Samedi 28 mars 2009 6 28 /03 /2009 10:46




Tous les policiers à la retraite, de moins de 60 ans, ont reçu l'ordre de se faire recenser avant le 20 mars 2009 et de réintégrer leurs postes avant le 20 juin 2009.



Comme par hasard, cet échéancier coïncide entre le G20 et la réintégration de la France au sein du commandement de l'OTAN !


Au même moment, "le monde diplomatique" publie un article au titre symptomatique : " Comment les armées se préparent au combat urbain". L'auteur, Mr Leymarie évoque "les manoeuvres de l'armée française dans des villes françaises, notamment Sedan ou Fréjus, en 2008, dans le cadre de la préparation de la Force de réaction rapide de l'OTAN pour "sécuriser" et évacuer des populations, face à une menace de groupes paramilitaires ou terroristes".


A titre informatif, la France dans le cadre de sa réintégration au sein du commandement de l'OTAN, récupère 2 centres de commandement majeurs dont celui basé à Lisbonne qui se trouve justement être celui de la force de réaction rapide de l'alliance atlantique !


L'article 5 de la loi n° 2003-239 du 18 mars 2003 pour la sécurité intérieure ainsi que l'article 9 du décret n° 2003-1395 du 31 décembre 2003 ont fixé les modalités de la mise en oeuvre de la réserve civile de la police nationale, les réservistes, dans le cadre de leurs obligations statutaires de disponibilité, ne peuvent faire l'objet d'un rappel au service qu'en cas de menaces ou de troubles graves à l'ordre public. Il s'agit donc d'une mesure exceptionnelle prise après arrêté ministériel !


Bref, en rapprochant ces informations, il est clair que les autorités publiques savent à coup sûr qu'un évènement se produira d'ici à quelques mois, justifiant l'usage de la force.

Cette force devra être employée contre les populations civiles, car selon Nicolas Sarkozy, cf. extrait de son discours du 16 janvier 2009 à l'Elysée : " les forces au service du changement sont considérablement plus fortes que les conservatismes et les immobilismes... On ira ensemble vers ce nouvel ordre mondial. Et personne, je dis bien personne, ne pourra s'y opposer".


Voici donc ci dessous la confirmation de cette information par le ministère de l'Intérieur français en date du 24 mars 2009 (source confidentielle !) :




Bonjour,


En application des textes réglementaires, un plan de rappel de la réserve statutaire de la police nationale a été défini dans la perspective de répondre aux rappels individuels ou collectifs du ministre chargé de l'intérieur en cas de menace ou de troubles graves à l'ordre public. Il prévoit notamment que les services d'emploi prennent contact avec les réservistes statutaires afin que chacun d'entre eux connaisse son poste d'affectation. Pour le 30 juin, l'ensemble des réservistes statutaires devra être affecté de manière opérationnelle.


Cordialement.


Mission nationale pour la réserve civile (MINATREC)

Cellule de communication

Place Beauvau

75800 Paris Cedex 08

 



Publié le 28 mars 2009 sur : http://bellaciao.org/fr/spip.php?article83170

 



DERNIERE MINUTE : Ce communiqué vient ce 27/03/2009 d'être relayé sur le blog, http://schlomoh.blog.lemonde.fr (A aller consulter pour, entre autre, savoir de quelle façon la fac de Strasbourg a été "évacuée" manu militari, à 5 h ce matin 28 mars)

 

 


 

 

Si tu veux la paix, prépare la paix !

 


 

"Ceux qui ont le privilège de savoir ont le devoir d'agir"

(Albert Einstein)

 

 

 

Par bellacio.org - Bernard Grignon - Publié dans : Libertés individuelles et collectives
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Vendredi 27 mars 2009 5 27 /03 /2009 10:10

 

 


De l'argent est devenu nécessaire pour les frais de justice de Gérard Filoche

 

 


C'est incroyable mais vrai. Le directeur général du travail (DGT) refuse d'accorder la « protection fonctionnelle » à Gérard Filoche à l'occasion de sa mise en examen dans l'exercice de ses missions.


La « protection fonctionnelle », c'est un principe. Un fonctionnaire mis en cause dans l'exercice de ses fonctions, dans le cadre de sa défense juridique, est normalement pris en charge par l'administration.

