S'INFORMER et AGIR

Lundi 30 mars 2009 1 30 /03 /2009 10:45




A l'occasion du soixantième anniversaire de l'OTAN, nous vous appelons à venir manifester à Strasbourg le 4 avril 2009 contre les politiques militaires et nucléaires agressives de l'OTAN et à participer au contre-sommet pour affirmer qu'un monde de justice et de paix est possible.

  • Nous l'affirmons avec force: la France doit renoncer à son intégration dans le commandement militaire de l'OTAN. Elle doit rompre avec une politique aux visées dominatrices méprisant les droits des peuples
  • Nous refusons la vision dangereuse et manichéenne de la "guerre des civilisations" et toutes réponses militaires aux crises mondiales et régionales
  • Nous rejetons la course aux armements et refusons de vivre dans la crainte du recours à l'arme nucléaire. Il est inacceptable que les dépenses militaires engloutissent l'argent nécessaire à la satisfaction des besoins vitaux de l'humanité; d'autant plus que les gouvernements voudraient faire payer aux peuples les dégâts du libéralisme financier
  • Nous exigeons la fermeture des bases militaires étrangères dans tous les pays

Pour construire un monde plus sûr et plus juste, nous voulons démilitariser et démocratiser les relations entre les peuples et établir de nouvelles formes de solidarité et de coopération.


En Afghanistan, le bilan de l'occupation militaire est dramatique. Les populations afghanes doivent retrouver les moyens de décider de leur avenir. Il est temps de mettre en oeuvre une solution politique internationale fondée sur l'aide d'urgence et la reconstruction dans le respect des droits du peuple afghan, en particulier des droits des femmes. Nous demandons le retrait du dispositif militaire français des troupes de l'Otan.

 


Premières organisations signataires (au 24 mars 2009) :


ACCA, ACG, ACDN, Les Alternatifs,Alternative Libertaire, ANECR, ATTAC, Américains contre la guerre (AAW), ARAC, Clubs UNESCO de l'Isère, CNCU, Collectif des Iraniens contre la guerre, Collectif Faty Koumba, Collectif la Guerre Tue, Collectif les Femmes en noir, Confédération d'action communiste, DIDF, Enseignants pour la Paix, Europe solidaire sans frontières (ESSF), Le Cactus Gauche républicaine, Droit-Solidarité, FSU, Initiative Féministe Européenne, IPAM/CEDETIM, Ligue internationale des Femmes pour la paix et la liberté (LIFPL), Marche Mondiale des Femmes, MARS-Gauche Républicaine, MJCF, MRAP, Le Mouvement de la Paix, M'PEP, NPA, Organisation de Femmes Egalité, Parti Pour La Décroissance (PPLD), PCF, Parti de Gauche, PCOF, Réseau Sortir du Nucléaire, UEC, UJFP , Union pacifiste, Union Syndicale SOLIDAIRES, Les Verts...

 

 

 

 

Pour agir :

 

Déclarez-vous, vous aussi Citoyen du monde :

 


 

 

Dites NON à l'OTAN :


 

 

http://www.otan-non.org/


http://www.appelotanafghanistan.org/

 

 

 

 

 

 


 

 

"L'armée est faite pour faire la guerre, comme le boulanger pour faire le pain"


Victor Hugo 
Par Union Pacifiste de France - Bernard Grignon - Publié dans : S'INFORMER et AGIR
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Mercredi 1 avril 2009 3 01 /04 /2009 09:41



Chers amis,


Chaque jour, la réalité s'impose de la façon la plus violente qui soit. Les licenciements se multiplient et les contre réformes gouvernementales ne cessent de frapper les services publics les plus essentiels. La santé avec la loi Bachelot, la sécurité sociale, l'éducation, la justice, l'information, rien n'est épargné.


Après le 24 janvier les manifestations du 19 mars étaient encore plus massives. Et comme seule réponse à ces mobilisations pour mettre un coup d'arrêt aux mesures que subissent les travailleurs, salariés, jeunes ou retraités, les directions syndicales tergiversent. Elles ne trouvent rien de mieux que de prévoir "un premier mai revendicatif". Et après le premier mai ? La mi-juin avant la rentrée de septembre ? Mais à quoi bon toutes ces journées d'action ?


Nous avons pris l'initiative de l'appel

"Pour la défense de nos droits constitutionnels, travail, santé, éducation, services publics, etc... chacun doit prendre ses responsabilités".

 


[http://www.pournosdroitsfondamentaux.sgdg.org/ ]

 



Au départ nous étions 200 à lancer cet appel, de tous horizons, ayant cependant le même objectif, l'intérêt général et la défense du bien commun.

Aujourd'hui,  une semaine  plus tard, nous sommes  2000 pratiquement à l'avoir fait nôtre !


Plus que jamais notre appel répond aux exigences du moment. Aussi pour être porté et propagé le plus largement possible il demande toutes les énergies, tous les efforts.


Partout,

-Auprès de vos amis,

-Dans votre entreprise,

-Dans votre quartier,

-Auprès de votre section syndicale, de votre organisation politique,  de vos élus, de votre association,

Faites-le connaître, propagez-le ! Sur les blogs, sur les sites, indiquez son existence, l'adresse à laquelle il est possible de le signer.


Pour des milliers et des milliers qui exigent l'unité pour une marche par millions à l'assemblée, pour l'interdiction des licenciements, pour la préservation et la restauration de nos services publics !"


Rappel : Soutenons massivement "l'APPEL DES APPELS", multicatégoriel !

http://decroissance.over-blog.org/article-27450724.html

http://www.appeldesappels.org/

 




"Ceux qui ont le privilège de savoir ont le devoir d'agir"


(Albert Einstein)

 



Par Collectif - Publié dans : S'INFORMER et AGIR
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Jeudi 2 avril 2009 4 02 /04 /2009 11:18






Crise, vous avez dit crise... 






Crise : Sortir du cercle vicieux


Par Wolfgang Münchau, Financial Times du 29 mars 2009


"Je suis plus inquiet aujourd'hui que je ne l'étais il y a un mois. Le principal problème, ce sont ces boucles de rétroaction entre l'économie réelle et le secteur bancaire, qui sont vraiment effrayantes", s'alarme Wolfgang Münchau, éditorialiste au Financial Times, qui prévoit que la crise, en frappant de plein fouet l'économie réelle, va provoquer une recrudescence de défaillance de ménage et d'entreprises, fragilisant encore plus des banques qui n'ont pas encore fini de restaurer leurs fonds propres après la première saignée de dépréciation des actifs toxiques. Ni le plan Geithner, ni les mesures d'urgence prises en Europe ne prennent en compte cette deuxième vague, avertit-il, avant de conclure que les européens, qui ont déjà commis de "nombreuses erreurs d'appréciations" devront mettre en oeuvre un nouveau plan, tout comme les USA. (...)

