Informations et réflexions sur notre SOCIETE

Mercredi 14 mai 2008 3 14 /05 /2008 09:14


Tandis que le projet de loi sur les OGM était examiné en deuxième lecture à l'Assemblée nationale, mardi 13 mai, le Sénat, lui, a sonné l'ouverture de la chasse. En examinant une proposition de loi présentée par Ladislas Poniatowski, qui entend " faciliter l'exercice de la chasse".

Le sénateur UMP de l'Eure espère enterrer les polémiques qui ont accompagné, des années durant, l'encadrement de la pratique cynégétique, en se concentrant notamment sur les périodes d'ouverture de la chasse aux oiseaux migrateurs. Depuis 2002, la droite s'est fait fort de "réconcilier" chasseurs et protecteurs de la faune sauvage. Le dernier texte majeur réglementant cette activité remonte au 30 juillet 2003. Il visait en particulier à alléger les contrôles auxquels sont soumises les fédérations de chasseurs.

"Les chasseurs sont désormais reconnus comme des acteurs à part entière de la gestion équilibrée des écosystèmes, estime M. Poniatowski. Ils ont su utiliser ces nouveaux outils en se comportant en acteurs responsables." L'heure est donc venue, à ses yeux, de favoriser l'accès à la chasse et d'en faciliter la pratique.

Malgré la volonté des précédents gouvernements d'allonger les périodes de sortie des fusils, les chasseurs ont continué à se heurter aux décisions du Conseil d'Etat qui, à plusieurs reprises, a annulé des arrêtés fixant les dates d'ouverture et de fermeture, les estimant non conformes à la réglementation européenne.

La proposition de loi suggère de préciser le code de l'environnement sur le schéma départemental de gestion cynégétique. "Cette solution, explique le rapporteur, privilégie une démarche adaptée aux circonstances locales dans de meilleures conditions qu'un texte réglementaire pris au niveau national. Par voie de conséquence, l'article prévoyant l'adoption d'un décret en Conseil d'Etat devenant inutile, il peut être supprimé."


    OPÉRATIONS D'OPPOSANTS


La commission des affaires économiques du Sénat a ajouté une disposition nouvelle au texte initial. Elle propose de créer un délit d'"entrave à la chasse". Il s'agit, explique le rapporteur, de lutter contre ce que les Britanniques appellent le "hunt-sabotage", c'est-à-dire les opérations d'opposants à la chasse visant à bloquer certaines formes de chasse. "Ce phénomène est en développement rapide", insiste le rapport de la commission, qui a relevé "deux tentatives avortées au début de 2007 et dix sabotages de journées de chasse au cours de la saison 2007-2008".

"Il n'est pas acceptable que les activités cynégétiques puissent être délibérément entravées par des militants d'un mouvement radical sans que ceux-ci s'exposent à des sanctions", estime la commission. Celle-ci salue le "sang-froid" des chasseurs qui ont su, jusqu'à présent, éviter que cela "dégénère en affrontements". "Toutefois, note le rapport, la poursuite de ces opérations risquerait de remettre en question cet équilibre."

 

Patrick Roger

Article paru dans l'édition du Monde du 14.05.08.

 

 


ON VOIT BIEN LE NIVEAU DE PREOCCUPATION DE NOS ELUS, DECIDEMMENT TOTALEMENT COUPES DES REALITES ET BEAUCOUP PLUS DECIDES A DEFENDRE LEURS PROPRES PRIVILEGES QU'A AGIR POUR LE MIEUX-ETRE DE LEURS CONCITOYENS, DESQUELS ILS SONT, EN THEORIE, ENTIEREMENT AU SERVICE

 


VIVE LA REPUBLIQUE, VIVE LA DEMOCRATIE, VIVE LA REVOLUTION ET L'ABOLITION DES PRIVILEGES (en principe effectuée lors de la nuit du 4 août 1789) !!!

 

Par Patrick Roger - Bernard Grignon - Publié dans : Informations et réflexions sur notre SOCIETE
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Jeudi 22 mai 2008 4 22 /05 /2008 16:15


Je suis un professeur d'histoire-géographie de 30 ans, enseignant dans un lycée d'Indre-et-Loire, non syndiqué et qui a fait grève pour la première fois de sa carrière cette année. Nous ne travaillons - comme vous le savez si bien maintenant chers lecteurs - «que» 18 heures par semaine devant les élèves, et ce, depuis 1950. Or ce temps fut conçu en prévoyant qu'un enseignant travaille 1,5 heure chez lui pour une heure devant les élèves afin de préparer ses cours, évaluer les élèves et actualiser ses connaissances dans sa discipline.

Cela fait 18 fois 2,5 soit 45 heures hebdomadaires. Je suppose, qu'intérieurement, vous vous dites : «vous avez les vacances pour compenser»

Ces chères vacances qui font de nous des privilégiés ! Certes, il est vrai que nous avons 10 jours en février, 10 jours en avril, 10 jours à Noël, 5 jours aux vacances de la Toussaint (en réalité 8 jours mais nous travaillons 3 jours de plus en juillet pour compenser), cela fait 35 jours de congés payés. Aujourd'hui avec les 4 semaines de congés payés et les RTT, beaucoup de salariés ont autant de congés si ce n'est plus ! Or, nous, enseignants, pendant ces 35 jours de congés payés, souvent, nous corrigeons nos copies ou préparons nos cours. Vous répondrez: «oui mais vous avez 2 mois en été». Ces fameux deux mois d'été, il faut le savoir, ne nous sont pas payés : notre grille de salaire fut fixée en 1850 au même niveau que les autres cadres de la fonction publique recrutés avec un concours au niveau BAC+3, mais à cette grille, il nous a été retiré 2 mois de salaire, puis le résultat fut divisé par 12 (afin de recevoir un salaire chaque mois).

Pensiez-vous vraiment que l'on nous payait à rien faire durant deux mois ? Non ! En résumé nous travaillons 45 heures par semaine, payés environ 1660 euros par mois, avec 35 jours de congés payés. Les événements de ces derniers jours, voire de ces derniers mois m'ulcèrent. Certains politiques détournent le débat sur le service minimum à l'école, pour s'attirer la sympathie des parents d'élèves qui, eux, travaillent toute la journée. Pensez-vous vraiment, chers lecteurs, que le service minimum soit au centre de nos revendications ? Bien sûr que non ! Le seul aléa, c'est que nos «vraies» revendications sont tues, étouffées avant qu'elles ne vous parviennent. D'où cette lettre, qui, je l'espère, arrivera jusqu'à tous les parents d'élèves.


