Vendredi 26 juin 2009 5 26 /06 /2009 09:39

 



Deux ou trois choses que j'avais à vous dire



par Yildune Lévy *




C'est un homme, dans un bureau, comme tant d'autres hommes dans tant d'autres bureaux auxquels il ressemble sans ressembler à rien. Celui-là dispose d'un pouvoir spécial, certainement dû au fait que son bureau occupe le dernier étage d'une quelconque tour d'un palais de justice.

On dit qu'il instruit, qui ? quoi ? Il instruit. Il écroue. Il interroge. Il rend des ordonnances, de pâles ordonnances, où quelques articles de loi, une poignée de formules convenues et de considérations vagues se concluent par d'impénétrables mesures de contrôle judiciaire. Benjamin, certainement trop apprécié comme épicier à Tarnac, sera assigné à résidence chez sa mère en Normandie, où il n'a jamais vécu, à 30 ans. Manon et moi, qui partagions tout à Fleury, n'avons plus le droit de nous voir maintenant que nous sommes "libres". Julien peut se mouvoir dans toute la couronne parisienne, non traverser Paris, au cas où lui viendrait la tentation de prendre d'assaut l'Hôtel de Ville, sans doute.



Tel ami qui le visitait au parloir de la Santé doit se garder de le croiser désormais, sous peine de réincarcération. L'homme au bureau construit un dédale de murs invisibles, un labyrinthe d'impossibilités factices où nous sommes censés nous perdre, et perdre la raison. Il y a un ordre dans cet écheveau d'absurdités, une politique de désorientation sous les accents neutres du judiciaire.

On nous libère en prétextant qu'il n'y a pas de "risque de concertation frauduleuse" pour ensuite nous interdire de nous voir et nous exiler ici ou là, loin de Tarnac. On autorise un mariage tout en en faisant savamment fuiter le lieu et la date. On fragnole (1), à coup sûr, mais pas seulement.


C'est par ses incohérences qu'un ordre révèle sa logique. Le but de cette procédure n'est pas de nous amener à la fin à un procès, mais, ici et maintenant, et pour le temps qu'il faudra, de tenir un certain nombre de vies sous contrôle. De pouvoir déployer contre nous, à tout instant, tous les moyens exorbitants de l'antiterrorisme pour nous détruire, chacun et tous ensemble, en nous séparant, en nous assignant, en starifiant l'un, en faisant parler l'autre, en tentant de pulvériser cette vie commune où gît toute puissance.


La procédure en cours ne produit qu'incidemment des actes judiciaires, elle autorise d'abord à briser des liens, des amitiés, à défaire, à piétiner, à supplicier non des corps, mais ce qui les fait tenir : l'ensemble des relations qui nous constituent, relations à des êtres chers, à un territoire, à une façon de vivre, d'oeuvrer, de chanter. C'est un massacre dans l'ordre de l'impalpable. Ce à quoi s'attaque la justice ne fera la "une" d'aucun journal télévisé : la douleur de la séparation engendre des cris, non des images. Avoir "désorganisé le groupe", comme dit le juge, ou "démantelé une structure anarcho-autonome clandestine", comme dit la sous-direction antiterroriste, c'est dans ces termes que se congratulent les tristes fonctionnaires de la répression, grises Pénélope qui défont le jour les entités qu'ils cauchemardent la nuit.


Poursuivis comme terroristes pour détention de fumigènes artisanaux au départ d'une manifestation, Ivan et Bruno ont préféré, après quatre mois de prison, la cavale à une existence sous contrôle judiciaire. Nous acculer à la clandestinité pour simplement pouvoir serrer dans nos bras ceux que nous aimons serait un effet non fortuit de la manoeuvre en cours.


Ladite "affaire de Tarnac", l'actuelle chasse à l'autonome ne méritent pas que l'on s'y attarde, sinon comme machine de vision. On s'indigne, en règle générale, de ce que l'on ne veut pas voir. Mais ici pas plus qu'ailleurs il n'y a lieu de s'indigner. Car c'est la logique d'un monde qui s'y révèle. A cette lumière, l'état de séparation scrupuleuse qui règne de nos jours, où le voisin ignore le voisin, où le collègue se défie du collègue, où chacun est affairé à tromper l'autre, à s'en croire le vainqueur, où nous échappe tant l'origine de ce que nous mangeons, que la fonction des faussetés, dont les médias pourvoient la conversation du jour, n'est pas le résultat d'une obscure décadence, mais l'objet d'une police constante.


Elle éclaire jusqu'à la rage d'occupation policière dont le pouvoir submerge les quartiers populaires. On envoie les unités territoriales de quartier (UTEQ) quadriller les cités ; depuis le 11 novembre 2008, les gendarmes se répandent en contrôles incessants sur le plateau de Millevaches. On escompte qu'avec le temps la population finira par rejeter ces "jeunes" comme s'ils étaient la cause de ce désagrément. L'appareil d'Etat dans tous ses organes se dévoile peu à peu comme une monstrueuse formation de ressentiment, d'un ressentiment tantôt brutal, tantôt ultrasophistiqué, contre toute existence collective, contre cette vitalité populaire qui, de toutes parts, le déborde, lui échappe et dans quoi il ne cesse de voir une menace caractérisée, là où elle ne voit en lui qu'un obstacle absurde, et absurdement mauvais.