Sauf dans le cas d'une « faute détachable du service ». En l'occurrence, ce n'est évidemment pas le cas, c'est totalement dans le cadre de son action comme inspecteur si le patron de l'entreprise Guinot essaie de le mettre en cause.

D'ailleurs, le directeur général du travail, Jean-Denis Combrexelle le sait. Il a donné ordre de ne pas répondre à la première demande de « protection fonctionnelle » en mars 2007 lorsque Gérard Filoche fut entendu comme « témoin assisté ». Il n'a pas davantage répondu à la seconde demande après le 21 Novembre 2008 lorsque le juge a opté pour une « mise en examen ».

Le délai administratif pour répondre à la demande de Gérard Filoche était de deux mois. Au-delà, c'est ce qu'on appelle un « rejet implicite ». Un tel rejet non motivé n'est pas glorieux, ni courageux.

Sans doute est-ce ce que Jean-Denis Combrexelle redoutait car, juste avant la fin du délai, le 23 janvier à 00 h 12, il a donné l'ordre de rédiger une réponse en terme de « rejet explicite » donc motivé. La copie de cet ordre, donné par mel, nous est parvenue, car, par mégarde, Combrexelle n'a pas enlevé la liste des destinataires à l'origine de la demande (elle avait été refaite par la CGT le 22 janvier à 16 h 20) :

Combrexelle écrit : « La réponse explicite, qui est opportune, devrait à mon sens se fonder sur le fait qu'il s'agit d'une faute personnelle (car volontaire) détachable du service et donc non couverte par la protection fonctionnelle. JDC » (envoyé à Luc Allaire, de son cabinet, qui répond le lendemain matin 23 janvier à 09 h 27 : « je fais préparer et fais viser par tes soins avant signature. Merci à toi. L »)


Mais deux mois se sont écoulés et la réponse explicite n'est toujours pas rédigée. Ils ont du avoir du mal à trouver les termes juridiques adéquats, ce qui est un aveu évident qu'il n'y a pas de motif. Ils l'ont cherché et ne l'ont pas trouvé.


D'où le recours re-fait par Gérard Filoche le 18 mars avant un nouveau délai de 2 mois :


Expéditeur :


Gérard Filoche


Inspecteur du travail, section 2 A Paris


A : Jean Denis Combrexelle, Luc Allaire, S/C DDTEFP Paris


Objet : recours sur décision implicite protection fonctionnelle


Sauf mauvaise transmission de linformation, il mapparaît que vous avez rejeté « implicitement » ma demande de protection fonctionnelle alors que je suis mis en cause dans l'exercice de mes fonctions par un employeur en situation délictuelle. Il s'agit de la plainte pour chantage (sic) déposé par le PDG de Guinot. Rien de ce qui s'est passé ce jour-là, 23 juillet 2003 n'est détachable de mon service. Et non seulement je n'ai commis aucune sorte de faute, mais je défendais l'ordre public social violé par l'employeur.


Je vous rappelle que le célèbre préfet Bonnet a bénéficié de la protection fonctionnelle bien qu'il ait fait brûler une paillote en Corse. Je n'ai fait brûler aucune paillote au 1 rue de la Paix, j'ai fait seulement mon devoir, en toute indépendance selon la convention 81 de l'OIT, mais conformément à la loi.

Je fais donc un recours auprès de vous pour que vous me donniez les raisons qui, selon vous, feraient de mon action légale, dans le cadre de mes missions, une faute détachable. Vous devez, comme vous le savez, expliciter votre décision avant un mois sinon votre décision devient illégale pour défaut de motivation.


Gérard Filoche, le 18 mars 2009




En attendant, la procédure se poursuit, des conclusions ont été déposées par l'avocat de Gérard Filoche auprès du juge d'instruction.

Un premier acompte de 2300 euros doit être versé, mais il faut compter bien davantage à l'occasion de l'ensemble de la procédure. Ce sera très cher au total.


Beaucoup de ceux qui ont signé parmi les 34 000 signatures de soutien, ont proposé spontanément leur aide financière.

Celle-ci est donc devenue nécessaire.

Nous faisons donc appel à vous.


Tous chèques de soutien doivent être envoyés à l'ordre : « Solidarité Gérard Filoche »


Et adressés à : Gérard Filoche 85 rue Rambuteau 75 001 Paris


Cette situation aurait-elle un lien avec l'engagement politique et les prises de position de Gérard Filoche concernant la destruction en cours du droit du travail ???


