Lundi 28 septembre 2009

 

 

A ceux qui croiraient encore aux « beaux » discours sur le « développement durable », la « croissance verte » et à la possibilité de transformer « de l'intérieur » un système politique fondé sur la recherche permanente du profit maximal et à court terme !

 

 


 

En mars 2008, la commune de Lambesc, dans les Bouches-du-Rhône, lance un appel d'offres pour les fournitures des cantines de ses écoles maternelles et primaires. Cet appel précise que les aliments doivent être en partie bio (deux repas par semaine) et de proximité.

La Société Multi Restauration Méditerranée remporte l'appel et commence à servir des repas en septembre 2008.

Mais voilà, le préfet conteste l'appel d'offres et renvoie la commune devant le tribunal administratif. Celle-ci va perdre au tribunal au motif que : Inclure une notion de distance dans l'approvisionnement est illégal car cela contrevient aux règles européennes de la libre concurrence.

 

Depuis, les enfants de Lambesc peuvent manger de la nourriture bio qui vient de l'autre bout de l'Europe (voire du monde), ce qui est parfaitement légal... (et tellement mieux pour la croissance !)

 

 

 


Par Village magazine de septembre 2009 et revue S!lence d'octobre 2009) - Publié dans : Agriculture - Alimentation - Agrocarburants
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Jeudi 24 septembre 2009




Robert Hirsch est un éminent spécialiste des questions énergétiques qui a travaillé durant toute sa carrière dans les différents secteurs de cette industrie, d’abord en tant que serviteur de l’Etat, puis dans le privé. M. Hirsch est à l’initiative d’une célèbre étude sur le pic pétrolier publiée en 2005 par le Ministère de l’Energie des USA (DOE). Répondant ici aux questions de Steve Andrew, pour l’ASPO, il revient sur son parcours professionnel, les circonstances de la publication du rapport du DOE, et la réaction pour le moins embarrassée des autorités devant les résultats de son étude. M. Hirsch estime qu’entre 10 et 20 ans seront nécessaires pour effectuer les transformations des infrastructures, équipements, processus et modes de vie qui seront requises avec la raréfaction du pétrole. Après plusieurs années passées à étudier ce dossier, il estime aujourd’hui que nous disposons de moins de cinq ans avant que la production pétrolière mondiale ne commence à décliner, provoquant à coup sûr une récession de grande ampleur. Il est grand temps, dit-il, que les responsables politiques aient le courage de faire face aux mauvaises nouvelles en provenance du secteur énergétique et osent enfin aborder cette question de front.

 


Robert Hirsch s’entretient avec Steve Andrews, pour l’ASPO (Association pour l’Etude du Pic Pétrolier), le 7 septembre 2009

 


Question : Quelles ont été vos principaux domaines d’activité au cours de votre carrière dans le secteur de l’énergie ?


Hirsch : J’ai débuté dans l’énergie nucléaire. Puis j’ai fait de la recherche sur la fusion [nucléaire], et dirigé le programme gouvernemental en la matière. J’ai passé beaucoup de temps sur les énergies renouvelables, y compris la gestion du programme fédéral des énergies renouvelables. De là, je me suis dirigé vers l’industrie pétrolière, où j’ai dirigé la recherche à long terme sur le raffinage puis les carburants synthétiques. Plus tard, j’ai dirigé la recherche et le développement sur l’exploration et la production du pétrole et du gaz.  (...)



Question : Quand avez-vous entendu parler du problème du pic pétrolier ?


Hirsch : J’ai pris connaissance du pic pétrolier après ma sortie de l’industrie pétrolière, car on n’en parlait pratiquement pas lorsque j’y étais. (...)

Lorsque la production pétrolière déclinera, cela sera un enjeu déterminant pour l’humanité. Je suis donc impliqué depuis six ou sept ans dans l’analyse du pic pétrolier et des moyens de l’atténuer. (...)

 

 

Question : Comment est née l’étude de 2005 du DOE sur le pic pétrolier ?


Hirsch : Essentiellement à mon initiative. Je travaillais avec le National Energy Technology Laboratory (NETL) du DOE à l’époque, et ils m’ont laissé beaucoup de latitude pour me pencher sur des sujets importants. (...)

Le problème pour les gens du NETL c’est qu’ils subissaient beaucoup de pression pour qu’ils ne soient pas porteurs de mauvaises nouvelles.



Question : pressions de qui ?


Hirsch : De personnes appartenant à la hiérarchie du DOE. Cela a été le cas sous les deux administrations, républicaine et démocrate. Il y a, je crois, de nombreuses preuves, et certains fonctionnaires du DOE sont allé jusqu’à préciser que des membres de la direction du DOE, sous les deux administrations, ont compris qu’il y avait un problème et ont bloqué les travaux sur cette question. Sous le président Bush, nous avions non seulement pu réaliser la première étude, mais également une étude de suivi traitant de la dimension économique de l’atténuation du pic pétrolier. Après cela, la visibilité, est devenue assez grande pour que l’on dise au NETL d’arrêter toute nouvelle recherche sur le pic pétrolier. (...)


L’histoire du pic pétrolier est certainement l’histoire de mauvaises nouvelles. Il n’y a aucun moyen pour embellir la réalité, à l’exception peut-être de ce que j’ai fait parfois, c’est-à-dire de déclarer qu’en 2050, nous aurons réussi, nous aurons traversé la récession due au pic pétrolier - très probablement une très profonde récession. À un certain point, nous allons nous en sortir parce que nous sommes des êtres humains, et que nous ne nous décourageons pas. J’ai foi dans les gens en fin de compte. Mais ce sont de mauvaises nouvelles et tout responsable du gouvernement qui prendra la parole pour annoncer ces mauvaises nouvelles devra enchainer immédiatement en déclarant « voici ce que nous allons faire à ce sujet ». Mais personne ne semble prêt à cela.

Le pic pétrolier est un problème plus important que celui du système de santé, du déficit du budget fédéral, et ainsi de suite. Nous parlons de quelque chose qui, pour prendre une position médiane entre les prévisions apocalyptiques et l’optimisme inconscient de certains, sera extrêmement dommageable pour l’économie américaine et mondiale pour une très longue période. Il n’y a pas de remède miracle.



Question : Comment décririez-vous les enseignements majeurs que vous avez retiré de votre étude de 2005 ?


Hirsch : Ce que nous avons fait, consistait à étudier ce que serait un programme mondial d’urgence pour atténuer les conséquences [du pic]. Nous voulions savoir quel était le maximum de ce qui était humainement possible. (...)


Fondamentalement, notre résultat le plus important, c’était que le lancement d’un programme d’urgence mondial 20 ans avant que le problème n’apparaisse éviterait de graves problèmes. Si on ne commence que 10 ans avant on a beaucoup plus de difficulté, et si on attend jusqu’à la dernière minute, jusqu’à ce que le problème soit devenu évident, alors on est dans le pétrin pendant bien plus longtemps qu’une décennie. Au train où vont les choses, nous ne disposons plus des 10 ou 20 ans de ces deux scénarios. (...)

 


Question : Quelle a été votre sentiment au sujet de l’atelier sur le pic pétrolier tenu par la National Academy of Sciences en octobre 2005 ? Qu’a-t-il produit, selon vous ?


(...) dans ce cas particulier, avec des gouvernements désirant réduire au silence toute discussion ouverte sur le pic pétrolier, aucune suite ne fut donnée.



Question : A l’époque où vous avez publié votre rapport, il me semble que vous étiez resté volontairement neutre quant à la détermination de la date du pic pétrolier, afin que les lecteurs ne se focalisent pas sur cette question. Depuis la publication de l’étude, comment a évolué votre point de vue sur le calendrier du pic pétrolier ?


(...) Il n’y a que depuis environ un an et demi ou deux ans que j’ai commencé à envisager une date probable pour la baisse de la production pétrolière mondiale, quelque part durant les cinq prochaines années.



Question : Etant donné là où nous en sommes aujourd’hui, si vous étiez nommé responsable des questions énergétiques, quelles initiatives politiques prendriez-vous ?


Hirsch : Si je participais au gouvernement à un haut niveau, je défendrais très fermement devant le président l’idée qu’il devrait prendre le leadership sur ce problème au plan national et international. Il faudrait qu’il étudie un peu, afin de saisir l’état de la question - qu’il le fasse tranquillement - et puis qu’il se lève et s’adresse au monde et à la nation : « nous avons un très grave problème et voici ce que mon gouvernement va entreprendre à ce sujet. » C’est en faveur de quoi je plaiderais car quelqu’un doit se lever et dire que le roi est nu. Cela sera très difficile parce que les gens n’aiment pas entendre de mauvaises nouvelles, et c’est une très mauvaise nouvelle. Au fur et à mesure qu’elle sera prise en compte, les marchés vont baisser et il y aura une récession en réaction immédiate, parce que les gens se rendront compte que c’est un problème tellement épouvantable que conserver une vision optimiste sur l’emploi et l’économie serait tout simplement irréaliste. (...)

 



Question : Autre chose, pour conclure ?


Hirsch : J’ai essayé de sortir des sentiers battus pour ce qui est de faire passer le message et d’attirer l’attention de l’opinion. Je n’ai rien trouvé de plus que ce que je suis déjà en train de faire, sinon écrire un livre, ce que nous venons de commencer. Mais d’autres gens ont d’autres idées, possibilités et relations. Je leur suggérerais donc d’imaginer les démarches qui permettraient, de façon rationnelle et raisonnable, que plus de décideurs s’impliquent 1) dans la prise en compte du problème et 2) contribuent à faire qu’il soit pris en compte au plus haut niveau gouvernemental. Ainsi des mesures sérieuses pourraient commencer à être prises.

 

 

Intégralité de l'article à lire sur : http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2792



Par Robert Hirsch pour l'ASPO - Publié dans : Energie
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Jeudi 24 septembre 2009

Après ces quelques semaines d'absence sur ce blog, je suppose que vous avez tous vérifié que l'on peut très bien s'en passer...

Malheureusement, pendant ce temps, les XXX (je pense que, par les temps qui courent, il est préférable d'éviter de les qualifier tant leurs comportement sont inqualifiables) qui nous gouvernent, ont continué leur entreprise de démolition généralisée, de poursuite de leur politiques absurdes et suicidaires, d'alimentation des conflits en cours, de préparation des prochains, d'injustice mondialisée, etc. etc.

Tout ceci, avec la complicité, l'assentiment passif ou l'indifférence de la plupart des populations, bien souvent trop préoccupées, les unes par leur survie au quotidien, les autres par l'accumulation de biens, pour l'essentiel aussi inutiles que nocifs...

En bref, tout continue, mais nous aussi, on va continuer à résister et à préparer un avenir vivable et serein pour tous (vaste programme auquel chacun est convié !)

A bientôt donc, plein d'enthousiasme et d'idées



Par Bernard Grignon, lanceur d'alertes
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Samedi 27 juin 2009

Après le "feu d'artifice" de ces derniers jours (et le bouquet final d'hier) d'informations et autres invitations à agir, je vais interrompre mes articles jusqu'à la fin du mois d'août et vous donne rendez-vous "à la rentrée"




En attendant, je vous propose quelques pistes de réflexion pour agrémenter vos longues journées de repos...




Tout d'abord, quelques idées fortes de la "décroissance" :


Un préalable indispensable, "se poser"  et prendre le temps, à commencer par celui de ne rien faire, se retrouver, rêver, penser...

 

 

 


Le PARTAGE


Bien entendu, tout d'abord celui de la planète et de ses "richesses"


Mais aussi celui des activités (dont le "travail", ce qui passe, évidemment, par le refus de toute heure supplémentaire, sauf exception réellement... exceptionnelle !)


Des outils, des livres,...


Etc. etc.

 


La GRATUITE


Tout ce qui compose la nature et l'essentiel de ce qui nous est nécessaire est gratuit et non quantifiable ("Tout ce qui a un prix n'a pas de valeur" disait F. Nietzsche)

 


La RELOCALISATION ("sans les murs")


A ne pas confondre avec un quelconque repli sur soi.


Malgré tout, bannir définitivement tout déplacement en avion et utiliser le moins possible la voiture (et, bien entendu l'autoroute), et même le TGV...


Eviter le plus possible tout produit ou aliment venant "d'ailleurs"

 


La SOBRIETE


De tout ce qui consomme, pollue, peut être nocif à soi-même ou à d'autres ...


Ceci exclue, évidemment tout ce qui est du domaine de la fête (sans accessoires polluant ni excès de consommation), de la joie, de la convivialité (réelle, dans un contact direct de personnes à personnes), ... et "vivre sans modération" !

 


Le bon sens


Ce qui passe par l'acceptation et le respect des limites, en tout premier lieu celles concernant le temps et l'espace, mais aussi celles inhérentes avec la finitude de la planète, de nous-mêmes et de notre nature.


Par exemple, il n'est pas nécessaire de mettre un pull en plein été, pour ne pas subir les effets du froid dégagé par une climatisation dévoreuse d'énergie !

 


Quelques moyens a notre disposition


- En tout premier la Résistance :


A un mode de vie qui nous est imposé et qui ne nous convient pas, mais aussi au scientisme et à ses conséquences multiples (OGM, nanotechnologie, "solutions" technologiques à tous nos problèmes,...) et à l'économisme (se traduisant, entre autre, par une concurrence absurde et suicidaire de tous contre tous et de tous les humains contre le reste de la nature, ainsi que par une quantification et une financiarisation généralisées)

Au sécuritarisme ambiant, au repli sur soi

Etc. etc. (les domaines ne manquent pas !)

 


- La désaccoutumance :


Nous sommes immergés dans une société d'addiction, que cela concerne des objets, des activités multiples et envahissantes sur le corps comme sur l'esprit, ou quelconque produit consommé...

 


- La simplicité volontaire et joyeuse :


Tout un programme...

 


- L'engagement politique


- Les engagements et actions collectifs

 


Un maître mot


Ce chemin n'est en aucun cas limité à ceux qui en auraient les moyens, bien au contraire il doit être à la portée de chacun, où qu'il soit, quel que soit son âge et sa situation

 


Une suggestion


Et si vous commenciez par "mettre en vacances" quelques objets, tellement indispensables (Votre téléphone portable, votre ordinateur et votre poste de télévision par exemple). Vous verrez, on peut même vivre sans !

 


Et pourquoi pas, avec modération toutefois,  un peu de lecture


Revues L'écologiste, La Décroissance et le Sarkophage, Fakir, disponibles en kiosques ; S!lence, sur abonnement


Livres de Serge Latouche, Paul Ariès, Albert Jacquard, mais aussi Jacques Ellul, Ivan Illitch, Théodore Monod,...

Par Bernard Grignon, lanceur d'alertes - Publié dans : ACTIONS POUR L'AVENIR
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Vendredi 26 juin 2009

 

 

 

Un article de Jean Gadrey, économiste et membre du conseil scientifique d'Attac

 




"Nous allons devoir changer de paradigme de développement. La crise nous y conduit. Manifestement, les électeurs y pensent, et pas seulement ceux qui ont voté "écologie". Le paradigme actuel est fondé sur l'impératif de croissance, avec le raisonnement suivant :


1 - Il y aura toujours des gains de productivité du travail, car le progrès technique permet de "produire la même chose avec moins de travail" ;


2 - Pour maintenir l'emploi, il faut donc soit réduire sans cesse la durée du travail au rythme des gains de productivité, soit augmenter la production (c'est la croissance) au même rythme, soit mélanger ces deux solutions.

 


Ce schéma a été vérifié depuis un demi-siècle, bien qu'avec des ratés. Il va s'écrouler. Il faudra créer massivement des emplois sans croissance ni gains de productivité. Pour deux raisons :


La première est que les gains de productivité permettent certes de produire plus de biens avec la même quantité de travail, mais pas avec la même quantité de ressources naturelles, d'énergie et de pollutions diverses. Cela n'était pas trop grave tant que l'on restait loin des seuils d'épuisement ou de renouvellement naturel de ces ressources. Cela devient aujourd'hui le problème majeur. Il va donc falloir privilégier des solutions économisant non plus seulement le travail (gains de productivité), mais aussi, de plus en plus, les ressources naturelles et les rejets (gains de durabilité). Ce qui conduit à la deuxième faille du raisonnement "croissanciste".

Le fait est massif : produire des biens (ou des services) de façon écologiquement durable exige plus de travail que produire les "mêmes" biens en détruisant les ressources naturelles et le climat. Or, les comptes actuels de la croissance et des gains de productivité ne font aucune différence entre ces deux types de production. Supposons qu'on remplace progressivement l'agriculture industrielle, avec ses innombrables dommages collatéraux sur l'environnement et sur la santé, par de l'agriculture biologique de proximité.


A production identique en quantité, il faudrait approximativement 50 % d'emplois en plus. Les comptes nationaux actuels nous diront alors que la croissance est nulle (même quantité produite) et que la productivité du travail baisse. Pourtant, on aura créé de nombreux emplois, il y aura plus de valeur ajoutée agricole, et surtout la qualité et la durabilité de la production auront été bouleversées positivement.


Dans un autre secteur essentiel, celui de l'énergie, le scénario NégaWatt, mis au point par une centaine d'experts, prévoit de produire en 2050 autant de kilowattheures (kWh) qu'aujourd'hui. Les comptes actuels diront donc : croissance zéro dans ce secteur. Pourtant, selon ce scénario, on pourrait doubler les usages pour chaque kWh (et donc il n'y aurait aucune stagnation du bien-être lié à l'énergie), et par ailleurs, on remplacerait progressivement les productions polluantes par des énergies renouvelables, avec nettement plus d'emplois à la clé.

Notre comptabilité, insensible à la différence entre des kWh "propres" et des kWh "sales", nous dira juste que la productivité baisse, alors qu'une évaluation sérieuse devrait intégrer les gains de durabilité et d'utilité finale ainsi réalisés, sources de valeur ajoutée supplémentaire et d'emplois. De même, le remplacement des grandes surfaces commerciales par des commerces de proximité serait créateur d'emplois et réducteur de dommages collectifs divers.


Pourtant, la croissance de ce secteur n'étant mesurée que par celle du volume des biens vendus, une telle révolution qualitative sera assimilée à une croissance zéro (et à une chute de la productivité) si ce volume ne change pas.


La liste est longue des productions et des secteurs où une stratégie de montée en qualité et en durabilité restera invisible dans nos comptabilités. Les grands gisements d'emploi et de valeur ajoutée du futur résideront dans des transformations qualitatives "hors croissance", dans une économie dont le principe sera de "prendre soin" des personnes (des services de bien-être sans visée de productivité), des biens, de la nature et de la cohésion sociale.


Il y a une contrepartie à cette stratégie alternative pour un plein emploi sans croissance des quantités : les biens et services issus de productions durables sont en moyenne plus chers que les anciens, justement parce qu'ils sont plus riches en emplois et en valeur ajoutée. Mais en réalité, ils ne sont pas plus chers "pour la même chose" (ce qui est la définition de l'inflation). Une tonne de céréales bio n'est pas la même chose qu'une tonne de céréales "polluantes", et il en va de même pour les kWh, les services commerciaux et tout le reste. On paye plus cher, mais pour avoir mieux, sur la base de plus de travail et de moins de dégradations environnementales.


Reste alors une grande question : tant que ces productions "durables" vers lesquelles il faut aller au plus vite, sous peine de crises encore plus graves, seront inaccessibles à une partie de la population, les indicateurs de durabilité resteront dans le rouge, et les créations d'emplois resteront limitées par l'insuffisance du "pouvoir d'achat durable" des ménages modestes.


Pour "sauver la planète", il faut réduire fortement les inégalités, à la fois par le haut (d'autant que ce sont d'abord les riches qui détruisent la planète) et par le bas. La crise écologique pourrait bien y pousser plus vite que les exhortations morales. Et, qu'il s'agisse des inégalités ou de la nécessaire "discrimination positive" pour des productions durables, ce sont les institutions publiques qui détiennent les principales clés. Les moyens existent pour cela. Les seules réductions d'impôts directs décidées depuis 2000 représentent 30 milliards d'euros de manque à gagner par an pour l'action collective. Il n'y a nul besoin de croissance pour les mobiliser au service du bien-être durable, le nouveau ressort de l'emploi."



Jean Gadrey sur "Le monde.fr" du 12 juin 2009 

 

 

 

 


Quand je vous disais que l'on progressait, cette fois même en France, même s'il s'agit d'Attac et non d'une agence officielle !


Il faut bien quand même quelques bonnes nouvelles pour tenir le coup pendant l'été...


Par Jean Gadrey - Bernard Grignon - Publié dans : Décroissance - Croissance économique
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Vendredi 26 juin 2009




Incroyable mais vrai ! Un rapport d'une agence gouvernementale britannique prône la remise en question de la croissance économique !

 



Bien entendu, il ne s'agit là que d'un aspect de la question, mais on progresse... (du moins chez nos amis d'outre Manche, parce qu'en ce qui concerne les gouvernants actuels du "pays des lumières et des droits de l'homme", ils creusent, ils creusent tout comme les shadoks pompaient, pompaient !)

 


Paradoxe des temps modernes. Les extraordinaires avancées des sciences et des techniques ont permis à l'humanité d'accumuler un savoir faire et une capacité de production à même de satisfaire la plupart de ses besoins, et pourtant cette richesse potentielle, loin de se traduire par l'accomplissement des promesses du progrès, s'accompagne aujourd'hui d'une inégalité toujours accrue, d'une énorme demande sociale non satisfaite, et d'une pression croissante sur les conditions d'existence au nom du sacro saint rendement compétitif.

 

 


Mais rendement de quoi ?


Loin de permettre de libérer l'homme, l'intelligence, les énergies mobilisées, les efforts consentis, englués dans un système devenu inefficace, inadapté et dangereux, conduisent l'humanité à sa perte. Le système économique - dont la structure est un archaïsme hérité des temps obscurs où la rareté dominait - poursuit sa trajectoire aveugle et insoutenable  qui nous rapproche inexorablement de l'épuisement des ressources primaires, et de la dévastation de notre planète. « Prosperity Without Growth ? » est un ouvrage (disponible gratuitement en ligne) publié par la Commission du Développement Durable, une agence gouvernementale du Royaume-Uni, qui ose aborder de front cette question brûlante. La croissance, telle que nous la pratiquons, est dans l'impasse. Il faut repenser à nouveaux frais nos modèles de développement, et renoncer à la religion du PIB.

 

 


Cela implique-t-il un retour aux privations ?


Nullement. Les études effectuées de par le monde montrent qu'une fois atteint un niveau de revenu situé entre la moitié et les deux tiers de ce qu'il est aujourd'hui aux USA, le ressenti de bien-être n'augmente plus en relation avec l'accroissement des revenus. Renoncer à la croissance, ce pourrait donc être simplement renoncer au « toujours plus » du consumérisme, à la  recherche vaine de la distinction par les colifichets du « je le vaux bien » narcissique. Une telle révolution, non seulement économique mais également culturelle, est possible, nous dit la Commission Britannique, qui indique, en s'appuyant sur les travaux de l'économiste canadien Peter Victor, que cela permettrait également de travailler moins. (...)




Article complet sur "contre info" : http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2688

Par Charles Siegel - Bernard Grignon - Publié dans : Décroissance - Croissance économique
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Vendredi 26 juin 2009

 

Après "l'événement vert" des élections européennes, une réflexion "poil à gratter" (a posteriori) tout à fait pertinente et à laquelle je souscris entièrement...

 

 

 

 

 


"On nous prend vraiment pour des cons !"





"Il fallait bien s'attendre à ce que tout parte en vrille depuis qu'un pacte écologique livrait pieds et poings liés l'écologisme aux politiques, lesquels s'empressèrent de le dissoudre vite fait dans un attrape-Grenelle sarkozyen. Après tant de mariages de force, l'écologisme est donc devenu soluble dans les discours de toutes les sauces politiques, y compris celles contre-nature. Mais depuis peu, on atteint des sommets !


Cette OPA des affairistes sur l'écologi(sm)e est un évident marché de dupes aux ficelles énormes. Les étiquettes écolo & bio font donc les choux gras d'un capitalisme en fin de course. La crise écologique fait l'objet d'une grande lessive et le blanchiment vert touche autant les produits que les esprits.


Côté cour et lobbies, Hulot et YAB, hélicolporteurs de quelques maîtres du monde en mal de reverdir leurs boutiques, se sont toujours prêtés au double-jeu illusionniste qu'exige une ambition Al Gorienne. C'est à prendre ou à laisser.

Mais côté jardin et désobéissance civile, vous, Bové et Cohn-Bendit, aux légitimes combats d'un passé tout récent, quel mépris vous anime soudain pour en arriver à tomber si bas dans cette déchéance électoraliste susceptible d'arrondir vos scores ? Ne pouviez-vous pas nous épargner, par exemple, cette facilité racoleuse de si piètre qualité : http://www.dailymotion.com/video/x992du_lipdub-europe-ecologie_music


Quel foutage de gueule, quelle surenchère, quelle honte, quelle éco-ringardise ! Comme il est loin le Larzac ! Le Cohn-Bendit de ma jeunesse et l'altermondialiste de Seattle se seraient probablement insurgés devant un tel outrage au talent et à l'intelligence.


Courage intellectuel et politique volontariste ne sont pas au rendez-vous de cette grand' messe de l'art de décevoir. Maintenant, vous aussi vous cherchez à nous embobiner, à nous rouler dans la farine, vous aussi vous nous prenez pour des cons, vous aussi vous ne dites pas tout ce que vous devriez dire, vous prenez les fourbes précautions d'usage pour caresser dans le sens du poil de l'électeur farouche, vous mettez un nez rouge pour suborner, leurrer, ratisser le plus large possible. « L'élection encourage le charlatanisme », disait Ernest Renan. « La propagande est aux démocraties ce que la violence est aux dictatures », ajoute Noam Chomsky.


Bas les masques !


Écologistes soi-disant militants, têtes de listes, animateurs, producteurs ou marchands : dites la vérité !


Écologistes, au moins vous, dites la vérité, toute la vérité !


Par concession, par séduction, par compromission, ne pratiquez pas la langue de bois ! Sinon, nous changerons de trottoir.

Ayez l'aplomb d'aborder les sujets qui fâchent. Parce que ce sont les sujets majeurs et que les esquiver est grossièrement malhonnête. Même s'ils sont difficiles à avaler pour votre public ou vos électeurs, même s'ils gênent aux entournures vos commanditaires.


Annoncez la couleur !

 


Ne faites donc pas l'impasse sur la surpopulation, la consommation de viande, la dictature vaccinale, la condition animale, l'agro-terrorisme, les circuits longs (fini les fraises d'hiver dans le métro !), l'industrie automobile, car ils sont là les vrais problèmes pour notre planète. Et la biodiversité en déclin, cette sixième phase d'extinction massive, ce n'est pas un sujet électoraliste ?


Comme vous savez que les gens souhaitent tous un meilleur pouvoir d'achat, vous évitez soigneusement de prononcer le vocable DÉCROISSANCE, un « gros mot » qui pourrait signer l'échec cuisant du candidat. Comme dénatalité... !


Où le bât blesse, dans le filon écolo, c'est que les thèmes primordiaux ne sont nullement populaires et ne risquent pas de recueillir l'assentiment des électeurs...

Vous êtes pris au piège ? Alors, vous mettez de l'eau dans votre pinard, vous mentez comme des arracheurs de dent, vous faites dans l'écologisme sournois. Comme les autres, comme ceux que vous dénoncez, vous mystifiez, vous trichez, vous esquivez effrontément parce que vous voulez vendre votre salade, parce que vous voulez être élus coûte que coûte, avoir ce pouvoir qui rend mégalo, ivre et cruel.


Votre écologisation est donc illusoire, manipulatrice, cosmétique, frelatée, bidon, fourbe et vendue. Pour être écolo sans déplaire, il suffit de ne pas l'être.


Vous ressemblez trait pour trait aux monstres ploutocrates qui nous gouvernent et qui, inexorablement, par un douloureux effet idiocratique, nous gouverneront toujours, jusqu'à l'effondrement final.

Entre-temps, vous êtes là pour faire votre beurre. Rien de plus. Et pitié, ne nous faites plus le coup du développement durable, marre de cet oxymore stupide, ou alors dites soutenable, ce sera moins insupportable à l'oreille. Ce subterfuge, ultime lubrifiant ultralibéral, est parfaitement identifié dans la grande galerie des faux-semblants.


Le gobe-tout n'est pas une espèce protégée.

Ce n'est pas parce que plus de dix millions de lobotomisés volontaires sont avides de télé réalité, qu'autant d'écervelés lisent des magazines people qu'il faut nous prendre pour des cons. Ce n'est pas parce que nous avons un cerveau-estomac qu'il faut nous confondre avec des bovidés. Ce n'est pas parce que nous en trimballons une sacrée couche qu'il faut nous faire miroiter n'importe quoi !!


Le projet démocratique consiste-t-il à hisser le citoyen vers l'érudition et la lucidité, ou à l'enfoncer vers l'incurie et la médiocrité ?

 


Ceux de 1789, ils n'étaient pas fute-fute, non ? Pourtant, ils se servirent de leurs fourches mieux que nous ne nous servirons jamais de notre Internet.


Ah ! ça ira ?"


Michel Tarrier (tarrieri@wanadoo.es), le 1er juin 2009 


 


> Attention, ils vont voter !

> http://www.koreus.com/video/futur-evolution-humaine.html

> Hommage à la bêtise humaine :

> http://www.dailymotion.com/video/x97iwx_mourir-pour-la-voiture-13_news

> http://www.dailymotion.com/video/x97j0s_mourir-pour-la-voiture-23_news

> http://www.dailymotion.com/video/x97k5d_mourir-pour-la-voiture-33_news

> La viande n'est pas verte, désolé pour les agapes charcutières de 

> José Bové :

> http://www.dailymotion.com/video/x8blkt_la-terre-devoreedevor-the-

> earth-dev_news

> http://www.dailymotion.com/video/x8k8rm_logique-vegetarienne_animals

> http://www.dailymotion.com/video/x2dslz_le-vegetarisme-la-sante-au-

> quotidie_animals

 

 

 

 

 

 

Et oui, le chemin de "l'écolo-décroissance" non plus n'est pas un long fleuve tranquille !

 

 

 


 

Pour vous en convaincre un peu plus, je vous suggère d'écouter l'excellente émission "Là-bas si j'y suis" du 25 juin, intitulée "Home" (...) sur :


 

http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1719


ou bien sur :


http://www.la-bas.org/archives-browser/

 

 


Par Michel Tarrier - Bernard Grignon - Publié dans : Décroissance - Croissance économique
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Vendredi 26 juin 2009


I - LA DECROISSANCE EN KIOSQUE LE 1er JUILLET 2009


Le numéro de juillet-août de La Décroissance « Listes Cohn-Bendit : Ils ont vendu l'écologie » sera en kiosque le mercredi 1er juillet 2009. Reportage au salon du "luxe et du développement durable". Serge Orru, du WWF, décoré de l'ordre de l'écotartuferie.


http://www.ladecroissance.net



II - EXPEDITION DE LA DECROISSANCE LE 29 JUIN 2009


Le numéro 61 de La Décroissance sera expédié le Lundi 29 juin 2009 de 14h à 20h dans le local de Casseurs de pub-La Décroissance : la Fondation Nicolas Bertrand, 52 rue Crillon, Lyon 6e. Nous expédions le journal sous bande papier grâce à votre aide, ce qui évite l'emballage plastique. N'hésitez pas à passer nous prêter main-forte, de une demi-heure à toute la soirée. Un repas ensemble clôture la soirée.