Mais que peut-elle, cette formation ? Inventer des "associations de malfaiteurs", voter des "lois anti-bandes", greffer des incriminations collectives sur un droit qui prétend ne connaître de responsabilité qu'individuelle. Que peut-elle ? Rien, ou si peu. Abîmer à la marge, en neutraliser quelques-uns, en effrayer quelques autres. Cette politique de séparation se retourne même, par un effet de surprise : pour un neutralisé, cent se politisent ; de nouveaux liens fleurissent là où l'on s'y attendait le moins ; en prison, dans les comités de soutien se rencontrent ceux qui n'auraient jamais dû ; quelque chose se lève là où devaient régner à jamais l'impuissance et la dépression. Troublant spectacle que de voir la mécanique répressive se déglinguer devant la résistance infinie que lui opposent l'amour et l'amitié.

C'est une infirmité constitutive du pouvoir que d'ignorer la joie d'avoir des camarades. Comment un homme dans l'Etat pourrait-il comprendre qu'il n'y a rien de moins désirable, pour moi, que d'être la femme d'un chef ?


Face à l'état démantelé du présent, face à la politique étatique, je n'arrive à songer, dans les quartiers, dans les usines, dans les écoles, les hôpitaux ou les campagnes, qu'à une politique qui reparte des liens, les densifie, les peuple et nous mène hors du cercle clos où nos vies se consument. Certains se retrouveront à la fontaine des Innocents à Paris, ce dimanche 21 juin, à 15 heures. Toutes les occasions sont bonnes pour reprendre la rue, même la Fête de la musique.



* Etudiante, Yildune Lévy est mise en examen dans l'affaire de Tarnac" ; elle est la compagne de Julien Coupat.



(1) Il manque assurément au vocabulaire français un verbe pour désigner la passion que met un assis à rendre, par mille manœuvres minuscules, la vie impossible aux autres. Je propose d'ajouter pour combler cette lacune à l'édition 2011 du Petit Robert le verbe "fragnoler" d'où découlent probablement le substantif "fragnolage", l'adjectif "fragnolesque" et l'expression argotique "T'es fragno !" dont l'usage est attesté et ne cesse de se répandre.




Article paru dans l'édition du Monde du 21 juin 2009


 

 




N'hésitez pas à faire suivre...







Merci pour eux, merci pour chacun de nous, résistant, opposant, ou être humain qui, simplement, s'autorise et se donne encore le temps de penser et de redécouvrir ainsi sa capacité d'analyse critique (tous bientôt requalifiés en "terroristes" ?)

Par Yildune Lévy - Annoté par Bernard Grignon - Publié dans : Informations et réflexions sur notre SOCIETE
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Mercredi 24 juin 2009 3 24 /06 /2009 18:38

 

 

 

 


Résidus de pesticides et liberté de parole





Le MDRGF (Mouvement pour les Droits et le Respect des Générations Futures), présidé par le Professeur François Veillerette, a dénoncé la présence de pesticides dans près de la totalité des échantillons de raison de table qui avaient été analysés dans le cadre d'une campagne européenne.

Le résultat ? Soyez bien assis : le MDRGF est assigné en justice par la Fédération Nationale des Producteurs de Raisin de Table (sous section de la FNSEA) qui lui demande 500.000 € de dommage et intérêts  !!! Ceci afin de le faire taire et si possible disparaître.



Extrait du dossier :


Enquête sur les raisins de table au sein de l'UE : des ONG détectent des pesticides, parfois interdits, souvent préoccupants et en grand nombre dans des raisins de certains supermarchés !


Une grande enquête a été menée par 5 ONG , dont le MDRGF pour la France, dans 5 pays européens ( Italie, France, Pays-Bas, Hongrie et Allemagne) dans des magasins appartenant à 16 enseignes différentes. 124 échantillons de raisins issus de l'agriculture intensive ont été analysés, par un laboratoire allemand spécialisé, afin de rechercher d'éventuels résidus de pesticides. Les résultats sont préoccupants :

 


Résultats globaux :


99,2% des raisins analysés contenaient des résidus de pesticides ! Soit 123 des 124 échantillons testés. Seul un échantillon ne présentait pas de trace de pesticides.


0.65mg/kg de pesticide (matière active) trouvé en moyenne par échantillon.


20% des raisins étaient contaminés par 10 ou plus de 10 pesticides différents.


4,8% des échantillons dépassaient les nouvelles Limites Maximales en Résidus européennes (LMR), des limites légales qu'on ne doit pas dépasser !