    52 heures par semaine et classes de 40 élèves


Premièrement, notre principale revendication c'est la lutte contre la suppression des postes, certes, la «quantité ne fait pas la qualité», mais dans mon établissement, nous avons perdu 2 postes de professeur d'histoire-géographie en 2 ans, alors que la perte d'effectifs ne s'élève qu'à 40 élèves. Pourquoi ces suppressions de postes générales à tous les disciplines et à tous les établissements ? Il s'agit de répartir les heures entre les professeurs restants afin qu'ils fassent 21 heures ou 22 heures de présence devant les élèves, soit plus de 52 heures de travail hebdomadaire ! Qui pourrait tolérer cela ?

Une autre solution serait d'augmenter les effectifs de chaque classe, les classes à 40 élèves deviendront monnaie courante. J'ai donc une proposition à faire à tous les enseignants qui liront ce courrier. Etant donné que nous ne sommes pas rémunérés pour les mois de juillet et août, ne faisons rien, pas de préparation de cours ni de renouvellement de nos connaissances durant l'été. Ensuite, pendant nos « petites vacances » qui sont nos congés payés communs à tous les salariés, reposons-nous: pas de copies ni de cours à préparer. Et surtout, à partir du mois de septembre, travaillons réellement 35 heures par semaines.

Personnellement, je suis prête à fournir au ministre de l'éducation mon emploi du temps semaine par semaine indiquant mes 35 heures de travail réalisées, préparation des cours et corrections de copies inclus. Mais je tiens à vous prévenir que si les enseignants travaillaient réellement « que » 35 heures par semaine, les cours ne seraient pas toujours prêts à temps, les copies seraient rendues très longtemps après les devoirs (un paquet de lycée c'est 4 heures de correction, actuellement je corrige 20 h toutes les 2 à 3 semaines), les brevets blancs et bacs blancs seraient moins nombreux, etc.


    Vers le système anglo-saxon


Vous allez répondre que l'on contribuera dès lors à détériorer notre système éducatif déjà si mal en point ! Notre système n'est pas si mal en point que l'on veut vous faire croire. Les professeurs de vos enfants sont parmi les mieux formés du monde, les concours du CAPES et de l'agrégation sont parmi les plus difficiles à réussir. Mais le ministre de l'éducation veut remplacer ces professeurs compétents qu'il faut rémunérer à leur juste valeur (minimum BAC + 3) par des intérimaires, des vacataires sans diplômes et moins bien payés. Il veut copier le système anglo-saxon, où un professeur enseigne plusieurs disciplines avec pour seules compétences son niveau BAC !

Après tout, à quoi cela sert-il qu'un prof de langue étudie 3 à 4 ans à l'université une langue étrangère, se rende dans ce pays pour se familiariser avec le mode de vie et dispense ensuite son savoir aux élèves alors qu'en Angleterre avoir appris l'espagnol au lycée suffit à avoir les compétences pour l'enseigner. On vous parle sans cesse « d'échec scolaire », mais ce « pseudo échec scolaire » n'est pas le fait des enseignants, au contraire ces derniers limitent « la casse ». Je m'explique: le gouvernement souhaite absolument que 80% d'une classe d'âge obtiennent le BAC. Tans pis si un élève de 3ème rêve d'être plombier. Les recommandations données et « imposées » aux professeurs principaux de 3ème sont claires, il faut faire passer en 2nde générale et technologique. Les places en BEP ou CAP sont d'ailleurs peu nombreuses et seuls les meilleurs élèves sont acceptés. Les autres vont en 2nde, quitte à échouer après. Les enseignants rencontrent les parents, expliquent les différentes voies empruntables par les élèves qui ne souhaitent pas aller au lycée, mais le discours est tellement bien formaté et martelé que chacun imagine la voie professionnelle comme un échec. D'autre part, les établissements ont des « quotas » de redoublants à ne pas dépasser. Tans pis si un élève aurait pu consolider des acquis fragiles en redoublant (car redoubler c'est une 2nde chance, ce n'est pas une sanction).


    «Nous passons pour des bouffons»


A cela s'ajoute le manque de sanction. Combien de parents n'ont-ils pas entendu leurs enfants raconter qu'ils n'ont pas pu avancer dans tel ou tel cours car certains élèves faisaient «le bordel» ? Or, un enseignant peut difficilement exclure un élève de cours sous peine d'être déconsidéré par sa hiérarchie, des exercices supplémentaires peuvent être donnés mais s'ils ne sont pas réalisés, que faire ? Coller ? Oui, c'est une solution mais dans de nombreux établissements il n'y a pas assez de personnels ou d'heures rémunérées pour surveiller les colles du mercredi.

Exclure ? Pourquoi pas ? Mais les chefs d'établissements y sont souvent réfractaires car l'exclusion définitive les met en situation d'échec vis-à-vis du rectorat. Nous faisons grève pour nous faire entendre mais nous apparaissons comme des « bouffons » dont on se joue. Nous ne bloquons aucune production, nous ne prenons pas de voyageurs en otage, nous ne bloquons pas les routes et, de ce fait, le gouvernement a raison de rigoler et d'attendre que l'on ait fini nos « petites manifs ». Maintenant il y a toujours la solution de « bloquer » la production, notre production étant pour nous l'éducation et le savoir. Rien n'est plus facile que de faire grève durant les épreuves du BAC et brevet, ou pire encore, travailler 35 heures par semaine, car à partir de ce moment il n'est pas dit que vos enfants aient acquis toutes les compétences nécessaires à la réussite de leurs examens, étant donner que pour faire que 35 h nous devront donner des QCM à la place des compositions, que nous ne pourrons plus préparer d'examens blancs, car trop longs à corriger. Si tel était le cas nous serions très loin d'atteindre 80 % de réussite au BAC ! Peut être que le gouvernement attend de constater qu'avec ses réformes imposées et contre-productives, la cuvée 2009 du BAC ne représentera que 50 % des candidats.