Serait-ce à relier avec les autres difficultés dont sont victimes les différents lanceurs d'alerte - à propos des OGM, des nanotechnologies, des ondes électro-magnétiques,... - qui semblent tant "déranger" nos dirigeants (ne seraient-ils pas aussi sûrs du bien fondé de leurs décisions ?)



Pour plus de renseignements, vous pouvez consulter son blog : http://www.filoche.net/


A lire également les articles qu'il a publiés dans Le Monde diplomatique

Par Gérard Filoche - Publié dans : Libertés individuelles et collectives
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Jeudi 26 mars 2009 4 26 /03 /2009 09:17

 

 


Depuis  quelques  semaines, des voix s'élèvent pour  dénoncer la multiplication des procédures policières et judiciaires contre des militants associatifs  ou simples citoyens qui apportent un soutien humain aux étrangers en situation irrégulière.

La solidarité n'est cependant pas la seule à faire l'objet d'attaques inacceptables : l'amour  porté à un  étranger en situation  irrégulière devient également un acte criminel !


Mlle Charry, de nationalité française, est appelée à comparaître dans les prochaines semaines devant le tribunal correctionnel pour répondre du délit d'aide au séjour irrégulier de son concubin marocain, M. Naimi. Le couple devait se marier le 17 avril prochain à Dijon après plusieurs mois de concubinage. A la suite d'une transmission par la mairie du dossier de mariage au procureur, M. Naimi a été interpellé le 17 mars chez des amis et placé au centre de rétention de Lyon-St-Exupery en vue de son expulsion qui doit intervenir dans les    prochains jours.


La situation vécue par ce couple n'est pas un cas isolé. Depuis sa naissance en juin 2007, le mouvement des « Amoureux au ban public » a eu connaissance de quatre autres procédures judiciaires engagées contre des français en concubinage avec des étrangers en situation irrégulière ainsi que de plusieurs rappels à la loi prononcés par le Parquet. De nombreux témoignages reçus relatent en outre les menaces de poursuites pénales régulièrement proférées par les services policiers ou administratifs et les conditions d'interpellation et d'audition humiliantes et dégradantes.


Scandaleuse, cette criminalisation de l'amour est également illégale.

En effet, la loi interdit que le conjoint ou concubin d'un étranger en situation irrégulière soit poursuivi pour l'avoir hébergé et aidé dans sa vie quotidienne.



Les « Amoureux au ban public » demandent :


L'abandon de poursuites pénales engagées contre Mlle Charry la libération de M. Naimi afin de lui permettre de se marier avec sa compagne.


Les « Amoureux au ban public » demandent également au gouvernement de rappeler par voie de circulaire aux services de police et aux parquets que la loi interdit toute poursuite pénale pour aide au séjour irrégulier à l'encontre des conjoints et concubins d'un étranger et exigent plus généralement que cesse la criminalisation des gestes de solidarité ou de simple humanité envers les étrangers en situation irrégulière.



Signez la pétition :


http://ase.emv3.com/I?a=A9X7CkAqYEEHsJdqLecM2VriyQ




Site des amoureux au ban public :


http://ase.emv3.com/I?a=A9X7CkAqYEEHsJdqLecM2Vviyg


Par Amoureux au ban public - Publié dans : PETITIONS - LETTRES - INTERPELLATIONS
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Mercredi 25 mars 2009 3 25 /03 /2009 15:29


Pierre Falk, solidaire plus que militant, a fait l'objet de plusieurs gardes-à-vue (la dernière en date remonte au 25 février 2009, jour de l'arrestation de Monique Pouille de Norrent-Fontes) et de plusieurs perquisitions être jamais poursuivi. Il est omniprésent aux côtés des exilés du Calaisis : participation aux distributions de nourriture, hébergements nombreux à son domicile, convoyages, etc.

Il fait circuler une lettre publique dans laquelle il s'explique et annonce sa détermination à continuer quoi qu'il en coûte



Boulogne-sur-Mer, le 18 Mars 2009

 



DESOBEIDELINQUANCE : UN POINT DE VUE, UNE HISTOIRE PERSONNELLE



A la limite, je n'ai pas forcément grand-chose à dire ni à justifier. C'est ainsi et pas autrement, je ne suis pas sûr d'avoir raison, mais ma vie et ma participation à la marche du monde sont ainsi. Et tant pis ou tant mieux si je suis en dehors des clous, le monde et ce qui le régit doivent changer. Je ne me considère pas comme au dessus des lois, mais je pense qu'elles peuvent être éventuellement transgressées.


