Agriculture - Alimentation - Agrocarburants

Mercredi 9 mai 2007 3 09 /05 /2007 09:55

LA CATASTROPHE DES ALIMENTS
"LOW COST"


Près de 3 milliards d’individus vivent, ou survivent, de l’agriculture. Plus de 40% de la superficie de la planète est composée de terres agricoles. L’enjeu est vital : trouver un équilibre entre les besoins et la production alimentaire.

 La baisse des prix dans nos supermarchés a un coût humain insoupçonné.

Nombre de produits agricoles bon marché sont en effet exportés de pays pauvres au détriment des populations locales.


 

L'EXEMPLE DU POISSON :


Il y a quelques années, le consommateur occidental découvrait dans son rayon poissonnerie la perche du Nil : un prix on ne peut plus démocratique, un nom qui fait rêver, une chair belle et tendre. Puis il y a eu la diffusion sur les chaînes télé du documentaire choc de Hubert Sauper, "Le Cauchemar de Darwin", et ce poisson est devenu l’un des symboles d’une mondialisation qui ne tourne pas rond. Il montrait le désastre écologique et social que l’exploitation intensive de cette matière première créait sur les rives du lac Victoria (Tanzanie). On y voyait des cargaisons de poissons s’envoler chaque jour pour remplir les frigos de nos supermarchés. La population locale se contentait des arêtes, auxquelles est attachée une maigre chair avariée.

Face au rayon poissonnerie, le consommateur s’est-il rappelé de ses haut-le-cœur de spectateur ? Non, selon les deux principaux distributeurs du pays. On n’a rien remarqué dans l’évolution de nos ventes, explique-t-on chez Delhaize [grande chaîne belge de distribution alimentaire]. On continue à recevoir nos 600 kilos de perche du Nil tous les jours au dépôt. Pareil chez Carrefour. La perche du Nil continue de faire un tabac. De toute façon, la grande distribution lui a déjà trouvé un successeur. Le nouveau poisson low cost, le pangasius [ou panga], vient directement du Vietnam, par bateaux frigorifiques. Mais, pour éviter le problème de la perche du Nil, nous avons envoyé une délégation sur place pour nous assurer que ce poisson était produit dans des conditions sociales et environnementales acceptables, explique-t-on à Carrefour.


 

UNE UNIFORMISATION MONDIALE :


Près de 3 milliards d’individus – la moitié de la population mondiale – vivent, ou survivent, de l’agriculture. Plus de 40% de la superficie de la planète est composée de terres agricoles. L’enjeu est vital : trouver un équilibre entre les besoins et la production alimentaire. Mais l’explosion démographique planétaire et les besoins corollaires en nourriture ont perturbé de fragiles équilibres, notamment par l’appauvrissement de la biodiversité. Parallèlement, le nombre d’humains souffrant de la faim augmente, en chiffres absolus. La production alimentaire s’est désormais globalisée, comme toute l’économie. Petit à petit s’est mis en place un système de production en série, destiné à une consommation de masse. Un modèle agricole technologique, massif et bon marché, visant une production rapide et uniformisée, explique Thierry Kesteloot, d’Oxfam-Solidarité [coordination d’ONG luttant sur les terrains politique, économique et humanitaire contre la faim dans le monde] et porte-parole de l’ONG Plate-Forme Souveraineté Alimentaire (PFSA).


 

TRENTE ENTREPRISES GERENT UN TIERS DU MARCHE :


Selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), entre 1980 et 2001, les cinq plus grandes chaînes d’alimentation de la planète (toutes européennes ou étasuniennes) ont augmenté d’au moins 270% le nombre de pays où elles sont implantées. Une poignée d’entreprises transnationales intégrées verticalement étendent leur contrôle sur le commerce, la transformation et la vente de produits alimentaires. Les trente plus grosses chaînes d’alimentation contrôlent environ le tiers du marché alimentaire mondial. Les conséquences d’une telle globalisation sont d’une part la surabondance et le gaspillage sur des marchés solvables de produits bon marché dans les pays du Nord, et d’autre part la pénurie et la famine dans les pays pauvres, qui sont majoritaires dans le monde. La tendance, favorable aux grands exportateurs, s’amplifiera avec les accords de libéralisation du commerce agricole en cours de négociation, à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) ou entre l’UE et les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique.

Cette industrialisation globalisée, forcenée, pèse aussi lourdement sur la production agricole dans nos pays. L’agriculteur doit sans cesse être plus compétitif. Il doit s’agrandir ou consacrer une part de son activité à des activités comme le tourisme à la ferme, note Kesteloot. L’attention au développement d’une production de qualité, respectueuse de l’environnement, de la biodiversité et des conditions de travail ne peut donc que diminuer. Et la politique agricole commune de l’Union européenne renforce encore ce modèle industriel. Bilan : une crise sociale, avec une ferme qui disparaît toutes les trente secondes dans l’UE des Vingt-Sept, selon le porte-parole de la PFSA. Les petites exploitations se font absorber par les grosses.

Au bout de la chaîne, le consommateur n’est pas toujours conscient de ces bouleversements. Pourtant, la production industrielle a poussé les prix du blé à la baisse tandis que celui du pain augmentait : tout bénéfice pour les intermédiaires et l’agrobusiness ! Dans les rayons de leurs supermarchés, les ménages trouvent des fraises toute l’année, des pommes de Nouvelle-Zélande plutôt que des jonagolds [variété de pomme couramment cultivée en Belgique], des aubergines toutes identiques comme si elles avaient été clonées, ou de la viande exotique. La part de l’alimentation dans le budget familial a fortement diminué ces dernières décennies. Face à cette banalisation de la nourriture, qui sait ce que cachent les étiquettes ou comment ces aliments ont été produits et acheminés vers nos étals ?