Chers lecteurs, j'espère que ce courrier vous permettra de vous forger votre propre opinion, tout en vous détachant du bourrage de crâne gouvernemental et médiatique qui ne tend qu'à masquer la réalité des problèmes et revendications. Rien ne vous empêche d'aller interroger directement les professeurs de vos enfants, ils sauront vous renseigner sur la réalité du système éducatif français. Je terminerai en précisant que jamais en classe nous ne critiquons tel ou tel corps de métier, alors je ne comprends pas pourquoi certains élèves arrivent en classe avec un discours méprisant envers les enseignants, discours véhiculé par les parents alors que ces derniers ne savent rien de la réalité de nos conditions de travail.


Elisabeth, de Tours, paru dans le Parisien

Par Elisabeth - Publié dans : Informations et réflexions sur notre SOCIETE
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Lundi 26 mai 2008 1 26 /05 /2008 08:52

1ère suite pour celles et ceux qui n'ont pas l'envie, le temps, la patience de lire l'intégralité du rapport....

http://www.oecd.org/dataoecd/24/23/1919068.pdf

 

 

 

Vous trouverez ci-joint ( et ci-dessus en ligne ) un rapport de l’OCDE, « la faisabilité politique de l’ajustement » ou comment faire passer LA réforme. C’est un texte de 1996 ( comme quoi tout est programmé de longue date ! ) qui « propose » des méthodes aux gouvernements…

 

D'autres exemples....

 

Page 17 : « Les coupures dans les budgets d’investissement ne suscitent habituellement aucune réaction, même lorsqu’elles sont sévères…./….Dans la réalité, les entreprises du bâtiment souffrent beaucoup de telles coupures qui multiplient les faillites et les licenciements. Mais ce secteur, composé surtout de petites et moyennes entreprises, n’a quasiment aucun poids politique. »

 

Page 30 : « …ou bien l’on peut supprimer des primes dans certaines administrations, en suivant une politique discriminatoire pour éviter un front commun de tous les fonctionnaires. Evidemment, il est déconseillé de supprimer les prime versées aux forces de l’ordre dans une conjoncture politique difficile où l’on peut en avoir besoin.

Comme on le voit, pourvu qu’il fasse des concessions stratégiques, un gouvernement peut, en procédant de manière graduelle et par mesures sectorielles ( et non globales ), réduire les charges salariales de manière considérable. L’essentiel est d’éviter un mouvement de grève générale dans le secteur public qui remettrait en question un objectif essentiel du programme de stabilisation : la réduction du déficit budgétaire. »

 

Page 31 : « Par exemple, si l’on réduit les salaires des fonctionnaires, il faut les baisser dans tel secteur, les bloquer en valeur nominale dans un autre et même les augmenter dans un secteur clé politiquement. »

 

Page 33 : « Par exemple, il est plus facile de faire dissoudre des piquets de grève ou de remplacer les grévistes pas d’autres salariés. Il leur est aussi plus facile de réduire le poids de ces entreprises, par exemple en diminuant le financement des investissements ou en introduisant des concurrents privés lorsque l’activité le permet. »

 

Page 34 : « Il importe donc que les mandats durent au moins 5 ans, étant entendu que le nouveau gouvernement utilise les premiers mois – la période où la résistance au statu quo est la plus faible – pour prendre les mesures impopulaires. De plus, il faut veiller au regroupement des élections, afin de ne pas transformer une série de scrutins en une suite de référendums sur l’ajustement. »

 

Page 39 : « De même, un partage des rôles entre les organisations internationales – chargées de rappeler les contraintes de l’ajustement – et les pays donateurs – accordant des aides ponctuelles d’urgence lorsque certaines mesures deviennent trop dangereuses, sans compensation, pour les ménages touchés – paraît souhaitable. »

 

Par OCDE - Publié dans : Informations et réflexions sur notre SOCIETE
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Lundi 26 mai 2008 1 26 /05 /2008 09:00


Les bovins ruminent 30% de nos céréales


 

Il suffirait de renoncer à la viande pour soulager la pénurie de grains tout en préservant l'environnement et notre santé

 

"L'élite intellectuelle dans les pays développés trouve parfaitement normal de s'inquiéter de la surpopulation dans le monde, mais elle oublie toujours un fait. La vraie surpopulation, c'est celle du bétail."


L'auteur de ces phrases n'est pas un vachophobe excentrique ou un végétarien fanatique mais l'économiste américain Jeremy Rifkin, auteur, entre deux essais sur le travail ou les nouvelles technologies, du passionnant «Beyond Beef», un essai sur l'impact dévastateur de l'industrie de l'élevage. Surpopulation ? Avec 1,4 milliard de vaches, notre planète croule en effet littéralement sous le bétail : le poids cumulé de tous ces ruminants est supérieur à celui de toute la population humaine avec ses 6 milliards d'habitants ! Et c'est de pire en pire. La production de viande a été multipliée par cinq depuis les années 1950, pour passer à 265 millions de tonnes. Et devrait encore doubler sur les vingt années à venir.

De quoi affoler les experts en alimentation, qui se demandent bien comment la terre pourra nourrir les 3 milliards d'humains supplémentaires de ces prochaines décennies. La concurrence entre les animaux d'élevage et les hommes s'annonce très rude. Car 80% de l'alimentation animale proviennent de cultures qui conviendraient également à la consommation humaine : maïs, soja. A l'ère de l'élevage industriel, nos bêtes accaparent à elles toutes seules 60% de la production mondiale de céréales, soit 670 millions de tonnes ! Un volume qui suffirait amplement à nourrir les 850 millions d'êtres humains souffrant de malnutrition. En fait, d'un point de vue malthusien, la viande n'est pas «rentable». On estime qu'un végétarien consomme en moyenne 180 kilos de grains par an alors qu'un consommateur de viande en gaspille 930 kilos par an. Pour comparer le rendement de diverses spécialités agricoles, les agronomes calculent un taux de conversion alimentaire qui correspond au rapport entre le nombre de protéines consommées et produites. Pour obtenir 1 calorie de poulet, il faut ainsi environ 4 calories de nourriture végétale. Idem pour le porc ou les oeufs. Pour le lait, on grimpe à 8. Et pour le boeuf, à 17, voire bien plus ! En comparaison, la pomme de terre est bien moins gourmande, son taux de conversion n'étant que de 0,46. Et encore, on ne compte pas les besoins en eau : pour produire 100 grammes de boeuf, il faut 25 000 litres d'eau.

