DEUX EXEMPLES, PARMI DE TRES NOMBREUX AUTRES
VIOLENCE POLICIERE ET ARRESTATIONS ARBITRAIRES A LYON
Ce lundi 27 avril 2009, la présidence de l'université Lyon 2 a organisé un vote concernant le blocage. Pour en assurer la sécurité, elle a décidé d'avoir recours à des vigiles privés plutôt qu'à des personnels de l'université.
Nous considérons que ce vote, qui a eu lieu sans débats préalables, sans concertations avec les syndicats et les étudiants, est illégitime et passe par-dessus la démocratie des assemblées générales.
L'appel au boycott de ce vote contresigné par les syndicats Unef et Fse et par le collectif du personnel et des enseignants Pau a été censuré. Alors que les assemblées générales de Bron, des Quais et des doctorants se sont prononcées pour le boycott. Dans ce contexte, les grévistes qui se battent depuis deux mois pour la sauvegarde de l'enseignement supérieur ont voulu manifester devant les bureaux de vote afin de protester.
C'est à ce moment-là que les vigiles privés ont utilisé la violence contre les étudiants en les gazant. Les forces de police sont intervenues et ont poursuivi les grévistes dans une véritable embuscade aux alentours de Jean Macé afin d'arrêter de manière ciblée quatre étudiants connus de la mobilisation. Deux des étudiants sont des syndicalistes. C'est une arrestation politique puisque les personnes arrêtées n'étaient pas présentes lors des échauffourées. Nous condamnons le choix de la présidence de Lyon 2 de recourir à des vigiles dans l'université, ainsi que les violences auxquelles ils se sont livrés, en perdant leur sang-froid. Plusieurs étudiants ont été frappés. Nous condamnons la violence policière et les arrestations préméditées de grévistes connus afin de casser le mouvement de grève. Nous ne cèderons pas face à la répression. La mobilisation continue et nous appelons à la manifestation du mardi 28 avril et du vendredi 1er mai.
UNEF, FSE, UPC, Fédération PCF Rhône, Fédération Sud étudiant, UEC, JC, JCML, étudiants mobilisés.
POLITIQUE DU "RESULTAT PAR LE CHIFFRE" ET VAGUE DE GARDES A VUE
Verlaine Pinot l'a constaté : les violences et les tensions entre la police et la population ne sont pas que la réalité des quartiers délaissés. Bilan d'un contrôle de routine qui a dégénéré : vingt-quatre heures de garde à vue, entorse, contusions et une convocation devant le délégué du procureur pour outrage.
Menottes :
Le 31 mars dernier, 19 h 30, plus de pain. Verlaine Pinot, mère d'une famille aisée du Pecq (Yvelines) et conseillère principale d'éducation saute en voiture avec sa fille de 18 ans pour aller en acheter à Saint-Germain-en Laye et oublie son sac avec permis et assurance. La place Royale : ses pavés, ses embouteillages, sa police... Le contrôle tombe, l'automobiliste propose d'envoyer sa fille chercher les documents. Sans répondre, le policier s'absente une trentaine de minutes.
A son retour, la note est salée : deux contraventions. Pour n'avoir pas présenté les papiers et pour avoir refusé la priorité à un piéton. Verlaine Pinot décide de contester ce dernier point. Dialogue de sourds, elle demande à s'adresser au commissaire. «Outrage», s'écrie alors le jeune policier à un collègue qui, selon Verlaine Pinot, lui répond : «On tient la garde à vue et le casier judiciaire.» Elle est immobilisée sur la voiture de police par une clé de bras énergique. Elle aurait traité un agent de «connard», ce qu'elle nie :«J'ai eu une démarche d'explication pédagogique qui a peut-être déplu. Mais je n'emploie jamais ce mot.»
Menottée, Verlaine Pinot est embarquée au commissariat. Elle apprend qu'on l'accuse aussi de rébellion. Elle proteste. Selon elle, l'un des agents s'est approché à 10 cm de son visage : «Je suis pas de la municipale, je suis de la police nationale, je fais ce que je veux.» Sa tension chute, elle se réveille aux urgences de Poissy. Le médecin constate les blessures et prescrit dix jours d'incapacité temporaire totale (ITT).
Retour en cellule, fouille. Verlaine Pinot attend une douzaine d'heures avant d'avoir accès aux toilettes. Elle n'a pas dormi. Un officier de police judiciaire (OPJ) prend sa déposition et l'invite à reconnaître les faits. Elle refuse. «Le régime de faveur est terminé», rétorque l'OPJ. Retour à la case geôle. Sa fille est convoquée pour témoigner, l'accusation de rébellion est abandonnée. Vers 17 heures, retour auprès de l'OPJ qui s'excuse de «sa mauvaise humeur» du matin. Verlaine Pinot rentre chez elle avec une convocation au tribunal de Versailles, et un œdème au bras droit. Contacté, le commissariat de Saint-Germain n'a pas souhaité répondre, arguant de la procédure en cours.
Abus :
Le lendemain, Verlaine Pinot porte plainte auprès de l'Inspection générale des services (la «police des polices») pour abus de pouvoir et violences volontaires. Ce jour-là, Amnesty International publiait un rapport soulignant l'impunité dont bénéficient certains policiers mis en cause lors de violences.
http://www.liberation.fr/societe/01...
RAPPEL :
Près d'un Français sur cent a été placé en garde à vue en 2008 ! En sept ans, leur nombre a augmenté de 71,6%, passant de 336.000, en 2001, à 577.000 en 2007...
Pour en savoir plus, consulter, entre autre :
Vous pouvez également écouter les émissions de Daniel Mermet des 24 et 25 mars derniers :
http://www.la-bas.org/recherche.php3?recherche=gardes+%E0+vue
La "clientèle" doit être satisfaite, pendant que les autres vaquent, tranquillement, à leurs occupations habituelles...
Dormez, braves gens, "on" s'occupe de vous!
"Quand le peuple ne réclamera plus rien d'autre que l'argent et la sécurité, c'est qu'il aura intériorisé sa condition d'esclave."
Tocqueville
"Si vous êtes prêt à sacrifier un peu de liberté, pour votre sécurité, alors vous ne méritez ni l'une ni l'autre"
Thomas Jefferson
"Si tu ne peux pas participer à la lutte, tu participeras obligatoirement à la défaite !"
Bertholt Brecht
"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire"
Albert Einstein
"Art. 35 : Quand le Gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est pour le peuple et pour chaque portion du peuple le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs."
Constitution des Droits de l'Homme et du Citoyen. 24 juin 1793
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A VOIR ABSOLUMENT, ACTUELLEMENT SUR LES ECRANS :
LA VAGUE
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=134390.html
Je vous invite également une nouvelle fois, à lire ou à relire :
Le poème de Martin Niemöller et une proposition d'actualisation
(http://decroissance.over-blog.org/article-19691477.html)
Et, surtout, surtout, à agir en conséquence (un exemple, hier 28 avril, il y avait une vingtaine de militants et une petite dizaine de soignants devant l'hôpital d'Avignon pour manifester contre la destruction, organisée par le gouvernement, de la santé publique...).
Que faudra-t-il de plus que tout ce qui est en cours actuellement pour sortir de notre torpeur et de notre confort illusoire ???
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