Je ne me considère pas comme un Juste, un Militant, un Humanitaire, un Droit-de-l'Hommiste ou je ne sais quoi encore...Je ne suis pas croyant, je ne demande aucune louange, je n'agis pas par pitié ou Bon Sentiment, je ne suis pas l'Honneur de la France, je ne tire aucune fierté ni profit de ce que je fais, je mets même un point d'honneur à ne jamais demander aucune P.A.F[1].   Juste un humain sur la Terre qui a un peu plus de chance que celles et ceux, tout près, qu' il lui est possible de rencontrer...essayant d'être là, attentif et «attentionné», préoccupé d'essayer de remettre du sens dans ce monde qui marche sur la tête justement parce qu'il a perdu le sens et le centre de ce qui est essentiel....Alors OUI, parmi d'autres choses, depuis plus de 6 ans, j'essaie d'aider autant que se peut des personnes, d'autres citoyens du monde à survivre un peu mieux momentanément en les hébergeant et en faisant tourner ma vieille machine à laver par exemple.


 Ma petite maison (« This House is your Home ») est un temps de pause et de repos où des choses ELEMENTAIRES et VITALES sont possibles :


- S'asseoir à une table pour manger,

- Dormir son content dans du linge frais,

- Se laver, se doucher, aller aux toilettes,

- Prendre soin de soi, se coiffer, se maquiller, se raser,

- Etre protégé de la pluie, du froid, de l'angoisse et du stress quasi-permanents,

- Regarder des mappemondes, échanger des informations,

- Parler, rencontrer, (se) dire, créer du lien,

- Cuisiner, jouer, rire ...


Pour ces quelques moments de vie volés à l'adversité, je ne me considère pas comme un délinquant, peut être comme un désobéissant, et eux, je ne les considère pas comme des sans-papiers, encore moins comme des délinquants. OK, ce sont des illégaux, des irréguliers, mais avant tout des migrants qui n'ont pas d'autre choix que de fuir des pays en guerre, liberticides ou ravagés par des crises économiques endémiques en rêvant d'une vie meilleure :«What else shall I do ?». Après des traversées de terres, de déserts, de mers pour le moins très difficiles que l'on ne souhaiterait à personne, ils-elles arrivent ici dans cet espèce de cul-de-sac tenant du cul-de-basse-fosse...Ils y stagnent plusieurs semaines, voire plusieurs mois dans des conditions de vie que là aussi on ne souhaiterait à personne.( Imaginez-vous, essayez de ressentir : ne pas vous être douché depuis plus de 2 mois). Ils essaient  de se frayer un passage dans la nasse, de trouver une faille dans la FORTERESSE EUROPE.... Alors oui c'est vrai, il y a des arnaqueurs, des gens peu fréquentables, des mafias qui prospèrent sur leur dos, un système généré par l'argent-roi, mais aussi l'immense fracture Nord-Sud, l'absence de politique migratoire ouverte, digne, respectueuse, l'hypocrisie anglaise, la nôtre. Il y a aussi, et je tiens à le dire, des «fermeurs de portes» humains et corrects. S'il n' y avait rien, ce serait le désespoir, ces méthodes sont en quelque sorte un mal nécessaire.


Par ailleurs je ne m'associe pas vraiment à cette façon  exagérée, disproportionnée (mais qui  finalement peut être productive) de crier haro sur le baudet, d'hurler à la milice ou au Fascisme, d'oser des comparaisons qui n'ont pas lieu d'être. Ma garde à vue, celle-là et les précédentes, s'est bien passée, j'ai eu affaire à une police correcte, qui fait le travail qu'on lui demande de faire, à des interrogatoires courtois et professionnels. Peut être cette bienséance est-elle due au fait que je sois en situation régulière, citoyen européen, blanc, normal quoi...M'agacent juste un peu les petits sourires narquois : « Ah monsieur l'humaniste, vous êtes un doux rêveur, le monde est ce qu'il est et vous ne pourrez rien y changer »). Mais me révoltent et m'atteignent toujours avec force des pratiques INDIGNES, INADMISSIBLES, INJUSTIFIABLES ! : Que penser de ce que l'on cherche en relâchant un migrant dans une jungle  « ennemie », faits qui semblent se produire ces jours-ci ?!   