3 échantillons contenaient des pesticides interdits dans les pays de production.


Un échantillon dépassait la dose de référence pour la toxicité aiguë de l'Organisation mondiale de la santé ! Le dépassement de cette dose de référence, même une seule fois, peut endommager la santé humaine, en particulier la santé des enfants.


Et parmi tous ces pesticides de nombreuses matières actives présentaient des risques potentiels pour la santé. On a trouvé des pesticides neurotoxiques, suspectés d'être cancérigènes ou encore pouvant perturber le système hormonal.


Plus de détails sur le site

http://www.mdrgf.org/


Vous pouvez aussi vous inscrire à la lettre d'information ; la lettre n°16, de juin 2009, est consacrée à cette question.


Dossier sur le site

http://www.mdrgf.org/news/news241108_raisin_supermarche_pesticides.html

 

 



Si vous aussi n'êtes pas d'accord avec ces comportements, agissez de votre côté en


- transférant l'information à vos proches et connaissance


- signant la pétition de soutien sur leur site et,


- dans la mesure de vos moyens, adhérer au MDRGF.

Par MDRGF - Publié dans : S'INFORMER et AGIR
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Mardi 16 juin 2009 2 16 /06 /2009 09:40

 

 



Loi de programmation militaire : Comment faire taire les militants


 

 


La ministre de l'Intérieur, sur suggestion de l'Élysée et de quelques parlementaires, prépare en secret un arrêté fondé sur un projet de loi signé du Premier ministre et du ministre de la Défense, prêt depuis le mois d'octobre 2008. Il s'agit de la loi 1216 de programmation militaire pour 2009-2014 : un texte plutôt banal s'il ne prévoyait, dans son article 5, de réorganiser et de redéfinir tout ce qui touche à la sécurité intérieure. Ce qui, une fois la loi votée, autorisera la publication d'un ou plusieurs décrets permettant de poursuivre notamment les militants écologistes et associatifs lorsque, par leurs actions, écrits ou propos, ils mettront en cause« les intérêts de l'État ». Dans ces « intérêts » seraient notamment inclus ce qui concerne les centrales, les transports nucléaires et le stockage des déchets, mais aussi ce qui touche aux installations industrielles et aux stockages classés « Seveso », qu'il s'agisse d'usines manipulant des substances dangereuses ou d'aires abritant des cuves de produits chimiques. Ce texte aurait aussi comme conséquence d'aggraver les peines encourues par les faucheurs d'OGM, car il permettrait de poursuivre les individus et les associations mettant en cause les intérêts économiques stratégiques de la France.



Dans l'exposé des motifs de la loi, on trouve en effet ce paragraphe : « Les attributions, déjà codifiées, des ministres de la Défense, de l'Intérieur, des Affaires étrangères, de l'Économie et du Budget sont redéfinies en fonction des différentes politiques qui entrent dans leur champ de compétence et concourent à la stratégie de sécurité nationale. Au-delà de ces modifications, et dans le prolongement des orientations du Livre blanc, des attributions particulières en matière de sécurité nationale du ministre de la justice et des ministres chargés de la Santé, de l'Environnement, des Transports, de l'Énergie et de l'Industrie sont codifiées. »


Au nom de la sécurité nationale, le décret en préparation permettrait donc de placer sous la protection de cette dernière toutes les actions et informations liées, par exemple, à l'environnement et aux infrastructures contestées par les associations de protecteurs de la nature et les organisations écologistes. De la même façon, tout ce qui concerne le changement climatique pourra entrer dans les informations classifiées interdites de divulgation. Classification qui, d'une part, sera bien entendu à la discrétion souveraine du gouvernement en place et qui, d'autre part, sera opposable à la fois aux militants, aux associations et aux juges d'instruction. S'ils existent encore. Les écolos ne sont bien sûr pas les seuls visés : ce texte à tout faire permettrait de poursuivre tous les agissements « déviants ».


II deviendrait donc plus difficile d'exercer une contestation écologique. Ce dispositif pourrait être complété dès l'automne par une circulaire ou un décret - ce n'est pas encore décidé - qui compliquerait la tâche des citoyens et des associations de protection de la nature voulant attaquer des décisions de l'État et des collectivités territoriales devant les tribunaux administratifs. Les élus se disent lassés des remises en cause de permis de construire ou des tracés de routes. Depuis plusieurs années, les associations de maires demandent au gouvernement une restriction de la contestation « administrative » pour abus de pouvoir et non-respect des règles d'enquête publiques. En oubliant de rappeler que le recours aux tribunaux administratifs est souvent la seule arme des écologistes et des associations de protection de la nature.

 

 


Entre les possibilités de criminalisation de la contestation écologique et les restrictions aux recours administratifs, si ces deux réformes entrent en vigueur, l'écologie devrait peu à peu cesser de gêner le pouvoir. Pour l'instant, il est encore, au moins, possible de l'écrire sans encourir le risque d'être poursuivi... pour outrage au gouvernement.