 

Jean-François Munster & Philippe Régnier pour Le Soir (Belgique), le 26-04-2007 (Publié sur internet le 25-04-2007 ) - A consulter sur : http://www.infosdelaplanete.org

 

 

- A voir les films "We feed the world", d'Erwin Wagenhofer et "Notre pain quotidien", de Nikolaus Geyrhalter

 

- Etre informé étant indispensable mais en aucun cas suffisant, il faut AGIR. Vous pouvez immédiatement mettre en œuvre des modifications dans votre manière de faire. Pour cela, n'hésitez pas à consulter les "ACTIONS A MENER"…

Par Jean-François Munster & Philippe Régnier - Publié dans : Agriculture - Alimentation - Agrocarburants
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 14 mai 2007 1 14 /05 /2007 13:35

LES EPINES DE LA FLORICULTURE


Qui oserait nier l'importance des fleurs dans notre vie, tant sentimentale qu'économique ? Mais offrir un bouquet de fleurs, peut parfois nous faire participer à un commerce qui ne respecte pas la dignité et la santé des travailleurs, qui pollue et dégrade l'environnement. Et avec les fleurs, peut-être offrons-nous aussi... des pesticides. Destinées à nous enchanter par leurs formes, couleurs et parfums, les fleurs font vivre tout un commerce qui comporte, d'un côté, bon nombre de détaillants et, de l'autre, une industrie productrice : la floriculture. Celle-ci, devenue une importante branche exportatrice dans de nombreux pays, suit les lois de la concurrence : pour être compétitif, il faut présenter des produits apparemment de qualité, à des prix les plus bas possible. Les firmes transnationales dominent le secteur et trouvent dans les pays du sud, terres agricoles, main d'oeuvre à bon marché et autorités nationales peu exigeantes.


 

QUELQUES CHIFFRES

La Colombie exporte annuellement des fleurs d'une valeur d'environ 600 millions de dollars. Les surfaces consacrées à la culture des fleurs en 1998- 1999, y sont estimées entre 4.500 et 9000 hectares. De 1994 à 1998, les Etats Unis ont importé 28.000 tonnes de roses et 23.500 tonnes d'oeillets, la Grande Bretagne 6.250 tonnes d'oeillets. Ce que la plupart des consommateurs ignorent Les fleurs du commerce sont souvent le résultat de processus complexes de sélection, voire de manipulations génétiques. Elles sont cultivées de manière industrielle : grandes monocultures qui dégradent et banalisent les paysages. Elles sont pulvérisées de pesticides, produits hautement toxiques compromettant la santé des travailleurs du secteur et de leur famille. De plus, ils polluent les sols, l'eau et l'air. Des problèmes peuvent être transférés dans les pays importateurs, étant donné l'absence de normes de sécurité. En effet, contrairement aux denrées alimentaires, il n'y a pas d'exigence de limites de résidus de pesticides dans et sur les fleurs commercialisées. Autres aspects négatifs de l'extension de la floriculture : la consommation énorme d'eau, au détriment des besoins sanitaires et environnementaux, ainsi que le sacrifice des terres fertiles au détriment des cultures vivrières, si importantes pour les populations. En outre, les paysans locaux n'ont pas les moyens de rivaliser avec les grosses exploitations, dont ils deviennent alors les ouvriers; ce qui conduit à une dégradation progressive du tissu social et culturel. Enfin, le commerce des fleurs occupe un volume important dans le transport aérien, contribuant ainsi au gaspillage d'énergie et à la pollution. Voilà donc un champ d'activité dont les impacts négatifs cumulés risquent de peser bien plus lourds que les intérêts commerciaux ou les plaisirs éphémères qu'il est sensé procurer.

 

Pour en savoir plus, consulter sur le site : http://www.pan-belgium.be

 

 

Et mieux encore, la seule bonne solution, est d'offrir des fleurs des champs, en veillant bien à ne pas en arracher les racines. Si vous n'en trouvez pas, il faudra mettre votre imagination en route pour trouver une autre idée de cadeau (un pot de confitures ou des pâtes de fruits "maison", des fleurs séchées cueillies par vous-même,...)

- Publié dans : Agriculture - Alimentation - Agrocarburants
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 21 mai 2007 1 21 /05 /2007 10:38

L’herbicide Roundup est toxique pour les cellules embryonnaires humaines


A la liste des effets toxiques de l'herbicide le plus utilisé sur la planète, le Roundup de la firme Monsanto, il convient d'ajouter la toxicité sur les cellules embryonnaires humaines. En effet, dans la continuité de travaux menés en 2005, l’équipe du professeur Gilles-Eric Séralini (1), de l’Université de Caen, vient de confirmer et de préciser les effets d'une exposition au Roundup de cellules provenant de placenta, en ayant recours à des cellules d’embryon (1). La toxicité de l'herbicide, en particulier au niveau de la perturbation des hormones sexuelles, a ainsi été mise en avant à des doses considérées comme non toxiques (2).

Selon le CRIIGEN (3), ces travaux pourront peut-être permettre de mieux comprendre les problèmes de fausses couches, de naissances prématurées, ou de malformations sexuelles chez les bébés, entre autres pour les couples d’agriculteurs, lesquels sont particulièrement exposés à l'herbicide Roundup.

Au-delà de ces précisions, alors que jusqu'à présent on considérait que c'était le glyphosate, le principe actif du Roundup, qui était très toxique, l'étude met en évidence que c’est l'herbicide en lui même qui s'avère être beaucoup plus toxique que le produit qui est connu et homologué pour être son principe actif. Pour le CRIIGEN, cette nouvelle donnée souligne les lacunes de la réglementation européenne en matière d'homologation des pesticides.

1- Les cellules embryonnaires utilisées sont issues d’une lignée cultivée au laboratoire qui ne nécessite pas de destruction d’embryon.

2- Notons que ces doses très faibles (le produit vendu en magasin, dilué jusqu’à 10 000 fois) correspondent aux doses discutées pour être autorisées dans certains OGM tolérants au Roundup aux Etats-Unis...

3- Comité de recherche et d'information indépendantes sur le génie génétique

4- L'étude est disponible, en anglais, sur le site de la revue Archives of Environmental Contamination and Toxicology.