Glouton, notre cheptel est aussi expansionniste. Au total, l'élevage et la production des aliments pour le bétail squattent 78% des terres agricoles mondiales, soit 30% de toute la surface du globe, trois fois plus qu'en 1960. «Sur un hectare de terrain, un agriculteur peut nourrir une trentaine de personnes s'il le consacre à la culture de légumes ou de fruits. S'il produit des oeufs ou de la viande, le ratio passe à cinq personnes. Et à beaucoup, beaucoup, moins, s'il ne s'agit que de viande rouge», dit ainsi Bruno Parmentier, auteur de «Nourrir l'humanité» et directeur de l'Ecole supérieure d'Agriculture d'Angers.


 

    Des périls verts à quatre pattes

 

Le plus insensé ? C'est que toute cette bidoche est en priorité destinée à 0,1% de la population de la planète, l'infime petite minorité des riches de ce monde. Notre consommation de viande est passée de 30 kilos par personne et par an en 1919 à plus de 100 kilos aujourd'hui. C'est trois fois plus que la quantité préconisée par les organismes de santé. Non seulement notre régime carnivore affame la planète, mais il nous tue aussi par la recrudescence des maladies de «biens nourris» : accidents cardiovasculaires, diabète, obésité...


Et pour ne rien arranger, il contribue au réchauffement climatique. Selon un rapport publié en 2006 par la FAO, l'élevage est responsable de 18% des émissions des gaz à effet de serre. Soit plus que le secteur des transports ! Avec leurs flatulences chargées de méthane, leurs tonnes de fumier gorgé de gaz hilarant, le fameux NO2 également des plus nocifs, sans compter les émissions d'ammoniac synonymes de pluies acides et leurs déjections qui polluent les nappes phréatiques, nos charmants bovins sont des périls verts à quatre pattes. L'extension de leurs pâturages fait des ravages. En Amérique centrale, 20% des zones sylvestres ont déjà été ratiboisées. Et c'est encore pire au Brésil, où 38% de l'Amazonie ont été sacrifiés pour les bovins. Une déforestation qui s'accélère avec les immenses plantations de soja destinées à nourrir nos vaches, toujours elles.


 

Doan Bui, Le Nouvel Observateur Nº2270 - SEMAINE DU JEUDI 08 Mai 2008

 

Par Doan Bui-Nouvel Observateur - Publié dans : Informations et réflexions sur notre SOCIETE
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Vendredi 30 mai 2008 5 30 /05 /2008 09:37

A LIRE ATTENTIVEMENT ET A TRANSMETTRE 

 

 Cette information adressée par une femme qui travaille au Centre Léon Bérard à Lyon, Martine PITAVAL Responsable ADV Laboratoires CEETAL e-mail adv@ceetal.fr adv@ceetal.fr – 0672007613

 


 

Le cancer du Sein




 

 

Le Planning Familial nous demande de diffuser le plus largement possible cette information : Le chlorhydrate d'aluminium serait la cause de très nombreux cancers du sein.

Il s'agit de l'explication d'une des origines du cancer du sein. C'est une spécialiste en biologie cellulaire qui l'a écrit, Mme Gabriela Casanova Larrosa de l'université d'Uruguay.

La cause principale pour le cancer du sein est l'utilisation d'ANTI-TRANSPIRANTS. La plupart des produits sur le marche sont une combinaison d'anti-transpirants et déodorants.

Regardez, la composition de vos déodorants. S'il y en a qui contiennent du hlorhydrate d'aluminium il faut les jeter a la poubelle et essayer des autres marques qui n'ont pas de composants sur base d'aluminium.

Il y en a sur le marché.

 

La raison est simple. Le corps humain a seulement quelques zones susceptibles d'éliminer des toxines : derrière les genoux, derrière les oreilles, l'entrejambe et les aisselles. Les toxines sont éliminées sous forme de transpiration. Les anti-transpirants empêchent cette transpiration, donc évitent la mission corporelle d'élimination de toxines au travers des aisselles.

Ces toxines ne disparaissent pas. Elles sont stockées dans les Glandes lymphatiques qui se trouvent en dessous des bras. La plupart des cancers de sein sont origines dans cette région supérieure du sein.

Les hommes sont moins susceptibles de développer ce type de maladie car même s'ils utilisent les anti-transpirants, ceux-ci restent sur les poils des aisselles et ne s'appliquent pas directement sur la peau.

Les femmes, qui s'appliquent ce produit tout de suite après le rasage, sont en train d'accroître le risque car les petites blessures causées par le rasage font que les produits chimiques pénètrent plus  facilement dans le corps.

 

Informez toutes les femmes et tous les hommes que vous connaissez.

Le cancer de sein prend aujourd'hui des proportions vraiment alarmantes.

Si avec cette notice nous pouvons en éviter quelques-uns, ça ne sera jamais du temps perdu.

 

101, rue Ney - 69006 Lyon – tél : 06 73 81 27 74

Créez votre adresse électronique prénom.nom@laposte.net

1 Go d'espace de stockage, anti-spam et anti-virus intégrés.

Par Martine Pitaval - Publié dans : Informations et réflexions sur notre SOCIETE
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Lundi 2 juin 2008 1 02 /06 /2008 18:15


La crise financière sans précédent qui affecte toutes les institutions financières, notamment les fonds de pension, confirme que seul un système par répartition permet de garantir les retraites pour toutes les générations. Un tel système est basé sur un contrat intergénérationnel. Les salariés actifs payent avec une partie de leur salaire, versée sous forme de cotisation sociale, les pensions des retraités car ils savent qu’une fois venu leur tour d’être à la retraite, la génération suivante fera de même. Comme tout contrat, il ne peut reposer que sur la confiance. Or, alors que le niveau de vie moyen des retraités a presque rejoint celui des actifs, les réformes en cours programment une paupérisation des retraités.

Le gouvernement actuel est sur cette voie. Il veut augmenter encore la durée de cotisation à 41 ans et engager un processus d’allongement permanent de celle-ci en y affectant les deux tiers de la croissance de l’espérance de vie à 60 ans, le Medef s’étant prononcé pour 45 ans. Il s’agit d’une rupture historique. Alors que, depuis plus d’un siècle, l’augmentation de la richesse produite, du revenu national, était en partie utilisée pour baisser le temps de travail, que ce soit de façon hebdomadaire ou sur toute la durée de la vie, l’objectif aujourd’hui est de «travailler plus pour gagner plus». Dans le cas des retraites, ce slogan se traduit par le dilemme, mille fois ressassé : «soit l’augmentation de la durée de cotisation, soit la baisse du niveau des pensions». En fait, les salariés ont l’une et l’autre depuis les mesures Balladur de 1993.