Face à ce qui nous est  reproché, à nous, bénévoles (la solidarité ? la complicité ?), nous mettre sous écoute téléphonique, sous surveillance, mettre en route de telles procédures intimidatoires, coûteuses qui plus est, ne servent pas à grand-chose. Face à  la moquerie, à la fatalité, à une certaine forme de « barbarie », eh bien, moi je crois que SI !  Ces petits gestes et gouttes d'eau, les miennes et celles de milliers d'autres (celles par exemple de ces Mamies qui tricotent des bonnets) sont bienvenus et gênent l'avance du Barbelé !  YES WE CAN : avançons, nous n'avons pas encore tout perdu de ce qui nous fait grandir.


Tout en ne le criant par sur les toits, je sais ce que je fais et je saurai quoi répondre si l'on venait m'interpeller à nouveau. Tout en essayant de mettre un bémol, si jamais l'occasion de croiser le chemin d'une jeune femme voulant se refaire une beauté ou d'un homme à la jambe cassée (si mes finances me le permettent, ce qui est très loin d'être le cas), ma maison restera ouverte. A tout ce peuple sans manteau ni paroles (son malheur le savez-vous a aussi notre visage), mon entraide restera acquise.


« Cours camarade, le vieux monde est derrière toi », comme le dit le slogan

« Ventre affamé n'a pas de papiers », comme le dit le proverbe

« Tout toujours du Monde est à remailler », comme le dit le poète



PS

Je fais partie du CSUR dans lequel je me reconnais mais j'agis plutôt seul en « électron libre », tout en essayant de ne pas compromettre tout le bien-fondé et la validité de son positionnement et de son combat. Par ailleurs, et ceci me semble lié, je suis adhérent des AMIS DE LA TERRE, j'ai une carte de membre de la CIMADE, je suis d'assez près ce que peut faire FORUM REFUGIES. Et souscris volontiers au manifeste « STAY.HUMAN.ORG »....Quoiqu'il puisse en paraître à la lecture de ce texte, je n'ai pas la Grosse Tête et j'essaie de ne pas me prendre trop au sérieux.

 

 

 

 

 

 

 

A VOIR sur ce sujet, le film de Philippe Lioret :

WELCOME


 

 

Et celui d'Agnès Fouilleux :

 

Un aller simple pour Maoré

 

 

A LIRE :

 

Si vous voulez connaître le système bien organisé, voire maffieux qui utilise les immigrés dont la plupart sans papiers dans notre région du Vaucluse, dans les bouches du Rhône, en Espagne et au Maroc.
C¹est un travail journalistique, à partir d¹enquêtes sur le terrain et d¹interwiers, qui dénonce les mécanismes de l¹exploitation humaine et les ravages de la culture intensive à base de pesticides que nous retrouvons dans nos super marché.

 

Les nouveaux esclaves du capitalisme de Patrick Herman au Diable Vauvert.

 



 

 

A REJOINDRE, pour participer à des actions d'aide partout en France, les membres de l'association RESF (http://www.educationsansfrontieres.org/)

 



Par Pierre Falk - Publié dans : Informations et réflexions sur notre SOCIETE
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Mercredi 25 mars 2009 3 25 /03 /2009 11:37

«Face à la crise, il faut un revenu d'existence»

 


Même s'il n'aborde que partiellement la question, qui est globale et universelle, cette interview d'Yves Cochet constitue une très bonne réflexion sur le complet bouleversement de mode d'organisation et de fonctionnement de notre société humaine, que nous devons impérativement mettre en œuvre d'urgence, malgré l'opposition généralisée de nos dirigeants passéistes et véritables adversaires de tout changement de paradigme, malgré leurs grands discours hypocrites, culpabilisateurs et affligeants d'étroitesse d'esprit.