Pascal Farcy, sur : http://www.univers-nature.com, le 16-05-2007

Par Pascal Farcy - Publié dans : Agriculture - Alimentation - Agrocarburants
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 11 juin 2007 1 11 /06 /2007 11:44

Histoire chimique d'une tarte aux cerises de supermarché


    La Farine :


    Les grains de blé ont été enrobés d'un fongicide avant semis. Pendant sa culture, le blé a reçu de deux à six traitements de pesticides selon les années, un traitement aux hormones pour raccourcir les tiges afin d'éviter la verse et une dose importante d'engrais : 240kg d'azote, 100kg de phosphore et 100kg de potassium à l'hectare. Dans le silo, après récolte, les grains sont fumigés au tétrachlorure de carbone et au bisulfite de carbone puis arrosés au chlopyriphosméthyl. Pour la mouture, la farine reçoit du chlorure de notrosytel, puis de l'acide ascorbique, de la farine de fève, du gluten et de l'amylase.




    La Poudre Levante :


    Elle est traitée au silicate de calcium et l'amidon est blanchi au permanganate de potassium.




    Les Corps Gras :


    Ils reçoivent un antioxydant comme l'hydroxytoluène de butyle et un émulsifiant, type lécithine.




    La crème :


    Les oeufs proviennent d'un élevage industriel où les poules sont nourries aux granulés contenant des antioxydants (E300 à E311), des arômes, des émulsifiants comme alginate de calcium, des conservateurs comme l'acide formique, des colorants comme la capsanthéine, des agents liants comme le lignosulfate et enfin des appétants pour qu 'elles puissent avaler tout ça comme l'acide cholique et une enzyme pour retirer le sucre du blanc.




    Le lait :


    Il provient d'un élevage industriel où les vaches reçoivent une alimentation riche en produits chimiques : des antibiotiques comme le flavophospholipol (E212) ou le monensin- sodium (E714),des antioxydants comme l'ascorbate de sodium (E301), l'alpha-tocophérol de synthèse (E307), le buthyl-hydrox-toluène (E321) ou l'éthoxyquine (E324), des émulsifiants comme l'alginate de propylène-glycol (E405) ou le polyèthylène glycol (E496), des conservateurs comme l'acide acétique, l'acide tartrique (E334), l'acide propionique (E280) et ses dérivés (E281 à 284), des composés azotés chimiques comme l'urée E801), ou le diurédo-isobutane(E803), des agents liants comme le stéarate de sodium, des colorants comme le E131 ou 142 et enfin des appétants pour que les vaches puissent manger tout cela, comme le glutamate de sodium.



    Les huiles :


    Elles ont été extraites par des solvants comme l'acétone puis raffinés par l'action de l'acide sulfurique, puis lavage à chaud, neutralisées à la lessive de soude, décolorées au bioxyde de chlore ou au bicarbonate de potassium et désodorisées à 160°C avec du chlorure de zinc. Enfin, elles ont été recolorées à la curcumine.




    La crème :


    Une fois obtenue, elle reçoit des arômes et des stabilisants comme l'acide alganique (E400)




    Histoire des cerises :

    Les cerisiers, ont reçu pendant la saison entre 10 et 40 traitements de pesticides selon les années. Les cerises sont décolorées à l'anhydride sulfureux et recolorées de façon uniforme à l'acide carminique ou à l'érythrosine.

Elles sont plongées dans la saumure contenant du sulfate d'aluminium et à la sortie elles reçoivent un conservateur comme le sorbate de potassium (E202). Elles sont enfin enduites d'un sucre qui provient de betteraves qui, comme le blé, ont reçu leur dose d'engrais et de pesticides.




    Le sucre :


    Extrait par décantation à la chaux et à l'anhydridesulfureux puis décoloré au sulfoxylate de sodium, puis raffiné au norite et à l'alcool isopropylique. Il est enfin azuré au bleu anthraquinonique.

 

Bon Appétit !

 

 

Article de l'ingénieur agronome, Claude Bourguignon


 

ET SI VOUS LA PREPARIEZ VOUS-MEME !

 

 

Pour en découvrir plus sur l'agriculture "moderne", l'état des sols, le lien avec la dégradation de la santé et l'accélération des inondations..., allez regarder un mini film de 4 minutes en ligne sur : http://www.koreus.com/video/alerte-babylone.html

Par Claude Bourguignon - Publié dans : Agriculture - Alimentation - Agrocarburants
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 7 août 2007 2 07 /08 /2007 18:07
DU PASSE A L'AVENIR, DES "OGM" A L'AGROECOLOGIE


Il y a deux générations, le paysan élevait ses chevaux de trait, les nourrissait avec son avoine, fertilisait ses champs avec leur fumier, semait le grain qu’il récoltait, produisait ce qu’il mangeait, cachait ses économies sous son matelas et nourrissait ses compatriotes. Avec sa ligne de crédit au Crédit Agricole, l’exploitant, terme significatif, achète ses chevaux à John Deere, son avoine à Total, ses engrais à AZF, ses semences et biocides à Monsanto, l’essentiel de sa nourriture à Casino, mais sachant à quoi s’en tenir, préfère pour son usage personnel les légumes de son potager “bio”et les volailles de son poulailler. Devenu un rouage d’un système technique global, ce technoserf, que l’Etat a habilement transformé en recéleur des subventions publiques destinées aux industriels, a pour tâche d’en nourrir les actionnaires et dirigeants. Mais il se présente comme ‘paysan’ devant le public et son ministère reste celui de ‘l’agriculture’. Ainsi, le langage mystifie-t-il le “grand chambardement” (F. Braudel) de civilisation que constituent l’industrialisation de l’agriculture et du vivant et l’avènement d’une humanité “hors sol”.

Les soi disant “Ogm” approfondissent cette industrialisation de l’agriculture et de l’alimentation. Les officines de relations publiques ont fait et font bon usage des 52 millions de dollars destinés depuis 2000 à nous tromper : dix ans de luttes contre ces chimères génétiques brevetées ont à peine entamé la collusion technocratique entre le cartel des “Ogm”, les biotechniciens et les politiques. Pourtant, dès 1998, il suffisait de lire le contrat que Monsanto faisait signer aux producteurs canadiens de colza transgénique tolérant à son herbicide Roundup pour savoir précisément ses objectifs. Ce chef de file des fabricants de bio-cides intégrés désormais aux semences, c’est-à-dire à la Vie, est en train de devenir avec le soutien de son gouvernement le “Microsoft du vivant”. Il détient 90% des semences transgéniques dans le monde. Son contrat vaut pour ses concurrents-alliés du cartel, DuPont, Syngenta, Dow, ou Bayer. Il révèle un projet commun. En voici quelques articles commentés.


