PETITIONS - LETTRES - INTERPELLATIONS

Jeudi 27 mars 2008 4 27 /03 /2008 10:54



LES FRANCHISES SUR LES SOINS NE SONT PAS UNE FATALITE



Les franchises sur les soins sont entrées en application le 1er janvier 2008.

Malgré l’appel lancé sur Internet dès le mois de Mars 2007, malgré le relai pris par un collectif d’organisations contre les franchises*, malgré le travail militant pour expliquer et dénoncer cette mesure, les franchises sur les soins que Nicolas Sarkozy appelait de ses voeux depuis de nombreuses années sont entrées en vigueur après que le principe en ait été voté le 26 octobre à l’Assemblée par les députés UMP, qui choisirent ainsi de « responsabiliser » les cancéreux, les dialysés, les diabétiques et les accidentés du travail.

Tout juste notera t’on que le projet initial de franchise sèche sur les 50 ou 100 premiers euros de dépenses annuelles, qui aurait exclu de tout remboursement 27% des assurés sociaux ( les plus jeunes, les moins malades ) avait été finalement abandonné par Nicolas Sarkozy, au grand dam des assureurs privés** qui attendaient ce signal pour fragiliser encore vis-à-vis de ce public le système solidaire.

Le principe des franchises : une retenue de 50 centimes d’euros sur chaque boîte de médicaments, sur chaque acte infirmier ou de kinésithérapie, sur chaque prise de sang, et une retenue de 2 euros sur chaque transport sanitaire, à concurrence de 50 euros par an, pour l’instant***. ( en supplément des forfaits de 50 euros par an sur les consultations médicales,  déjà en vigueur depuis la réforme Douste-Blazy de 2005)

Au prétexte de « responsabiliser » les malades, puis de financer l’Alzheimer ( en taxant en priorité les patients les plus fragiles et dépendants), le gouvernement a choisi de mettre à mal encore une fois le principe d’assurance-maladie solidaire hérité du pacte de 1945.

Pourtant, au moment où cette mesure entre en application, le réel se rappelle au bon souvenir du Président. Des patients fragilisés découvrent au jour le jour la réalité des franchises. Contrairement à ce qui a longtemps été claironné par le Ministère de la Santé, les pauvres paient les franchises sur les soins. Le seuil de pauvreté en France est de 817 euros, et seuls sont exemptés ( hormis les femmes enceintes et les enfants), les personnes subsistant avec moins de 610 euros par mois.

Dans ce contexte de détresse et de colère, la grève de soins de Bruno-Pascal Chevalier****, travailleur social de 45 ans, atteint du SIDA, représente hélas l’aboutissement inéluctable d’une logique purement financière, d’une lubie présidentielle. Les médias se tournent alors vers lui en masse, s’intéressent à la question des franchises, certains pour la première fois. Et de nombreux Français découvrent aujourd’hui, bien tardivement, la question des franchises sur les soins, qui met en difficulté de nombreuses personnes âgées, invalides, atteintes d'affections de longue durée, mais aussi de plus en plus de personnes et de familles à faibles revenus qui ne peuvent déjà plus faire face aux dépenses de santé et ne se soignent plus qu'en repoussant à plus tard leurs démarches de soins.

 

L’appel contre la franchise, ainsi que les initiatives locales et nationales, restent d’actualité. Signez la pétition, faites la signer.

 

www.appelcontrelafranchise.org

 

Inutiles économiquement, dangereuses médicalement, injustes moralement, les franchises sur les soins témoignent d’une étrange politique de civilisation, qu’il nous revient de combattre, et de sanctionner.

 

Christian Lehmann

 

 

 

* Un collectif national regroupant partis politiques, associations, syndicats, s’est créé pour amplifier le mouvement initié par la pétition, à l’adresse : www.contre-les-franchises.org

** « Sarkozy a tué l’idée de mettre en place une vraie franchise, qui aurait consisté à ne pas prendre en charge du tout les 50 ou 100 premiers euros de dépense, puis à faire varier ce seuil en fonction des besoins de financement de la Sécu. A présent, la grogne est telle que cette mesure ne verra jamais le jour » soupire un courageux expert  anonyme, artisan de ces réformes. L’Expansion, Novembre 2007, Stéphanie Benz.

*** Seul le principe des franchises a été voté par les parlementaires. Le montant en a été fixé par décret, et peut être révisé à tout moment par le fait du Prince. Comme le disait Nicolas Sarkozy en Juin 2006 : « Si les dépenses augmentent, et donc le déficit augmente, on pourrait alors augmenter le montant de la franchise. »

**** www.grevedesoins.fr

Par Collectif contre les franchises médicales - Publié dans : PETITIONS - LETTRES - INTERPELLATIONS
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 31 mars 2008 1 31 /03 /2008 16:33

 

 


Cette action n'est pas uniquement à caractère local car elle pose comme la cyber @ction éléphants le problème de la biodiversité et la place de la faune sauvage sur notre planète.

L’ASPAS (Association pour la Protection des Animaux Sauvages) et le RAC (Rassemblement Anti Chasse) tirent la sonnette d’alarme à l’heure  où un bilan préoccupant sur la biodiversité française a été dressé à  l’occasion du Grenelle de l’Environnement.

La municipalité de Champs-sur-Marne (77) a l’intention de signer une  convention avec l’Association des Piégeurs agréés de Seine-et-Marne  en vue d’éradiquer les renards de la commune. La maladie de  l’échinococcose véhiculée par le renard est un prétexte pour  légitimer la destruction massive de cette espèce. En réalité le  renard est jugé coupable d’être le prédateur  de petits gibiers élevés et relâchés par et pour les chasseurs. Le canidé est une nouvelle fois victime d’une persécution autant  acharnée qu’injustifiée.

En un clic seulement sur le site de cyber @cteurs, cette lettre de  protestation sera expédiée à la mairie de Champs-sur-Marne, à la  Préfecture de Seine-et-Marne et au directeur de la Direction  Départementale de l’Agriculture et de la Forêt de Seine-et-Marne.

Rémi Collange Chargé de communication Association pour la protection  des Animaux Sauvages (ASPAS)

Noëlle Brune  Rassemblement Anti Chasse (RAC)

Alain Uguen Cyber @cteurs

COMMENT AGIR ?