Depuis cette date, pour les salariés du secteur privé, ces mesures entraînent, selon le Conseil de l’emploi, des revenus et de la cohésion sociale (CERC), une baisse du pouvoir d’achat de la retraite du régime général de 0,3 % par an et de 0,6 % pour la retraite complémentaire, celui de la retraite des fonctionnaires baissant de 0,5 % par an. Ces baisses devraient se poursuivre dans le futur et le décrochage par rapport aux salaires s’accentuer. Selon le Conseil d’orientation des retraites (COR), le taux de remplacement moyen – le niveau de la retraite par rapport au salaire – est aujourd’hui de 72 %, il devrait passer à 65 % en 2020 et à 59 % en 2050.

Ces mesures ont aggravé les inégalités pour toutes les personnes aux carrières heurtées. Les femmes, qui ont déjà des pensions en moyenne inférieures de 40 % aux hommes, sont particulièrement touchées par l’allongement de la durée de cotisation et par les effets très pénalisants de la décote. En effet, à ce jour, seulement 39% des femmes retraitées ont pu valider 37,5 ans contre 85 % des hommes. Dans la fonction publique, la réforme de 2003 a porté gravement atteinte aux droits des femmes avec la remise en cause des bonifications pour enfants.

On mesure l’hypocrisie du discours sur l’emploi des seniors quand on sait qu’aujourd’hui plus de six salariés sur dix sont hors emploi au moment de faire valoir leur droit à la retraite. En outre, les jeunes rentrent de plus en plus tard sur le marché du travail. Toute nouvelle augmentation de la durée de cotisation se traduira donc inévitablement par une nouvelle baisse du niveau des pensions. Hypocrite, cette solution est aussi dangereuse car elle revient à rompre le contrat entre générations. Si les actifs paient les pensions des retraités, en contrepartie, les salariés âgés laissent leur place sur le marché du travail aux nouvelles générations. Cette exigence est d'autant plus forte que le chômage de masse perdure. Décaler l'âge de départ à la retraite revient à préférer entretenir le chômage des jeunes plutôt que de payer des retraites.

Mais surtout est-ce que travailler plus longtemps est une solution acceptable alors que les conditions de travail se détériorent, que la souffrance au travail se développe et que de nouvelles pathologies apparaissent ? Est-ce que le sort des êtres humains est de travailler jusqu’à n’en plus pouvoir pour permettre que les dividendes versés aux actionnaires continuent leur croissance faramineuse ? Disons le sans fard, alors que la productivité du travail ne cesse de progresser, il faut travailler non pas plus, mais moins !

En vérité, la solution au financement des retraites existe et elle figure en filigrane de tous les rapports du COR. Elle consiste à mettre un terme à la baisse de la part salariale (10 points en 20 ans) dans la valeur ajoutée, la richesse créée par les salariés dans les entreprises, et à accompagner l’évolution démographique par un relèvement progressif des cotisations sociales. Est-ce possible ?

Le besoin de financement supplémentaire des retraites, par rapport à la loi Fillon de 2003, a été estimé par le rapport du COR de novembre 2007 à un point de PIB en 2020 et à 1,7 point en 2050. Personne ne peut raisonnablement croire que l’évolution de l’économie ne permettra pas de le couvrir. Un point de PIB correspond aujourd’hui à 10 % des dividendes versés aux actionnaires des sociétés non financières. L’hésitation n’est plus permise : il faut rééquilibrer le partage de la valeur ajoutée en augmentant le taux des cotisations dites patronales et en réfléchissant à l’élargissement de l’assiette des cotisations aux profits pour y appliquer le même taux qu’aux salaires. Un tel rééquilibrage de la part des salaires serait compensé par une baisse des dividendes versés aux actionnaires et ne toucherait pas à l’investissement productif. Il ne pénaliserait donc pas la compétitivité des entreprises.

La litanie sur le renchérissement du «coût du travail» n’a donc pas lieu d’être. La frénésie de profits, facilitée par la financiarisation de l’économie mondiale avec sa spéculation récurrente, sa prolifération de produits financiers et ses paradis fiscaux pour abriter fraude et évasion fiscales, frappe d’illégitimité toutes les lamentations patronales sur ce point. Car ce qui est en train de délabrer les sociétés, du Nord au Sud de la planète, c’est le « coût du capital », dans un double sens : ce qu’il prélève comme richesses devient exorbitant et ce qu’il provoque comme dégâts sociaux et écologiques devient inestimable. C’est en ce sens que la question des retraites pose la question de savoir dans quelle société nous voulons vivre.

 

Le Monde, 31 mai 2008

 

Gérard Aschiéri, secrétaire général de la FSU

Jean-Marie Harribey, coprésident d’Attac

Pierre Khalfa, secrétaire national de l’Union syndicale Solidaires

 

Par Jean-Marie Harribey et collectif - Publié dans : Informations et réflexions sur notre SOCIETE
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Mardi 3 juin 2008 2 03 /06 /2008 08:27


 

Page 29 : «Une autre mesure politiquement risquée serait de réduire le nombre ( ou le montant ) des bourses aux lycéens et aux étudiants…./….Il est donc préférable d’agir prudemment, par exemple en bloquant le montant nominal des bourses malgré l’inflation, ou en ajoutant certaines contraintes administratives.»

 

Page 29 : «Le gouvernement a toutefois les moyens de faire appel au pragmatisme des fonctionnaires. Il peut, par exemple, explique que, le FMI imposant une baisse de 20% de la masse salariale, le seul choix possible est de licencier ou de réduire les salaires et qu’il préfère la seconde solution dans l’intérêt de tous.»

 

Page 32 : «Le gouvernement peut donc facilement organiser une coalition des gagnants pour s’appuyer sur elle contre celles des perdants.»