 


Intégralité de l'article à lire sur : http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2619

 

 



Capitalisme suicidaire


Par William Pfaff, TruthDig du 24 mars 2009


"La plupart des économistes tombent en syncope lorsque le mot protectionnisme est prononcé. C'est une folie, disent-ils, pour deux raisons : c'est une recette assurée pour provoquer l'appauvrissement de tous, en réduisant les échanges, et le chacun pour soi qu'il implique est porteur des vents mauvais du nationalisme.

Le second argument mérite à coup sûr d'être entendu. Mais quid du premier ? La logique sous-jacente est celle-ci. L'économie nous apprend que la spécialisation de chacun pour un type de tâche donné permet d'accroître la production disponible pour tous. Etendu aux nations, cet argument est celui de l'avantage comparatif, qui, exposé à dessein de façon naïve, peut se décrire ainsi : laissons aux suisses la production des coucous dans laquelle ils excellent, aux français l'élevage des grands crus, et échangeons ensemble les fruits de nos savoirs faire.


Mais cette apologie du doux commerce et de l'approfondissement des génies nationaux correspond-t-elle à la réalité ? Car les progrès des réseaux, le nouveau type de production segmentée qui s'est installé dans la période récente a dissocié l'ancienne solidarité de fait qui existait dans les processus entre savoir faire et production. Avec l'avènement du modèle d'entreprises sans usines, la production est maintenant externalisée, souvent délocalisée. Et le savoir faire, lui aussi, est désormais délocalisable, sinon délocalisé.

La liberté de circulation des capitaux, la taille acquise par les entreprises mondialisées, leur permettent bien souvent de développer hors sol l'infrastructure qui cristallise leur excellence concurrentielle. Ainsi, des trois facteurs de production, capital, organisation, et travail, plus aucun n'a de réel enracinement territorial, et lorsque les coûts d'installation et de transaction sont acceptables, il est désormais tout à fait possible de mettre en concurrence toute les nations sur la localisation et le coût de chaque composant, afin de maximiser les retours. Dans cette logique, l'effet de levier que procure l'avantage comparatif n'appartient plus au capital immatériel, aux externalités, à la géographie propre aux sociétés. Il est privatisé au bénéfice d'une étroite minorité qui l'accapare presque entièrement à son profit, lui aussi hors sol, et dispose ainsi d'un avantage absolu sur toute société, soumise à l'incessant chantage au départ.


Ainsi, nous sommes aujourd'hui fort éloignés de l'heureux modèle de la « richesse des nations » chère à Adam Smith. Plus encore, cette masse de signes, de créances, extraite des circuits locaux de production et d'échange, virevoltant de façon incessante à travers le monde à la recherche du meilleur rendement pour préserver et amplifier sa valeur, est une contradiction en elle même. Elle doit son existence à la pression croissante exercée sur les sociétés humaines grâce à leur mise en concurrence, mais ne peut conserver sa valeur que tant que celles-ci parviennent à prospérer. Différemment dit : peut-on raisonnablement espérer vendre longtemps des chaussures de sport à 200 euros en ne distribuant en contrepartie que 2 euros de salaire, qui plus est en Chine ? Si le mot protectionnisme, fait scandale, laissons le là. Mais faut-il pour autant s'interdire de penser cette nouvelle réalité qui est devenue la nôtre, où l'idée même d'un contrat social implicite, seul gage de la possibilité du vivre ensemble, a été réduite en miette par les avancées de la science, de la maîtrise technique - et de la dérégulation - qui ont dissout l'ancienne solidarité de fait qui liait le destin des hommes et les contraignait heureusement à négocier un partage équitable du fruit des efforts de tous ? Dans le texte que nous publions aujourd'hui, William Pfaff, qui fut longtemps éditorialiste à l'International Herald Tribune, n'emploie pas le mot de protection. Mais l'idée qu'il faille protéger les sociétés des processus de déliaison délétères à l'oeuvre dans la mondialisation sous tend toute sa réflexion. (...)

 


Intégralité de l'article à lire sur : http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2621


 

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"Lorsqu'un gouvernement est dépendant des banquiers pour l'argent, ce sont ces derniers, et non les dirigeants du gouvernement qui contrôlent la situation, puisque la main qui donne est au dessus de la main qui reçoit. [...] L'argent n'a pas de patrie ; les financiers n'ont pas de patriotisme et n'ont pas de décence ; leur unique objectif est le gain."


Napoléon Bonaparte (1769-1821), Empereur des Français

 

 



"Les pays sous-peuplés d'Afrique sont largement sous-pollués. La qualité de l'air y est d'un niveau inutilement élevé par rapport à Los Angeles. Il faut encourager une migration plus importante des industries polluantes vers les pays les moins avancés ¼ et se préoccuper d'avantage d'un facteur aggravant les risques d'un cancer de la prostate dans un pays où les gens vivent assez vieux pour avoir cette maladie, que dans un autre pays où deux cents enfants sur mille meurent avant d'avoir l'âge de cinq ans. Je pense que la logique économique qui veut que des masses de déchets toxiques soient déversées là où les salaires sont les plus bas est imparable."


(Lawrence Summers, ancien membre du staff de la Banque mondiale, chef des conseillers économiques du Président Clinton, président de l'Université de Harvard et actuel responsable du conseil économique du Président Barack Obama)



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Ils sont tellement obnubilés par leurs intérêts immédiats (réélection, conservation et extension de leur pouvoir, avidité, vanité, ...), tellement empêtrés dans la recherche de la satisfaction immédiate, tellement convaincus qu'aucune limite ne n'applique à eux, qu'ils sont eux-mêmes incapables de résoudre les problèmes dont ils sont eux-mêmes à l'origine.

 

 


Nous sommes donc dans une impasse totale :


Soit leur "relance" est effective (jusqu'à la prochaine "crise", dont l'ampleur sera encore plus dévastatrice et néfaste pour les plus démunis) et ce sera le redémarrage d'une machine absurde qui accentuera et perpétuera les injustices indignes d'une espèce dite "évoluée", les guerres, les atteintes aux libertés individuelles et collectives, la destruction généralisée de la nature, ce qui nous conduira, de toute façon, tout droit à des catastrophes majeures.


(Remarque : cette échéance sera un peu moins rapide, mais encore plus destructrice avec la "croissance verte" et le "développement durable")

 


Soit cela ne "marche" pas et c'est l'immense majorité des exploités de la Société humaine qui en fera les frais. Afin d'éviter le pire, il est plus que probable que les peuples se réfugieront alors dans les bras de beaux parleurs populistes et sécurisants. En effet, ceux-ci leur promettront monts et merveilles, en échange de leurs libertés et de l'ensemble des avancées sociales si durement gagnées, brûlées sur le bûcher de la "modernité", du "développement" et du "progrès".

 

 


Si vous voulons nous sortir de ce choix absurde et suicidaire, une seule alternative s'offre à nous :

Prendre la seule voie porteuse d'avenir et de mieux-être universel, celle de la maturité, de la sagesse et de la paix


v     Prendre conscience de cette situation et réhabiliter les véritables Valeurs (fraternité, partage, générosité, respect, justice, amour,...).


v     Agir immédiatement d'une manière cohérente avec nos connaissances et nos aspirations (Remettre en question nos modes de vie, sans attendre - travail, vie en famille, toute consommation, habitat, alimentation, transports,...-).


v     Apprendre à vivre "autrement", dans la simplicité, le partage, la coopération et le respect de l'ensemble de la nature (commencer par apprendre à se passer de l'immense majorité des objets inutiles, voire nuisibles, qui nous entourent).


v     Commencer par remettre nous-mêmes en question dans nos comportements quotidiens les 3 piliers de notre système économique que sont : la publicité - entraînant la frustration permanente, la nécessité de gagner toujours plus d'argent, la frénésie de consommer, la volonté de posséder plus que les autres,... ; l'endettement (qui nous rend esclave du système, nous empêche de le remettre en question, nous amène à accepter toutes les destructions sociales, nous pousse à accepter n'importe quel "travail" - y compris dans les secteurs les plus nuisibles - et nous permet de repousser sans cesse les limites de nos désirs sans fins) ; et l'obsolescence (programmée ou simplement ressentie) de tous les objets qui nous entourent - qui nous pousse sans cesse à vouloir les remplacer par d'autres toujours plus "modernes", performants", voire faussement "écologiques",...-.


v     Participer à tous les mouvements de résistance à cette politique mondiale suicidaire (enseignement, justice, santé, "sans papiers", anti-guerres, fauchage d'OGM, ...).


v     Prendre nous-mêmes notre destin en main, passer outre les autorités instituées (gouvernements en place, partis politiques traditionnels, syndicats -"partenaires sociaux"-, responsables d'une économie tournée vers l'unique objectif de la recherche du profit, ...) et imaginer de nouveaux modes d'organisation collective.


v     Se regrouper et (re)créer des liens à tous les niveaux


Tout ceci ne constituant que le début de ce processus salvateur... ...

 




Je vous invite, par ailleurs à (re)lire et à méditer, avant d'agir sans plus attendre :



Le poème de martin niemöller et une proposition d'actualisation

(http://decroissance.over-blog.org/article-19691477.html)




ainsi que le :

(http://decroissance.over-blog.org/article-28113741.html)

Par Divers - Bernard Grignon - Publié dans : S'INFORMER et AGIR
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Lundi 20 avril 2009 1 20 /04 /2009 09:17


Bonjour,

 


Soucieux de cohérence, j'ai décidé de limiter considérablement le temps que je passe seul devant mon ordinateur, même s'il est alimenté en énergie d'origine ni fossile ni nucléaire par Enercoop (http://www.enercoop.fr/). Aussi, je vous invite tout d'abord à en faire autant, ensuite, de manière tout à fait ciblée et limitée de vous informer par vous-mêmes.


Les mises à jour sur ce blog seront donc beaucoup moins fréquentes que par le passé.

Je vous rappelle, par ailleurs, l'existence de 3 sites "alternatifs", sur lesquels vous trouverez de nombreuses informations quotidiennes, dont la plupart ne sont pas diffusées dans les autres médias :


- http://contreinfo.info/


"Les infos absentes des prompteurs de JT" :


Des informations multiples, en particuliers de nombreuses analyses économiques, en général tout à fait pertinentes, ainsi que des descriptifs sur les conséquences du dérèglement climatique.



- http://www.legrandsoir.info/


"Journal militant d'information alternative", concernant des sujets de société, des analyses politiques et économiques et en particulier, un article de "La Décroissance" du mois d'avril 2009 intitulé : La Toile contre la politique ?

 



- http://bellaciao.org/fr/


Essentiellement consacré à la situation sociale et politique. Un exemple, un article publié le jeudi 16 avril 2009 : "Le Développement durable, une arnaque du capitalisme !"


 

Vous pouvez même vous passer de votre ordinateur et écouter l'excellente émission "Terre à terre", diffusée chaque samedi matin sur France Culture de 7h05 à 8h, et lire les journaux "Le Sarkophage" et "La Décroissance", ainsi que les magazines "S!lence" et "L'écologiste" (liste non exhaustive...)



Quoi qu'il en soit, s'il est indispensable d'être informé autrement que par les sources "officielles" ("grands" médias nationaux et leurs avatars sur internet), il est surtout essentiel d'"en faire quelque chose".

 



A vous de réfléchir, de transmettre, d'échanger, de partager vos points de vue et, en tout premier lieu d'agir sans attendre plus tard ou que d'autres s'y mettent, de manière conforme à vos convictions. Vous pouvez aussi continuer à vivre comme avant ou même vous lamenter...


Pour ceux qui habitent proche d'Avignon, nous pourrons nous rencontrer, les lundi 11 mai et 8 juin, toujours à la MAS (50bis, rue Guillaume Puy - 84 000 AVIGNON), de 18h30 précises à 20h30.


Pour les autres, il me semble absolument prioritaire de sortir de notre isolement. A chacun de voir comment...

 


Puissions-nous tous ensemble faire en sorte que la lumière apparaisse au bout du tunnel !

 



Bernard Grignon

 

 

 

 

 

Parmi de très nombreuses autres sources de réflexion, je vous propose de vous inspirer de ces 3 propositions, à mes yeux fort judicieuses :




"Soyez le changement que vous souhaiteriez voir dans le monde"

 

(Gandhi)



«Il nous faut apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous périrons ensemble comme des imbéciles.»


(Martin Luther King)

 


"Il ne s'agit pas de préparer un avenir meilleur mais de vivre autrement le présent"


(François Partant)


Par Bernard Grignon - Publié dans : S'INFORMER et AGIR
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Lundi 27 avril 2009 1 27 /04 /2009 10:47

 


 Lettre d'information du 27 mars 2009

 



Plus de mille personnes ont répondu présents le 22 Mars 2009 au deuxième rassemblement national de l'Appel des appels qui s'est tenu à Montreuil à la Maison de l'Arbre.

Dans ce lieu et à une date, hautement symboliques, chaque champ socioprofessionnel concerné par les appels (qui se multiplient) a porté témoignage de la manière dont ses praticiens résistent aux politiques de normalisation, de détricotage systématique des métiers dans chacun des domaines, justice, culture, recherche, information, psychiatrie, hôpital public, et plus généralement dans tous les secteurs du « bien public », garant ultime de l'espace de l'intime et du lien social.

 

L'assemblée a pris acte à partir du témoignage exemplaire des comités locaux qui se réclament de l'Appel des appels (Marseille, Strasbourg, Toulouse, Rennes, Bordeaux, Brest, Nancy, etc.) de leur constitution.

L'assemblée a tenté de cerner davantage le périmètre de ses actions et de ses valeurs afin d'éviter d'entrer en concurrence avec les autres mouvements politiques et sociaux tout en soutenant leurs actions lorsqu'elles se fondent sur les mêmes valeurs. La singularité de l'Appel des appels provient de l'éthique citoyenne qui prend racine dans les valeurs des pratiques professionnelles et des finalités humanistes dont elles sont issues.

 

Il conviendrait à l'avenir de rassembler davantage le continuum complet de chacun de ces métiers en y intégrant des travailleurs pauvres et précaires qui paradoxalement, pour une société dite de la connaissance, les peuplent plus encore que dans d'autres secteurs professionnels.

Une première table ronde a permis d'approfondir les dispositifs de normalisation et l'idéologie de l'évaluation produisant l'actuel malaise dans la civilisation. Il s'agit d'une véritable initiation sociale à la soumission volontaire des individus et des populations.

La seconde table ronde a débattu des possibilités de convergence avec les autres appels qui résistent à cette politique de la peur et de la norme. Le débat reste ouvert, mais l'essentiel demeure de reconnaître à l'Appel des appels sa singularité irrévocable sans pour autant se priver des solidarités partagées pour défendre les valeurs qui nous rassemblent.


L'Appel des appels se veut un véritable laboratoire d'analyses et de réflexions transversales aux champs artistique, scientifique et social, d'expérimentations, de soutien à la production de savoirs et des actions alimentant, sur la durée, chacun des appels en lutte pour la préservation et la promotion de l'éthique humaniste.


L'Appel des appels ne saurait se substituer aux responsabilités spécifiques des mouvements syndicaux et politiques dont il salue la tradition et la détermination. Tout en révélant le caractère citoyen des valeurs, des savoirs et des pratiques des métiers, l'Appel des appels suscite une culture du politique sans confusion avec « la politique ».

L'Appel des appels, fort des 73 200 signataires qui ont soutenu son initiative, souhaite créer les conditions d'une deuxième vague d'expression en nouant avec les institutions nationale et européenne de la société civile, les partis, les organisations syndicales, les associations, les mutuelles et coopératives, un dialogue permettant dans la durée de résister à la civilisation actuelle de la norme et de la peur, et de faire des propositions à la hauteur des défis de la crise.


Roland Gori et Daniel Le Scornet


Le 26 mars 2009

 


 

POUR PLUS D'INFORMATION ET SIGNER LA PETITION :

http://www.appeldesappels.org/spip.php?rubrique1


 

 



INFORMATION :



Constitution d'un comité local à Paris


Parmi les demandes faites dimanche l'une concerne les comités locaux de Paris et de l'île de France. Afin d'aider à sa constitution nous allons inscrire sur une liste tous ceux qui le souhaitent et en particulier ceux qui dimanche se sont manifestés.

Nous proposons à ceux qui habitent Paris et qui souhaitent participer à la constitution de ce comité local de se signaler.


Il vous suffit d'envoyer un message à l'adresse suivante :


appel75-subscribe@yahoogroupes.fr


Par Appel des appels - Publié dans : S'INFORMER et AGIR
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Mercredi 29 avril 2009 3 29 /04 /2009 09:14

 

 


DEUX EXEMPLES, PARMI DE TRES NOMBREUX AUTRES

 


 


VIOLENCE POLICIERE ET ARRESTATIONS ARBITRAIRES A LYON



Ce lundi 27 avril 2009, la présidence de l'université Lyon 2 a organisé un vote concernant le blocage. Pour en assurer la sécurité, elle a décidé d'avoir recours à des vigiles privés plutôt qu'à des personnels de l'université.

Nous considérons que ce vote, qui a eu lieu sans débats préalables, sans concertations avec les syndicats et les étudiants, est illégitime et passe par-dessus la démocratie des assemblées générales.


L'appel au boycott de ce vote contresigné par les syndicats Unef et Fse et par le collectif du personnel et des enseignants Pau a été censuré. Alors que les assemblées générales de Bron, des Quais et des doctorants se sont prononcées pour le boycott. Dans ce contexte, les grévistes qui se battent depuis deux mois pour la sauvegarde de l'enseignement supérieur ont voulu manifester devant les bureaux de vote afin de protester.


C'est à ce moment-là que les vigiles privés ont utilisé la violence contre les étudiants en les gazant. Les forces de police sont intervenues et ont poursuivi les grévistes dans une véritable embuscade aux alentours de Jean Macé afin d'arrêter de manière ciblée quatre étudiants connus de la mobilisation. Deux des étudiants sont des syndicalistes. C'est une arrestation politique puisque les personnes arrêtées n'étaient pas présentes lors des échauffourées. Nous condamnons le choix de la présidence de Lyon 2 de recourir à des vigiles dans l'université, ainsi que les violences auxquelles ils se sont livrés, en perdant leur sang-froid. Plusieurs étudiants ont été frappés. Nous condamnons la violence policière et les arrestations préméditées de grévistes connus afin de casser le mouvement de grève. Nous ne cèderons pas face à la répression. La mobilisation continue et nous appelons à la manifestation du mardi 28 avril et du vendredi 1er mai.



UNEF, FSE, UPC, Fédération PCF Rhône, Fédération Sud étudiant, UEC, JC, JCML, étudiants mobilisés.

 

 

 

 



POLITIQUE DU "RESULTAT PAR LE CHIFFRE" ET VAGUE DE GARDES A VUE

 


Verlaine Pinot l'a constaté : les violences et les tensions entre la police et la population ne sont pas que la réalité des quartiers délaissés. Bilan d'un contrôle de routine qui a dégénéré : vingt-quatre heures de garde à vue, entorse, contusions et une convocation devant le délégué du procureur pour outrage.