Sur le site :


Cette cyber @ction est signable en ligne :


http://www.cyberacteurs.org/actions/action.php?id=212


Par courrier électronique

C'EST FACILE : A VOUS DE SUIVRE LES 6 ETAPES SUIVANTES :

1- Copiez LE TEXTE À ENVOYER ci-dessous entre les #

2- Ouvrez un nouveau message et collez le texte

3- Signez le : prénom, nom, adresse, ville

4- Rajouter l'objet de votre choix : NON A LA DESTRUCTION DES  RENARDS  A CHAMPS-SUR-MARNE !

5- Adressez votre message aux adresses suivantes :

prefet@seine-et-marne.pref.gouv.fr

cyberacteurs@wanadoo.fr

copies possibles

Directeur DDAF 77 : herve.durand@agriculture.gouv.fr

Mairie cabinet@ville-champssurmarne.fr

Cliquer ici :

<mailto:cyberacteurs@wanadoo.fr;prefet@seine-et-marne.pref.gouv.fr>

<mailto:cyberacteurs@wanadoo.fr,prefet@seine-et-marne.pref.gouv.fr>

Vérifiez que les 2 adresses apparaissent bien

6- Envoyez le message

Cette cyber @ction est aussi signable en ligne aux 3 adresses mentionnées

Par cette action, vous ferez connaître votre opinion au Préfet de Seine et Marne et à Cyber @cteurs pour nous permettre d'évaluer  l'impact de cette action.

Prénom, Nom, Profession - Adresse - code postal Localité :

Monsieur le Préfet

Alerté par l’ASPAS, le RAC  et cyber Acteurs je souhaite vous faire  part de mon indignation au sujet d’une future convention entre la  municipalité de Champs-sur-Marne et l’Association des Piégeurs Agréés  de Seine-et-Marne. Cet accord a pour but d’éradiquer les renards  présents aux alentours de la commune sous le prétexte de la maladie  de l’échinococcose alvéolaire véhiculée par cette espèce.

Ne contestant aucunement la dangerosité de cette maladie sur l'homme malgré le nombre extrêmement réduit de cas humains (une vingtaine par an en France), il est important de souligner que le renard n'est pas le seul vecteur de l’échinococcose alvéolaire. Il suffit qu'un chien  ou un chat mange un campagnol infesté pour qu'il devienne à son tour vecteur de ce ténia. Or chiens et chats sont très proches de l'homme, bien plus que le renard, et on ne propose pas de les tuer, heureusement ! Par ailleurs, l’extermination est le meilleur moyen de  faire migrer les populations vulpines et de faire progresser la  maladie. C’est exactement ce qu’il s’est passé pour la rage. Après la  dispersion de la maladie, les élus de l’époque ont compris qu’il  était préférable de vacciner les renards plutôt que de tenter de les  exterminer. Car les renards détruits seront toujours remplacés par  d’autres venus de plus loin. Concernant l’échinococcose, il existe  des gestes simples de prévention. Alors pourquoi ne pas lancer une  campagne d’information préventive plutôt que de diaboliser le renard ?

Cette soi-disant menace sur la santé publique n’a-t-elle pas pour  effet escompté de légitimer la destruction massive de cette espèce ?  Le renard est souvent jugé coupable d’être le prédateur de petits  gibiers élevés et relâchés par et pour les chasseurs.

L’arrêté préfectoral qui déclare le renard « nuisible » est pris sur l’avis des chasseurs et piégeurs majoritaires au sein de la  commission départementale. Cet arrêté précise qu’il faut détruire le renards en vue de protéger les élevages de gibier. Il y a en effet  plus de 600 élevages de gibier en Seine-et-Marne... On en arrive donc à vouloir détruire la faune sauvage pour protéger des animaux qui  n’en sont que des ersatz !

J’attire donc votre attention sur les intérêts d’une poignée de chasseurs qui, sous couvert de protéger la nature par leurs actes de « prélèvement », détruisent les prédateurs de « leur » gibier.  À  l’heure où un bilan préoccupant sur la biodiversité française a été dressé à l’occasion du Grenelle de l’Environnement, pourquoi ne pas privilégier la prédation naturelle des renards et non celle des  chasseurs de « loisir » ?

Le renard est indispensable au bon fonctionnement de l’écosystème car il régule les populations de rongeurs en se nourrissant de plusieurs  milliers de campagnols par an !

En espérant que vous prendrez les mesures nécessaires pour éviter une telle atteinte à la biodiversité, je vous prie d’agréer l’expression  de mes sentiments distingués.

Par ASPAS - RAC - Publié dans : PETITIONS - LETTRES - INTERPELLATIONS
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 31 mars 2008 1 31 /03 /2008 17:11



Une crise de plus, une crise de trop !



La crise financière confirme les analyses et les pronostics les plus pessimistes. C’est la plus grave crise depuis la seconde guerre mondiale, dixit Alan Greenspan, ancien président de la FED ! Est-ce étonnant ? Elle est l’aboutissement de l’évolution du capitalisme vers sa logique la plus pure et en même temps la plus sauvage : rendre de la valeur aux actionnaires, finalité suprême de la libéralisation du mouvement des capitaux, de la déréglementation, de la prolifération des produits financiers, de la titrisation et de la dépolitisation des banques centrales pour qu’elles servent mieux les marchés financiers.


La planète financière, dont la prétendue autonomie par rapport au système productif ne visait qu’à dissimuler l’extraordinaire retournement du partage de la richesse produite en faveur du capital, est ramenée sur terre. Pour s’être illusionné sur la montée infinie de l’immobilier et avoir cru soutenir une croissance économique, non par la hausse des salaires des pauvres, mais par la magie du crédit à taux variable qui leur était consenti, le système bancaire américain a plongé l’ensemble du système bancaire et financier mondial dans le gouffre, et peut-être l’économie elle-même, c’est-à-dire au bout du compte ceux qui vivent de leur travail.


Durant vingt-cinq ans, la courbe du chômage a suivi celle des dividendes. Le laminage de la protection sociale (assurance maladie et retraites) a pour but de drainer une épargne plus abondante vers des marchés ayant soif de liquidités. Le délitement des droits sociaux et du droit du travail rend la main d’œuvre plus malléable car plus insécurisée. Le FMI l’avait déclaré : « la retraite par répartition crée trop de sécurité dans le corps social ». Les patronats n’ont plus qu’à pousser leur avantage : « travailler plus pour moins que rien ». La financiarisation de l’économie est donc la cause de la dégradation de la condition salariale et aussi sa conséquence car il faut bien recycler tous ces profits distribués !