 

I. L’Agriculteur doit utiliser les graines de colza Roundup Ready® pour un semis et un seul


Ce semis est destiné à la production de graines de colza vendues pour la consommation. L’Agriculteur s’engage à ne pas conserver de grain produit à partir de semences de colza Roundup Ready® dans le but de le replanter, qu’il s’agisse de vente, de don, d’échange ou de toute forme de transfert du grain récolté dans le but de le semer. L’Agriculteur s’engage également à ne récolter aucune repousse spontanée de colza Roundup Ready®.

Les quatre premières phrases de l’article I répètent quatre fois la même interdiction.  C’est donc la clé de tout. Nul mystère : tant que les plantes (et les animaux) se reproduisent et se multiplient gratuitement dans le champ du paysan, le sélectionneur-semencier n’a pas de marché. Tout semencier-sélectionneur s’efforce donc de séparer ce que la vie confond, la production qui reste entre les mains de l’agriculteur de la reproduction qui doit être son monopole. En somme, son rêve est de stériliser les plantes et les animaux par un moyen quelconque. Le succès d’un projet politique aussi inouï exige que la propagande l’occulte avec le plus grand soin. C’est encore le cas.

La stérilisation peut être biologique avec les soi disant “hybrides”, technique reine et soigneusement mystifiée de la sélection au XXè siècle (sans être stérile, la descendance de la plante perd en partie sa capacité de produire), et depuis 1998, les Terminators – des semences transgéniques dont la descendance est carrément stérile –, et la restriction de l’utilisation de gènes – des plantes transgéniques volontairement génétiquement handicapées et donc peu productives - sauf si l’agriculteur les traite par exemple avec un herbicide qui ‘allume’ en quelque sorte les gènes supprimant le handicap. Elle peut être contractuelle comme dans le contrat Monsanto. Elle peut être règlementaire. Curieusement, c’est là une spécialité des ministres socialistes de l’agriculture de M. Rocard (1985) à M. Glavany (sa trouvaille, la “cotisation volontaire obligatoire” consiste à taxer les semences fermières pour financer le cartel agrotoxique) en passant par M. Nallet (1989), que de pénaliser les agriculteurs qui sèment le grain qu’ils récoltent. Enfin, le brevet du vivant : la directive européenne 98/44 a été transposée dans l’indifférence générale à l’unanimité (sauf le groupe communiste) par le Parlement en novembre 2004, après que les prestidigitateurs de “l’éthique” ont fait disparaître la question politique de notre expropriation. Le brevet est la solution d’avenir partout où l’emprise idélologique, technique et économique sur nos vies est suffisamment avancée pour que nous tolérions la police génétique d’Etat ou privée qu’implique cette stérilisation légale.

Pour parachever l’imposture, c’est au nom du (néo)-libéralisme que nos dirigeants luttent contre la concurrence déloyale de la gratuité de la reproduction des êtres vivants. Pourquoi, demain ne nous feraient-ils pas condamner avec le même entrain nos portes et fenêtres pour que cartel des marchands de chandelles lutte contre la concurrence déloyale du soleil ?


 

II. L’Agriculteur ne doit acheter et utiliser sur tous les semis de colza Roundup Ready® que les seuls herbicides de la marque Roundup® prévus pour cette utilisation


L’Agriculteur doit acheter ensemble les herbicides de la marque Roundup® et le Contrat d’Utilisation de Technologie chez le détaillant de son choix.

Des explications sont ici nécessaires. La molécule herbicide du Roundup est le glyphosate, une molécule décrite à la fin des années 1940. Après en avoir étudié les propriétés herbicide au cours des années 1970,  Monsanto la brevète. C’est un herbicide ‘total’ qui, une fois à l’intérieur d’une plante, la tue en inhibant la synthèse de certains acides aminés. Pour cette raison, le Roundup est utilisé massivement en Colombie pour éliminer les paysans sous prétexte d’éradiquer la coca. Le glyphosate est lui-même peu métabolisé (dégradé) par la plante. En d’autres termes, le glyphosate entre dans la chaîne alimentaire.

Le Roundup assurait le gros des profits de Monsanto. Anticipant la fin de son brevet en 2000, Monsanto se mobilise pour fabriquer et commercialiser des plantes tolérantes au Roundup/glyphosate. Coup double brillant : d’une part, il s’agit de transformer cet herbicide total en herbicide ‘spécifique’ qui épargne les plantes tolérantes. Le Roundup/glyphosate peut être alors utilisé sur toutes les plantes pourvu qu’elles soient tolérantes. La seule limite de son marché est la superficie de notre planète. D’autre part, il s’agit de prolonger indéfiniment la durée du brevet sur le glyphosate puisque l’agriculteur s’engage par contrat à l’acheter sous la marque Roundup – trois, quatre fois plus cher que le produit générique.

Environ 2/3 des cultures transgéniques sont tolérantes au Roundup/glyphosate. La réussite est relative pour les plantes industrielles (soja, maïs, colza) destinées aux animaux et pour le coton (aux Etats-Unis) car quatre pays seulement (Etats-Unis, Canada, Argentine et Brésil) font 90% des cultures transgéniques. L’échec est total pour l’instant pour les deux grandes céréales alimentaires, le blé et le riz. Le public n’en veut pas. Si l’intérêt de Monsanto et du cartel est d’asperger la planète avec un (ou des) pesticide breveté, de fait, à perpétuité, les politiques et l’Etat, responsables, dit-on, de l’intérêt général, doivent-il les aider à le faire ? L’équipe de Gilles-Eric Séralini à l’université de Caen n’a-t-elle pas mis en évidence les effets reprotoxiques et génotoxiques du glyphosate sur ces cellules placentaires humaines à des doses très inférieures à celles utilisées en agriculture ?