A écouter sur :

 


http://www.liberation.fr/terre/0601752-interview-de-yves-cochet




Vous pouvez également visionner les deux interventions d'Yves Cochet à l'Assemblée Nationale, des 9 et 14 octobre 2008, sur :


http://www.dailymotion.com/relevance/search/Cochet/video/x72l32_crise-yves-cochet-groupe-gdr-verts_news

 



Egalement sur le site d'Yves Cochet :


http://www.yvescochet.net/wordpress/index.php

 

 

 



A lire également  "Le manifeste de neuf intellectuels antillais pour "des sociétés post-capitalistes" sur ce même blog :


http://decroissance.over-blog.org/article-28113741.html





Par Bernard Grignon - Publié dans : Informations et réflexions sur notre SOCIETE
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Mercredi 25 mars 2009 3 25 /03 /2009 11:30

 



"Les mots nous divisent, les actes nous unissent"

Tupamaros (Uruguay)


 


Le 29 janvier, nous étions des millions, le 19 mars, 500 000 de plus et, si on écoute certains, il faudrait attendre le 1er mai ?

Pourquoi pas la Saint Glinglin ?

Et que fait-on d'ici là ?

Des grèves, des grèves administratives, des désobéissances civiles qui durent dans l'université, l'industrie, le commerce, l'enseignement, chez les sans papiers depuis des mois et il faudrait rentrer chez soi avec la gueule de bois, nos revendications, nos espoirs, nos projets de société remisés jusqu'au 1er mai ?

Et pourquoi pas la Saint Glinglin ?!

Vous savez bien que la cause de nos malheurs, c'est le système capitaliste ! (...)


Nous le savons bien, comme tant de fois dans l'histoire, nous n'avons rien à attendre « d'en haut ». Le changement ne peut venir que de nous !

Les organisations, les associations, les syndicats, les partis, bref en un mot : le mouvement social c'est nous !

Alors assumons nos responsabilités devant l'histoire !

Prenons nos revendications en main !

Donnons sans attendre de la force au mouvement !

Il faut bien commencer, je me lance. Reprenons la balle avec des modes d'organisation inspirés de la Commune (...)

Commençons à collecter les communiqués, bilans etc sur un site pour savoir vraiment où on en est. Je propose, par exemple le site "Je ne veux plus rentrer chez moi" qui s'est créé dans la foulée de « l'Appel des Appels » : www.21mars2009.fr et faisons-le vivre. Je vais également proposer ce texte-appel sur le site : http://www.rougemidi.org/ Ce n'est qu'un début...


La grève générale ne se décrète pas, mais elle s'organise et se construit !


NOUS NE VOULONS PLUS RENTRER CHEZ NOUS !


ORGANISONS LA GRÈVE GÉNÉRALE À NOTRE RYTHME !

 



Réflexion complète d'Aline Pailler à lire sur :



http://www.legrandsoir.info/spip.php?article8272





Par Aline Pailler - Publié dans : Informations et réflexions sur notre SOCIETE
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Mardi 24 mars 2009 2 24 /03 /2009 10:19


Conscients que la confection de fourrures, dites fourrures naturelles, est une pratique archaïque ne pouvant s'effectuer sans créer des souffrances intolérables à l'encontre des animaux qui en sont victimes ;


Conscients que la vente et la promotion de ce type de fourrures participent à la continuité de cette pratique ;


Conscient que seule une législation forte et responsable pourrait arrêter cette pratique et toutes ses conséquences désastreuses pour la biodiversité en général ;


Nous, citoyens réunis en un collectif national indépendant, appelons les pouvoirs publics à mettre tout en œuvre afin de faire interdire :


- la vente de ce type de fourrures ;


- l'importation de celles-ci ;


- leurs confections ;


- l'élevage d'animaux dans les buts précédemment cités ;


- le piégeage de toute animal à fourrure.

Prenons exemple sur les pays qui ont commencé à évoluer dans ce sens avant de devenir nous-même le moteur de cette évolution vers un monde où la cruauté aura disparue.




Sébastien et sa famille, dont la petite chatte, Isis, vient d'être lâchement et cruellement assassinée




Site à consulter pour en savoir plus sur ce trafic inqualifiable et signer l'"Appel d'Avignon" :






« On peut juger de la grandeur d'une nation par la façon dont les animaux y sont traités. »
Gandhi
Par Sébastien Grignon - Publié dans : PETITIONS - LETTRES - INTERPELLATIONS
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Lundi 23 mars 2009 1 23 /03 /2009 08:42

 

 


En février 2009 s'est tenu, dans les locaux de l'INRA (Institut National de la Recherche Agronomique) à Paris, un colloque intitulé « les OGM face aux nouveaux paradigmes de la biologie ». Sous ce titre savant, c'était l'occasion d'entendre les experts faire le point des connaissances (et des ignorances) sur la structure et le fonctionnement du génome des êtres vivants.


