Décroissance - Croissance économique

Lundi 12 février 2007 1 12 /02 /2007 16:10

Point d'efficacité sans sobriété

Mieux vaut débondir que rebondir

Services ultra-performants, "hyper-voitures" légères et peu polluantes, lampes économes, mini-ordinateurs, mini-caméras vidéo, éoliennes et capteurs solaires, matériaux ultra résistants, on ne compte plus les innovations qui permettent de consommer toujours moins de matière et d'énergie pour chaque service rendu. De nombreux experts considèrent ainsi que la "cure d'efficacité" sera la solution à tous les problèmes écologiques. Une seule malchance jusqu'à présent : il semble que les baisses d'impacts et de pollution attendues soient systématiquement anéanties par l'augmentation des transports, du chauffage, des surfaces d'habitation, de la climatisation, des importations de produits exotiques, des besoins et de la consommation en général ...

Mauvaise chance diront certains. On a longtemps cru que le niveau de consommation était indépendant de l'efficacité. Pourtant, un concept qui prend de l'importance récemment (1), "l'effet rebond", nous apprend que l'efficacité et le progrès technologique sont fondamentalement liés à une augmentation de la consommation. Les voitures économes nous permettent d'aller plus loin pour le même prix ; les transports rapides nous libèrent du temps pour avaler toujours plus de kilomètres ; les produits électroniques de tailles réduites nous permettent d'en offrir à chaque membre de la famille (2) ; le développement du solaire et de l'éolien même permettent d'augmenter toujours plus notre consommation d'énergie malgré la raréfaction de certaines ressources. En résumé, les industries et les services toujours plus efficaces nous permettent de consommer toujours plus.

Bien sûr, nombre de ces développements sont primordiaux et sont potentiellement de grandes avancées écologiques, et il ne s'agit pas ici de dénigrer tout effort pour plus d'efficacité. Mais, il importe de se rendre compte, pour supprimer cet effet, des liens qui existent avec l'accroissement de la consommation en général. Le problème n'est pas l'efficacité et les efforts pour réduire les impacts pour chaque produit ou service, mais le fait qu'ils soient trop souvent réalisés dans le contexte d'une volonté d'accroissement de la consommation, pour vendre plus ou pour les soi-disant bienfaits d'une économie de croissance.

Ne pas oublier «Liberté, égalité, fraternité»

Ainsi les discours continuent qui soutiennent l'augmentation de la consommation même dans nos pays à grande consommation qui sont dits "développés". Cela s'est traduit récemment par des appels à la défense de nos modes de vie mis en danger lors des attaques du World Trade Center, le 11 septembre 2001. Le message semble être : "faites de la résistance, achetez n'importe quoi mais achetez". La consommation des ménages serait, en ces temps difficiles, le principal soutien de la croissance économique.

Or aller vers une société "soutenable" impose de réduire notre niveau de consommation sans qu'il n'y ait besoin de sombrer dans un fondamentalisme religieux ou autre. La consommation de produits et services nécessite des ressources naturelles (énergie, matières premières, et espace) qui sont à la source du changement climatique, de la pollution des milieux, de la baisse de biodiversité, de la destruction des espaces naturels, des environnements dégradés, des risques nucléaires voire génétiques pour ne citer que quelques effets. Et tandis que les médias et politiciens nous parlent d'écologie et de problèmes environnementaux et participent à de nombreux colloques, le niveau de consommation qu'ils soutiennent par leurs discours ou par leur politique continue d'être la raison principale de l'accroissement des problèmes écologiques. Nos politiciens et experts seraient-ils donc atteints de schizophrénie lorsqu'ils réussissent ainsi à embrasser de la même bouche l'écologie et la consommation ?

Car le problème est important et de nombreux experts (3) et responsables politiques s'accordent, pour se limiter à un ordre d'idées réaliste, que les consommations de ressources devraient diminuer au moins de moitié dans le monde. Le problème n'est pas tant la pénurie de ressources que les dégâts causés par l'utilisation de l'espace, la mise en circulation dans l'économie d'énormes quantités de matière et d'énergie, et, à terme, les émissions et multiples conséquences. L'idée est de ne pas dépasser la "bio-capacité" de la planète, car "l'espace environnemental" est limité. Autrement dit, notre niveau de consommation actuel nécessite au moins deux planètes si on les veut viables durablement.