Nous disons : ça suffit. Stop à la spéculation, à l’asservissement des sociétés à la finance, à la marchandisation du monde, à la privatisation des profits et à la collectivisation des pertes. Nous proposons une pétition européenne ouverte à tous les citoyens, toutes les associations, tous les syndicats et tous les partis pour lesquels la notion d’intérêt général a encore un sens. Nous commençons par exiger l’abrogation de l’article 56 du Traité de Lisbonne qui interdit toute restriction aux mouvements des capitaux. C’est un acte politique à partir duquel nous voulons montrer que des solutions existent pour retrouver la maîtrise de l’avenir.


D’abord, remettre le système bancaire sous contrôle public, et notamment la Banque centrale européenne, au service de l’activité utile et de l’emploi, car on voit bien que les banques centrales voguent de Charybde en Scylla : ou bien elles restreignent le crédit pour juguler l’inflation et elles cassent l’économie ; ou bien elles le facilitent, et aussitôt les bulles repartent puisque les fonds spéculatifs empruntent pour jouer sur l’effet de levier et s’accaparer les fleurons de l’industrie.


Ensuite, limiter drastiquement les revenus financiers par une fiscalité suffisamment élevée pour à la fois dissuader les actionnaires de renforcer en permanence l’exploitation du travail et leur enlever la majeure partie de leur pouvoir dans les entreprises.


Nous en sommes arrivés à un point où l’aggravation des inégalités n’a d’égale que l’arrogance des puissants, dont la seule conscience est celle de leur classe. Comme ils n’entendront pas spontanément raison, au vu de leurs déclarations lénifiantes sur la capacité des marchés à s’auto-réguler, qui seraient presque risibles si elles n’étaient insultantes pour ceux qui pâtissent de leurs frasques, la seule voie possible est d’ordre politique : l’intervention des citoyens est désormais indispensable.

 

 

La pétition est accessible sur le site :


http://www.stop-finance.org

Par Collectif Stop finance - Publié dans : PETITIONS - LETTRES - INTERPELLATIONS
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 3 avril 2008 4 03 /04 /2008 15:51



Non à la sanction politique qui frappe Bruno Guigue !

 


Le gouvernement a limogé brutalement un sous-préfet, M. Bruno Guigue, coupable à ses yeux d’avoir écrit quelques vérités sur l’occupation des territoires palestiniens par Israël. Ce faisant, il n’aurait pas respecté le "devoir de réserve", a indiqué à la presse Madame Alliot-Marie.

L’intéressé ne s’est pourtant pas exprimé en sa qualité de sous-préfet, il n’a livré aucun secret professionnel, il n’a pas mis en cause la sécurité de l’Etat. Il a écrit, en tant qu’analyste et écrivain, un papier sur le site «oumma.com» en réaction à un article paru dans « Le Monde » dans lequel les auteurs condamnaient violemment l’ONU accusée par eux de mettre en cause, ni plus ni moins, les droits de l’homme. Dans sa démonstration, M. Guigue a «osé» parler d’un aspect du vrai visage de l’occupation israélienne. Les réalités dénoncées par Bruno Guigue sont des faits établis, connus de tous.

«L’obligation de réserve» invoquée pour le limoger sur le champ est en outre un concept à géométrie particulièrement variable. Régulièrement en effet des hauts fonctionnaires expriment des opinions politiques sur Israël sans pour autant être l’objet de sanctions. Mais toute la différence tient en ce que leurs propos viennent en soutien à des actions de cet Etat pourtant tenues hors la légalité internationale.

Monsieur Bruno Guigue est donc l’objet d’une décision clairement politique.

Et au travers le cas du sous-préfet de Saintes, le gouvernement souhaite aussi faire un exemple destiné à intimider l’ensemble de la fonction publique. Aujourd’hui, c’est la situation de Bruno Guigue qui est en jeu mais c’est aussi l’avenir de tous qui se joue. Ne pas réagir, nous ferait assumer la responsabilité de jours encore plus sombres demain.

C’est pourquoi nous exprimons notre solidarité à Bruno Guigue, nous saluons son courage, et nous nous élevons contre la sanction prise à son encontre car elle est de nature politique tandis que ses propos sont salutaires. C’est pour nous une façon d’exiger qu’en la matière, comme en d’autres, il ne saurait y avoir en aucun cas de politique dite du "deux poids, deux mesures".



Vous pouvez vous aussi soutenir Monsieur Guigue en signant la pétition sur :


http://soutienbrunoguigue.info

 

Amicalement,

CAPJPO-EuroPalestine

Par CAPJPO-EuroPalestine - Publié dans : PETITIONS - LETTRES - INTERPELLATIONS
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 17 avril 2008 4 17 /04 /2008 16:17

Chers amis,

 

Vous avez signé l'appel pour le retrait du projet de loi instaurant une rétention de sûreté. Malgré l'opposition de nombreux professionnels et citoyens, la loi instaurant cette disposition est entrée en vigueur le 26 février 2008. Notre combat ne doit pas s'arrêter là ! C'est pourquoi nous vous proposons de signer un appel pour l'abolition de la rétention de sûreté à l'aide du lien suivant : www.contrelaretentiondesurete.fr

 

Merci de diffuser l'information dans vos différents réseaux.

 

Nous vous invitons également à visionner en libre accès le film Rétention de sûreté, une peine infinie réalisé par Thomas Lacoste en coproduction avec le Syndicat de la magistrature à l'adresse suivante : www.contrelaretentiondesurete.fr/retention,surete,justice.php

 

Pour soutenir cette initiative, vous pouvez acquérir le DVD pour la somme de 12 euros (paiement en ligne depuis le site ou par chèque à l'ordre de "L"Autre association" 3, rue des petites écuries, 75010 Paris). Ce film est un excellent support pour organiser des débats publics. Les organisations signataires de l'appel peuvent être sollicitées pour participer à l'animation de ces rencontres. Merci de nous informer de vos initiatives afin que nous puissions les annoncer.

 

Très cordialement,

 

Le Syndicat de la magistrature

Par Syndicat de la magistrature - Publié dans : PETITIONS - LETTRES - INTERPELLATIONS
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 5 mai 2008 1 05 /05 /2008 16:01

 Relaxe pour Romain !


Le 14 février 2008, Romain, militant RESF dans le Jura, a été condamné à 800 euros d’amende pour un message électronique envoyé le 19 décembre 2006 en protestation contre l’arrestation de Florimond Guimard et dans lequel il comparait la politique du ministre de l’Intérieur de l’époque à celle de Vichy.

Nous nous élevons contre cette condamnation d’un simple citoyen qui n’a fait que s’indigner contre une arrestation qu’il jugeait, à bon droit, arbitraire et injuste (Florimond Guimard a été depuis relaxé).