Menottes :


Le 31 mars dernier, 19 h 30, plus de pain. Verlaine Pinot, mère d'une famille aisée du Pecq (Yvelines) et conseillère principale d'éducation saute en voiture avec sa fille de 18 ans pour aller en acheter à Saint-Germain-en Laye et oublie son sac avec permis et assurance. La place Royale : ses pavés, ses embouteillages, sa police... Le contrôle tombe, l'automobiliste propose d'envoyer sa fille chercher les documents. Sans répondre, le policier s'absente une trentaine de minutes.

A son retour, la note est salée : deux contraventions. Pour n'avoir pas présenté les papiers et pour avoir refusé la priorité à un piéton. Verlaine Pinot décide de contester ce dernier point. Dialogue de sourds, elle demande à s'adresser au commissaire. «Outrage», s'écrie alors le jeune policier à un collègue qui, selon Verlaine Pinot, lui répond : «On tient la garde à vue et le casier judiciaire.» Elle est immobilisée sur la voiture de police par une clé de bras énergique. Elle aurait traité un agent de «connard», ce qu'elle nie :«J'ai eu une démarche d'explication pédagogique qui a peut-être déplu. Mais je n'emploie jamais ce mot.»

Menottée, Verlaine Pinot est embarquée au commissariat. Elle apprend qu'on l'accuse aussi de rébellion. Elle proteste. Selon elle, l'un des agents s'est approché à 10 cm de son visage : «Je suis pas de la municipale, je suis de la police nationale, je fais ce que je veux.» Sa tension chute, elle se réveille aux urgences de Poissy. Le médecin constate les blessures et prescrit dix jours d'incapacité temporaire totale (ITT).

Retour en cellule, fouille. Verlaine Pinot attend une douzaine d'heures avant d'avoir accès aux toilettes. Elle n'a pas dormi. Un officier de police judiciaire (OPJ) prend sa déposition et l'invite à reconnaître les faits. Elle refuse. «Le régime de faveur est terminé», rétorque l'OPJ. Retour à la case geôle. Sa fille est convoquée pour témoigner, l'accusation de rébellion est abandonnée. Vers 17 heures, retour auprès de l'OPJ qui s'excuse de «sa mauvaise humeur» du matin. Verlaine Pinot rentre chez elle avec une convocation au tribunal de Versailles, et un œdème au bras droit. Contacté, le commissariat de Saint-Germain n'a pas souhaité répondre, arguant de la procédure en cours.


Abus :


Le lendemain, Verlaine Pinot porte plainte auprès de l'Inspection générale des services (la «police des polices») pour abus de pouvoir et violences volontaires. Ce jour-là, Amnesty International publiait un rapport soulignant l'impunité dont bénéficient certains policiers mis en cause lors de violences.


http://www.liberation.fr/societe/01...

 

 

 

 


RAPPEL :


Près d'un Français sur cent a été placé en garde à vue en 2008 ! En sept ans, leur nombre a augmenté de 71,6%, passant de 336.000, en 2001, à 577.000 en 2007...

 

Pour en savoir plus, consulter, entre autre :

http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/france/gardes-a-vue-la-grande-illusion-29-04-2009-356352.php


Vous pouvez également écouter les émissions de Daniel Mermet des 24 et 25 mars derniers :

http://www.la-bas.org/recherche.php3?recherche=gardes+%E0+vue

 

 

 

 

 

 

La "clientèle" doit être satisfaite, pendant que les autres vaquent, tranquillement, à leurs occupations habituelles...


Dormez, braves gens, "on" s'occupe de vous!

 

 


 

 

 

 

"Quand le peuple ne réclamera plus rien d'autre que l'argent et la sécurité, c'est qu'il aura intériorisé sa condition d'esclave."


Tocqueville

 

 

 

"Si vous êtes prêt à sacrifier un peu de liberté, pour votre sécurité, alors vous ne méritez ni l'une ni l'autre"


Thomas Jefferson

 

 


"Si tu ne peux pas participer à la lutte, tu participeras obligatoirement  à la défaite !"

 

 Bertholt Brecht

 

 

 

"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire"

 

Albert Einstein

 

 

 

"Art. 35 : Quand le Gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est pour le peuple et pour chaque portion du peuple le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs."

 

Constitution des Droits de l'Homme et du Citoyen. 24 juin 1793

 

 

 

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A VOIR ABSOLUMENT, ACTUELLEMENT SUR LES ECRANS :

 

 

 

LA VAGUE


http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=134390.html

 

 


 

 


Je vous invite également une nouvelle fois, à lire ou à relire :


Le poème de Martin Niemöller et une proposition d'actualisation

(http://decroissance.over-blog.org/article-19691477.html)

 

 

 

 

Et, surtout, surtout, à agir en conséquence (un exemple, hier 28 avril, il y avait une vingtaine de militants et une petite dizaine de soignants devant l'hôpital d'Avignon pour manifester contre la destruction, organisée par le gouvernement, de la santé publique...).

 


Que faudra-t-il de plus que tout ce qui est en cours actuellement pour sortir de notre torpeur  et de notre confort illusoire ???


 

Par Bernard Grignon, lanceur d'alertes - Publié dans : S'INFORMER et AGIR
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Lundi 4 mai 2009 1 04 /05 /2009 09:02

 



 


 



Le Titanic de l'économie carbonique



L'Histoire retiendra dans son œuvre d'établissement des faits aux conséquences gravissimes que le récent sommet du G20 est l'une des preuves les plus flagrantes de l'incurie actuelle des Maîtres du Monde. L'économie mondialisée est un navire démesuré aux multiples voies d'eau dont on a décidé de maintenir la route incertaine afin de sauver le plus longtemps possible les intérêts des occupants de la Première Classe. Le discours tenu aux passagers des classes subalternes n'affiche évidemment pas ce but cardinal ; on leur assure au contraire que pour sauver tout le monde il n'est qu'un seul cap à suivre. Mais, peu importent les paroles du Commandement : son attitude obstinée révèle une coupable sous-estimation du danger qui menace de dislocation le Titanic planétaire.


Ce Titanic-là est un trop vieux rafiot pour pouvoir tenir la mer démontée qui l'assaille de toute part. Il est d'un autre temps, celui où la prospérité économique provenait de l'abondance des sources d'énergie d'origine fossile.


La première méprise du Commandement est de croire qu'il va pouvoir maintenir le coût de l'énergie à 5% du PIB, indicateur par ailleurs fièrement conservé comme référence de la richesse produite grâce à ce volume d'énergie. La vénération du mythe de la Croissance alors que les gisements de matières fossiles desquels elle dépend étroitement diminuent devrait imparablement apparaître absurde. Dans l'économie carbonique, produire va coûter de plus en plus cher à mesure que l'on va découvrir qu'aucune alternative crédible aux « fossiles » n'existe dans un avenir raisonnable. Ces considérations nous feraient presque oublier le désastreux bilan écologique de l'usage démentiel de ces sources d'énergie qui firent la fortune de l'ère industrielle.


C'est la deuxième illusion du Commandement : croire qu'il va être possible de repeindre en vert la titanesque croissance.


L'abondance énergétique n'est pas le seul attribut de l'économie carbonique. Un autre attribut mortifère la condamne au regard de la nécessaire intelligence à (re)construire : elle s'est développée au mépris des limites qu'imposent la nature en général et le vivant en particulier. La transgression de ces limites, après avoir été longtemps prétendue inoffensive, est aujourd'hui payée au prix fort par les sociétés humaines :

Les dérèglements climatiques, l'appauvrissement des sols, le dépérissement avancé de la biodiversité ou le développement exponentiel des maladies « environnementales » devraient nous imposer le réapprentissage des limites.


La Croissance verte est toujours la Croissance, c'est-à-dire la poursuite du renoncement à prendre en considération impérative les limites physiques et biologiques.



Les hommes devraient inventer l'économie biophysique. Cette économie « révolutionnaire » ne se préoccuperait pas seulement de connaître les limites de son emprise sur les écosystèmes, elle produirait surtout les conditions de son existence pérenne par l'équilibre des flux entre elle et la nature dans toutes ses dimensions. La Culture n'est pas supérieure à la Nature ; elles doivent marcher de front pour un dialogue permanent. Ici, la Croissance verte échouera encore : l'allègement de la domination de l'économique sur la nature ne remet pas en cause le caractère essentiel de cette domination. Adoucir le joug pour mieux le maintenir, telle est la nouvelle et dérisoire frontière offerte aux peuples par le Commandement aveugle du navire en perdition.


Le Commandement, régulièrement conforté par les analyses macro-économiques de ses nombreux conseillers, se méprend encore en ignorant superbement la contre productivité manifeste de la « société de marché ». L'archéologue américain Joseph Tainter a étudié le développement et le déclin de nombreuses civilisations pour mettre à jour les raisons communes de leurs destins fatals. Confrontées aux problèmes inhérents à leur fonctionnement, ces civilisations accroissent la complexité de celui-ci en augmentant encore les moyens qui ont permis leur développement. L'accroissement de la complexité signifie la diversification des rôles sociaux, économiques et politiques ainsi que l'essor des moyens de communication et la croissance de l'économie des services, tout cela étant soutenu par une consommation d'énergie sans cesse en augmentation. Il est incontestable qu'aujourd'hui la satisfaction sociale par habitant augmente de moins en moins vite, alors que les coûts écologiques croissent chaque jour davantage. La contre productivité globale de la société de marché est désormais palpable puisque son bénéfice net, différence entre la satisfaction sociale et les coûts conjoints de l'organisation sociale et de la crise écologique, diminue. L'effondrement de cette société interviendra quand son bénéfice net deviendra nul. Hérétique prédiction !


L'erreur majeure des économistes de la théorie orthodoxe est de raisonner exclusivement sur la combinaison de deux facteurs de production, le travail et le capital, et d'ignorer ainsi le moteur même de l'économie que constitue les matières minérales et énergétiques fournies par la nature.


L'épuisement de ces richesses premières en amont de la production et les dégâts occasionnés à l'environnement naturel en aval de la consommation ne sont jamais sérieusement chiffrés économiquement. À cet égard, le développement durable, déclinaison publicitaire de la théorie économique dominante, ne résout rien. En dernière instance, c'est toujours l'économique qui l'emportera sur le social et l'environnemental. À la figure des trois cercles ne se chevauchant que sur une portion congrue, il nous faudrait substituer celle de trois cercles concentriques : le petit cercle de l'économie contenu dans celui plus large du social lui-même inscrit dans le vaste cercle de l'environnement naturel. Cela s'appelle reconstruire notre imaginaire.


À cette nécessité impérieuse, le Commandement préfère l'enthousiasme pour une prédiction minuscule érigée en chaloupe providentielle : la Chine devrait faire 8% de Croissance en 2009...



Yann Fiévet, le 3 mai 2009 sur : http://www.legrandsoir.info/article8502.html

 

 

 

 

 

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Laisser le Titanic voguer vers son destin ou bien reconstruire notre imaginaire ??? Telle est la question, tel est notre choix...

 

 

 

 

 

RAPPELS

 

 

1- Nous sommes tous dedans...


2- Comble du comble, plus de 80 % de nos frères humains n'auront jamais profité des "fruits du développement", spoliés par les moins de 20 % (dont chacun de ceux qui ont les moyens de lire ce texte fait partie) de prédateurs, qui utilisent pour leur propre compte plus de 86 % des richesses de la planète. Quant au sort de nos enfants et de ceux qui leur succéderont peut-être, c'est tout simplement une question qui n'intéresse visiblement personne (ou presque).

 

 


A VENIR


- Un diaporama "éclairant", avant de prendre le temps de méditer, puis de sortir, peut-être, de la torpeur mortifère dans laquelle nous sommes plongés...


- Une analyse et des propositions pour une alternative crédible (la seule, selon moi). Et oui, contrairement au discours ambiant, certains imaginent des solutions possibles, viables et profitables à tous. Il suffit de ne pas les décrédibiliser, les marginaliser, voire les condamner par avance ! (à propos, chacun a son mot à dire et est convié à cette réflexion et à sa mise en oeuvre, dont le caractère d'urgence et de priorité absolue sur toute autre considération ne vous aura sans nul doute pas échappé.)


Par Yann Fiévet - Bernard Grignon - Publié dans : S'INFORMER et AGIR
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Mardi 16 juin 2009 2 16 /06 /2009 09:40

 

 



Loi de programmation militaire : Comment faire taire les militants


 

 


La ministre de l'Intérieur, sur suggestion de l'Élysée et de quelques parlementaires, prépare en secret un arrêté fondé sur un projet de loi signé du Premier ministre et du ministre de la Défense, prêt depuis le mois d'octobre 2008. Il s'agit de la loi 1216 de programmation militaire pour 2009-2014 : un texte plutôt banal s'il ne prévoyait, dans son article 5, de réorganiser et de redéfinir tout ce qui touche à la sécurité intérieure. Ce qui, une fois la loi votée, autorisera la publication d'un ou plusieurs décrets permettant de poursuivre notamment les militants écologistes et associatifs lorsque, par leurs actions, écrits ou propos, ils mettront en cause« les intérêts de l'État ». Dans ces « intérêts » seraient notamment inclus ce qui concerne les centrales, les transports nucléaires et le stockage des déchets, mais aussi ce qui touche aux installations industrielles et aux stockages classés « Seveso », qu'il s'agisse d'usines manipulant des substances dangereuses ou d'aires abritant des cuves de produits chimiques. Ce texte aurait aussi comme conséquence d'aggraver les peines encourues par les faucheurs d'OGM, car il permettrait de poursuivre les individus et les associations mettant en cause les intérêts économiques stratégiques de la France.



Dans l'exposé des motifs de la loi, on trouve en effet ce paragraphe : « Les attributions, déjà codifiées, des ministres de la Défense, de l'Intérieur, des Affaires étrangères, de l'Économie et du Budget sont redéfinies en fonction des différentes politiques qui entrent dans leur champ de compétence et concourent à la stratégie de sécurité nationale. Au-delà de ces modifications, et dans le prolongement des orientations du Livre blanc, des attributions particulières en matière de sécurité nationale du ministre de la justice et des ministres chargés de la Santé, de l'Environnement, des Transports, de l'Énergie et de l'Industrie sont codifiées. »


Au nom de la sécurité nationale, le décret en préparation permettrait donc de placer sous la protection de cette dernière toutes les actions et informations liées, par exemple, à l'environnement et aux infrastructures contestées par les associations de protecteurs de la nature et les organisations écologistes. De la même façon, tout ce qui concerne le changement climatique pourra entrer dans les informations classifiées interdites de divulgation. Classification qui, d'une part, sera bien entendu à la discrétion souveraine du gouvernement en place et qui, d'autre part, sera opposable à la fois aux militants, aux associations et aux juges d'instruction. S'ils existent encore. Les écolos ne sont bien sûr pas les seuls visés : ce texte à tout faire permettrait de poursuivre tous les agissements « déviants ».


II deviendrait donc plus difficile d'exercer une contestation écologique. Ce dispositif pourrait être complété dès l'automne par une circulaire ou un décret - ce n'est pas encore décidé - qui compliquerait la tâche des citoyens et des associations de protection de la nature voulant attaquer des décisions de l'État et des collectivités territoriales devant les tribunaux administratifs. Les élus se disent lassés des remises en cause de permis de construire ou des tracés de routes. Depuis plusieurs années, les associations de maires demandent au gouvernement une restriction de la contestation « administrative » pour abus de pouvoir et non-respect des règles d'enquête publiques. En oubliant de rappeler que le recours aux tribunaux administratifs est souvent la seule arme des écologistes et des associations de protection de la nature.

 

 


Entre les possibilités de criminalisation de la contestation écologique et les restrictions aux recours administratifs, si ces deux réformes entrent en vigueur, l'écologie devrait peu à peu cesser de gêner le pouvoir. Pour l'instant, il est encore, au moins, possible de l'écrire sans encourir le risque d'être poursuivi... pour outrage au gouvernement.

 


Claude-Marie Vadrot, le 15 juin 2009 dans Politis : http://www.politis.fr/article7307.html

 

 

 

 

 

 

 

 

A LIRE, A RELIRE, A FAIRE LIRE, A OFFRIR (vendu 1 euro), POUR ...... AGIR !!!

 

"Matin Brun", de Franck Pavloff (Editions Cheyne, 2002)




et, toujours et encore, de plus en plus d'actualité, sur ce même blog (et entièrement "gratuit")


Le poème de Martin Niemöller et une proposition d'actualisation

Par Claude-Marie Vadrot - Bernard Grignon - Publié dans : S'INFORMER et AGIR
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Mercredi 24 juin 2009 3 24 /06 /2009 18:38

 

 

 

 


Résidus de pesticides et liberté de parole





Le MDRGF (Mouvement pour les Droits et le Respect des Générations Futures), présidé par le Professeur François Veillerette, a dénoncé la présence de pesticides dans près de la totalité des échantillons de raison de table qui avaient été analysés dans le cadre d'une campagne européenne.

Le résultat ? Soyez bien assis : le MDRGF est assigné en justice par la Fédération Nationale des Producteurs de Raisin de Table (sous section de la FNSEA) qui lui demande 500.000 € de dommage et intérêts  !!! Ceci afin de le faire taire et si possible disparaître.



Extrait du dossier :


Enquête sur les raisins de table au sein de l'UE : des ONG détectent des pesticides, parfois interdits, souvent préoccupants et en grand nombre dans des raisins de certains supermarchés !


Une grande enquête a été menée par 5 ONG , dont le MDRGF pour la France, dans 5 pays européens ( Italie, France, Pays-Bas, Hongrie et Allemagne) dans des magasins appartenant à 16 enseignes différentes. 124 échantillons de raisins issus de l'agriculture intensive ont été analysés, par un laboratoire allemand spécialisé, afin de rechercher d'éventuels résidus de pesticides. Les résultats sont préoccupants :

 


Résultats globaux :


99,2% des raisins analysés contenaient des résidus de pesticides ! Soit 123 des 124 échantillons testés. Seul un échantillon ne présentait pas de trace de pesticides.


0.65mg/kg de pesticide (matière active) trouvé en moyenne par échantillon.


20% des raisins étaient contaminés par 10 ou plus de 10 pesticides différents.


4,8% des échantillons dépassaient les nouvelles Limites Maximales en Résidus européennes (LMR), des limites légales qu'on ne doit pas dépasser !


3 échantillons contenaient des pesticides interdits dans les pays de production.


Un échantillon dépassait la dose de référence pour la toxicité aiguë de l'Organisation mondiale de la santé ! Le dépassement de cette dose de référence, même une seule fois, peut endommager la santé humaine, en particulier la santé des enfants.


Et parmi tous ces pesticides de nombreuses matières actives présentaient des risques potentiels pour la santé. On a trouvé des pesticides neurotoxiques, suspectés d'être cancérigènes ou encore pouvant perturber le système hormonal.


Plus de détails sur le site

http://www.mdrgf.org/


Vous pouvez aussi vous inscrire à la lettre d'information ; la lettre n°16, de juin 2009, est consacrée à cette question.


Dossier sur le site

http://www.mdrgf.org/news/news241108_raisin_supermarche_pesticides.html

 

 



Si vous aussi n'êtes pas d'accord avec ces comportements, agissez de votre côté en


- transférant l'information à vos proches et connaissance


- signant la pétition de soutien sur leur site et,


- dans la mesure de vos moyens, adhérer au MDRGF.