Un problème encore plus immense apparaît lorsque l'on combine problèmes écologiques et problèmes sociaux, liés de fait aux inégalités planétaires. Nous avons écrit sur toutes les écoles et mairies : "liberté, égalité, fraternité". De ce deuxième principe, nous déduisons que tout être humain devrait avoir droit à une quantité de ressources du même ordre (4). Or, on évalue que les pays "riches" consomment environ 80% des ressources alors qu'ils ne composent que 20% de la population mondiale (5), c'est-à-dire approximativement 16 fois plus de ressources que les pays «pauvres» par habitant.

Pour se faire une petite idée, voici un scénario simpliste pour l'année 2050. On considérera une consommation de niveau équivalent dans le monde entier pour chaque personne (indispensable si on veut éviter un scénario "dictature mondiale" qui serait en désaccord avec le principe de liberté que l'on peut aussi lire sur le fronton des écoles). On considérera également une importante croissance démographique dans les pays du tiers-monde (la population augmente de 60% d'ici 2050 (6)). Ces pays vont multiplier leur consommation (aujourd'hui encore relativement faible) par 24. Si nous faisons les calculs, cela signifie qu'il nous faudra 12 planètes si nous les voulons viables à long terme. Ainsi pour réduire de moitié la consommation mondiale actuelle de ressources, nous devrons réduire la consommation dans les pays riches de 12 fois tandis que les pays du tiers-monde pourront la doubler.


 La nouvelle est presque passée inaperçue dans les grands médias généralistes : la Banque mondiale a reconnu en décembre 2007 avoir surévalué le produit intérieur brut de la Chine depuis des années. Voilà ce qui s’est passé.

En décembre 2007, la Banque mondiale a reconnu que le poids de l'économie chinoise était en fait inférieur de 40% aux précédentes estimations. Ce n’est pas rien. Ainsi, le PIB de la Chine exprimé en PPA pour 2005 serait de 5.333 milliards de dollars au lieu de 8.819 milliards avec l'ancienne estimation.

Mais s’agit-il réellement d’une simple erreur ? (...) dans le cas de la Chine, à qui profite le crime ?

à la Banque mondiale et à ceux qui défendent le modèle économique dominant. Car cette surévaluation a des répercussions sur les chiffres officiels de la croissance mondiale, qui ne serait que de 4,5% au lieu des 5% annoncés[1]. Cet argument est souvent avancé pour expliquer qu’avec une telle croissance, les choses sont en train de s’améliorer dans le monde, preuve que le système actuel va apporter prospérité et bonheur…

Cette surévaluation a aussi de fortes répercussions sur le discours lié à la réduction de la pauvreté. Car selon la Banque mondiale toujours, le nombre de pauvres a baissé de 100 millions entre 1990 et 1999, grâce aux chiffres venant de Chine et d’Inde (-200 millions) alors que ce nombre a augmenté sur les autres continents (+100 millions).

 

Avec la réévaluation en cours, le nombre de personnes vivant avec l’équivalent de moins de 1 dollar par jour en Chine va augmenter de 200 millions environ. Si l’on fait le même travail en Inde, on se rend compte que le nombre de pauvres absolus dans le monde a, en fait, augmenté.

Non seulement c’est la crédibilité des études de la Banque mondiale qui est gravement mise en cause, mais c’est toute la logique même de son discours sur la réduction de la pauvreté et les bienfaits de la mondialisation néolibérale qui s’effondre !

 

Source et texte complet : http://tinyurl.com/2s92b7

Ou

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticle&code=MIL20080207&articleId=8029

 

Archive et (vos) commentaires : http://tinyurl.com/3yttuv

Ou

http://non-a-lintox.org/post/2008/02/18/Erreurs-statistiques-de-la-Banque-mondiale-en-Chine-%3A-200-millions-de-pauvres-en-plus



 
[1] Vu les dégâts causés par cette croissance "minorée", peut-être pouvons-nous nous féliciter de cet écart ? Nos enfants nous dirons bientôt ce qu'ils en pensent…  

(Bernard Grignon)



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« D'abord, ils vous ignorent, ensuite ils se moquent de vous, ensuite ils vous combattent et enfin, vous gagnez.» Gandhi

"Pour être libre il faut être informé." Voltaire

"Si tu ne peux pas participer à la lutte, tu participeras obligatoirement à la défaite !

Bertholt Brecht
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Mercredi 21 mai 2008 3 21 /05 /2008 08:47


"Il y a plus de gens qui vivent du cancer que de gens qui en meurent"

 


Inscrit à l'entrée de la salle de garde de l'hôpital de Villejuif (il y a environ 40 ans…)

Relevé dans le livre du Professeur Dominique Belpomme : "Ces maladies créées par l'homme" (Albin Michel)


    UNE PETITE QUESTION POUR VOUS AIDER A Y VOIR PLUS CLAIR :


A votre avis, vaut-il mieux pour la croissance - donc pour l'emploi, donc pour la consommation, donc pour le progrès, donc pour le bonheur, comme cela nous est asséné tous les jours, sur tous les tons et de toutes les manières possibles - que vous croisiez la voiture qui vient en face de vous tranquillement ou bien que vous la percutiez avec la vôtre ?

 

Rien ne vous empêche d'étendre la réflexion aux guerres par rapport à la construction systématique de la paix ; à la multiplication des caméras, des milices privées et des prisons afin de "lutter contre l'insécurité" plutôt que l'éducation et l'aide à ceux qui sont le plus en difficulté ; à la prise de traitements médicamenteux et la multiplication d'examens sophistiqués par rapport à la prévention des maladies et une meilleure hygiène de vie ; à la fréquentation de salles de remise en forme et l'absorption massive de produits "light" par rapport à une alimentation quotidienne frugale et naturelle ; …



    TOUT CECI POURRAIT SE RESUMER PAR UN PETIT SCHEMA :


CATASTROPHES provoquées → DESTRUCTIONS, maladies et difficultés en tout genre → RECONSTRUCTION et traitements multiples → CROISSANCE ECONOMIQUE → CATASTROPHES, accidents et autres maladies → … …

 


    NOUS POURRIONS ENSUITE NOUS POSER QUELQUES AUTRES QUESTIONS :


Et si le ver était dans le fruit ?

Comme le disait si bien Albert Einstein :


"On ne résout pas un problème avec les modes de pensée qui l'ont engendré"

 

En effet, où est la recherche du bonheur dans tout ça, où est le véritable progrès, source de mieux-être pour tous, sensés constituer la finalité de toutes les activités humaines ?

 

Et si nous commencions tous ensemble et tout de suite par stopper cette course suicidaire à la croissance économique à tout prix, pour rechercher d'autres moyens de partager et d'accéder à ces aspirations universelles ?

Par Bernard Grignon - Publié dans : Décroissance - Croissance économique
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Mardi 27 janvier 2009 2 27 /01 /2009 16:02
 

Le professeur Meadows vient de remporter le « Japan Prize », l'un des prix scientifiques les plus prestigieux pour un ouvrage qu'il a dirigé en 1972...


C'est un auditeur qui me fait remarquer que j'aurais du parler de cette récompense, et il a raison. Même si c'est une récompense qui vient ... 37 ans plus tard. Le rapport du professeur Meadows s'appelait « Les limites à la croissance » et il a été traduit en France sous le titre « Halte à la croissance ! » En effet le professeur Meadows, et les autres, proposaient, tout simplement, une croissance zéro. Meadows n'est pas si vieux que ça, il a 66 ans. Il a été prof au prestigieux Mit, Massachussets Institute of Technologie. Moi qui ait fréquenté les milieux écomoniques, je n'ai jamais vu autant de ricanements, je veux dire autour de Meadows et de son rapport. Meadows était un gauchiste au pire un idéaliste au mieux, un ennemi du progrès, un amateur des cavernes et de la viande boucanée, un ennemi du Sud et des pauvres qui ne demandaient qu'à se développer ou à s'enrichir etc etc

 


Et que contenait ce rapport « Meadows » ?

 

Il reposait sur une hypothèse infiniment simple. Les ressources sont limitées : le pétrole, le charbon, l'eau, l'uranium, les forêts, n'existent pas à profusion. Or la population humaine semble devoir croître indéfiniment. Et les besoins de la population humaine croissent encore plus vite que la population elle-même. Rien de commun entre les besoins de l'américain moyen et les besoins du bouchiman ou du pygmée moyen. Donc l'humanité va se heurter de façon dramatique au mur de la rareté. Cqfd. Stop à la croissance, vive la croissance zéro, arrêtons tout.

Ce qui faisait ricaner les économistes.

Oui, ils s'exclaffaient. Ah ! ah ! Tout ce que dit Meadows, Malthus le disait déjà, Malthus le pasteur de l'apocalypse économique. Il disait ça en 1800, dans son « essai sur le principe de population » et nous sommes en 1972, ah-ah ! Car Malthus, pas plus que ce pauvre Meadows, n'avait prévu une chose : la hausse des rendements ! L'incroyable progrès de la productivité qui fait que le quintal de blé produit par cent paysans en 1800 est produit par un seul paysan aujourd'hui. Et les économistes de rire.

 


Et vous, vous ne riez pas ?


Non, car Malthus et Meadows ont eu raison trop tôt. Le mur de la rareté approche, et nous allons nous heurter contre lui. Nous avons eu quelques prémisses de la crise des matières premières, la crise de l'eau est proche, les déchets commencent à envahir le monde, et la technique, hélas, n'a pas que des effets positifs. La technique peut être maléfique.


A suivre...

 


La devinette du jour. Un nénuphar double de surface tous les jours et occupe la surface du lac au bout de cent jours. A quel jour était-il à la moitié ?


Réponse : la veille...

 


 

(Réfléchissez bien ; où en sommes-nous aujourd'hui ?)

 

 

Chronique de Bernard Maris, professeur d'économie, sur France Inter, le 22 janvier ( http://www.radiofrance.fr/franceinter/chro/lautreeconomie/index.php?id=75823)


Par Bernard Maris - Bernar Grignon - Publié dans : Décroissance - Croissance économique
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Vendredi 26 juin 2009 5 26 /06 /2009 11:51

 

Après "l'événement vert" des élections européennes, une réflexion "poil à gratter" (a posteriori) tout à fait pertinente et à laquelle je souscris entièrement...

 

 

 

 

 


"On nous prend vraiment pour des cons !"





"Il fallait bien s'attendre à ce que tout parte en vrille depuis qu'un pacte écologique livrait pieds et poings liés l'écologisme aux politiques, lesquels s'empressèrent de le dissoudre vite fait dans un attrape-Grenelle sarkozyen. Après tant de mariages de force, l'écologisme est donc devenu soluble dans les discours de toutes les sauces politiques, y compris celles contre-nature. Mais depuis peu, on atteint des sommets !


Cette OPA des affairistes sur l'écologi(sm)e est un évident marché de dupes aux ficelles énormes. Les étiquettes écolo & bio font donc les choux gras d'un capitalisme en fin de course. La crise écologique fait l'objet d'une grande lessive et le blanchiment vert touche autant les produits que les esprits.


Côté cour et lobbies, Hulot et YAB, hélicolporteurs de quelques maîtres du monde en mal de reverdir leurs boutiques, se sont toujours prêtés au double-jeu illusionniste qu'exige une ambition Al Gorienne. C'est à prendre ou à laisser.

Mais côté jardin et désobéissance civile, vous, Bové et Cohn-Bendit, aux légitimes combats d'un passé tout récent, quel mépris vous anime soudain pour en arriver à tomber si bas dans cette déchéance électoraliste susceptible d'arrondir vos scores ? Ne pouviez-vous pas nous épargner, par exemple, cette facilité racoleuse de si piètre qualité : http://www.dailymotion.com/video/x992du_lipdub-europe-ecologie_music


Quel foutage de gueule, quelle surenchère, quelle honte, quelle éco-ringardise ! Comme il est loin le Larzac ! Le Cohn-Bendit de ma jeunesse et l'altermondialiste de Seattle se seraient probablement insurgés devant un tel outrage au talent et à l'intelligence.


Courage intellectuel et politique volontariste ne sont pas au rendez-vous de cette grand' messe de l'art de décevoir. Maintenant, vous aussi vous cherchez à nous embobiner, à nous rouler dans la farine, vous aussi vous nous prenez pour des cons, vous aussi vous ne dites pas tout ce que vous devriez dire, vous prenez les fourbes précautions d'usage pour caresser dans le sens du poil de l'électeur farouche, vous mettez un nez rouge pour suborner, leurrer, ratisser le plus large possible. « L'élection encourage le charlatanisme », disait Ernest Renan. « La propagande est aux démocraties ce que la violence est aux dictatures », ajoute Noam Chomsky.


Bas les masques !


Écologistes soi-disant militants, têtes de listes, animateurs, producteurs ou marchands : dites la vérité !


Écologistes, au moins vous, dites la vérité, toute la vérité !


Par concession, par séduction, par compromission, ne pratiquez pas la langue de bois ! Sinon, nous changerons de trottoir.

Ayez l'aplomb d'aborder les sujets qui fâchent. Parce que ce sont les sujets majeurs et que les esquiver est grossièrement malhonnête. Même s'ils sont difficiles à avaler pour votre public ou vos électeurs, même s'ils gênent aux entournures vos commanditaires.