Romain a exercé son droit à la liberté d’expression, son message était signé et pas destiné à une diffusion publique.

Le parallèle qu’il établit, d’autres l’ont fait avant lui, dont de nombreux intellectuels et personnalités bien connues des arts et de la politique.

Romain fait appel du jugement. Nous nous déclarons solidaires de Romain Dunand et nous demandons sa relaxe.

http://www.educationsansfrontieres.org/spip.php?article12979

Par Réseau Education Sans Frontière - Publié dans : PETITIONS - LETTRES - INTERPELLATIONS
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 5 mai 2008 1 05 /05 /2008 16:55

Information aux différents cercles de silence.


Depuis 6 mois, sur Toulouse, nous dénonçons par un cercle de silence mensuel « l’enfermement de personnes pour le seul fait d’être entré en France pour vivre mieux ou pour sauver leur vie. Depuis lors, une quinzaine de cercles ont vu le jour à travers la France, dans la même perspective de dénonciation.

Le 20 mai prochain, le Parlement Européen est appelé à voter une directive concernant les politiques d'immigration et plus précisément la question de la rétention.

 Sur cette question précise de l'enfermement, cette directive comporte des éléments positifs. Cependant, un certain nombre de propositions du texte actuel nous semblent dangereuses et susceptibles de remettre en cause la dignité de l'être humain.

 
Côté positif :

 1) La rétention est reconnue par le Parlement pour ce qu'elle est. Comme l'indique le rapporteur du texte à l'assemblée « la «garde temporaire» devrait être appelée par ce qu'elle est dans la réalité, en toute honnêteté, à savoir une « rétention », étant donnée la dimension de privation de liberté qui la caractérise et la durée qui lui est attachée.»1 Ceci nous semble une base de départ juste, en ce qu'elle rend compte de ce qu'est l'enfermement pour les sans-papiers : un emprisonnement.

 

2) D'autres solutions sont préconisées par le projet de directive, la rétention ne devant intervenir qu'en cas de «risque de fuite» : «Obligations de se présenter régulièrement aux autorités, de déposer une garantie financière, de remettre des documents, ou de demeurer en un endroit déterminé»2. Or ce sont ces autres moyens qu'il nous semble important d'explorer et de développer pour que soit pleinement respectée la dignité des personnes.

 

3) Cette question est abordée dans le cadre d'un débat démocratique européen et elle a pu donner lieu à des propositions d'amendements allant dans le sens de la protection des droits fondamentaux de l'être humain.

1 Projet de résolution législative du Parlement Européen, COM (2005) 0391-C6-0266 / 2005 -2005/ 0167 (COD) page 8

2 Projet de directive du Parlement Européen et du Conseil, 2005/0167 (COD) Art.14 alinéa.1

 Côté négatif :

 Depuis le début de notre action, nous dénonçons les conditions de l'enfermement dans les Centres de Rétention Administrative et le fait même de cet enfermement. Certaines préconisations du projet de directive renforcent encore l'inquiétude qui était la nôtre sur ces deux points.

 1) Sur les conditions de la rétention : la directive tend à aligner toutes les politiques européennes en matière de rétention sur la durée maximale autorisée aujourd'hui en Europe : 6 mois extensibles à 18 mois en cas de difficultés pour procéder à l'éloignement. Or, en France en 2007 la durée moyenne de rétention dans les centres était de 13 jours, mais l'administration est autorisée, depuis 2003, à maintenir une personne en rétention jusqu'à 32 jours. Y a-t-il vraiment nécessité à allonger la durée maximale légale de rétention ? Ou s'agit-il d'infliger une peine dissuasive aux sans-papiers? Le risque nous paraît trop grand de passer d'une rétention destinée à permettre d'organiser l'éloignement du territoire à une rétention-sanction. Il nous semblerait prudentque le seuil de 32 jours admis aujourd'hui ne soit pas réhaussé.

 
2) Et sur le fait même de l'enfermement :
 

a) Systématisation de la mise en rétention : des parlementaires avaient insisté pour que la rétention soit limitée aux cas de «risque grave de fuite». Cet élément n'a pas été repris dans les derniers textes. Ceci nous semble ouvrir la porte à une systématisation de la rétention, utilisée comme procédure normale pour tout éloignement d'un étranger. Or comme nous l'avons dit plus haut, d'autres moyens nous semblent à privilégier. (cf. côté positif §2)

 
b) Vers un enfermement à titre préventif ? Les premières versions de la directive laissaient la possibilité de procéder à une mise en rétention à titre préventif pour des demandeurs d'asile durant l'étude de leur dossier. Cet élément semble avoir disparu de la dernière version, mais il convient de rester particulièrement vigilants afin d'éviter toute criminalisation a priori de l'entrée irrégulière sur le territoire, qui s'éloignerait du principe originel : mise en rétention administrative uniquement le temps d'organiser l'éloignement.

 
Que faire ?

 A partir de cette analyse, nous rejoignons un certain nombre d'associations et notamment la CIMADE, seule association autorisée dans les Centres de Rétention Administrative, qui perçoivent un réel danger dans cette proposition de directive : celui d'une institutionalisation et d'une systématisation de la rétention des personnes en situation irrégulière.

 
En conséquence, nous estimons que notre dénonciation de l'enfermement dans les Centres de Rétention Administrative aujourd'hui ne peut rester à l'écart de ce qui sera demain le cadre institutionnel de la rétention au niveau européen.

 En ce sens, exceptionnellement, nous, frères franciscains, nous retrouverons le mercredi 7 mai à 18h30 pour 1 heure de silence et de prière sur la place du Capitole à Toulouse, et nous invitons ceux qui le désirent à nous rejoindre.

Ce temps de silence sera suivi par une information, sur le contenu de la directive assurée par la CIMADE et la Ligue des Droits de l'Homme.

Il appartient aux parlementaires et aux représentants des Etats au Conseil Européen de se prononcer sur cette directive.

Par notre présence silencieuse, nous voulons exprimer notre inquiétude sur les conséquences possibles de cette directive pour la dignité des personnes et notre espérance fondamentale qu'il est possible de trouver des solutions plus respectueuses de chacun : des solutions qui ne soient pas basées sur le seul enfermement.

Ces solutions devraient au minimum intégrer les éléments mis en avant dans le constat précédent. A savoir :

 

1) Ne pas dépasser le seuil maximal de 32 jours pour la possibilité de maintien en rétention administrative.