 


Claude-Marie Vadrot, le 15 juin 2009 dans Politis : http://www.politis.fr/article7307.html

 

 

 

 

 

 

 

 

A LIRE, A RELIRE, A FAIRE LIRE, A OFFRIR (vendu 1 euro), POUR ...... AGIR !!!

 

"Matin Brun", de Franck Pavloff (Editions Cheyne, 2002)




et, toujours et encore, de plus en plus d'actualité, sur ce même blog (et entièrement "gratuit")


Le poème de Martin Niemöller et une proposition d'actualisation

Par Claude-Marie Vadrot - Bernard Grignon - Publié dans : S'INFORMER et AGIR
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Vendredi 12 juin 2009 5 12 /06 /2009 10:09

 

 


Malgré "la crise", les dépenses militaires mondiales n'ont jamais été aussi importantes

 

 

 


Le rapport annuel de l'Institut international de recherche pour la paix de Stockholm (Sipri), publié lundi 8 juin, constate que les dépenses militaires à travers le monde n'ont jamais été aussi importantes. Le document rapporte qu'en 2008, et ce malgré la crise financière qui a frappé la planète, l'enveloppe consacrée aux dépenses militaires a augmenté de 4 % en un an (déjà en hausse de 20% sur l'année précédente et + 48% par rapport à 1998 !), atteignant le niveau record de 1.464 milliards de dollars à travers le monde.



Plusieurs éléments expliquent ce chiffre, explique le rapport du Sipri : la concrétisation du concept de "guerre contre le terrorisme", qui "a poussé plusieurs pays à voir leurs problèmes à travers une perspective fortement militarisée", ainsi que les guerres menées en Irak et en Afghanistan, qui "ont coûté 903 milliards de dollars de dépenses militaires supplémentaires pour les seuls Etats-Unis".



CHIFFRES D'AFFAIRES EN HAUSSE POUR LES FABRICANTS D'ARMES

 

Washington est d'ailleurs un de ceux qui contribuent le plus à l'explosion de l'enveloppe destinée à l'armée, et reste en tête du classement établi par le Sipri avec 607 milliards de dollars dépensés en 2008, soit près de 41 % des dépenses militaires mondiales. Les Etats-Unis dépensent plus que les quatorze autres principaux pays réunis, note l'ONG.

La Chine qui, avec la Russie, a quasiment triplé son budget militaire depuis dix ans, est pour la première fois le deuxième pays dans ce classement, avec 6 % du total, devant la France (4,5 %) et le Royaume-Uni (4,5 %). Le document relève également que l'Amérique du Sud a augmenté ses dépenses militaires de près de 50 % en dix ans, notamment en raison de "la course de fond engagée par le Brésil pour le statut de puissance régionale et l'escalade des dépenses en Colombie liée à son conflit intérieur".


Conséquence de cette course à l'armement, les fabricants d'armes ont réalisé un chiffre d'affaires en hausse. En 2007, les cent plus grandes entreprises du secteur, parmi lesquels l'américain Boeing, devant le britannique BAE Systems et Lockheed Martin, ont connu un chiffre d'affaires de 347 milliards de dollars, en hausse de 5 % par rapport à 2006.

 



Publié le 8 juin 2009, sur : http://www.lemonde.fr/

 

 

 


Pour plus d'information, consulter

"Les dépenses militaires mondiales battent des records", sur

http://www.notre-planete.info/actualites/actu_2020.php


Dans le même ordre d'idée, je vous invite à lire l'article "Vers une guerre mondiale ?"  (à propos du livre du même nom, de Pascal Boniface) sur le site : http://bellaciao.org/fr/spip.php?article86925

 


 

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Bien entendu, c'est en notre nom, et du fait de notre apathie, voire (ou à défaut ) de notre consentement, que ces malades dangereux qui nous gouvernent nous entraînent par tous les moyens au cataclysme global, dont nous pouvons déjà avoir un petit aperçu, pour ceux qui se donnent la peine d'ouvrir un peu les yeux :


- Dérèglement climatique


- Effondrement de la  biodiversité


- Pollution massive de tous les milieux


- Prolifération nucléaire, tant militaire que civile


- Conséquences multiples des injustices, de l'exploitation et de la spoliation de la très grande majorité de l'espèce humaine au profit d'une petite minorité (dont nous faisons partie) : eau consommable de plus en plus rare, faim, prolifération de multiples maladies et autres catastrophes pour les uns, surconsommation, gaspillage scandaleux, hygiénisme forcené et course effreinée à la consommation pour les autres


Etc. etc.

 

 

 

 

Rappel d'une précédante suggestion 


Le célèbre adage : "Si tu veux la paix, prépare la guerre" ayant depuis toujours abouti à ... la guerre


Il serait peut-être temps d'essayer cette fois une autre formule, par exemple :



Si tu veux la paix ................................... prépare la paix !





 

Par lemonde.fr/ - Bernard Grignon - Publié dans : Informations et réflexions sur notre SOCIETE
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Mercredi 3 juin 2009 3 03 /06 /2009 11:08

 


D'après l'article et les graphiques publiés le lundi 1er juin 2009  sur http://bellaciao.org/fr/ :

 

 


L'empire (financier) glisse à grande vitesse vers l'abime



La crise est maintenant montée d'un cran où des états de plus en plus puissants sont au bord du dépôt de bilan.

La Californie qui représente le 6ème ou 7ème état de la planète est au bord du dépôt de bilan.


Des voix s'élèvent pour exclure de la zone euro certains Etats.

Les pseudos "élites" de l'Union Européenne se précipitent dans le soutien à l'Etat qui a le plus gros gourdin du monde comme le montre ce vote immensément majoritaire au parlement européen d'une résolution en faveur de l'OTAN, un marché commun avec les USA en 2015, le resserrement tous azimuts des liens transatlantiques, le cassage des services publics.... Cette résolution a marqué le ralliement du PS (une seule voix s'est opposée dans ce parti), des verts, de l'UMP et des bayroutistes à cette résolution honteuse.



La phase 3 de la crise est en route !


Elle va se déchaîner entre "puissances", mais sera surtout marquée d'une guerre permanente, brutale et sans merci contre les peuples, perpétuelles victimes d'une toute petite minorité de spoliateurs sans scrupules.

Cette crise va combiner sa dimension fondamentale d'agression contre les plus fragiles avec d'innombrables provocations militaires entre Etats. Les agressions bloc à bloc, ou contre des pays moins puissants essayeront de dériver la résistance des exploités de tous pays vers des guerres et tensions internationales.


La signification politique de cela est que les attaques contre eux vont être sauvages dans les mois qui viennent, les licenciements exploser, les services publics encore plus agressés.



La question de la mobilisation populaire et sociale doit revenir au centre des pensées et des actes de tous ceux qui ont conscience de ce désastre annoncé.



D'abord en s'arcboutant pour défendre les luttes de résistance en cours, ensuite en créant partout des comités de mobilisation sociale, préparant des luttes résolues pour faire reculer les tenants de l'ensemble capitalisme - libéralisme - productivisme, faiseurs et seuls véritables bénéficiaires de "crises" faisant partie intégrante de ce système.



La deuxième vague de résistance à ce système en crise va devoir se produire d'une façon aiguë contre des Etats aux méthodes répressives brutales, n'ayant pour objectif que de sauver ce système néfaste aux plus grands nombres et destructeur fou de l'ensemble de la nature.

 


La réponse à cela est organisationnelle et solidaire, afin que partout se construisent les formes d'organisations de résistance, à coordonner afin de porter réellement efficacité, détermination et élargissement populaire à la lutte contre les attaques de ces véritables prédateurs de la planète et destructeurs d'avenir pour l'immense majorité des peuples et des enfants à venir.



Elle devra avoir une dimension universelle, elle a pour socle des idéaux de Paix, de Fraternité et de Partage.

 



Par "Copas" - Bernard Grignon - Publié dans : ACTIONS POUR L'AVENIR
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Mercredi 3 juin 2009 3 03 /06 /2009 10:08

 

 


Messieurs les magistrats, j'ai un faire-part à vous donner

 

 

 


M.O. s'est pendu dans sa cellule à Fresnes. Son avocate demandait en vain son hospitalisation. Voici sa lettre ouverte aux magistrats :


Des années de détention provisoire pour n'avoir pas travaillé ont valu au Juge Burgaud une réprimande.


Ça vaut combien, quand on est magistrat, d'avoir laissé quelqu'un se suicider ?


M.O. s'est pendu dans sa cellule de la Maison d'arrêt de Fresnes.

Il était schizophrène.

Un collège d'experts l'avait déclaré irresponsable de ses actes et capable de s'accuser de faits qu'il n'avait pas commis.

Il existait un doute sur sa culpabilité.

Il n'existait plus de doute sur son irresponsabilité.

Cela faisait 18 mois qu'il était en détention provisoire.


Monsieur le Juge n'était pas pressé « parce que les faits étaient graves ».

M.O. aurait noyé son fils.

Vous avez oublié de penser que son fils se serait peut être noyé.

L'expert vous avait alerté sur le fait qu'il « relève de soins intensifs menés par une équipe polyvalente et aguerrie dans la prise en charge de ces pathologies ».

Vous avez dit que certainement pour plus tard ce serait vrai. Pour après.


Après quoi ?

Après avoir pris le temps de ne pas travailler pour lui, pris le temps de vous désintéresser de son dossier ?


Je vous ai alerté plusieurs fois, Monsieur le Juge d'instruction, sur l'incapacité de la Maison d'arrêt à traiter M.O.

Vous m'avez dit avoir écrit un courrier. Fallait-il vous en féliciter ?