Annoncez la couleur !

 


Ne faites donc pas l'impasse sur la surpopulation, la consommation de viande, la dictature vaccinale, la condition animale, l'agro-terrorisme, les circuits longs (fini les fraises d'hiver dans le métro !), l'industrie automobile, car ils sont là les vrais problèmes pour notre planète. Et la biodiversité en déclin, cette sixième phase d'extinction massive, ce n'est pas un sujet électoraliste ?


Comme vous savez que les gens souhaitent tous un meilleur pouvoir d'achat, vous évitez soigneusement de prononcer le vocable DÉCROISSANCE, un « gros mot » qui pourrait signer l'échec cuisant du candidat. Comme dénatalité... !


Où le bât blesse, dans le filon écolo, c'est que les thèmes primordiaux ne sont nullement populaires et ne risquent pas de recueillir l'assentiment des électeurs...

Vous êtes pris au piège ? Alors, vous mettez de l'eau dans votre pinard, vous mentez comme des arracheurs de dent, vous faites dans l'écologisme sournois. Comme les autres, comme ceux que vous dénoncez, vous mystifiez, vous trichez, vous esquivez effrontément parce que vous voulez vendre votre salade, parce que vous voulez être élus coûte que coûte, avoir ce pouvoir qui rend mégalo, ivre et cruel.


Votre écologisation est donc illusoire, manipulatrice, cosmétique, frelatée, bidon, fourbe et vendue. Pour être écolo sans déplaire, il suffit de ne pas l'être.


Vous ressemblez trait pour trait aux monstres ploutocrates qui nous gouvernent et qui, inexorablement, par un douloureux effet idiocratique, nous gouverneront toujours, jusqu'à l'effondrement final.

Entre-temps, vous êtes là pour faire votre beurre. Rien de plus. Et pitié, ne nous faites plus le coup du développement durable, marre de cet oxymore stupide, ou alors dites soutenable, ce sera moins insupportable à l'oreille. Ce subterfuge, ultime lubrifiant ultralibéral, est parfaitement identifié dans la grande galerie des faux-semblants.


Le gobe-tout n'est pas une espèce protégée.

Ce n'est pas parce que plus de dix millions de lobotomisés volontaires sont avides de télé réalité, qu'autant d'écervelés lisent des magazines people qu'il faut nous prendre pour des cons. Ce n'est pas parce que nous avons un cerveau-estomac qu'il faut nous confondre avec des bovidés. Ce n'est pas parce que nous en trimballons une sacrée couche qu'il faut nous faire miroiter n'importe quoi !!


Le projet démocratique consiste-t-il à hisser le citoyen vers l'érudition et la lucidité, ou à l'enfoncer vers l'incurie et la médiocrité ?

 


Ceux de 1789, ils n'étaient pas fute-fute, non ? Pourtant, ils se servirent de leurs fourches mieux que nous ne nous servirons jamais de notre Internet.


Ah ! ça ira ?"


Michel Tarrier (tarrieri@wanadoo.es), le 1er juin 2009 


 


> Attention, ils vont voter !

> http://www.koreus.com/video/futur-evolution-humaine.html

> Hommage à la bêtise humaine :

> http://www.dailymotion.com/video/x97iwx_mourir-pour-la-voiture-13_news

> http://www.dailymotion.com/video/x97j0s_mourir-pour-la-voiture-23_news

> http://www.dailymotion.com/video/x97k5d_mourir-pour-la-voiture-33_news

> La viande n'est pas verte, désolé pour les agapes charcutières de 

> José Bové :

> http://www.dailymotion.com/video/x8blkt_la-terre-devoreedevor-the-

> earth-dev_news

> http://www.dailymotion.com/video/x8k8rm_logique-vegetarienne_animals

> http://www.dailymotion.com/video/x2dslz_le-vegetarisme-la-sante-au-

> quotidie_animals

 

 

 

 

 

 

Et oui, le chemin de "l'écolo-décroissance" non plus n'est pas un long fleuve tranquille !

 

 

 


 

Pour vous en convaincre un peu plus, je vous suggère d'écouter l'excellente émission "Là-bas si j'y suis" du 25 juin, intitulée "Home" (...) sur :


 

http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1719


ou bien sur :


http://www.la-bas.org/archives-browser/

 

 


Par Michel Tarrier - Bernard Grignon - Publié dans : Décroissance - Croissance économique
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