 
2) Privilégier toute alternative à l'enfermement pour la période précédant un éloignement.

 3) Limiter le recours à l'enfermement aux situations comportant des risques de fuite graves, dont les critères seront à définir précisément.

 4) S'assurer qu'une mise en rétention préventive est impossible pendant la période d'étude des dossiers, notamment pour les demandeurs d'asile.

 5) Interdire le placement en rétention de personnes particulièrement fragilisées (handicapés, personnes âgées...)

 
Nous proposons également à tous les autres cercles de silence qui sont nés depuis le mois d'octobre, de se retrouver à la même heure, si possible, pour signifier à travers la France et la Belgique, cette espérance de solutions plus justes et plus respectueuses

de la dignité de chaque être humain.

 

Par ce silence partagé, nous cherchons :

 ➔ à éveiller nos concitoyens à l'enjeu de ce vote,

 ➔ à accompagner et à soutenir les personnes qui se mobiliseront le 7 mai dans le respect de tous, parlementaires, pouvoirs publics, personnels judiciaires et administratifs...

 ➔ et enfin à porter ceux et celles qui au Parlement et au Conseil Européens le 20 mai devront prendre ces décisions.

 
Les frères franciscains de Toulouse, le 23 avril 2008.

 
www.franciscainstoulouse.fr

 

Par Franciscains de Toulouse - Publié dans : PETITIONS - LETTRES - INTERPELLATIONS
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 7 mai 2008 3 07 /05 /2008 10:22
Le Réseau "Sortir du nucléaire" vous propose de soutenir sa demande de publication par les Echos d'une réponse à la tribune accordée par ce journal à Bernard Kouchner


Vous trouverez ci-dessous :
- le message à envoyer - les adresses mail d'envoi
- le texte proposé
- le rappel du texte de Kouchner Merci, Réseau "Sortir du nucléaire" Message aux Echos + texte de réponse à B. Kouchner à envoyer à ces 4 adresses :

hgibier@lesechos.fr ; mlaforce@lesechos.fr ; fcrouigneau@lesechos.fr ; actu@sortirdunucleaire.fr

Nom-Prénom :
Ville :

A la Rédaction des Echos,

Madame, Monsieur,

Les Echos ont publié le 29 avril une longue tribune de M. Kouchner dans laquelle ce dernier soutenait de toutes ses forces le développement du nucléaire, tout en concédant, à propos de la décision de l'Etat français d'investir dans l'atome : "Cette décision audacieuse s'accompagna de débats légitimes qu'il convient de poursuivre". Si ces "débats légitimes" n'ont hélas jamais eu lieu, nous prenons par contre M. Kouchner (ainsi que les Echos) au mot : pour "poursuivre le débat", il est nécessaire de publier une réponse à M. Kouchner. Nous vous prions donc de bien vouloir publier la tribune ci-jointe rédigée par Stéphane Lhomme, porte-parole du Réseau "Sortir du nucléaire".

Signature :

Nucléaire : les erreurs de Bernard Kouchner

Dans sa tribune intitulée "Réussir le passage à la nouvelle ère nucléaire" (Les Echos, 29 avril 2008), le ministre des Affaires étrangères et européennes Bernard Kouchner fait la promotion de l'énergie nucléaire. Hélas, la plupart des arguments qu'il avance sont gratuits ou faux. Il convient de rectifier les principales erreurs. M. Kouchner prétend que "la France" a fait le choix du nucléaire, et que "cette décision audacieuse s'accompagna de débats légitimes". En réalité, c'est un petit groupe de personnes, autour du premier ministre Pierre Messmer, qui a unilatéralement imposé cette décision, en 1973, sans consultation de la population... ni même des parlementaires. 35 ans plus tard, le nucléaire reste d'ailleurs incompatible avec la démocratie : deux porte-parole du Réseau "Sortir du nucléaire" ont récemment été placés en garde à vue et sont menacés de sanctions allant jusqu'à 5 ans de prison, pour avoir osé s'intéresser d'un peu trop près à l'industrie nucléaire et informer leurs concitoyens.

M Kouchner prétend que le nucléaire assure indépendance et prospérité. Le ministre semble ignorer que, bien qu'elle compte 58 réacteurs, la France est au plus mal sur le plan économique et est frappée de plein fouet par la montée du prix de l'énergie. Le ministère de l'économie reconnaît que "La facture payée en 2006 pour un approvisionnement énergétique d’origine étrangère est le double de celle de 2003. Sans elle, le commerce extérieur de la France aurait été excédentaire de 15 milliards d’euros. Avec elle, il est déficitaire de 30" (*). L'explication est simple : même poussé à son maximum, le nucléaire ne parvient à couvrir que 17% de la consommation française d'énergie.

Par ailleurs, la facture nucléaire – démantèlement des réacteurs, déchets radioactifs – s'annonce exponentielle même si, d'après la Cour des comptes elle-même, elle sera vraisemblablement léguée à nos enfants. Le ministre affirme aussi que le nucléaire est une énergie propre. Il ignore donc les pollutions majeures causées par cette industrie : - grave contamination des régions d'extraction de l'uranium (le combustible du nucléaire). C'est en particulier le cas au Niger où, pour assurer l'approvisionnement de ses réacteurs, la France impose une politique néocoloniale. - rejets radioactifs continus dans l'environnement : une grande étude scientifique en Allemagne (menée par l'Université de Mayence) vient de montrer une augmentation des cancers et leucémies jusqu'à 50 km autour des centrales. - importants rejets chimiques – zinc, cuivre, chlorures, phosphore, sodium, morpholine, etc - des réacteurs dans les rivières - production de déchets radioactifs dont certains vont durer des millions d'années. En réalité, on ne peut guère trouver d'énergie plus polluante que le nucléaire.

M. Kouchner prétend aussi que "notre économie est l'une des plus sobres en émission de carbone" alors que la France, comme tous les pays riches, fait partie des principaux émetteurs de gaz à effet de serre. Pire : pour "justifier" le nucléaire, des millions de chauffage électriques ont été installés en France si bien que, dès qu'il fait un peu froid, la consommation électrique est telle qu'il faut importer massivement de l'électricité produite à l'étranger par des centrales au charbon : ces fortes émissions de CO2 doivent être attribuées à la France, et même au nucléaire français. Autre sujet crucial sur lequel M. Kouchner fait preuve de légèreté : la prolifération, c'est-à-dire l'accès d'un pays à l'arme atomique, généralement sous couvert de développer un programme nucléaire dit "civil". Le ministre assure que "La France n'exportera donc aucune technologie vers des pays qui ne respectent pas leurs obligations". Or, personne ne peut empêcher un pays, après avoir "montré patte blanche" et obtenu des technologies et matières nucléaires, de changer subitement d'attitude. Il peut s'agir d'un changement de régime – l'Iran en est la parfaite illustration (**) – ou de stratégie : qui peut prétendre que le rusé dictateur libyen Kadhafi n'est pas en train d'abuser la France qui, en vertu d'un accord signé le 25 juillet dernier par ... M. Kouchner, s'apprête à livrer du nucléaire à la Lybie ? Notons d'ailleurs que la plupart des récentes tractations nucléaires de la France se sont faites avec des dictateurs.