La dernière fois que j'ai demandé sa mise en liberté c'était en avril. J'ai demandé qu'il soit hospitalisé.

Vous m'avez répondu qu'on n'était pas pressé. Ce n'était pas vos jours qui étaient comptés.

J'ai fait appel de votre refus.


A la Chambre de l'instruction, je leur ai dit que je venais plaider pour que ce ne soit pas de ma faute, le jour où il se suiciderait, je voulais les mettre en face de leur responsabilité. Que ce soit leur faute aux autistes de la Justice, à ceux qui veulent réprimer sans rien soigner.

J'ai bien cru qu'ils avaient eu peur, un éclair de lucidité, quelque chose qui ressemblait à de l'humanité. Ils ont décidé de l'hospitaliser, du moins c'est ce qu'ils ont annoncé à l'audience. Cela devait être fait trois jours après.


Deux heures plus tard je croisais l'Avocat général dans le Palais, il m'annonçait avoir fait « un délibéré de couloir ». C'est quoi un délibéré de couloir ?

Je ne suis pas près de l'oublier.

Un délibéré de couloir se pratique tellement que le magistrat en parle sans se méfier. Cela signifie que le représentant du Parquet s'est invité dans le secret du délibéré, qu'il a pris la décision avec les magistrats du siège, en violant tous les principes fondamentaux, les règles du procès équitable et de la séparation des pouvoirs. Il a bien travaillé l'Avocat général. Ils l'ont bien écouté.


Voilà ce qui arrive quand les Juges se croient au dessus des lois.

Ils ont rejeté la demande de mise en liberté, sans explication, comme si l'audience n'avait jamais existé.

Quand mon associée a appelé l'Avocat général, il lui a dit de ne pas m'inquiéter, qu'il ferait très rapidement le nécessaire pour que M.O. soit hospitalisé, que trois jours ça n'aurait pas été suffisant, qu'il avait besoin d'un peu plus de temps.


M.O s'est suicidé.


Monsieur l'Avocat général, votre délibéré de couloir l'a probablement tué.

Vous avez eu cinq semaines, ce n'était toujours pas assez ?


Monsieur le Président de la chambre de l'instruction, votre absence de respect pour la procédure, oserais-je dire votre soumission au Parquet, l'a tué.


Monsieur le Juge d'instruction, j'ai un faire-part à vous donner.

 



Laure Heinich-Luijer, le lundi 1er juin 2009 sur : http://bellaciao.org/fr/


 

 

 

 

 



Et si l'on commençait à se poser les vraies questions, pouvant conduire à des réponses véritablement résolutoires, à commencer par :

 



Quels sont les objectifs réels, souhaités et bénéfiques pour tous de la Justice ?


L'intérêt de nos élus, décideurs et législateurs est-il compatible avec ces aspirations ?

 

A quoi sert la prison et en quoi permet-elle de répondre à ces objectifs ?


Les "délinquants" malades, déjà victimes de ce fait, ont-ils leur place en prison ?

 

Prend-on les bonnes mesures préventives pour réduire au maximum les comportements délinquants ?


Comment se fait-il que la très grande majorité des personnes incarcérées provienne des catégories les plus "défavorisées" par le reste de la société ?

 

Peut-on imaginer honnêtement que ceux qui sont sensés "rendre la justice" le fassent de manière sereine, alors que ceux qui en sont les garants ne cessent de prôner la répression et les "résultats" chiffrés en s'appuyant sur des constats tronqués, l'utilisation du moindre fait divers à des fins électoralistes , accompagnés de propos simplistes, réducteurs et diviseurs ?


Qu'en est-il alors de la réalité de notre "démocratie" ?


Mieux vaut-il des discours, de nouvelles lois, une répression sans cesse accrue à l'encontre des plus faibles ou bien une exemplarité absolue de ceux qui en sont à l'origine ?


Quel rôle la toute puissance de l'argent dans notre société peut-il avoir sur les comportements considérés comme "déviants" ?


Peut-on imaginer une société apaisée et sereine dans un contexte de concurrence généralisée de tous contre tous, de sur-armement, d'injustices et de violence d'Etat ?

 

Quel est l'intérêt économique de la "délinquance" - sa place dans le Produit Intérieur Brut et sa croissance tant magnifiée - (police, prisons, systèmes de "surveillance", entreprises privées de "sécurité", ...)


Quelle est la responsabilité de chacun d'entre nous concernant cette situation ?


Etc. etc.

 


 

 

 

"Ouvrez des écoles, vous fermerez des prisons"

Victor Hugo


Par Laure Heinich-Luijer - Bernard Grignon - Publié dans : Informations et réflexions sur notre SOCIETE
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Lundi 25 mai 2009 1 25 /05 /2009 16:32




(extraites du Journal people n°22 de Benoist Magnat)

 

 


VOUS M'AVEZ ELU POUR VOUS REPRESENTER, MAINTENANT JE DECIDE ET VOUS N'AVEZ PLUS QU'A VOUS TAIRE !

 


 Un français plus courageux que les autres, et aussi plus drôle que la moyenne, a eu la présence d'esprit, lors d'un contrôle d'identité, auquel il a assisté dans la gare ST Charles à Marseille, de crier : "Sarkozy je te vois, Sarkozy je te vois".


Ni une ni deux, notre belle justice le poursuit. Le motif ferait sourire s'il s'agissait d'une blague : On l'accuse de "tapage diurne injurieux".


Le tapage est très caractérisé. Le niveau de décibels atteint dépassant de loin celui d'un avion au décollage ou d'une sirène d'ambulance. Quant à l'injure, on savait que Sarkozy en était une à la démocratie, au bon goût, à l'intelligence, au respect, à l'intégrité, à la compétence, à la modestie, au bon sens, au sérieux... Mais que prononcer son nom soit maintenant considéré comme une injure par notre belle et grande justice, c'est gonflé.


Nul doute qu'à ce rythme ce blog va bientôt valoir à son auteur le goulag ou la chaise électrique.


En réalité cette affaire montre que notre pays est rongé par un mal sournois. Mal qui progresse un peu plus tous les jours. Mal qui s'attaque à nos libertés, à nos acquis, à ceux qui sont morts pour certains idéaux.

 


Il est des jours où l'on se dit que ce pays ferait mieux de continuer à pourrir sans nous !

 

 

 


JACKOP POUR JOHNNY !


 

 Pour le traditionnel concert du 14 juillet, Notre président élu a choisi d'offrir aux Français un spectacle gratuit de Johnny Hallyday. Jusque-là, rien d'anormal. Surtout lorsqu'on sait que les deux hommes entretiennent une amitié de longue date.

 Sauf que cette récréation coûtera 1 million d'euros à l'État français et que la moitié de cette somme est destinée à la rémunération du chanteur. Johnny Hallyday devrait ainsi toucher 500.000 euros (soit 327.950.000 anciens francs !) pour 3h de spectacle ! ...

 Smicards, chômeurs soyez cons ... allez l'applaudir ... il s'en tape de vos  misères !


 Un comble qu'il reçoive cet argent français alors qu'il a choisi de s'exiler en Suisse pour payer moins d'impôts ! "Je suis d'accord de payer des impôts, mais il y a une limite", déclarait-il il y a peu.

 L'hôpital se foutrait-il de la charité?


 Deux ans après le concert exceptionnel de Michel Polnareff qui avait réuni un million de spectateurs sous la tour Eiffel le soir du 14 juillet, Johnny, d'origine belge et vivant en Suisse, fêtera la Fête nationale française !


 Ce concert sera bien plus lucratif pour Johnny que les autres dates de sa tournée d'adieux. En effet, il ne touchera que 200.000 euros par date.


 La tournée lui permettra toutefois d'empocher 20 millions d'euros...

Par Benoist Magnat, arrangements de Bernard Grignon - Publié dans : Histoires pour rire ou méditer
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Lundi 25 mai 2009 1 25 /05 /2009 11:19

 

 


Soyez proches du Grand Esprit


Montrez un grand respect pour les autres êtres humains


Prodiguez assistance et bonté partout où cela est nécessaire


Dites la vérité et soyez honnêtes à chaque instant de votre vie


Faites ce que vous savez être bien


Recherchez le bien être de l'esprit et du corps


Considérez la terre et tous ceux qui y vivent avec respect


Assumez l'entière responsabilité de chacune de vos actions


Consacrez une partie de vos efforts au plus grand bonheur de chacun


Agissez ensemble pour le plus grand bien de toute l'humanité

Par Un sage "sauvage" - Traduction Bernard Grignon - Publié dans : Poèmes
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Vendredi 22 mai 2009 5 22 /05 /2009 17:25

 

 



Arrêtés à Forcalquier pour un tract contre l'anti-terrorisme

 

 

 


C'est un tract diffusé la semaine dernière à Forcalquier invitant à une journée contre l'anti-terrorisme le 8 mai qui a mis le feu aux poudres. En tête de l'affichette, une photo représentant la plaque d'entrée de la résidence dignoise de Bernard Squarcini, directeur central du renseignement intérieur.

Vers 6 heures ce matin, dans la commune des Alpes de Haute-Provence, quatre personnes du "Comité de sabotage de l'anti-terrorisme" ont été interpellées par le SRPJ de Marseille. Il s'agit de François Bouchardeau et sa femme, responsables d'HB Editions, une maison indépendante spécialisée dans la littérature contemporaine, ainsi que Samuel Autexier et sa sœur Héléna, qui animent la revue militante Marginales.

A travers ce Comité de sabotage de l'antiterrorisme (CSA), tous les quatre soutiennent le groupe de Tarnac et Julien Coupat, incarcérés depuis six mois dans l'enquête sur les dégradations de ligne SNCF à l'automne 2008.