 

Page 18 : «…Ces réformes ne provoquent donc pas un "effet de choc" comme une hausse des prix de 50% pour des produits alimentaires. Ensuite, la plupart de ces réformes frappent certains groupes tout en bénéficiant à d’autres, de telle sorte qu’un gouvernement peut toujours s’appuyer sur la coalition des groupes gagnants contre les perdants.»

 

Page 16 : «…/…une politique monétaire restrictive, des coupures brutales de l’investissement public ou une réduction des dépenses de fonctionnement ne font prendre aucun risque à un gouvernement. Cela ne signifie pas que ces mesures n’ont pas des conséquences économiques ou sociales négatives : la chute des investissements publics ralentit la croissance pour les années à venir et met sur-le-champ des milliers d’ouvriers du bâtiment au chômage, sans allocation. Mais nous raisonnons ici en fonction d’un seul critère : minimiser les risques de troubles.» 

 

Page 22 : «…/…parce que le premier objectif pour certains partis politiques n’est pas le rétablissement de l’économie, mais la conquête du pouvoir, au moment même où celui-ci est fragilisé.»

 

Page 25 : «Il faut dès l’arrivée au pouvoir insister, voire en exagérant, sur la gravité des déséquilibres, souligner les responsabilités des prédécesseurs et le rôle des facteurs exogènes défavorables…../….En revanche, dès que le programme de stabilisation a été appliqué, le gouvernement peut tenir un discours plus optimiste pour rétablir la confiance (un facteur positif pour la reprise) tout en s’imputant le mérite des premiers bénéfices de l’ajustement.»

 

Page 8 : «Même si un gouvernement poursuit divers objectifs comme la croissance ou le prestige international, il reste qu’habituellement son premier objectif est de rester au pouvoir…../….Lorsque le gouvernement fait des choix budgétaires, ceux-ci affectent deux catégories de dépenses : celles qui bénéficient directement à certains groupes et accroissent ce soutien,  ou celles qui contribuent au bien-être de tous à long terme, comme les investissements en infrastructures. En cas d’ajustement, les organisations internationales demandent une réduction des premières dépenses, ce qui amoindrit le soutien au gouvernement. Celui-ci peut compenser cette baisse de popularité par la répression en cas de troubles, mais elle entraîne de nombreux coûts….»

 

Page 28 : «Ces interventions peuvent paraître plus spectaculaires qu’efficaces mais, en l’occurrence, seule importe l’image que donne le gouvernement et non la portée de ses interventions.»



 

Extrait du rapport de l'Organisation de Coopération et de Développement Economiques (OCDE) de 1996 qui «propose» des méthodes aux gouvernements concernant «la faisabilité politique de l’ajustement» ou comment faire passer LA réforme …


L'intégralité du texte est accessible sur : http://www.oecd.org/dataoecd/24/23/1919068.pdf




FACE A UN TEL PLAN, SEULES LA SOLIDARITE ET LA DETERMINATION PEUVENT NOUS PERMETTRE DE SAUVER CE QUI PEUT ENCORE L'ETRE !


A NOUS DE LE COMPRENDRE ET D'AGIR EN CONSEQUENCE ...

 


 

Par OCDE - Publié dans : Informations et réflexions sur notre SOCIETE
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Lundi 9 juin 2008 1 09 /06 /2008 09:43


A DIFFUSER LARGEMENT !!!


 

Communiqué FCPE  /  FERC-CGT  /  GISTI  /  LDH  /  RESF  /  SNES-FSU

 

 

Suite à la découverte dans les projets de programme d'une phrase particulièrement sournoise, le communiqué suivant a été publié :

 


Les organisations signataires ont pris connaissance avec la plus grande inquiétude des projets de nouveaux programmes d’éducation civique pour le collège sur lesquels le ministère de l’Education nationale a récemment consulté les enseignants concernés.

Elles s’émeuvent en particulier de lire, dans la partie du programme de 3e consacrée à la nationalité et la citoyenneté, un thème ainsi libellé : « La diversité de la population sur le territoire national est prise en compte en faisant apparaître (…) : – la nature des droits civils, économiques et sociaux accordés à tous les habitants régulièrement installés sur le territoire national  »

Cette formulation accrédite l’idée que les étrangers qui ne sont pas régulièrement installés sur le territoire ne bénéficieraient pas de droits civils, économiques et sociaux. Or, comme l’ont rappelé à de multiples reprises les tribunaux et comme essaient de le faire savoir les associations de défense des droits de l’Homme et les syndicats, les droits fondamentaux s’appliquent à tous, y compris aux étrangers sans papiers.

Ceux-ci peuvent notamment faire valoir leurs droits à la scolarité, aux soins, au mariage… [1]. Les grèves récentes de travailleurs sans-papiers sont aussi venues rappeler que le Code du travail doit leur être appliqué.

Bien sûr la politique de quotas d’expulsions et d’« immigration choisie » conduit chaque jour le gouvernement à bafouer ces principes tandis que ces dernières années se sont multipliées les politiques tendant à réduire les droits de tous les étrangers. Il est particulièrement choquant que le gouvernement, dont les actions en la matière ont été censurées à plusieurs reprises devant les juridictions nationales et européennes, tente d’accréditer auprès des jeunes collégiens l’idée selon laquelle ces politiques circonstancielles et négatrices de ses engagements internationaux auraient des fondements philosophiques universels.

 

Les organisations signataires ne resteront pas sans réagir devant ce qui leur apparaît comme un nouvel usage scolaire de la problématique de l’identité nationale dans ce qu’elle a de plus pernicieux. Elles seront particulièrement attentives à l’ensemble des nouveaux programmes d’éducation civique et dénonceront fermement toute tentative de transformer l’éducation civique en prosélytisme en faveur d’une vision réductrice de l’immigration et des droits de l’Homme.

 

Le 6 juin 2008

 [1] Voir sur ce point la note pratique du Gisti « Sans papiers mais pas sans droits », téléchargeable ici : http://www.gisti.org/IMG/pdf/np_sans-pap-pas-sans-droits_4.pdf

 

 

CONTACTS PRESSE :

 

Jean-Michel DELARBRE / 06 89 30 86 15

Sarah CHARTIER ANDRIANARIVONY / 01 48 02 04 80

 

Signataires :

  • FCPE (Fédération des conseils de parents d'élèves)
  • FERC-CGT (Fédération de l'éducation de la recherche et de la culture CGT)
  • GISTI (Groupe d’information et de soutien des immigrés)
  • LDH (Ligue des droits de l'homme)
  • RESF (Réseau éducation sans frontières)
  • SNES-FSU (Syndicat national des enseignements de second degré)

 

Par FCPE-FERC CGT-GISTI-LDH-RESF-SNES FSU - Publié dans : Informations et réflexions sur notre SOCIETE
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Mardi 10 juin 2008 2 10 /06 /2008 10:50

On y est, les scénarios redoutés mais prévus se mettent en place !