Autre "perle" du ministre des affaires étrangères : il prétend que l'on peut sans problème exporter des réacteurs nucléaires "à eau légère" – comme ceux que l'on trouve en France – sous prétexte qu'ils seraient "non proliférants". Or, ces réacteurs produisent du plutonium, matière qui permet la fabrication d'armes nucléaires. Plus généralement, MM Kouchner et Sarkozy font fausse route en prétendant que le nucléaire est "l'énergie du futur" et que les pays du Sud ont le droit d'y accéder. Curieux "droit" qui consisterait, en achetant des centrales nucléaires, à se placer sous la dépendance technologique, et donc économique et politique, des pays occidentaux : ce sont en effet ces derniers qui sont à même de construire des réacteurs et de les faire fonctionner. Au moindre désaccord politique, la France n'hésiterait pas à dire à ses clients du Sud : "Alignez vous sur notre position ou alors nous arrêtons "votre" centrale nucléaire". Les pays de Sud peuvent se développer tout en respectant l'environnement, en restant autonomes et indépendants, et sans risque de prolifération nucléaire : il leur suffit de développer les énergies renouvelables, et en particulier le solaire qui ne peut que faire merveille autour de la Méditerranée. Il ne s'agit donc pas de leur "refuser" le nucléaire, mais d'écouter la voix des peuples : aucun d'entre eux n'a jamais manifesté pour avoir des réacteurs nucléaires. Au contraire, des manifestations populaires ont eu lieu dans tous les pays ou l'atome a été imposé.

Si la planète a un avenir, ce sera sans centrales nucléaires ni bombes atomiques. Ce programme peut paraître bien naïf mais, finalement, il l'est considérablement moins que celui de MM. Kouchner et Sarkozy qui veulent disséminer l'atome sur la planète en croyant échapper à de nouveaux Tchernobyl ou Hiroshima.

Stéphane Lhomme Porte-parole du Réseau "Sortir du nucléaire"

(*) "Facture énergétique de la France en 2006" - http://www.industrie.gouv.fr/energie/statisti/pdf/facture-2006.pdf

(**) En prenant le pouvoir en 1979, l'ayatollah Khomeiny a aussi mis la main sur le programme nucléaire que le Shah avait développé... grâce aux puissances occidentales, et en particulier la France.

Rappel :
Les Echos - Mardi 29 avril 2008 - Idées et Débats

Le point de vue de Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères et européennes.

 Réussir le passage à la nouvelle ère nucléaire Il y a trente ans, la France fit le choix du nucléaire. C'était le prix de son indépendance, celui sa prospérité, celui de sa liberté. Cette décision audacieuse s'accompagna de débats légitimes qu'il convient de poursuivre, mais elle a prouvé sa pertinence. Nous disposons aujourd'hui d'une autonomie énergétique dont chaque Français bénéficie : le coût de notre électricité est le plus faible du monde et notre économie est l'une des plus sobres en émission de carbone. Notre expérience et notre technologie nucléaires font de la France un acteur majeur de ce secteur stratégique. Alors que le baril de pétrole, qui atteint des sommets, poursuit sa progression et que le réchauffement climatique s'impose comme l'une de nos inquiétudes majeures, le débat sur l'énergie nucléaire retrouve tout son intérêt. Face à ces enjeux planétaires, nous ne pouvons nous contenter de réponses hexagonales. Les demandes de pays qui souhaitent bénéficier de cette énergie propre et peu coûteuse sont légitimes. Pour autant, les interrogations qui entourent l'énergie nucléaire ne peuvent être ignorées. Elles exigent de la France une politique concertée, transparente et irréprochable. Dans ce domaine capital, le principe de responsabilité ne justifie ni l'immobilisme ni l'égoïsme. Au-delà de considérations commerciales, négligeables au regard des enjeux humains et environnementaux, nous avons la responsabilité de saisir l'opportunité d'un contrôle accru, avec la communauté internationale, sur un domaine dont dépend directement l'avenir de notre planète. C'est en respectant certains impératifs essentiels que nous lutterons efficacement contre les tentatives de détournement de la technologie civile à des fins militaires. Premier impératif : nous assurer que le développement du nucléaire civil n'aidera jamais un pays qui participe à la prolifération. La France n'exportera donc aucune technologie vers des pays qui ne respectent pas leurs obligations, qu'elles découlent du traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) ou des résolutions du Conseil de sécurité. Tous les pays doivent se soumettre aux exigences de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). Second impératif : prendre pleinement en compte la nature duale des technologies du cycle du combustible. La maîtrise de ces technologies est nécessaire à tout pays cherchant à se doter de capacités nucléaires militaires. C'est la raison pour laquelle l'exportation des technologies de l'enrichissement et du retraitement doit répondre à des critères beaucoup plus stricts que l'exportation des réacteurs eux-mêmes ou celle du combustible destiné à les alimenter. Depuis plusieurs années, la France propose que ces critères soient renforcés. En attendant qu'un consensus s'établisse, elle se conforme déjà à cette exigence. Et elle soutient activement la mise en place d'un mécanisme multilatéral de fourniture, qui pourrait prendre la forme d'une banque du combustible. Cette banque garantira à chacun un accès continu à l'uranium pour ses réacteurs sans besoin de développer des capacités autonomes d'enrichissement. D'où une sécurité renforcée. Troisième impératif : n'exporter que des réacteurs non proliférants, c'est-à-dire à eau légère, technique que nous maîtrisons parfaitement. Au-delà de ces règles de base, notre sécurité dépend également du respect des conditions de sûreté et de sécurité par les Etats acquéreurs. La France accordera une priorité particulière à la formation des hommes, garantie d'une énergie nucléaire exploitée dans des conditions optimales. Nous souhaitons ainsi créer un centre international de formation à la technologie, à la sûreté et à la sécurité nucléaires. L'ensemble de ces garanties doit s'inscrire dans une politique de transparence et de concertation. La France ne cache pas ses projets dans le nucléaire civil. Nos accords de coopération font l'objet d'une large information et sont systématiquement transmis à la Commission européenne pour accord préalable, conformément au traité Euratom. Nous profiterons également de la prochaine présidence française de l'Union européenne pour favoriser une implication plus forte de l'Union en faveur du nucléaire civil. Faciliter les usages pacifiques du nucléaire va de pair avec le renforcement de la transparence et des contrôles. C'est la raison pour laquelle la France souhaite l'universalisation du protocole additionnel, aujourd'hui adopté par plus de quatre-vingts pays, qui donne des pouvoirs renforcés à l'AIEA dans sa mission de vérification des activités nucléaires des Etats. Comme je l'ai récemment affirmé à son directeur, Mohammed El Baradei, nous continuerons de soutenir l'action de cette agence, dont la mission est cruciale. Le développement de l'énergie nucléaire civile nous impose de décourager ceux qui seraient tentés de la détourner à d'autres fins. C'est tout l'enjeu du dossier iranien. La moindre entorse aux principes de non-prolifération entraînerait, nous le savons, une escalade terrible. Si nous laissions un pays comme l'Iran mener des activités duales sans rationalité économique, alors que des soupçons sérieux pèsent sur la dimension militaire de ses programmes, que l'AIEA elle-même vient de renforcer, nous amènerions ses voisins à vouloir faire de même. C'est pourquoi je me suis particulièrement engagé sur le dossier iranien et continuerai à le faire, en combinant fermeté et volonté farouche de dialogue avec l'Iran. Nous entrons dans une nouvelle ère nucléaire. Sachons, ensemble, la rendre synonyme de sécurité collective et de prospérité partagée, sachons la fonder sur trois piliers essentiels : promotion responsable du nucléaire pour des usages pacifiques, contrôle du cycle du combustible et banque du combustible. Tout en continuant, évidemment, sur la voie du désarmement nucléaire, en fonction d'un environnement stratégique évolutif, comme le président de la République l'a annoncé dans son discours du 21 mars à Cherbourg. La France a toujours pris ses responsabilités. Les techniques dont elle a une maîtrise reconnue et respectée méritent d'être mises à la disposition des peuples. Avec toutes les garanties de prudence, de sécurité, de transparence nécessaires. Pour que l'énergie bon marché et non polluante ne soit plus l'apanage de quelques-uns mais la richesse de tous.
Par Réseau Sortir du nucléaire - Publié dans : PETITIONS - LETTRES - INTERPELLATIONS
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 9 mai 2008 5 09 /05 /2008 08:45