Dans les milieux gauchistes, comme de source policière ils sont présentés comme "déterminés" mais "pas du genre têtes brûlées". "Ils n'ont pas le profil des encagoulés de fin de manifs, rapporte un militant. La violence, ce n'est pas leur truc".

Christophe Castaner, le maire PS de Forcalquier, a réagi à ces interpellations. L'élu considère que "dans un pays démocratique comme le nôtre, on n'interpelle pas les gens au petit matin parce qu'ils ont diffusé un tract dénonçant un acharnement judiciaire. On a quand même le droit d'émettre des réserves sur une décison de justice."

Des personnes que Castaner n'a "jamais vu violentes. Juste contestaires notamment contre moi puisque j'incarne le pouvoir."
"Une chose est sûre, c'est que ce sont, dans ma commune, des acteurs de la politique du livre."  Les quatre interpellés ont une culture politique forte et militent pour défendre leurs idées et "en tant que maire et citoyen", le socialiste rappelle que "l'extrême-gauche a le droit de s'exprimer."



Xavier Cherica et Karine Portrait, Publié le lundi 18 mai 2009 à 16H23

(redaction-web@laprovence-presse.fr)

Par Xavier Cherica et Karine Portrait - Bernard Grignon - Publié dans : Libertés individuelles et collectives
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Vendredi 22 mai 2009 5 22 /05 /2009 10:15

 

 


Ou un pays "sécurisé" ?

 

 

 

 


Récit d'une garde-à-vue indigne d'un Etat de droit


 


De "Monsieur tout le monde"


J'ai fait l'objet d'une garde-à-vue à la suite d'un test d'alcoolémie au volant il y a quelque temps. Je vous contacte pour diffuser et médiatiser une expérience que vivent de plus en plus de personnes chaque année. Car le légitime combat pour faire diminuer le nombre de morts sur les routes ne justifie pas tous les comportements. Je ne suis qu'un humble citoyen. Je ne suis encarté dans aucune association ni aucun parti. Je m'inquiète simplement de la dérive de notre société vers un Etat policier. Je crois que vous trouverez dans l'actualité récente un écho significatif à ce récit.

Vous trouverez ci-dessous et ci-joint l'histoire de cette nuit de garde-à-vue.

Merci d'avance,


Monsieur tout le monde


PS : pour toute précision, vous pouvez joindre l'auteur via ce mail


toutlemondeypasse@gmail.com

 

 

 

 

La route de la garde-à-vue



Récit d'une garde-à-vue indigne d'un Etat de droit

 


Le récit qui suit est un compte-rendu précis d'une histoire qui m'est arrivée. En dehors des faits reprochés, certains détails ont été modifiés pour éviter toute poursuite ultérieure à l'encontre de ma personne. Le récit est certes un peu long mais je le recommande vivement à tout citoyen qui souhaite se renseigner sur une procédure devenue au fil des ans très commune : la garde-à-vue. Depuis 2000, le nombre de GAV a plus que doublé. Et l'année dernière, 577 816 personnes y sont passées. (soit 1% de la population de notre beau pays)

 


Avant d'entrer dans le vif du sujet, je tiens à préciser que j'accepte parfaitement les sanctions de la justice en ce qui concerne les délits routiers. Tant qu'elles restent proportionnées, en particulier pour quelqu'un dont c'est la première infraction au code de la route et qui n'est pas connu des services de police. 6 points en moins, une lourde amende, immobilisation du véhicule, d'accord. Une suspension de permis qui me fait perdre mon travail pour 0,3 gramme d'alcool par litre de sang au dessus de la norme et une garde-à-vue injustifiée : NON.


La bière de trop, tout le monde connaît. On revoit des amis, on se laisse aller. Et on est tenté par une dernière, pour la route. L'ivresse au volant est certes un mal à combattre. Mais la course contre la mort justifie-t-elle tous les moyens et tous les comportements ? Sous couvert de faire diminuer le nombre de morts sur les routes françaises, tout est-il possible au mépris de la loi et de la dignité des personnes ?


Un soir en région parisienne, je me dirige vers mon « home sweet home » avec ma compagne. Il est presque 4 heures du matin. Avec quatre bières en quatre heures, loin de moi l'idée d'avoir dépassé la fatidique limite de 0,5 gramme d'alcool par litre de sang. Là, 15 à 20 policiers attendent tranquillement. Deux fourgons et deux voitures sont mobilisés pour une opération d'envergure. Et le zèle des policiers ne va pas tarder à se faire jour...

 


Si vous souhaitez connaître la suite, vous pouvez la lire sur : http://www.legrandsoir.info/article8613.html

 

 

 

 

Vous pouvez également relire, sur le même thème :

La france se "modernise", les garde à vue se multiplient...






Alors, on attend sagement la suite ?...

 

Par Monsieur tout le monde - Bernard Grignon - Publié dans : Libertés individuelles et collectives
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