 



"Les grands semenciers brevètent les gènes d'adaptation au changement climatique

 


 


 

Monsanto, premier producteur mondial de semences transgéniques, a publié le 4 juin, à Saint-Louis (Etats-Unis), un "engagement en trois points" : la firme s'engage à "doubler la productivité du maïs, du soja et du coton en 2030 par rapport à 2000", à "développer des semences qui réduiront d'un tiers les ressources requises" d'eau et d'engrais, et à aider "à améliorer la vie des paysans, dont cinq millions des plus pauvres, en 2020". Intervenant alors que se tenait à Rome la conférence de la FAO (Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture) sur la crise alimentaire, la démarche vise à convaincre que les organismes génétiquement modifiés (OGM) sont un atout pour faire face à ce problème et au changement climatique.

Mais pour les chercheurs indépendants d'ETC Group (Action Group on Erosion, Technology and Concentration), basés à Ottawa (Canada), la démarche des grandes firmes semencières vise d'abord à s'assurer des positions commerciales profitables. Dans un rapport publié en mai (www.etcgroup.org), ETC Group révèle que Monsanto, Bayer, BASF, Syngenta et d'autres firmes ont déposé 532 brevets sur des séquences génétiques favorisant l'adaptation au changement climatique. A elles deux, Monsanto et BASF détiennent 49 % des groupes de brevets concernés. Ces deux entreprises avaient annoncé, en mars 2007, un partenariat de 1,5 milliard de dollars pour développer des plantes résistantes à des conditions climatiques néfastes - "probablement le plus grand accord privé de recherche jamais enregistré", dit ETC Group.

Ce dernier détaille les projets des principales firmes qui proposeront dès 2010 des plantes supposées adaptées à la sécheresse. Les compagnies cherchent à impliquer les grands organismes de recherche publique dans leur démarche, tels le Cimmyt (Centre international d'amélioration du maïs et du blé) ou le CGIAR (Groupe consultatif international de recherche agricole). Un programme pour développer des OGM en Afrique a ainsi été lancé par le Cimmyt avec un soutien de 47 millions de dollars de la Fondation Bill et Melinda Gates.

Pourquoi ces dépôts de brevets par les multinationales des semences sont-ils critiqués par ETC Group ? D'une part parce qu'ils risquent de distraire des ressources nécessaires à une recherche agronomique plus proche des besoins des petits paysans. Selon ETC Group, la recherche biotechnologique prolonge le modèle agro-industriel alors que la communauté des agronomes affirme que la priorité pour faire face aux crises est le soutien à l'agriculture vivrière et aux petits paysans. Cela a été clairement exprimé dans un rapport de l'ONU élaboré par la communauté scientifique et publié en avril. ETC Group cite aussi plusieurs exemples où la recherche agronomique classique parvient à élaborer des riz adaptés à des conditions très sèches.

D'autre part, le dépôt de brevets sur les gènes de familles de plantes pourrait rendre difficile aux organismes publics de recherche et aux groupes de petits paysans l'accès aux banques de semences : "Si les compagnies multinationales contrôlent les gènes-clés de la résistance à la sécheresse dans des cultures transgéniques (...), les chercheurs publics pourraient être accusés de violer les règles de propriété des gènes brevetés", s'inquiète le rapport.

Enfin, les experts soulignent que la création de plantes OGM résistantes à la sécheresse soulève de nombreux problèmes scientifiques qui sont loin d'avoir été résolus. Ainsi, selon un phénomène biologique appelé pléiotropie, le gène introduit pourrait commander d'autres caractéristiques de la plante que sa seule capacité à résister au manque d'eau.

La pression pour imposer les solutions transgéniques a été observée sur un autre front, lors de la Conférence sur la biodiversité qui s'est achevée à Bonn le 30 mai. Face à l'opposition des Etats-Unis et du Brésil, les pays africains n'ont pu obtenir le moratoire temporaire qu'ils souhaitaient sur la diffusion des arbres transgéniques, le temps d'analyser l'effet qu'ils pouvaient avoir sur les écosystèmes. Les arbres OGM pourraient produire... des agrocarburants à base de cellulose."

 

Hervé Kempf, dans LE MONDE du 9 juin 2008

 

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 Merveilleux capitalisme ! Ceux qui sont à l'origine des catastrophes présentes et, encore plus à venir, seraient les bons samaritains qui nous sauveraient de leurs conséquences !!!

Il est plus qu'urgent de prendre conscience que tout ce qui les intéresse n'est que la recherche de profits toujours plus grands, y compris en provoquant eux-mêmes les cataclysmes qu'ils feront ensuite semblant de vouloir juguler !

Plus que jamais, refusons cette captation de notre vie par ces aigrefins dénués du plus élémentaire sens moral et prêts à tout pour conforter leur main-mise sur l'ensemble des créatures et différentes ressources de la planète.


Pour mémoire, ce sont ces mêmes "élites" dirigeantes économiques et politiques qui sont à l'origine, entre autre désastres, du dérèglement climatique en cours !


Inventons notre alternative et prenons nous-mêmes notre destin en main pendant qu'il en est encore temps (si vous pensez que j'exagère, relisez "1984" et "Le meilleur des mondes"…)

Vous pouvez également découvrir jusqu'où va l'altruisme et la bonté des dirigeants de Monsanto en lisant le livre "Le monde selon Monsanto" (de Marie-Monique Robin)

 

Et, une nouvelle fois, souvenons-nous de la parole d'Albert Einstein :

 

"On ne résout pas un problème avec les modes de pensée qui l'ont engendrés"

 

 

Par Hervé Kempf - Bernard Grignon - Publié dans : Informations et réflexions sur notre SOCIETE
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Vendredi 13 juin 2008 5 13 /06 /2008 09:27

Bonjour,

 

Nous nous adressons aujourd'hui solennellement à tous les citoyen(ne)s signataires de notre pétition de 2004. Nous voulons tout d'abord vous informer de l'extrême gravité des menaces qui pèsent sur le monde académique. Nous vous demandons ensuite de relayer ces informations auprès de votre famille, vos amis, vos élus. Nous espérons enfin que tous ceux et celles qui se reconnaissent dans la notion de service public d'enseignement supérieur et de recherche apporteront, comme en 2004, un soutien actif aux initiatives que la communauté académique sera amenée à prendre dans les semaines et mois à venir pour sauvegarder son existence et son avenir.