RAPPEL !


Après avoir déjà fait tout ce qui était possible afin d'amener le député de votre circonscription à refuser le vote en l'état du texte concernant la culture des "PGM" en France, mardi 13 mai prochain (voir l'article : "URGENT !!! Dernière possibilité de nous nourrir sans ogm"), vous pouvez également soutenir une décision européenne.


Voici donc une possibilité d'action à diffuser largement :


Fin octobre, le Commissaire européen à l'Environnement, Stavros Dimas, s'est courageusement opposé aux grandes compagnies de l'agrobusiness en proposant l'interdiction de la culture de deux maïs OGM (le Bt11 et le 1507) développés par les firmes Syngenta et Pioneer/Dow.

Des scientifiques ont en effet démontré que la culture de ces OGM censés combattre des insectes nuisibles au maïs pouvait provoquer des conséquences graves, notamment sur des insectes non nuisibles du maïs, comme le papillon monarque ou sur des 'organismes non ciblés' comme des oiseaux. Récemment, il a également été prouvé que les écosystèmes aquatiques pouvaient aussi être affectés.

Si la proposition de S. Dimas était adoptée, il s'agirait d'un véritable tournant. Très favorable aux OGM, la Commission a jusqu'à présent toujours donné son feu vert aux demandes d'autorisation d'OGM Et les autres Commissaires européens, par peur de froisser les puissants intérêts pro-OGM, notamment américains, risquent de s'opposer à l'initiative courageuse de Stavros Dimas. Mais celui-ci vient de confirmer publiquement sa position. « Le risque est trop élevé pour l'environnement selon plusieurs études scientifiques récentes, a indiqué M. Dimas à Bruxelles le 22 novembre. J'envisage de donner un avis négatif pour la demande d'autorisation. »

Il faut absolument soutenir la position prise par Stravros Dimas, qui, si elle est adoptée par la Commission européenne, sera le premier rejet d'OGM dans l'histoire de la Commission européenne et représentera un pas décisif pour une Europe sans OGM. Une mobilisation massive est nécessaire pour cette opportunité historique !

Cap sur les 100 000 signatures !

Le plus grand nombre possible d'Européens doivent interpeller la Commission européenne pour que la santé publique et l'environnement priment sur les intérêts de quelques multinationales et que les maïs Bt11 et 1507 ne soient pas autorisés.

Signez et faites signer la pétition à destination de Manuel Barroso, Président de la Commission européenne, et aux Commissaires Dimas, Kyprianou (consommateurs), Fischer-Boel (agriculture) et Barrot (transports). Plus de 75 000 européens l'ont déjà signée en quelques semaines, dont 10 000 en France... La pétition française s'adresse également à Jacques Barrot, Commissaire européen aux transports, car il votera également sur la proposition de Stravros Dimas et doit tenir compte de l'avis des citoyens français et de la nouvelle ligne politique française sur les OGM à l'issue du Grenelle de l'environnement.

Signez la pétition :

http://write-a-letter.greenpeace.org/332

et transmettez-la à votre réseau de connaissances !

Merci de la part de nos enfants !

Par Greenpeace - Publié dans : PETITIONS - LETTRES - INTERPELLATIONS
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 15 mai 2008 4 15 /05 /2008 11:43

France Inter

A l'attention de la Rédaction


Madame, Monsieur,

Je tiens à vous faire part de mon total désaccord avec la véritable dérive dont je constate que font de plus en plus preuve nombre de vos journalistes.

Auditeur quotidien de France inter depuis plus de 40 ans, je constate, en effet, le manque de sérieux grandissant des informations diffusées sur vos ondes.

Je déplore, plus que tout, votre participation active à l'actuelle entreprise de formatisation généralisée des esprits orchestrée par le gouvernement.

Il me semble nécessaire de prendre un exemple récent, afin de vous préciser le fondement de ma remarque. Il s'agit de la manière dont a été traité le mouvement visant à pérenniser la présence d'un hôpital de proximité dans une petite ville bretonne.

En effet, le commentaire assassin de Danièle Messager concernant la fermeture programmée de ce "petit hôpital", lors du journal de 19H du lundi 28 avril, a constitué pour lui une véritable condamnation à mort.

Ce qui me semble particulièrement grave est qu'il a manifestement été élaboré à partir d'informations partiales, reposant entièrement sur un rapport de la DDASS. Le caractère péremptoire de ce véritable plaidoyer à charge, livré au public sans avocat de la défense ni avis contradictoire, ne pouvait conduire les éventuels patients qu'à fuir un lieu aussi dangereux pour leur santé !

Cela dénote, selon moi un total manque de recul, de volonté d'approfondissement de la question et de sens critique, conduisant à un jugement à l'emporte-pièce et sans appel, incompatible avec votre responsabilité de radio de service public.

Afin de lui permettre de rectifier ce grave manquement à son obligation de faire preuve d'un minimum d'objectivité, je me contenterais de suggérer quelques questions à Madame Messager :

Les rapports actuels des DDASS concernant les hôpitaux dont il a été décidé la fermeture correspondent-ils réellement à la réalité ?

Avant de les livrer en l'état au grand public, les a-t-elle préalablement vérifiés, recoupés, et évoqués avec les soignants directement concernés ?

A-t-elle pleinement conscience des accusations très graves qu'elle a ainsi proférées contre des praticiens n'ayant aucune possibilité de donner leurs propres explications ?

Comment a-t-on pu laisser depuis aussi longtemps ouvert un Etablissements aussi dangereux ?

Sait-elle qu'il y a un mouvement permanent de personnel hospitalier et que les chirurgiens exerçant dans ces "petits hôpitaux" viennent des "grands centres", considérés, eux comme tellement plus sûrs ?

Connaît-elle la réalité des taux de maladies nosocomiales dans les "hôpitaux usines" (ex. Pompidou à Paris, Carémeau à Nîmes) par rapport à ceux que nos décideurs politiques du moment ont décidé de fermer ?

Sait-elle que le taux national de césariennes est de 19% (indiqué dans la dernière Lettre du Conseil de l'ordre des Sages-femmes) ?

Les chiffres de la mortalité dans ces petites structures sont ils comparables avec ceux  relevés dans les cliniques privées et les grands centres, dans la mesure où les personnes âgées ou en fin de vie y sont systématiquement envoyées lorsqu'"il n'y a plus rien à faire" ?

A-t-elle pu comparer, en tant que patiente, la qualité de l'accueil, le temps consacré par les soignants, leur niveau de compétence et le service général apporté dans un hôpital de proximité et un CHU ? A titre d'exemple, je lui propose de se rendre dans le centre de soins pour personnes âgées de l'hôpital de Tours et dans celui de Valréas (Vaucluse) ?

A-t-elle pu comparer la "nourriture" sous-traitée (innommable) servie dans ces derniers avec la cuisine réalisée sur place dans le peu d'hôpitaux où cela est encore le cas ? Que pense-t-elle de son impact direct sur la santé et le bien-être moral –et donc également la santé- des patients ?

Pense-t-elle que la multiplication des très grandes structures hospitalières va de pair avec un véritable souci de préservation d'humanité ou bien ne correspond-elle pas plutôt à une approche exclusivement financière

Comment considère-t-elle l'impact de l'éloignement induit par la destruction en cours de l'implantation hospitalière sur l'ensemble du territoire (visites moins aisées, multiplication des déplacements en voiture, risques accrus en cas d'urgence,…) ?

A-t-elle conscience de l'impact que chaque fermeture d'hôpital a sur les nombreuses personnes qui y travaillent, dans des conditions rendues encore plus difficiles par la présence de cette véritable épée de Damoclès que représente cette perspective, ainsi que sur la population et toute la vie de chaque ville concernée ?

Que pense-t-elle de l'impact du numerus clausus sur la disponibilité des soignants et la qualité des soins apportés ?

La santé doit elle être rentable ?

Connaît-elle le pourcentage du budget annuel consacré par la ministère de la maladie (et non de la santé) à la prévention en France ?

Sait-elle quelque chose du gaspillage généralisé et incontrôlable généré par la dimension gigantesque des centres hospitaliers régionaux ?

Sait-elle que, pour des raisons purement administratives, certains établissements sont obligés de pratiquer la stérilisation à distance de leur matériel ?

Que pense-t-elle de l'impact financier et humain de la rigidité dans l'organisation géographique des hôpitaux (purement administrative et non fonction de la distance réelle) ?

Est-elle au courant des pressions exercées par les services des "Renseignements Généraux" sur le personnel des établissements en cours de fermeture, afin que tout se déroule sans "troubles" ?

Cette "évolution" (tout comme pour le réseau ferroviaire, tribunaux,…) constitue-t-elle, selon elle un réel progrès ou plutôt une véritable régression ?

Toutes ces décisions de fermetures ne seraient-elles pas plutôt prises dans le seul but de répondre à des fins purement idéologiques ?

Comment se fait-il, d'ailleurs, que les soins les plus coûteux soient dorénavant réservés à l'hôpital public pendant que les cliniques privées se consacrent aux traitements "rentables" ?

 

Et pour terminer, même si la liste de questions à se poser pourrait être beaucoup plus longue, connaît-elle le dicton qui dit que "Quand on veut se débarrasser de son chien, on l'accuse de la rage ?"

 

Pour conclure, loin de soupçonner Madame Messager de malhonnêteté, je l'invite à être vigilante sur l'origine, la véracité, l'impartialité et l'exhaustivité de ses sources et moins péremptoire dans ses appréciations.

En effet, à mon sens, le moins qu'elle puisse faire, exerçant par là-même un véritable travail de journaliste responsable, est de pousser plus avant ses investigations et de ne pas se laisser intoxiquer par le discours à sens unique de décideurs politiques idéologues, alliés à des technocrates ne connaissant rien à la réalité du terrain.

 

Je reste, bien entendu, à votre disposition pour tout échange à venir sur cette question et vous prie de croire, Madame, Monsieur, à l'expression de mes salutations distinguées.


PS : Je fais parvenir une copie de cette lettre à Madame Messager, ainsi qu'à Monsieur le médiateur de France Inter

 

Par Bernard Grignon - Publié dans : PETITIONS - LETTRES - INTERPELLATIONS
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Calendrier

Décembre 2009
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés