduit une tolérance de 0,9% d'OGM dans les produits biologiques en janvier 2009, la prochaine étape pour la Commission européenne devrait être une refonte des procédures d'évaluation de nature à évacuer tout débat politique, laissant à la science officielle le soin de trancher en faveur des biotechnologies.


Cette situation sur le cas emblématique des OGM est à rapprocher du scandale du traité de Lisbonne.

Les deux affaires prouvent en effet que l'actuelle construction européenne vise tout simplement à abolir la démocratie pour préserver le libre-échange, principal outil du capitalisme néo-libéral. Le peuple peut bien dire « non » à un traité, il peut tout aussi bien refuser à plus de 80% une technologie écologiquement et socialement dangereuse, l'Union européenne ne déviera pas sa trajectoire d'un centimètre.

Puisque chaque texte qui sort du Parlement, chaque décret ou arrêté se doit absolument d'être euro-compatible, la conclusion est évidente.

Un véritable gouvernement de Gauche arrivant au pouvoir en France n'aurait d'autre solution que de pratiquer la désobéissance européenne pour mettre en oeuvre ses politiques.

 


Sur la seule question environnementale, la désobéissance s'impose dans de nombreux domaines :


- Il faut dénoncer la directive 2001/18 et le règlement 1829/2003 pour interdire les OGM dans les champs et dans l'alimentation.


-  Il faut dénoncer la directive 2003/87 instaurant le système de Bourse du carbone pour démanteler le marché des droits à polluer et mener des politiques de lutte contre le changement climatique sérieuses.


- Il faut refuser d'abonder le budget de la Politique agricole commune tant que celle-ci financera une agriculture intensive détruisant la paysannerie et les écosystèmes.


- Il faut dénoncer les directives sur les marchés publics afin d'imposer la prise en compte de critères sociaux et environnementaux au lieu de se soumettre à la libre-concurrence, plus que jamais synonyme de dumping.


Bien sûr, le raisonnement est tout aussi valable sur les questions sociales.



En 2005, la formidable campagne d'éducation populaire qui a accompagné le référendum sur le Traité constitutionnel européen a permis aux citoyens de prendre conscience d'une chose fondamentale : l'Europe qui se construit vise à déposséder les États de tout pouvoir d'opposition aux politiques libérales, qu'elle impose envers et contre tout. Cette Europe-là ne fera plus machine arrière. Les stratégies visant à changer le cours de la construction européenne ayant échoué, il s'agit maintenant de changer d'Europe, c'est à dire la reconstruire du sol au plafond. Changer d'Europe, c'est oser à nouveau dire « non ». Au quotidien. Chaque fois qu'une mesure de gauche se heurtera aux tables de loi de l'euro-libéralisme. Changer d'Europe commence par la désobéissance. Alors, soyons prêts à désobéir, et affirmons-le !


Aurélien BERNIER, le 5 mars 2009

Secrétaire national du Mouvement politique d'éducation populaire (M'PEP - www.m-pep.org)

Blog : http://abernier.vefblog.net/


Article à consulter sur : http://www.legrandsoir.info/

Par Aurélien Bernier - Publié dans : Analyses politiques
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Lundi 9 mars 2009 1 09 /03 /2009 10:10


 

C'est une certitude : les plantes vertes portent bien leur nom. En effet, certaines d'entre elles ont une action dépolluante. Contre peu de soins, elles absorberont les benzène, ammoniac et autre monoxyde de carbone en plus de décorer les pièces de votre habitat.

 

 


Choisir des plantes pour son intérieur ne doit plus se limiter à une question de goût. Quand on sait (depuis 20 ans et grâce au professeur Wolverton, chercheur américain travaillant pour la Nasa) qu'agrémenter son salon d'un peu de verdure peut lutter efficacement contre les gaz toxiques de la maison, autant faire d'une pierre deux coups.
Le feuillage des plantes absorbe certains polluants de l'air. Pour obtenir un réel résultat, il faut au minimum placer une plante par dizaine de m², préférer celles aux larges feuilles et diversifier les espèces.

 


Tout le monde n'a pas pour autant la main verte ni se sent l'âme d'un botaniste... Epargnons-nous les noms scientifiques, et voici une liste de dix plantes redoutables contre la pollution et que vous pourrez retrouver facilement :


  • Lierre (facile d'entretien, nécessite peu de lumière) : contre le benzène
  • Dracaena (peu d'arrosage) selon les sortes (il en existe beaucoup) : contre le benzène, le formaldéhyde (formol), et le trichloréthylène
  • Palmier nain (faible luminosité, aime l'humidité) : contre le xylène, l'ammoniac et le formol
  • Chrysanthème (économique, lumière et arrosage abondant) : contre le benzène, l'ammoniac et le formol
  • Plante araignée (lumière abondante) : contre le formol, monoxyde de carbone, le toluène et le benzène
  • Ficus (très peu d'entretien) : contre le formol
  • Philodendron (lumière vive mais tamisée, arrosage modéré) : contre le PCP et le formol
  • Aloe vera : contre le formol
  • Azalée : contre l'ammoniac
  • Areca : contre le formol et le xylène


Les polluants visés :

  • Benzène : trouvé comme solvant dans les encres, peintures, matières plastiques, détergents, il est également présent dans la fumée de cigarette
  • Xylène : diluant pour peinture, présent dans les peintures et les vernis, dans certains produits de nettoyage et les pesticides
  • Formaldéhyde (formol) : contenu dans la fumée des feux de forêt, dans les rejets des automobiles, dans la fumée du tabac ainsi que dans les peintures (reconnu comme cancérigène certain par le Circ)
  • Trichloréthylène : présent dans certains produits de dégraissage de pièces métalliques et de nettoyage à sec de vêtements
  • Ammoniac : contenu dans de nombreux dégraissants, dans certains produits de nettoyage des sols et produits de la cuisine
  • Pentachlorophénol (ou PCP) : utilisé comme fongicide, pour la protection des bois et le traitement de la pâte à papier
  • Monoxyde de carbone : ses sources sont multiples, y compris dans la maison : systèmes fixes de chauffage avec combustion ainsi que certains chauffages d'appoint, combustion de certains appareils ou outillages domestiques (décolleuse de papier peint...), combustion du tabac...
  • Toluène : présent dans les peintures, laques, vernis, cires, encres ; sert à la fabrication de colles et d'adhésifs

Enfin, sachez que toutes les pièces de l'habitat peuvent accueillir des plantes, y compris les chambres à coucher. Contrairement aux idées reçues, le rejet en dioxyde de carbone la nuit par les plantes d'intérieur est négligeable comparée à la quantité d'oxygène qu'elles libèrent dans la journée.


http://www.notre-planete.info/

 

 


 

L'essentiel, bien entendu, est de ne pas faire rentrer ces polluants dans votre maison !



Quelques exemples, que chacun peut facilement et immédiatement mettre en oeuvre :


 

- Supprimer tous les vaporisateurs (parfums, insecticides, nettoyants,..)

- Supprimer toutes les lingettes

- Ne pas fumer et ne pas utiliser d'encens


- N'utiliser que des lessives, détergeants et nettoyants bio, naturels - quoi qu'il en soit innoffencifs - : vinaigre d'alcool, savon de Marseille liquide ou solide, savon noir, terre de Sommières, ...

- N'utiliser que des peintures et vernis à base de produits naturels

 

- Aérer quotidiennement son logement

 

- Etc. etc.

 



Par notre-planete.info - Bernard Grignon - Publié dans : S'INFORMER et AGIR
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Lundi 9 mars 2009 1 09 /03 /2009 09:25

 




Les Cardinaux En Costume

 

 



Par Francis Cabrel

 


Magyd dort dans la lumière,

Celle des phares et du périph'

Une joue contre la terre

Une main sur son canif

Qu'un homme dorme sur le bitume

Ca n'a pas l'air d'inquiéter

Les cardinaux en costume

Derrière les vitres teintées


Et Sabrina qui se cache

Et qui espère autre chose pour sa fille

Que cet argent qu'elle arrache

Des mains de ceux qui la déshabillent

Elle augmente le volume

Pour ne pas savoir qui ils sont

Des cardinaux en costume

Et des donneurs de leçons


Que vida ! Que triste !

De que pais se trata

Del mio ? no !

Del mio no se puede !

Que vida ! Que triste !


Et Mamadou qu'on transfère

A l'arrière de l'avion

Vers un endroit que la terre

Qu'il ne connaît que de nom

Lui, léger comme une plume

Malheureux comme un enfant

Les cardinaux en costume

Sur les sièges de devant


N'Guyen, la clandestine,

D'elle on n'a aucune trace

Venue coudre à la machine

Celle qui tombe, on la remplace

C'est pour du potage qui fume

C'est payé au rendement

Pour les robes et les costumes

Des cardinaux impatients


Que Vida !


N'Guyen, la clandestine,

Et Mamadou qu'on transfère

Et Sabrina qui tapine

Et ce Magyd qui dort par terre

Quand la salle se rallume

Le monde sort en silence

Les cardinaux en costume

N'étaient pas à la séance.

 




A ECOUTER SUR :



http://bellaciao.org/fr/spip.php?article81557

Par Francis Cabrel - Publié dans : Ils l'ont DIT ou ECRIT
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Vendredi 6 mars 2009 5 06 /03 /2009 08:31

 



OGM : Nourrir les pauvres ou engraisser les géants des biotechnologies ?

 

 


 

 


Entre 2007 et 2008, le prix moyen des plantes alimentaires augmenta de façon dramatique : le maïs de 60%, le soja de 76%, le blé de 54% et le riz de 104% (Runge & Senaier, 2008). La Banque Mondiale prévoit que ces prix extraordinairement élevés des céréales vont persister au minimum 5 ans et ensuite descendre quelque peu, à partir de 2015, vers des niveaux dépassant toujours ceux de 2007 (Banque Mondiale 2008) . D'après le président de la Banque Mondiale, Robert Zoellick, ces énormes flambées des prix ont déjà poussé dans la famine et la pauvreté 100 millions d'humains supplémentaires.



Remarque 1 :


Le but essentiel de la nourriture est de nourrir les gens, mais ce but a été subordonné aux objectifs économiques d'une poignée de multinationales qui monopolisent tous les secteurs de la production alimentaire, de la semence jusqu'aux plus grandes chaînes de distribution. Ces firmes ont été les premiers bénéficiaires de la crise alimentaire. Lorsqu'on regarde les chiffres de 2007, au moment où la crise alimentaire a commencé, on voit que des multinationales comme Monsanto et Cargill - qui contrôle le marché des céréales - ont vu leurs profits augmenter respectivement de 45% et 60%. Les principales compagnies d'engrais comme la Mosaic corporation, une filiale de Cargill, ont doublé leur profit en une seule année.


Alors que les agriculteurs des principales nations exportatrices comme les Etats-Unis gagnent plus pour leurs récoltes, les compagnies qui vendent les semences, les agro-toxiques et autres intrants peuvent faire payer ces produits plus cher. Des agriculteurs, déjà sous pression car ils ont longtemps souffert de prix céréaliers bas, ne profitent pas actuellement de l'augmentation des prix de leurs récoltes - à cause notamment de l'augmentation des prix des engrais et de l'énergie. Monsanto, par contre, est en parfaite position pour tirer des profits. C'est la plus grande firme semencières mondiale. (...)



Monsanto profite de la crise alimentaire de plusieurs façons :


Premièrement, la compagnie a depuis plusieurs années déjà, augmenté le prix de ses semences et de chaque trait (caractère génétique incorporé).


Le prix moyen des semences de soja aux Etats-Unis a augmenté de plus de 50% en à peine deux ans - de 2006 à 2008 - passant de 80,75 à 123 dollars par ha cultivé.On s'attend à ce que les prix des semences de soja continuent de grimper de façon spectaculaire dans les années à venir car Monsanto va sortir en 2009 de nouvelles variétés plus coûteuses que les anciennes semences RoundUp Ready.


Le soja est cultivé sur près de 28 millions d'hectares aux Etats-Unis et près de 90% - soit  25,2 millions d'ha - est du soja RoundUp Ready. Dans les années à venir, Monsanto va progressivement remplacer le soja RR par le soja RR2Y.

Parallèlement à cela, les agriculteurs rapportent qu'ils ont de plus en plus de difficultés pour trouver des semences conventionnelles (non-OGM) de qualité (Roseboro, 2008).


Les prix des semences de coton et de maïs ont grimpé presque aussi vite que ceux du soja - plus de 50% en 3 ans, de 2005 à 2008. D'autres augmentations spectaculaires des prix des semences de riz sont en vue. Monsanto augmente de façon substantielle les prix de tous les types de semences de maïs GM, qu'elles contiennent un seul, deux ou trois traits. Les agriculteurs états-uniens pourraient voir leurs coûts augmenter de plus d'un milliard de dollars à cause de ce maïs triple trait. Il est assez intéressant de constater que la compagnie augmente beaucoup plus le prix des maïs meilleur marché - à trait unique ou double - pour « amener autant de clients que possible vers le maïs triple trait... » et pour « créer une clientèle de base captive pour le lancement en 2010 de son produit octo-traits, le SmartSax »(Goldman Sachs, 2008).

C'est un bon exemple de la manière dont Monsanto maximalise ses profits avec sa stratégie de « pénétration des traits ».

Le produit octo-traits est un maïs GM contenant 8 traits génétiques incorporés différents (six traits insecticides et deux de tolérance à deux herbicides) actuellement développé par Monsanto et Dow. Comme le prix des semences GM augmente d'un cran à chaque trait supplémentaire, le prix du SmartSax va être astronomique et les agriculteurs qui souhaitent des semences conventionnelles plus abordables ou des semences GM avec un seul ou deux traits voir même trois traits risquent de ne plus avoir cette chance.


Non content de l'accroissement de ses profits dû aux augmentations spectaculaires du prix des semences, Monsanto augmente aussi le prix de son herbicide, le Round.

On s'attend à ce que l'augmentation de 134% des prix au détail depuis la fin de 2006, rapporte à Monsanto des centaines de millions de dollars supplémentaires, grâce à son produit phare, le Round.

Cette augmentation du prix du RoundUp est liée à la stratégie de « pénétration des traits » de Monsanto qui se concentre sur le trait RoundUp Ready (tolérance au RoundUp). Actuellement, Monsanto profite triplement de chaque vente de semence contenant le trait RR : une première fois, en encaissant le surcoût de la semence dû au trait, une seconde fois, grâce à l'accroissement des ventes de RoundUp utilisé avec les semences et une troisième fois, grâce aux fortes augmentations du prix du RoundUp. Cela explique pourquoi Monsanto pousse agressivement pour incorporer le trait RoundUp Ready, dans pratiquement toutes les semences que la compagnie commercialise.


Les agriculteurs qui voudraient acheter des semences GM ne contenant que le trait rendant la plante insecticide, se voient de plus en plus souvent forcés d'acheter des semences qui contiennent aussi le trait de tolérance au RoundUp.


Une bonne partie des bénéfices engrangés par Monsanto sert à acheter la concurrence. Monsanto accroît aussi son contrôle sur le marché des semences de maïs, autant aux Etats-Unis que dans le reste du monde. Aux Etats-Unis, Monsanto a accru ses parts du marché des semences de maïs de 43% en 2001, à 61% en 2008, grâce à sa politique agressive d'acquisition de firmes semencières régionales (25 depuis 2004).


Le contrôle accru de Monsanto sur le marché mondial des semences lui donne encore plus le pouvoir d'incorporer ses traits dans toujours plus de variétés de semences et de retirer les semences conventionnelles du marché. Partout dans le monde, les agriculteurs qui appellent de leurs vœux les semences Monsanto, pourraient rapidement subir le sort de leurs collègues états-uniens : une augmentation spectaculaire du prix des semences, une pléthore de traits coûteux mais non demandés et se voir  rapidement dans l'impossibilité croissante de se fournir en semences conventionnelles de haute qualité.

 


Remarque 2 :


Les Nations-Unies et la Banque Mondiale ont publié une étude scientifique sur l'agriculture mondiale, qui concluait que les plantes GM ont un potentiel très faible pour lutter contre la pauvreté et la faim dans le monde. Ce travail intitulé « Evaluation Internationale des Sciences et Technologies Agricoles pour le Développement »  - en anglais IAASTD - a été mené durant 4 ans, par 400 experts venus de l'industrie, de gouvernements, d'instituts et universités et d'autres partenaires concernés dans la société pour tracer les voies les plus prometteuses afin que les pays pauvres puissent  accroître leur sécurité alimentaire (The Guardian, 2008). Il est intéressant de noter que plusieurs compagnies de biotechnologies se retirèrent de ce processus, juste quelques mois avant la fin, contrariées qu'elles étaient par les mauvaises notes données à leur technologie préférée. Le journal Nature répliqua en se moquant d'elles dans un éditorial intitulé "On abandonne les pauvres ?" (Nature, 2008).


Christian Berdot, le  14 février 2009

 


Intégralité de l'article sur : http://www.amisdelaterre.org/

 

 

 

 

 

Je ne saurais trop vous conseiller à nouveau de lire l'excellente enquête de Marie-Monique Robin ("Le monde selon Monsanto" - La Découverte) et de consulter le site : http://www.arte.tv/fr/Comprendre-le-monde/Le-monde-selon-Monsanto/1912816.html

 

Tout ceci n'est évidemment possible que dans une société où les seuls objectifs des décideurs politiques, au niveau mondial, ont pour nom profit, pouvoir, rentabilité, productivité,... quel qu'en soit le prix pour les populations qu'ils sont sensés représenter et protéger


Il est plus que temps de tourner la page, ne croyez-vous pas ?

 


Par Christian Berdot-Bernard Grignon - Publié dans : Agriculture - Alimentation - Agrocarburants
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