Des généticiens ont expliqué que la moitié du génome (46% chez l'homme) est composée d' "éléments transposables" qui se déplacent, se multiplient et modifient le fonctionnement des gènes. Les gènes eux-mêmes apparaissent fréquemment dupliqués (35% chez l'homme) et les différents exemplaires d'un même gène ne fonctionnent pas de façon identique. Les manipulations cellulaires nécessaires pour réaliser la transgenèse (fabrication des OGM) induisent davantage de perturbations que le transgène (gène introduit de force dans l'organisme) lui-même, lequel est souvent contrôlé ou même modifié par des facteurs génétiques ou de l'environnement. Il faut aussi compter avec les "petits ARN" (connus depuis quelques années seulement) qui contrôlent la stabilité du génome et s'activent en réponse à des stress variés : par l'"interférence de l'ARN" les petits ARN régulent ou dégradent les ARN « conventionnels », ceux qui permettent l'expression de l'ADN. En bref, on découvre un génome de plus en plus complexe, instable, soumis à des influences diverses, et dont la connaissance, toujours à venir, relèverait désormais d'un projet interdisciplinaire (biologie systémique) "pour  déchiffrer la complexité de la cellule et de l'organisme vivants".


Pourquoi donc les généticiens étaient-ils les seuls à ne pas avoir compris ça plus tôt , obnubilés qu'ils étaient par la  maîtrise d'un  programme supposé inscrit dans l'ADN considéré comme "le  livre de la vie" ?...


D'autres experts sont intervenus sur les plantes transgéniques (PGM). Alors que les politiques européennes vont promulguer des règles pour la "co-existence" des PGM avec les autres plantes (en fonction d'un niveau arbitraire de contamination inévitable de toutes les cultures, même bio), l'état de la science fait douter de l'efficacité de telles règles puisqu'on ne sait pas même évaluer les flux des gènes entre végétaux. Quant aux toxicologues, ils ont avoué qu'on ne sait pas mesurer non plus le risque sanitaire des PGM  (effets sur le consommateur animal ou humain), tandis que l'expert en statistiques est venu parachever l'état du progrès en  pointant "les faiblesses méthodologiques qui rendent discutables tous les résultats présentés."

 


Que conclure des avancées de la science ?


Comme il était déjà évident (voir "Le vélo, le mur et le citoyen. Que reste t-il de la science" ?  - Ed Belin, 2007) on ne maîtrise pas le génome, ni les effets de la transgenèse, ni la dissémination des transgènes, ni l'évaluation des PGM. Alors, quelle urgence y aurait-il pour disséminer ces PGM, lesquelles ne procurent aucun avantage aux consommateurs ? Et comment prétendre que les opposants à cette dissémination seraient des "obscurantistes" ?...

Pourtant, il n'y a nulle rumeur d'autocritique et le Génopole lance pour la fin de 2009 un colloque sur "Progrès, innovation et société, défiance ou confiance ?" dont l'annonce fustige encore "les lobbies des opposants" aux PGM...


Jacques Testart, dans "La Décroissance" de mai 2009

Par Jacques Testart - Publié dans : Agriculture - Alimentation - Agrocarburants
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Samedi 21 mars 2009 6 21 /03 /2009 11:42



Publié par Paul Jorion dans Economie, Histoire, Monde financier, Monnaie



La date d'aujourd'hui, le 18 mars 2009, sera retenue par l'histoire, tout comme celle du 29 mai 1453 le fut pour la chute de Constantinople ou celle du 9 novembre 1989 pour la chute du mur de Berlin, comme celle qui signa la fin du capitalisme.


Aujourd'hui en effet, la Federal Reserve Bank, la banque centrale américaine, a annoncé son intention de racheter des Bons du Trésor (dette à long terme des États-Unis) en quantités considérables (pour un volant de 300 milliards de dollars), son budget atteignant désormais le chiffre impressionnant de 1,15 mille milliards de dollars. Pareil au serpent ouroboros dévorant sa propre queue, les États-Unis avaleront donc désormais leur propre dette, un processus désigné par l'euphémisme sympathique de « quantitative easing ». Pareille à celui qui tenterait de voler en se soulevant par les pieds, la nation américaine met fin au mythe qui voudrait que l'argent représente de la richesse : dorénavant la devise américaine représentera uniquement le prix du papier et de l'encre nécessaire pour imprimer de nouveaux billets. Elle se coupe aussi, incidemment, de la communauté internationale, mais baste !


Le dollar cessa de valoir de l'or quand, en 1971, le président Nixon mit fin à la parité du dollar avec ce métal. En 2009, le président Obama, en permettant à la Fed d'imprimer autant de dollars qu'elle le jugera bon, a mis fin à la parité du dollar avec quoi que ce soit, faisant de l'arrogance de la nation américaine la seule mesure restante de la valeur de sa devise. « Your Mamma still loves you ! » : le gosse, tout faraud, présente son premier spectacle et sa mère qui n'a pas voulu que son amour-propre courre le moindre risque a acheté tous les tickets !


Si la Chine attendait un signal pour se débarrasser de ses dollars, le voici ! Un article très intéressant dans l'Asia Times d'aujourd'hui, signé par Joseph Stroupe, explique comment la Chine, tentant de se délester en douce de ses dollars, les transfère discrètement à des fonds qui achètent des ressources minières et pétrolières. Stroupe, faisant reposer ses analyses sur des chiffres rassemblés par Rachel Ziemba, une collaboratrice de Nouriel Roubini, calcule que la Chine pourrait atteindre son objectif de réduction massive de son exposition au cours du dollar en un an environ. Nul doute que l'on ne dormira pas beaucoup cette nuit à Pékin et à Shanghai, tout occupé que l'on sera à acheter fébrilement des mines et des puits pétroliers aux quatre coins du monde !

Ah oui, j'oubliais : la bourse de New York, considérant qu'il s'agissait d'une bonne nouvelle, a clôturé en hausse.


Paul Jorion




Ce texte est un « article presslib' », libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite.


Paul Jorion est un « journaliste presslib' » qui vit exclusivement de ses droits d'auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d'écrire comme il le fait aujourd'hui tant que vous l'y aiderez. Votre soutien peut s'exprimer sur  http://www.pauljorion.com/blog/?page_id=647


Par Paul Jorion - Publié dans : Analyses économiques
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Samedi 21 mars 2009 6 21 /03 /2009 11:32

 

 

Vers la fin de la «gratuité» des universités publiques ?

 

 

C'est ce que sous-tend un proposition de loi déposée par 92 députés UMPen janvier sur le bureau de l'Assemblée Nationale.



Sous pretexte de favoriser l'octroi de prêts pour les étudiants, il s'agit en réalité de permettre une hausse brutale et de grande ampleur des droits d'inscriptions à l'université.

A première vue, le projet de loi consiste à permettre à l'Etat de garantir des prêts consentis par les banques aux étudiants. Ces derniers pourraient en obtenir pour des sommes importantes, et ne les rembourser qu'après avoir décroché un diplome et trouvé un emploi. Logique de la responsabilité, classique pour des libéraux. Et discours faux-cul : le système actuel ne favorise pas la démocratisation de l'enseignement supérieur. Pire, c'est sa gratuité (relative, rassurons les députés qui croient vivre dans un pays où faire des études ne coûte pas alors que près de la moitié des étudiants font des petits ou gros boulots) qui serait responsable de son élitisme social.


Conclusion : pour démocratiser l'enseignement supérieur, il faut que les étudiant s'endettent massivement. Ceux qui y voient une relation avec le financement public des universités publiques sont-ils des gauchistes invertébrés ?

 


Le texte du projet de loi sur : http://www.assemblee-nationale.fr/13/pdf/propositions/pion1391.pdf

 



Il est assez piquant de remarquer que l'argumentation du projet de loi est un copier coller d'une étude publiée par l'EDHEC, une école de commerce privée de Lille, ainsi présentée sur son site web : 


La situation budgétaire de l'Etat et la conjoncture internationale semblent cependant peu propices à des augmentations sensibles de ces dépenses. Si les priorités et le calendrier sont maintenus, une modification du mode de financement de l'enseignement supérieur doit être étudiée pour augmenter les ressources.


Cette étude milite ouvertement pour un système universitaire payant, avec prêt à remboursement conditionnel, tout en rappelant que cette dernière idée a été formulée il y a 50 ans par Friedman. Décédé en 2006, Milton Friedman est l'ancien chef de file de l'Ecole dite de Chicago qui regroupe les économistes ultra-libéraux.



Par Bernard Grignon - Publié dans : POUR S'INFORMER
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