Le dernier tiers est constitué de plantes transgéniques qui secrètent une toxine apparentée à l’une des toxines secrétées par la bactérie Bacillus thurigiensis. Le cartel qualifie ces plantes de “résistantes”, et donc écologiques ce qui permet de les industrialiser pratiquement sans étude toxicologique. En réalité, il s’agit de plantes insecticides : chaque cellule de la plante produit cette toxine diffusée, par conséquent, de façon absolument massive dans les sols, ces organismes vivants par excellence et, bien sûr, dans nos aliments. Il y a dans une poignée de terre de 300 millions à 50 milliards de bactéries, de 600 000 à 2 milliards de champignons et actinomycètes, de 600 000 à 50 millions de protozoaires sans parler des insectes, vers, acariens et autres organismes. 80% de la vie se trouve dans les 30 premiers centimètres de sol. Nous sommes installés sur une pellicule moléculaire de vie que notre agriculture industrielle détruit implacablement. Faut-il poursuivre dans cette voie ?

La quasi-totalité des plantes transgéniques cultivées dans le monde relèvent de ces deux types. Le troisième objectif des fabricants de mort déguisés en industriels des “sciences de la vie”émerge ainsi du rideau de fumée de leur propagande : changer le statut des pesticides de polluants à éliminer (autant que possible) de la chaîne alimentaire et de l’environnement en constituants de cette même chaîne et de l’environnement. Projet pour le moins risqué : il y a plus de bactéries dans notre tube digestif que notre corps comporte de cellules et cette flore microbienne essentielle est tout aussi mystérieuse que celle des sols. En somme, si l’ancienne civilisation italienne a donné au monde ce plat sublime de simplicité qu’est la pasta al pesto, la nov-civilisation nécrotechnologique nous offre la pasta al pesticida !

Pour le cartel, un “bon” pesticide a un marché vaste. Son spectre d’action doit donc être large. A première vue, les pesticides “marchent , ils tuent leurs cibles, ravageurs et “mauvaises” herbes. Le paysan est ravi. Mais ils tuent aussi les auxiliaires bénéfiques, les prédateurs des ravageurs, et ils ne discriminent pas mieux entre les “bonnes” et les “mauvaises” herbes. La paysan accroît donc les doses. Puis les cibles deviennent tolérantes. Il accroît encore les doses. L’addiction est faite. Puis les cibles deviennent résistantes. L’agriculteur change de pesticide. Cela tombe bien : le brevet du précédent était échu et son innocuité était remise en cause. Ainsi, les pertes de récolte sont restées les mêmes aux Etats-Unis depuis une quarantaine d’années alors que la quantité de pesticides utilisée a été multipliée par quarante. Manifestement, ce “système pesticide” marche avant tout pour ceux qui fabriquent ces poisons. Déjà aux Etats-Unis, des amaranthes sont tolérantes au glyphosate et il faut utiliser des mélanges d’herbicides pour les contrôler. Excellente affaire : Monsanto a breveté la vieille pratique de mélanger les herbicides ! Faut-il nous enfoncer encore plus dans cette addiction aux pesticides vouée à l’échec, pour enrichir les actionnaires du cartel et ses dirigeants ?


 

Les critiques se concentrent sur les pesticides, A juste titre, mais le problème est plus large


Ils sont nécessaires parce que l’uniformité, la standardisation, la normalisation, la spécialisation, bref l’industrialisation de l’agriculture et de l’alimentation, impliquent la destruction de la diversité des agroécosystèmes et de leurs équilibres dynamiques. Diversité naturelle et construite, dont les campagnes françaises étaient un merveilleux exemple. Et le recours aux pesticides renforce ce mouvement de destruction et d’industrialisation dans une spirale sans fin. L’Etat et son “génie rural”, ont, entre autres désastres, éliminé 700 000 kilomètres de haies, régulatrices du climat, hébergeant oiseaux, mammifères, et toute une faune utile, détruisant ainsi un formidable diversité biologique, humaine, paysagère et culturelle, au nom d’une conception marchande myope de la productivité. Ainsi, l’agriculteur a-t-il besoin d’un insecticide pour éliminer un ravageur parce que les “mauvaises” herbes dont il se nourrissait ont été éliminées par les herbicides, lesquels ont été introduits pour supprimer le sarclage mécanique, lequel n’est plus possible du fait de l’augmentation de la densité de plantation, laquelle a été accrue parce que les plantes ont été sélectionnées pour leur productivité à haute densité, laquelle permet de tirer partie de l’utilisation massive d’engrais à bas prix, laquelle rend les plantes encore plus appétissantes aux ravageurs, et ainsi de suite. A chaque pas, la recherche, prisonnière de son pragmatisme à court terme, intervient, soulageant l’agriculteur de la contradiction immédiate qui le ligote ; chaque apaisement provisoire ouvrant de nouveaux marchés pour les semences, les engrais, les machines, les pesticides, le matériel d’irrigation, etc. De même que dans un roman connu, la main greffée étranglait son receveur parce qu’elle obéissait à son ancien possesseur, la main invisible du marché s’agrippe à la gorge du paysan qui, à chaque spasme, en resserre encore l’étreinte.


 

L’agriculture et l’agronomie de demain s’opposeront point par point aux principes implicites passéistes du “développementalisme” agro-industriel dont les chimères génétiques brevetées sont le couronnement.


Elles seront fondées la gratuité de la nature et non sur sa transformation en marchandise, sur la finesse écologique et non la force brute, sur la santé des sols et non leur ruine, sur le travail en commun et non sur l’individualisme, sur la coopération entre savoir scientifique et savoir paysan et non sur la négation du second, sur une démarche d’ensemble et non sur un réductionnisme scientiste qui aboutit à la déraison lucrative du tout, sur l’utilisation écologique des milieux et les économies de diversité et non sur le pétrole et le primat des économies industrielles d’échelle, sur la collaboration amicale et attentive avec la nature et non sur sa soumission illusoire, sur l’enracinement dans les terroirs et non sur le hors-sol pour s’en affranchir, sur la séquestration du carbone dans les sols et non sa libération dans l’atmosphère, sur le respect des animaux et non leur torture, sur l’autonomie et la créativité des producteurs et non leur asservissement et leur abrutissement.

 

Le temps presse !

 

 

De Jean-Pierre Berlan, directeur de recherches INRA, sur http://www.liberterre.fr

 

Par Jean-Pierre Berlan - Publié dans : Agriculture - Alimentation - Agrocarburants
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 24 septembre 2007 1 24 /09 /2007 16:22

Antilles : la contamination par les pesticides se fait jour


L’utilisation des pesticides n’est pas nouvelle, elle remonte aux années trente. A la fin des années soixante, les risques pour la santé et l’environnement qu’ils entraînent ont progressivement fait apparaître des restrictions d’emploi, mais essentiellement dans les pays occidentaux. Ainsi, l’insecticide chlordécone utilisé massivement contre le charançon du bananier a été interdit dès 1976 aux USA, alors qu’il aura fallu attendre 1990 pour son interdiction dans l’Union Européenne, et 1993 pour les Antilles (Martinique et Guadeloupe).

Mais ce produit n’est que la partie immergée d’une affaire dont l’ampleur, pour certains députés locaux, est à comparer à l’affaire du sang contaminé en France. En effet, pour le professeur Dominique Belpomme (1), auteur d’une expertise scientifique sur le sujet en juin 2007, 'Depuis ces 20 dernières années, la Martinique a été polluée par plus d’une centaine de pesticides, sans aucun contrôle toxicologique'.

Lors de la présentation de son expertise, D. Belpomme a relevé plusieurs certitudes comme la très forte pollution de la Martinique par les pesticides, qu’il s’agisse des sources d’eau potable, des sols cultivés, ou des zones littorales où sont pêchés les poissons que l’on trouve sur les marchés locaux…
Deux de ces produits, considérés CMR (cancérigène, mutagène et/ou reprotoxique), se distinguent plus particulièrement aux Antilles, notamment pour la culture des bananes : l’insecticide chlordécone et l’herbicide paraquat. Bien qu’interdit depuis 14 ans, le chlordécone est omniprésent pour très longtemps, sa résilience dans l’environnement s’étalant sur plus d’un siècle… tandis que le paraquat, interdit cet été, interfère avec le développement de l’embryon et ouvre la voie aux maladies conformationnelles (Alzheimer, Parkinson, diabète de type 2, etc.) selon l’expertise présentée.

Au plan sanitaire, les cancers du sein et de la prostate sont en très nette augmentation. La progression est telle, que la Martinique est aujourd’hui le deuxième territoire du monde par la fréquence des cancers de la prostate, alors que le registre des cancers n’est plus mis à jour depuis l’année 2000… Pour le professeur Belpomme, si le 'lien causal avec le chlordécone n’est pas établi, il est fortement probable que la pollution chimique engendrée par les nombreux pesticides utilisés soit en cause.' Enfin, de très nombreux nouveaux nés présentent d’ores et déjà une contamination via le cordon ombilical (étude INSERM), tandis que l’île enregistre une baisse de la natalité…

En réaction à cette étude, les réactions sont contrastées. Pour Florent Grabin, président de l’association PUMA (2), '… aux Antilles françaises, il est fréquent de voir se perpétuer des comportements qui laissent penser que seule la santé du bananier compte'. La situation est telle que face à la pollution de certains sols agricoles, 'de très nombreux maires et élus locaux n’ont trouvé d’autre solution pour remédier à ce problème que de déclasser des terres agricoles pour en faire des lotissements répondant aux intérêts immobiliers' note F. Grabin.

Politiquement, à Gauche on assiste à un front commun local, Victorin Lurel, député socialiste de Guadeloupe, n’hésitant pas à parler d’omerta (la loi du silence, N.D.L.R.) en ce qui concerne ce dossier.

Au niveau des autorités, le ministre de l’agriculture, Michel Barnier, a interdit le paraquat cet été et juge la situation très grave, tout en déclarant vouloir traiter 'la question du chlordécone avec la plus grande transparence', tandis que la ministre de la santé, Roselyne Bachelot tente de relativiser le rapport, en estimant qu’il 'pose des questions' mais 'n’apporte pas de réponse formelle'.
De son côté, l’institut de veille sanitaire (INVS) reconnaît la toxicité du chlordécone, principalement au niveau hépatique, neurologique et reproductif, mais considère que ces effets ont été observés pour des expositions beaucoup plus importantes que celles enregistrées aux Antilles (3). Par ailleurs, pour l’INVS, '…la plus grande fréquence absolue du cancer de la prostate aux Antilles, par rapport à la métropole, peut être expliquée par l’origine ethnique de la population'. (!)

Pascal Farcy, sur http://www.univers-nature.com, le 19-09-2007

 

1- A lire, son interview dans le numéro 15 du magazine Echo Nature.

 

2- Association PUMA : Pour Une Martinique Autrement, commanditaire de l'étude de D. Belpomme.

 

3- Pour le professeur Belpomme, cancérologue à l'Hôpital européen G. Pompidou, plus que la dose de toxine, c'est la répétition qui fait le danger.


NOTE :

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le site de l'ARTAC, créée et animée par le professeur Dominique Belpomme

Par Univers Nature - Publié dans : Agriculture - Alimentation - Agrocarburants
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 17 décembre 2007 1 17 /12 /2007 10:20

L'ASPARTAME (ET LE GLUTAMATE) CAUSE DES DOMMAGES irreversibles dans l'organisme

Si c'est marqué "SANS SUCRE" sur l'étiquette, N'Y TOUCHEZ SURTOUT PAS !!!!!!

Aspartame est le terme technique pour les marques portant le nom de NutraSweet, Canderel, Equal, Spoonful et Equal-Measure. L'aspartame fut découvert accidentellement en 1965, lorsque James Schattler, un chimiste de G.D. Searle Company, était en train de tester un médicament antiulcéreux. L'aspartame fut autorisé pour les aliments secs en 1981 et pour les boissons gazeuses en 1983. Il fut au début approuvé pour les aliments secs le 26 juillet 1974, mais en raison d’objections émises par le Dr. John W. Olney, chercheur en science neurologique, et par l'Avocat général à la consommation, James Turner, en août 1974, et suite à des enquêtes sur les pratiques de recherche de G.D. Searle, la Food and Drug Administration (FDA) américaine a dû retarder son approbation de l'aspartame (5 décembre 1974). En 1985, Monsanto a acquis G.D. Searle et sépara Searle Pharmaceuticals et The NutraSweet Company en filiales distinctes.

Les substituts du sucre à base d'aspartame causent des symptômes inquiétants allant de la perte de mémoire jusqu'à des tumeurs au cerveau. Mais en dépit de l'approbation par la FDA (Food & Drug Administration - organisme de certification et de contrôle des aliments et médicaments aux États-Unis) le plaçant au tableau des additifs alimentaires "sans danger", l'aspartame est l'une des substances les plus dangereuses jamais imposées à un public sans méfiance.

Extrait du Nexus Magazine, Volume 2, 28 (Oct-Nov 95) et Volume 3, 1 (Déc 95-Janv 96) © 1995 par Mark D. Gold, 35 Inman St, Cambridge, MA 02139, USA Tél: (617) 497 7843, mgold@tiac.net

L'aspartame est, de loin, la substance la plus dangereuse sur le marché à être ajoutée aux aliments.

L'aspartame est tenu pour responsable de plus de 75% des réactions défavorables aux additifs alimentaires dont il a été fait rapport à la FDA. Bon nombre de ces réactions sont très sérieuses, y compris des attaques d’apoplexie et la mort ainsi qu'il en a été fait récemment état dans un rapport de février 1994 du Department of Health and Human Services. (1) Quelques-uns des 90 symptômes répertoriés et énumérés dans le rapport comme étant causés par l'aspartame incluent : maux de tête/migraines, étourdissements, crises d’apoplexie, nausées, engourdissements, spasmes musculaires, gains de poids, irritations cutanées, dépression, fatigue, irritabilité, tachycardie, insomnie, problèmes visuels, perte d'ouie, palpitations cardiaques, difficultés respiratoires, crises d'anxiété, difficultés d'élocution, perte du goût, goût de fer, vertige, perte de mémoire et douleurs articulaires.

Selon les chercheurs et les médecins étudiant les effets indésirables de l'aspartame, les maladies chroniques suivantes peuvent être causée ou aggravées par l'ingestion d'aspartame: (2) tumeurs au cerveau, sclérose en plaques, épilepsie, syndrome de fatigue chronique, maladie de Parkinson, maladie d'Alzheimer, retard mental, lymphome, malformations congénitales, fibromalgie et diabètes.

L'ASPARTAME PEUT ÊTRE TROUVÉ DANS :

- les petits-déjeuners instantanés

- les rafraîchisseurs d'haleine (rince-bouche)

- les céréales - les gommes à mâcher sans sucre

- les mélanges au cacao

- les boissons au café, à base de jus de fruits, au lait, non alcoolisées, au thé, les thés et cafés instantanés

- les desserts réfrigérés

- les desserts gélatineux - les laxatifs

- les multivitamines pour adulte et pour enfants

- les mélanges mixés - les édulcorants de table

-les mousses et crèmes décoratives - les glaçages - les yaourts (yogourts)

- On doit faire particulièrement attention aux produits pharmaceutiques et aux suppléments nutritionnels.

De plus, de l'aspartame a été trouvé dans des produits alors qu'il n'était pas mentionné sur la liste des ingrédients figurant sur l'emballage

 

Aux USA, le Sénateur Howard Hetzenbaum a écrit un projet de loi qui aurait protégé tous les nourrissons, les mères enceintes et les enfants des dangers de l'aspartame. Ce projet de loi aurait aussi institué des recherches indépendantes sur les problèmes existant dans la population liés à l'aspartame (attaques, changements dans la chimie du cerveau, changements dans les symptômes et les attitudes neurologiques). Ce projet de loi a été enterré par les tout-puissants lobbies chimiques et pharmaceutiques, laissant ainsi se propager cette vague de maladie et de mort dans un public n'en soupçonnant pas l'existence. Depuis la Conférence du Collège Américain des Médecins, nous espérons avoir le soutien de certains leaders politiques de différents pays. Visiter aussi le site web anglais de Mission Possible International au www.dorway.com pour tout découvrir à ce sujet.

Le Stevia, un aliment sucré QUI N'EST PAS UN ADDITIF et qui aide à la métabolisation des sucres serait idéal pour les diabétiques; il a maintenant été approuvé comme supplément diététique par la Federal Drug Administration (FDA) américaine. Durant des années, cette même FDA avait refusé d'approuver ce produit, du fait de sa loyauté envers MONSANTO.

Article complet à découvrir sur : http://www.conspiration.cc/sante/aspartame_amer_poison.html

 

Tout le monde doit être avertis: transmettez ces informations à tous vos contacts !

 

- Publié dans : Agriculture - Alimentation - Agrocarburants
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 23 janvier 2008 3 23 /01 /2008 16:24

Dégradation inexorable des ressources en eau par les pesticides


La dégradation des eaux est lente et inexorable. Des modélisations établies par la communauté scientifique montrent ainsi la lenteur des transferts des produits chimiques vers un aquifère et des temps de dégradation qui se comptent en plusieurs dizaines d’années voir plus d’un siècle après leur emploi.

L’Institut Français de l’Environnement vient de publier son dernier rapport sur l’état de la contamination des eaux par les pesticides à partir de mesures effectuées au cours de l’année 2005 dans les cours d’eau et les nappes souterraines. Ces données confirment la dégradation des masses d’eau par les produits phytosanitaires (engrais, pesticides). Aucun fleuve ou cours d’eau ne semble aujourd’hui épargné par la présence de molécules toxiques (91 % des points de mesure des cours d’eau détectent des pesticides) tout comme 55% des points de surveillance des nappes souterraines.

Les niveaux de contamination sont significatifs : 36 % des points de mesure en eaux de surface ont une qualité moyenne à mauvaise et 25 % des points de mesure en eaux souterraines ont une qualité médiocre à mauvaise. Pour ces dernières, la contamination représente souvent de plus graves conséquences notamment pour la ressource en eau potable.

Seule la mise en place d’une politique de soutien à l’agriculture intégrée et/ou de l’agriculture biologique pourrait enrayer ce phénomène de pollution. Cette politique pourrait être complétée par l’instauration d’une taxe suffisamment dissuasive sur les pesticides pour les agriculteurs certes, mais également pour les particuliers (qui bien souvent traitent sans se soucier de la météo, des vents et des quantités !) et surtout dans un premier temps par la protection des bassins versants(2) alimentant des captages d’eau potable ou des sources d’eau minérale comme cela a déjà été fait en France pour Evian ou Vittel (le plastique n'est, cependant, lui-même pas excellent pour la santé ! - Voir l'article sur "l'eau en bouteille") ...

Ceci démontre que la mise en place de mesures agro-environnementales cohérentes peut conduire à des résultats significatifs sur un milieu naturel.


Gaelle Naze, le 22/01/08 sur  notre-planete.info





Que diriez-vous de l'arrêt immédiat de l'emploi de toutes ces saloperies (essentiellement utilisées par les agriculteurs, les communes et les particuliers) ?

Vous pouvez agir dans ce sens individuellement et en faisant pression auprès de vos élus, à tous les niveaux (élections locales en vue !). Pour commencer, il est indispensable de consommer de l'eau du robinet, purifiée à l'aide de filtres spéciaux (distribués par différentes entreprises, entre autres la société Rime : http://www.rime.fr)

Par Gaelle Naze - Bernard Grignon - Publié dans : Agriculture - Alimentation - Agrocarburants
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 7 février 2008 4 07 /02 /2008 10:03

Les rayonnements ionisants détruisent les micro-organismes ou les bactéries susceptibles de proliférer dans les  aliments, ils permettent leur assainissement et prolongent leur durée de conservation. On peut traiter ainsi les viandes, les poissons, les légumes, les épices… après autorisation ministérielle. Le principe de traitement ? Les produits traités en France et dans les autres pays.

 

Pour plus d'informations, vous pouvez vous reporter aux documents du Collectif français contre l'irradiation des aliments :

- la lecture critique du dernier rapport de l'AFSSA

- la liste de questions que le Collectif français contre l'irradiation des aliments a posée à la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation, et de la Répression des Fraudes (DGCCRF)

 

Retrouvez tous ces documents en ligne sur http://www.irradiation-aliments.org/spip.php?article52

 

Camille Le Bras, chargée de mission contact@irradiation-aliments.org

 

Collectif français contre l'irradiation des aliments www.irradiation-aliments.org

c/o Action Consommation

40, rue de Malte

75 011 Paris

tel: + 33 (0)1 48 05 86 81


 

ET TOUJOURS LA MEME SUGGESTION, MANGER BIO, DE SAISON, DES PRODUITS LOCAUX ET PREPARES SOI-MEME...

Par Collectif français contre l'irradiation des aliments - Publié dans : Agriculture - Alimentation - Agrocarburants
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 28 février 2008 4 28 /02 /2008 10:13

Les consommateurs du monde entier ont vu les prix des denrées alimentaires de base augmenter d’une façon dramatique ces derniers mois, entraînant de grandes difficultés particulièrement au sein des communautés les plus pauvres. En un an, le prix du blé a doublé et celui du maïs a augmenté de 50%.

 

Cependant la production n’est pas en crise. Les statistiques démontrent que la récolte de céréales n’a jamais été aussi abondante qu’en 2007.

 

    Les prix augmentent pour diverses raisons

D’abord, une partie de plus en plus importante de la production est actuellement détournée pour la fabrication d’agro-carburants ; les réserves mondiales d’aliments sont au niveau le plus bas depuis 25 ans suite à la dérégulation des marchés par l’OMC et certains pays exportateurs comme l’Australie ont connu de mauvaises récoltes en raison d’accidents climatiques. Par ailleurs, les prix augmentent parce que des entreprises financières spéculent sur l’alimentation du monde, misant sur la perspective d’une offre insuffisante. La production alimentaire, sa transformation et sa distribution tombent de plus en plus sous la coupe de compagnies transnationales qui monopolisent les marchés.

    La tragédie des agro-carburants : ils nourrissent les moteurs (et                     engraissent les actionnaires), pas les peuples

Les agro-carburants, (les carburants produits à partir des plantes, de l’agriculture et des forêts) nous sont présentés comme la réponse à la crise pétrolière et au réchauffement climatique. Toutefois de nombreux scientifiques et institutions admettent aujourd’hui que leur pouvoir énergétique et que leur influence sur l’environnement seront limités ou carrément négatifs. Malgré cela, le monde économique se rue vers ce nouveau marché qui entre en compétition directe avec les besoins alimentaires des populations. Le gouvernement indien envisage de planter 14 millions d’hectares de Jatropha, La Banque inter-américaine de Développement estime que le Brésil dispose de 120 millions d’hectares qui pourraient être cultivés pour des récoltes destinées aux agro-carburants et le lobby des agro-carburants parle déjà de 379 millions d’hectares disponibles dans quinze pays Africains. La demande actuelle de maïs pour la production d’éthanol représente déjà 10% de la consommation mondiale, ce qui fait monter les prix.

Les agro-carburants industriels sont une absurdité économique sociale et environnementale. Leur production devrait être arrêtée et la production agricole devrait être dirigée en toute priorité sur l’alimentation.


 

Le jeudi 28 février 2008 - Intégralité de l'article à consulter sur http:// bellaciao.org



Pour avoir quelques éléments de solutions (parmi bien d'autres), vous pouvez consulter les articles de la rubrique "AGIR"
Par Via Campesina - Publié dans : Agriculture - Alimentation - Agrocarburants
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Calendrier

Décembre 2009
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés