Informations et réflexions sur notre SOCIETE

Mardi 5 février 2008 2 05 /02 /2008 09:23


 

Inscriptions au brevet des collèges 2008.

 

Les élèves et leur représentant légal doivent valider un document où les enfants sont catégorisés en « Français » ou « étrangers ».

 

A quand une étoile de couleur variable selon leur origine ?



JUSQU'OU LES LAISSERONS-NOUS FAIRE ???



Quelques citations à méditer :


« Le monde est dangereux à vivre, non pas à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire. » Albert Einstein


Ils ne sont debout que parce que nous sommes à genoux

"Ce qui permet au mal de progresser est l'inaction des hommes de bien" (Edmund Burke, homme politique britannique)

"Rester assis, c'est se mettre à genoux" (Yannis Youlountas)



Mais aussi, à ne pas oublier :


Déclaration universelle des droits de l'homme de 1793, article 35 :

"Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs."

Par Bernard Grignon - Publié dans : Informations et réflexions sur notre SOCIETE
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Vendredi 15 février 2008 5 15 /02 /2008 09:58

Cri de colère et de détresse, cri de révolte !



A DIFFUSER SANS MODERATION !


Je suis la maîtresse de Gevorg, le fils de Karin et Armen, qui est arrivé  en Cours Préparatoire dans ma classe l'an dernier. Je suis la maîtresse de  Gevorg qui a disparu de ma classe vendredi 16 novembre en laissant toutes ses affaires, même ce gros bâton de colle dont il est si fier.

Je suis la maîtresse de Gevorg et d'autres encore dans la même situation,  qui voient sa chaise vide tous les jours et qui savent que leur tour peut  arriver.

Je suis la maîtresse de 22 enfants de 6 ans qui apprennent qu'en France un enfant peut être obligé de s'enfuir de nuit avec sa famille parce qu'il  n'est pas français.

Je suis une maîtresse qui doit enseigner à 22 enfants, qu'on est tous  égaux, avec les mêmes droits et les mêmes devoirs, que les lois sont  faites pour nous protéger, que c'est ce qu'on appelle les droits de  l'homme dont on est si fiers en France.

Je suis une maîtresse qui doit arriver à faire comprendre à 22 enfants que  l'on doit résoudre les problèmes en s'expliquant, et que lorsqu'on est  dans son droit on sera écouté et protégé. « parce que c'est ça la justice,  hein maîtresse ? »

Je suis la maîtresse d'autres enfants sans papiers qui me regardent faire  l'appel sans Gevorg et qui continuent à apprendre à lire dans la langue  d'un pays qui ne veut pas d'eux.

Je suis une maîtresse parmi tant d'autres qui devraient tous les jours  essayer d'expliquer l'inexplicable, accepter l'inacceptable, et ravaler  cette rage et ce dégoût d'être la fonctionnaire d'un Etat qui mène une chasse à l'homme abjecte et dégradante.

Aujourd'hui je voudrais vous faire comprendre à quel point mes collègues  et moi-même sommes choqués par ces drames humains, par cette politique de  chiffres, de pourcentages et de quotas appliquée à des personnes, des  hommes, des femmes et des enfants.

Je voudrais vous faire comprendre à quel point cette souffrance engendrée  par cette politique, devient ingérable, insupportable pour nous, comme  pour les enfants et les familles concernées. Je voudrais vous dire à quel  point nous avons mal devant ces bureaux vides, ces cahiers abandonnés et  ces stylos que personne ne vient réclamer.

Je voudrais vous dire à quel point j'ai peur d'arriver en classe et d'avoir perdu Gevorg ou Alexandre ou un autre encore, parce que, non, ce ne sont pas des numéros ou des quotas, mais parce que je les connais, je connais leurs sourires, je connais leurs yeux.

Nous n'en pouvons plus de nous taire et de voir des familles en danger rejetées en toute connaissance de cause ! Nous n'en pouvons plus de nous demander en permanence ce qui va leur arriver là bas !

 

Nous ne voulons plus être complices de non assistance à personne en  danger.

 

 

Je voudrais vous faire partager cette réflexion de William Faulkner :


"Le suprême degré de la sagesse est d'avoir des rêves suffisamment grands pour  ne pas les perdre de vue pendant qu'on les poursuit."

 

Alors merci à tous  d'être là et de partager le rêve de Karin, Armen, Alexandre, Gevorg et Grigory leurs enfants : Vivre sereinement auprès de nous, venir chaque matin à l'école, et que ce rêve, avec eux et avec tous ceux qu'on veut chasser hors de notre pays, on ne le perde pas de vue.


 

Laure Véziant professeur des écoles à Montélimar



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ET PENDANT CE TEMPS LA, L'ILLUSIONISTE AMUSE LA GALERIE ! ...

Par Laure Véziant - Publié dans : Informations et réflexions sur notre SOCIETE
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Vendredi 15 février 2008 5 15 /02 /2008 10:25

Juste une petite anecdote d’éleveurs

 

 

Les fromagers fermiers occupent, crime impardonnable, une part du marché : cela porte ombrage aux Lactalis, Lepetit, Danone et autre Président.

Interdire le fromage fermier soulèverait sans doute quelques remous, d’autant  plus que l’image de ce dernier, via l’interprofession*, est utilisée par les industriels comme une vitrine.

Il faut donc trouver une solution : conserver le mot « fromage fermier » mais faire en sorte que celui-ci ne soit plus produit que par très peu de fromagers, fermiers de nom, mais industriels de pratique.

Allez-vous trouver une solution à ce casse-tête, chers lecteurs ?

Je crains que non car, sauf vot’ respect, vous n’avez pas une imagination aussi fertile que la DGCCRF** (comprenez « les fraudes »).

Et cependant, c’est si simple : un tout petit morceau du « Décret Fromage » va permettre de tordre le coup à ces gêneurs, sans que cela provoque le moindre soulèvement populaire.

Pourquoi s’insurger quand on veut « informer le consommateur », « le rassurer » ? C’est sacré, l’information du consommateur ! (Sauf pour les résidus de pesticides et autres métaux lourds voir antibiotiques ou OGM inférieurs à 0,9% - ce serait là une mise en danger de l’agroalimentaire, de l’industrie chimique, grands bienfaiteurs de notre société).

Voici donc la solution à l’énigme :« La matière grasse d’un fromage doit être exprimée en teneur de matière grasse pour 100 grammes de produit fini. »(Applicable au1/12/07)

Mais, voilà le hic : le fromage fermier est un produit dont la composition varie selon les saisons, les animaux, le degré de dessiccation.

Quand tu as une usine à fromage, tu écrèmes ton lait (ou tu ajoutes de la crème) de façon qu’il ait un taux de matière grasse bien défini avant la fabrication du fromage. 

Quand tu es éleveur fromager fermier (ce qui veut dire que tu transformes le lait produit sur ta ferme, selon des méthodes traditionnelles), tu transformes un lait qui varie selon les saisons, qui est différent d’un élevage à un autre. Bref, ton produit varie en fonction de la nature (quelle elle horreur ! stérilisez- moi ça !)

Le producteur fermier devra donc effectuer des analyses extrêmement  fréquentes, posséder un jeu d’étiquettes innombrables : comment supportera t’il ce surcoût de frais et ce surcroît de travail ?  Seules pourront résister les très grosses exploitations, fermière par l’image mais  industrielles dans la pratique.

Juste une histoire d’éleveurs ?

Pas sûr !  Un jour viendra où l’on  fera analyser la teneur en sucre de vos grappes de raisin, grain par grain évidemment. Normal, un diabétique pourrait être incommodé ou un pèse–personne révéler un surpoids dont vous serez tenus pour responsables.

La saisonnalité ? Juste un mot pour les marketteurs !

Dans la réalité qui est  là, devant nous, c’est la standardisation totale au profit de l’industrie agroalimentaire et de ses fournisseurs.

Ce n’est pas une histoire de bonne bouffe ou de malbouffe.

C’est l’histoire d’une déshumanisation, d’une dénaturation qui n’épargnera personne.

 

 

*Interprofession= ANICAP,  Association Nationale Interprofessionnelle Caprine (association interprofessionnelle nationale).

** Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes

 

 

 

Selon une « Etude de la variabilité du taux de matière grasse des fromages fermiers de chèvre et de brebis en région PACA » menée par le Centre Fromager de Carmejane, les fourchettes observées en teneur de matière grasse varient de 15% à 45%

 

  Que faire ? Vous pouvez réagir, écrire à vos élus ou ...que sais-je? ou laisser tomber...


Article de Paysan en Vaucluse - Journal de la  Confédération Paysanne 84

 

 


 
Par Confédération paysanne de Vaucluse - Publié dans : Informations et réflexions sur notre SOCIETE
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Mercredi 27 février 2008 3 27 /02 /2008 15:26


Voila que, non satisfait de la glissade morale effectuée sur la peau de banane Guy Moquêt qu'il s'était à lui-même étendue comme carpette, Mr Sarkozy prétend << faire en sorte que, chaque année, à partir de la rentrée scolaire 2008, tous les enfants de CM2 se voient confier la mémoire d'un des 11 000 enfants français victimes de la Shoah >>.

Ma fille sera en CM2 en 2013. Elle porte en elle de par la grâce de ses parents la mémoire de ces milliers d'enfants, français et non français, qui au long de l'histoire humaine furent déportés, séparés des leurs, rendus orphelins, esclaves, choses sexuelles, assassinés...sur les 5 continents. Et qui le sont encore. Elle porte en elle la mémoire future de ces enfants violemment séparés de leurs parents ou familles, ici, maintenant, en France devant ses yeux de fillette de 4 ans. Elle porte en elle en tant que future femme, citoyenne, lionne au combat, la mémoire de tous ces enfants qu'elle aura vus déportés de son supposé pays de cocagne vers des univers où ils disparaissent, de tous ces enfants qui n'ont pas d'enfance, en Palestine, au Liban,... de tous ces enfants marchandés cyniquement, au nom de l'enfance, au Tchad, ailleurs...

 Ma fille porte en elle tout ceci parce qu'elle est vivante. Parce qu'elle a un papa et une maman vivants auprès d'elle. Qui animent son âme autant qu'ils le peuvent de toute l'actualité de leurs combats, à sa mesure de petite fille, en lui apprenant qu'il n'y a pas de différence, entre un enfant blanc et un noir, entre un enfant juif, catholique, sikh, musulman, bouddhiste, que tout enfant a droit au bonheur d'être enfant, dans la douceur de sa famille, les câlins, le jeu, les apprentissages.

Ma fille porte en elle tout cela, et elle ne se verra pas confiée par l'école la mémoire de l'un des 11 000 enfants français victimes de la Shoah. Ce travail, qui m'est dévolu en tant que parent, et qu'il n'appartient pas à mon sens au Président de la République de choisir de faire à ma place, je l'élabore dans le respect de mon enfant, et de ce qu'est notre famille.

 Il n'y a pas que la Shoah, Mr. le Président. Maints massacres furent perpétrés, maintes mémoires furent et sont encore blessées qu'il vous semble vain d'honorer, maints enfants furent déportés et assassinés, dont vous semblez faire si peu de cas, en d'autres temps tout aussi atroces que celui de la Shoah.

 Quel est ce besoin que vous nous démontrez donc là, un besoin de repentance ? Ce mot que vous refusez à tout crin à ceux qui ne vous le demandent même pas, mais qui voudraient juste prononcer le mot de mémoire sans se faire éconduire ?

Qu'allez-vous donc faire dans cette galère ? Quel besoin de s'aplatir dans le vent d'une seule direction, sous les tapis du souvenir d'une seule victime ? Vous nous avez suffisamment dit lorsque cela vous arrangeait que les enfants n'étaient pas comptables des fautes de leurs pères.

 Ma fille ne se verra confier par vous la mémoire d'aucun enfant d'une seule confession, d'une seule déportation, d'un seul esclavage, d'un seul massacre.

Ma fille ne sera jamais l'objet de votre manipulation de l'histoire, de l'émotion, du drame humain au service de vos seuls biens et besoins personnels, politiques ou autres.

 Elle ne croulera pas sous le poids de votre culpabilité ou de vos obédiences. Elle grandit libre dans sa connaissance de l'autre, des ses bonheurs et malheurs, grands et petits, auxquels nous désirons l'éveiller pour qu'elle puisse partager le poids, plus tard, avec ceux qui souffrent.

Mon enfant, nos enfants, grandissent à présent dans une France dont mes parents, humains généreux s'il en fut, auraient profondément honte. Si ma mère n'était pas morte, elle défilerait aujourd'hui du haut de ses 89 ans, pour vous faire savoir qu'il suffit.

     Qu'il suffit de l'outrager.

     Qu'il suffit de choisir dans les souffrances humaines celles qu'il vous agrée d'honorer et celles qu'il vous indiffère d'ignorer. Quand ce n'est pas celles qu'il vous arrange de rejeter dans de lointaines poubelles.

     Qu'il suffit de gesticuler, justifiant toutes les exactions de la France dans l'Ailleurs en ne supportant pas que l'Ailleurs vienne vivre dans la France.

     Qu'il suffit de faire la leçon à des enseignants sur ce qu'il convient de faire partager d'histoire à leurs élèves, alors qu'ils nous font tous les jours partager, à nous parents, la fin de l'histoire d'une éducation nationale que vous rendez exangue.

     Qu'il suffit de tuer les familles, je pèse mes mots, en envoyant vos sbires arracher les portes, arracher les affaires personnelles, arracher les êtres de leur travail, arracher les hommes de leur famille, arracher les mères de leurs enfants, ce que vous faites tous les jours, ici, en France.


Quand vous offrirez de la France un autre spectacle aux yeux de nos enfants.

 Quand vous cesserez de nous mettre en deuil chaque matin de l'une des qualités d'accueil, de soin, de solidarité, d'éducation, de liberté, d'égalité, de fraternité... qui devraient être la nature, l'essence, la colonne vertébrale de notre pays.

 Quand vous vous préoccuperez, aussi, de ce qui se passe dans une salle de classe lorsque les maîtresse malades ne sont pas remplacées, au collège lorsque les adultes si dévoués soient-ils à leur mission, n'y sont pas assez nombreux.

 Quand vous proposerez à nos enfants la prise en considération de toutes les souffrances des humains à travers l'histoire, sans quantification, sans classification.

 Quand vous nous aiderez véritablement à les construire dans le respect de l'autre sous les yeux d'une République exemplaire.

 Quand vous tiendrez vos promesses de protéger tous les opprimés, toutes les femmes opprimées, tous les déshérités, tous les enfants déshérités...

 Quand vous ferez véritablement preuve d'un courage révolutionnaire et visible en cessant les exactions, en ramenant vos chiens.

 Quand vous serez capable de ne plus fabriquer visiblement et incessamment un pathos bien ciblé, d'héroïsme ou de pitié, c'est tout comme, pour dissimuler la déconstruction de l'humain et de l'espoir que vous vous acharnez à promouvoir.

 Quand vous serez ce que vous n'êtes pas, quand vous ne serez plus ce que vous êtes.

Je cesserai d'être en deuil de mon pays idéal.

 Je cesserai de ne pouvoir plus lire les journaux et de pleurer chaque jour à la découverte des nouveaux nuages.

 
Un grand mal est toujours suivi d'un grand bien.

 
La citoyenneté profondément humaine, sincère, dévouée, invisible, muette pour l'instant, s'amplifie chaque jour qui passe avec son lot d'expulsés amis, de justes condamnés, ...

La réponse à votre action est dans cette résistance contre laquelle vous ne pouvez strictement rien.

 
La pensée et le coeur sont irréductibles.

 
Ma fille se construit, comme bien d'autres enfants, par la grâce d'adultes conscients de leur devoir d'"êtres au monde" parmi d'autres "êtres au monde".

 Ces enfants seront des adultes, nombreux et imperturbables, des lions, auxquels il incombera de développer à une échelle jamais vue les valeurs de beauté et de bonté de la vie, pêchées dans le meilleur de chacune de leurs origines, passées au tamis du métissage, cimentées entre elles par la liberté et l'empathie réunies.

 

Vous ne sauriez apprendre à mon enfant cela que je choisis de lui apprendre.

Son espoir et sa force sont entre les mains de son père et de sa mère.

 

Claire Malbos, le 14 février 2008

 

Source : http://www.legrandsoir.info/spip.php?page=rubrique-91&id_article=6046

Par Claire Malbos - Publié dans : Informations et réflexions sur notre SOCIETE
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Jeudi 28 février 2008 4 28 /02 /2008 09:04

Toute la presse a noté qu’Emmanuelle Mignon (directrice de cabinet de l'actuel président de la république), ne pensait pas que les sectes étaient un danger en France.

Mais ce qui est un danger en France c’est Madame Mignon : "J’ai toujours été conservatrice, j’aime l’ordre. Je crois à l’initiative individuelle, à l’effort personnel et, en matière économique, à la main invisible du marché. Par exemple, je suis pour une privatisation totale de l’éducation nationale", confie cette juriste venue du Conseil d’Etat.

(in Le Monde 2 septembre 2004, « comment les idées viennent à Sarkozy » Jean Birnbaum).

Sans doute qu’après avoir privatisé l’école, on pourra donner les enfants à former aux différentes écoles dirigées par des sectes ?

 

De : Gérard Filoche, le mercredi 27 février 2008

Une preuve de plus que Cornelius Castoriadis avait bien raison lorsqu'il affirmait que "L'homme n'est pas un animal qui désire le savoir ; l'homme est un animal qui désire la croyance". Ce qui est particulièrement grave et source d'inquiétude, c'est que cette constatation concerne au premier chef les dangereux "illuminés" qui nous gouvernent !

Qu'attendons-nous pour leur faire entendre raison ? ("Ils sont debout parce que nous sommes à genoux")

 

 

Par Gérard Filoche - Bernard Grignon - Publié dans : Informations et réflexions sur notre SOCIETE
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Vendredi 29 février 2008 5 29 /02 /2008 09:41

"Bernard Marris a rappelé vendredi dernier (22 février) que le revenu salarial net moyen calculé par l’INSEE avait stagné de 1978 à 2002 et qu’il a baissé depuis cinq ans.

Si l’on tient compte de l’inflation, en moyenne de 2% par an, le pouvoir d’achat d’une grande partie de la population a donc bel et bien été entamé depuis trente ans, d’autant plus que le poids du logement est sous-estimé dans l’indice des prix de l’INSEE. Celui-ci considère que les dépenses de logement représentent seulement 14% du budget d’un ménage, alors qu’en réalité, ce chiffre approche parfois la moitié du revenu !

De plus, on sait maintenant que les prix dans la grande distribution ont grimpé de 29% depuis le passage à l’euro et que certains produits de consommation courante ont encore augmenté de près de 40% depuis trois mois !

Le pouvoir d’achat n'a pas baissé pour tout le monde. Au cours de ces dix dernières années, le revenu déclaré des 5% des contribuables français les plus riches a augmenté de 11%.

Le revenu des 1% les plus aisés a augmenté de 19,4% et celui des 0,1% les plus fortunés de 32%.

Dans ces conditions, il n’est pas étonnant que la croissance française soit devenue tributaire de la consommation et de la spéculation des classes aisées.

Quant à ceux qui se lèvent tôt, les réformes structurelles de la protection sociale et du marché du travail aggraveront leurs situations, déjà difficiles. La moitié de la population gagne moins de 1.480 euros par mois. 17% des salariés sont au SMIC et 7 millions de pauvres vivent avec moins de 718 euros par mois. Les classes moyennes ne sont plus épargnées."

Liêm Hoang-Ngoc sur France Inter, le 27 février 2008
Liêm Hoang-Ngoc est maître de conférences à Paris I-Panthéon Sorbonne, au laboratoire Matisse, et chercheur au CNRS.

 

Par Liêm Hoang-Ngoc - Publié dans : Informations et réflexions sur notre SOCIETE
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Lundi 3 mars 2008 1 03 /03 /2008 10:42


Romain Dunand, militant RESF dans le Jura, a été condamné le 14 février dernier à 800 euros d'amende pour outrage suite à l'envoi d'un courriel à Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, dans lequel il protestait contre la mise en garde à vue de Forimond Guimard à Marseille, un autre militant du Réseau Education Sans Frontières interpellé lors d'une manifestation contre une expulsion.

Dans ce message privé, Romain faisait un parallèle, fréquemment utilisé, entre la politique du gouvernement à l'égard des sans-papiers et celle du gouvernement de Vichy et c’est sur cet élément que la justice s’est fondée pour le condamner.

La volonté du gouvernement est de sanctionner la liberté d’expression. Or l'un des fondements de la démocratie consiste en la reconnaissance de cette liberté d'opinion et de conscience, et du droit à la résistance à des ordres ou lois injustes.

Pour nous, l'Etat veut ainsi intimider celles et ceux qui tentent de s'opposer à sa politique de stigmatisation et de chasse aux étrangers.

Romain a fait appel de ce jugement ; le Réseau Education Sans Frontières le soutient sans réserve dans sa défense des familles et des personnes sans-papiers.

Par Réseau Education Sans Frontière - Publié dans : Informations et réflexions sur notre SOCIETE
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Mercredi 12 mars 2008 3 12 /03 /2008 09:41

 

Un programme qui fait froid dans le dos !

 

 
Brice Hortefeux effectue une tournée des capitales européennes pour expliquer les mesures figurant dans le pacte européen sur l'immigration et l'asile, qui sera débattu lors de la Présidence française de l'UE.


    Pourquoi les États membres de l'UE doivent-ils se mettre d'accord ?

En Europe, cinq pays - la France, l'Espagne, l'Italie, la Grande-Bretagne et l'Allemagne - concentrent 80 % des flux migratoires, les 20 % restants étant répartis entre le Portugal, la Pologne et l'Autriche, puis des États moins concernés. Les États adoptent peu à peu des mesures convergentes mais il n'existe pas de véritable cohérence.

    Quels seraient les principes d'un tel pacte ?

Mieux protéger l'Europe en contrôlant ses frontières extérieures. Comment ? En créant une véritable police européenne aux frontières, en parachevant le chantier de la biométrie pour les visas et en renforçant l'agence Frontex, chargée de coordonner la surveillance des frontières extérieures de l'UE. Organiser l'immigration légale et professionnelle. Chaque État déterminerait ses besoins et ses capacités d'accueil. Pour Brice Hortefeux, il faut refuser les régularisations massives et générales de sans-papiers. Organiser l'éloignement effectif hors de l'UE des étrangers qui y séjournent irrégulièrement. La France juge nécessaire d'organiser des vols conjoints entre États membres, sous l'égide de Frontex, et de progresser dans la signature avec les pays d'origine d'accords de réadmission des clandestins. Harmoniser les régimes d'asile. En septembre 2008 aura lieu, à Paris, une conférence ministérielle sur le régime commun d'asile européen. Aboutir à une approche commune européenne sur le codéveloppement et l'aide au développement. La deuxième conférence ministérielle euro-africaine sur la migration et le développement se déroulera les 20 et 21 octobre à Paris.

    La France pourra-t-elle encore contrôler les entrées sur son territoire ?

Brice Hortefeux a précisé qu'il n'y aurait pas de transfert de souveraineté, chaque État conservant la responsabilité de fixer les conditions d'entrée des immigrés sur son territoire. Le Gouvernement est toutefois favorable à une politique commune de contrôle de l'entrée aux frontières extérieures de l'Union.

    Calendrier

Les entretiens de Brice Hortefeux se poursuivront le 26 mars à Paris, à l'occasion d'une première réunion de travail, pour prendre connaissance des observations des partenaires européens.

Site du Premier ministre - Portail du Gouvernement - / Page 2/2

 

Par Portail du Gouvernement - Publié dans : Informations et réflexions sur notre SOCIETE
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Jeudi 3 avril 2008 4 03 /04 /2008 15:43

Selon une dépêche AFP du 25 mars : Le président de la République a annoncé en septembre 2007 sa volonté d'engager "un grand débat sur le financement de la santé".

"Qu'est-ce qui doit être financé par la solidarité nationale, qu'est-ce qui doit relever de la responsabilité individuelle à travers une couverture complémentaire ? Ce débat, qui a déjà eu lieu chez tous nos voisins, je demande au gouvernement de l'organiser", a alors indiqué le chef de l'Etat.

Le gouvernement mène une réflexion sur la prise en charge des soins par l'assurance maladie qui pourrait déboucher sur une loi au "premier semestre 2009", a indiqué mardi la ministre de la Santé Roselyne Bachelot.

Ce texte, pourrait redéfinir les soins qui relèvent de l'assurance maladie et ceux qui relèvent de la "responsabilité individuelle"

Malgré l’emploi du conditionnel, les choses se précisent. Et le mouvement s’accélère. Dans la réalité quotidienne des malades, sans concertation, sans communication, sans information, des décisions sont déjà prises. Et appliquées. C’est le cas des franchises sur les soins, appliquées avec un tel zèle que certaines caisses de Sécurité Sociale continuent de les prélever au-delà du plafond de 50€, tandis que des patients renoncent à certains soins, amenant les communicants de la Sécu à vanter cet «effet franchise» qui améliorerait fictivement les comptes… en dégradant l’accès aux soins…

Et pendant ce temps, une nouvelle vague de déremboursements est décidée et appliquée dans la plus grande discrétion.

La suite se profile derrière les arguments comptables déshumanisés du gouvernement et les formules creuses censées nous faire croire qu’il réfléchit, consulte, dialogue, «modernise».

«Moderniser» serait-il le nouveau synonyme, politiquement correct, de «privatiser» ? Car, sous le pudique euphémisme de « redéfinir les soins qui relèvent de l'assurance maladie et ceux qui relèvent de la "responsabilité individuelle", c’est la privatisation qui avance, même plus masquée. Et elle avance vite, espérant prendre le citoyen par surprise.

Dans ce contexte, la mobilisation contre les franchises est emblématique. Elle porte en elle la colère des malades, des professionnels, des citoyens qui refusent le sacrifice de la santé, de notre santé, sur l’autel de la Bourse et du profit.

Le gouvernement nous martèle que le trou de la Sécu est un gouffre insondable… Mais depuis quand l’actionnariat privé volerait-il au secours d’une action publique qui s’écroule ???

La vérité, c’est que le secteur de la santé est rentable. Extrêmement attractif. Mais pour que les Français, attachés à leur système d’assurance-maladie solidaire, acceptent la privatisation, il faut leur faire croire que celui-ci est à bout de souffle. Il faut aussi qu’il dysfonctionne, en particulier au niveau des remboursements. Et il faut surtout que le citoyen, de lui-même, se tourne vers les assurances privées.

Rien de tel, pour faire accepter une réforme inacceptable, que de la déguiser, aux yeux des citoyens, en réforme nécessaire, de faire en sorte qu’ils y viennent eux-mêmes… L’instauration des franchises marque, à ce titre, la bascule dans un système de pensée pervers, qui fait porter sur les malades la «responsabilité» du financement de la maladie.

L’étape suivante, le « tri » des malades, ou des pathologies, n’est qu’un pas de plus vers le système du «chacun pour soi».

Nous ne voulons pas de ce système !

Nous ne voulons pas de ces franchises, qui, au bout de 3 mois, font chaque jour la preuve qu’elles sont un obstacle dans le parcours de soins des malades, des personnes âgées, des personnes à faibles revenus.

 


 

Sidaventure (sidaventure.net)

Par sidaventure - Publié dans : Informations et réflexions sur notre SOCIETE
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Jeudi 17 avril 2008 4 17 /04 /2008 16:24


 

Avant de lire ci-dessous... si vous ne savez pas ce qu'est l'OCDE

 Organisation de coopération et de développement économiques

Bienvenue à l'OCDE, une organisation internationale qui aide les gouvernements à répondre aux défis économiques, sociaux et de gouvernance posés par une ...


 


Pour ceux qui ont encore des doutes sur les intentions du gouvernement à l'égard de l'Education nationale, on peut lire à la page 30 de l'instructif document

http://www.oecd.org/dataoecd/24/23/1919068.pdf

publié sous l'égide de l'OCDE :

« [...] Si l'on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse. On peut réduire, par exemple, les crédits de fonctionnement aux écoles ou aux universités, mais il serait dangereux de restreindre le nombre d'élèves ou d'étudiants. Les familles réagiront violemment à un refus d'inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l'enseignement et l'école peut progressivement et ponctuellement obtenir une contribution des familles, ou supprimer telle activité. Cela se fait au coup par coup, dans une école mais non dans l'établissement voisin, de telle sorte que l'on évite un mécontentement général de la population. »

Un extrait de « La casse du Service public d'Éducation est bien programmée depuis 1996 par l'OCDE »

http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=38026


«Il s'agit bien, comme le conseille cet expert de l'OCDE, de ruiner progressivement la qualité de l'École publique pour introduire peu à peu une privatisation qui s'imposera comme la seule planche de salut quand la vie dans les établissements ne deviendra plus supportable.» !!! ...

 

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Un autre excellent article du même auteur ; « Vulnérabiliser les professeurs : une stratégie administrative réfléchie »

http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=36092

 

Par agoravox.fr - OCDE - Publié dans : Informations et réflexions sur notre SOCIETE
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