En effet, ces derniers jours, de nouvelles informations confirment la gravité de la situation, que nous décrivons plus loin. Aussi avons-nous décidé de lancer des actions importantes, avec notamment le blocage du Conseil d'Administration du CNRS le 19 juin, de nombreuses actions locales décidées en région et une grève administrative, si nos demandes ne sont pas respectées (voir http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article1921 ). Ces actions nécessitent la mobilisation de tous ceux qui travaillent dans la recherche et l'enseignement supérieur. Des assemblées générales sont actuellement organisées sur les différents campus, il faut les démultiplier dans tous les laboratoires jusqu'au 19 juin pour informer tous nos collègues, déterminer les modalités de la mobilisation du 19 juin et préciser les formes que prendra la grève administrative.

Alors que les protestations contre la politique de Valérie Pécresse se multiplient (voir sur notre site

http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article1906 et

http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article1912), après une « marche de tous les savoirs » qui a réuni 10 000 personnes en France (voir http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article1901), nous avons le devoir d'arrêter ces réformes qui nous sont imposées sans aucune concertation, contrairement aux allégations de la ministre.

Le gouvernement est en effet en train d'essayer de mettre l'enseignement supérieur et la recherche sous son contrôle direct et au service de l'économie, incapable de comprendre que la science n'est pas un simple outil technique de production de richesses. Françoise Héritier, professeure au Collège de France, répond à cette conception: "Même des sciences humaines et sociales, on attend qu'elles rapportent ! Des bénéfices existent, mais ils sont de l'ordre de la compréhension et de la connaissance, ce qui est déjà énorme. Personne ne peut évaluer la valeur marchande de l'oeuvre de Lévi-Strauss." De même Albert Fert (prix Nobel de Physique 2007) déclare : « Les chercheurs doivent être conscients des problèmes de société... mais on ne peut pas imposer une finalité stricte à la recherche ». Mais le gouvernement ignore ces évidences et continue sa marche forcée. Aujourd'hui, il a décidé de s'attaquer au CNRS, organisme de recherche de réputation internationale, car celui-ci pouvait jusqu'à aujourd'hui conduire une politique scientifique élaborée par des chercheurs et non par des politiques.

Le gouvernement veut ainsi imposer un découpage du CNRS en instituts indépendants, dont la nomination des directeurs et les budgets seraient contrôlés directement par le pouvoir politique. Cela signifierait la disparition du seul opérateur global de la recherche fondamentale en France. Cette disparition entraînerait l'affaiblissement de tous les secteurs de la recherche publique, en particulier la recherche universitaire, puisque dans la plupart des UMR (Unités Mixtes de Recherche), un des partenaires est universitaire. L'inquiétude est particulièrement grande pour certains secteurs, tels que l'informatique ou les sciences de la vie, disciplines qui seraient chapeautées par des organismes à vocation de recherche essentiellement finalisée, au détriment de la recherche fondamentale. Quant aux SHS (Sciences Humaines et Sociales), leur présence au CNRS serait fortement réduite.

La décision de démanteler le CNRS devrait être prise lors de son Conseil d'Administration (CA), le 19 juin, seul habilité, aujourd'hui, à décider de cette restructuration. Mais la réunion du CA du CNRS du 19 juin ne doit pas avoir lieu ! Nous sommes en effet décidés à bloquer ce processus de destruction et appelons tous les personnels, avec les syndicats, à empêcher le 19 juin le pouvoir de faire croire que sa "réforme" se fait avec l'assentiment des personnels concernés. Ces derniers ont, depuis des années, fait des propositions pour une autre réforme de la recherche et de l'enseignement supérieur. Nous sommes très nombreux à demander :

- Le non-démantèlement du CNRS en Instituts pilotés par le gouvernement.

- La création de 5000 postes dans l'enseignement supérieur et la recherche afin d'améliorer l'encadrement en premier cycle et d'accroître l'activité de recherche des enseignants-chercheurs, de réduire la précarité croissante à laquelle on assiste aujourd'hui et enfin de permettre une réduction des taches administratives de plus en plus lourdes qui incombent aux enseignants-chercheurs, chercheurs et ingénieurs de recherche et qui les empêchent de faire leur métier.

- Un plan de développement permettant à toutes les universités, et pas seulement à quelques unes d'entre elles, d'avoir des locaux répondant aux normes de sécurité, et dont nous puissions être fiers au lieu d'en avoir honte.

- Une dotation budgétaire décente pour les organismes de recherche et les universités, condition indispensable à une autonomie véritable (et non fictive, comme c'est le cas actuellement), notamment en reversant à ces établissements une partie importante du budget de l'Agence Nationale de la Recherche.

Une grève administrative sera déclenchée immédiatement si le démantèlement annoncé du CNRS devait être décidé le 19 juin ou effectué à la sauvette cet été. Cette grève pourra prendre des formes multiples : refus des directeurs d'unité de signer des documents administratifs, refus de remettre des rapports scientifiques ou financiers, refus de participer à des commissions d'évaluation pour l'Agence d'Evaluation de la Recherche et de l'Enseignement Supérieur, etc. Nous ferons également appel à ce moyen de pression, utilisé avec succès en 2004, pour faire aboutir les autres demandes vitales pour notre système d'enseignement et de recherche mentionnées ci-dessus. Ces questions deviendront en effet brûlantes au moment du vote des budgets, à l'automne, qui pourraient reproduire la baisse des crédits de base des laboratoires et l'absence de création d'emplois que nous avons subis cette année.

 


Frédéric TOPIN

Laboratoire IUSTI UMR 6595

Polytech'Marseille Technopôle de Chateau Gombert

5, rue Enrico Fermi

13453 Marseille Cedex 13 France

Tel: 04 91 10 69 37

Fax: 04 91 10 69 69

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