Par MDRGF - Publié dans : S'INFORMER et AGIR
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Vendredi 26 juin 2009 5 26 /06 /2009 10:29

 

 



Parce que ce monde qu'ils nous préparent nous est insupportable

 


Parce que nous croyons dans les valeurs de justice et de droit, destinés à protéger les plus faibles


 

 


Pour en finir avec les dérives "anti-terroristes"




Depuis la remise en liberté de Julien Coupat, le 28 mai dernier, aucun des mis en examen de l'affaire de Tarnac ne se trouve plus incarcéré. Mais la législation anti-terroriste reste en place !


Une pétition lancée par le CALAS - Comité pour l'Abrogation des Lois Antiterroristes - demande que les lois antiterroristes soient purement et simplement abrogées et que la France respecte en la matière la lettre et l'esprit de la Convention européenne des droits de l'homme et du Pacte des Nations Unies sur les droits civils et politiques.





Depuis 1986, date où la législation antiterroriste a été instaurée en France, un empilement de lois successives a construit un système pénal d'exception qui renoue avec les lois scélérates du XIXe siècle et rappelle les périodes les plus sombres de notre histoire.


L'accusation d'« association de malfaiteurs en vue de commettre une infraction terroriste », inscrite au Code pénal en 1996, est la clef de voûte du nouveau régime. Or, ses contours sont particulièrement flous : il suffit de deux personnes pour constituer un « groupe terroriste » et il suffit d'un acte préparatoire pour que l'infraction soit caractérisée. Cet acte préparatoire n'est pas défini dans la loi, il peut s'agir du simple fait d'entreposer des tracts chez soi. Surtout, n'importe quel type de relation - même ténue ou lointaine, voire amoureuse ou amicale - avec l'un des membres constituant le « groupe » suffit pour être impliqué à son tour. C'est pourquoi, sur dix personnes incarcérées pour des infractions « en rapport avec le terrorisme », neuf le sont sous cette qualification.


De l'aveu même de ses promoteurs, ce droit spécial répond à un objectif de prévention. À la différence du droit commun qui incrimine des actes, la pratique antiterroriste se satisfait d'intentions, voire de simples relations. Suivant le juge Bruguière, cité par Human Rights Watch, "la particularité de la loi est qu'elle nous permet de poursuivre des personnes impliquées dans une activité terroriste sans avoir à établir un lien entre cette activité et un projet terroriste précis". C'est dans cette perspective qu'on a vu la possession de certains livres devenir un élément à charge, car ils constitueraient des indices sur des opinions ; et de l'opinion à l'intention, il n'y a qu'un pas.


A ce flou de la loi pénale, s'associe une procédure d'une extrême brutalité. Il suffit que le parquet choisisse de manière discrétionnaire d'ouvrir une enquête sur une qualification terroriste pour que la police reçoive des pouvoirs d'investigation exorbitants : perquisitions de nuit, « sonorisation » des domiciles, écoutes téléphoniques et interception de courriers sur tous supports...


De son côté, le délai de garde à vue - période qui précède la présentation à un juge - passe de quarante-huit heures en droit commun à quatre-vingt-seize heures, voire cent-quarante-quatre, dans la procédure antiterroriste. La personne gardée à vue doit attendre la 72e heure pour voir un avocat, l'entretien est limité à trente minutes et l'avocat n'a pas eu accès au dossier ! A la suite de cette garde à vue, en attendant un éventuel procès, le présumé innocent pourra passer jusqu'à quatre ans en détention provisoire.


Par ailleurs, la loi centralise à Paris le traitement des affaires « terroristes », confiées à une section du parquet et à une équipe de juges d'instruction spécialisés qui travaillent en relation étroite avec les services de renseignement. Des cours d'assises spéciales ont également été instaurées, où les jurés populaires sont remplacés par des magistrats professionnels. Un véritable système parallèle est ainsi mis en place avec juges d'instruction, procureurs, juges des libertés et de la détention, cours d'assises et bientôt présidents de cours d'assises, juges d'application des peines, tous estampillés antiterroristes.


L'application de plus en plus large des procédures antiterroristes à des affaires d'État montre que l'antiterrorisme est désormais une technique de gouvernement, un moyen de contrôle des populations. En outre - et c'est peut-être le point le plus grave - cette justice exorbitante contamine le droit commun : la législation antiterroriste a servi de modèle dans d'autres domaines pour généraliser la notion de "bande organisée", étendre les pouvoirs des services d'investigation et centraliser le traitement de certaines instructions.


La Convention européenne des droits de l'homme et le Pacte des Nations Unies sur les droits civils et politiques, tous deux ratifiés par la France, garantissent qu'une sanction pénale soit fondée sur une incrimination intelligible la rendant prévisible. En outre, ces textes donnent à chacun le droit d'organiser équitablement sa défense - ce qui passe par la prompte intervention d'un avocat ayant accès au dossier. La procédure, "sœur jumelle de la liberté", doit être contrôlée par un tiers impartial, ce qui est impossible avec une filière spécialisée fonctionnant en vase clos, dans une logique de combat idéologique incompatible avec la sérénité de la justice.


Il est illusoire de demander que ce régime procédural soit appliqué de façon moins large et moins brutale : il est précisément conçu pour être appliqué comme il l'est. C'est pourquoi nous demandons que les lois antiterroristes soient purement et simplement abrogées et que la France respecte en la matière la lettre et l'esprit de la Convention européenne des droits de l'homme et du Pacte des Nations Unies sur les droits civils et politiques. Nous invitons tous ceux qui se préoccupent de libertés à se joindre à notre campagne en ce sens.

 

 

 

 

Pétition à signer sur le site

 

http://calas-fr.net/

 

 


 


Si vous voulez vous faire une idée un peu plus précise de ce qui se prépare sous nos yeux :


 


A voir ou à revoir :


Les films "Fahrenheit 451" (réalisé par François Truffaut en 1966)  et "Minority report" (réalisé par Steven Spielberg en 2002)

 

 


A se procurer, à voir et à diffuser :


Le documentaire "Les mauvais jours finiront" - 40 ans de justice en France aux côtés du Syndicat de la Magistrature - en vente pour 12 euros, sur le site :


http://www.labandepassante.org/

 

 

 



A écouter :


La chronique d'Alain Duhamel, intitulée "Le danger de la dangerosité", dans l'émission "Les matins de France culture" du 25 juin 2009 accessible sur :


http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/matins/fiche.php?diffusion_id=74873

Par CALAS - Bernard Grignon - Publié dans : S'INFORMER et AGIR
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