Fondation Nicolas Bertrand, 52, rue Crillon, Lyon 6e. Métro Masséna.

http://www.ladecroissance.net/



III - LE VRAI VISAGE DE DANIEL COHN-BENDIT : LE FILM


Pour Daniel Cohn-Bendit, les objecteurs de croissance, « c'est des cinglés. (...) La décroissance c'est un gros mot. Les gens, y vivent la décroissance aujourd'hui. (...) J'ai pas envie d'en parler. Moi, je dis, ce débat là personne le comprend. Donc, il est terminé pour moi. » Global Mag, Arte, 6-6-2009. Mais qui est réellement « L'enfant chéri des médias »  ? A voir à ce sujet le film éclairant « Le vrai visage de Daniel Cohn-Bendit » sur le site de l'IEESDS : où vous retrouverez toute l'actualité de la Décroissance :


http://www.decroissance.org/



IV - SOUTENEZ LE PORTE-PAROLE DU RESEAU SORTIR DU NUCLEAIRE


Merci de signer l'appel pour un classement "sans suites" en faveur de Stéphane Lhomme, porte-parole du Réseau "Sortir du nucléaire", menacé de 5 ans de prison pour avoir révélé la vulnérabilité du réacteur nucléaire EPR en cas de crash d'avion de ligne :

http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=actualites&sousmenu=dossiers&soussousmenu=slhomme&page=index



V - COMMENT CASSEURS DE PUB A CONTRIBUE A LA SUPPRESSION DU GRAND-PRIX DE FRANCE DE FORMULE 1


C'est aussi grâce à Casseurs de pub que vous serez épargné du Grand Prix de France de Formule 1 ce début d'été. Casseurs de pub raconte en images cette victoire :

http://www.casseursdepub.org/

 


VI - PANNEAUX PUBLICITAIRES : LA DELINQUANCE CONTINUE


Le rapport sur la publicité extérieure, remis mercredi 17 juin à la secrétaire d'État chargée de l'Écologie, envisage notamment de dessaisir le préfet de ses pouvoirs de police en matière d'affichage publicitaire. Si elle était retenue, cette mesure aurait pour principale conséquence de décupler la délinquance environnementale en organisant une quasi-impunité pour les afficheurs. Lire plus :

http://paysagesdefrance.org/



VII - AFFICHAGE PUBLICITAIRE : 6 PROPOSITIONS CITOYENNES


RAP et les Déboulonneurs lancent un appel à soutien citoyen autour de 6 propositions, pour lutter contre la pollution visuelle, la privatisation de l'espace public, pour protéger les enfants et les écoles, pour lutter contre le gaspillage énergétique et la pollution émise par ces dispositifs publicitaires, pour retrouver la beauté des villes et reconquérir les espaces péri-urbains.

http://www.antipub.org/spip.php?article35

 


VIII - QUELQUES SITES AMIS ANTIPUB


http://www.paysagesdefrance.org/

http://www.deboulonneurs.org/

http://www.antipub.org/

http://www.bap.propagande.org/

http://www.adbusters.org/

http://www.respire-asbl.be

http://www.cacheursdepub.be

http://www.les-renseignements-genereux.org/

----------------------------------------------

http://www.sortirdunucleaire.org/

http://www.decroissance.org/

Par Casseurs de pub - Publié dans : POUR S'INFORMER
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Vendredi 26 juin 2009


Les urgentistes amis de l'AMUF entrent en résistance et proposent également une pétition et un beau texte introductif.

Certes, c'est une pétition de plus, mais il faut soutenir tout ce qui va dans le bon sens : assurer un accès à une santé de qualité pour toutes et tous, partout et à toute heure sur le territoire.



Signez massivement :


http://www.amuf.fr/index.php?option=com_joomlapetition&func=viewcategory&catid=2




Les médecins urgentistes entrent en résistance



Nous,


> médecins urgentistes de toute la France, annonçons dès maintenant, que quelque soit l'avenir de la loi HPST, en parfaite conscience de la gravité de notre geste, demain nous entrerons en résistance.


> Nous continuerons à accomplir la mission que le Conseil National de la Résistance a souhaitée pour l'hôpital public.


> Nous accueillerons à l'hôpital public, en tout temps, en tout lieux, tous les hommes et toutes les femmes qui se tourneront vers le service public de la santé.


> Aucun patient n'est une marchandise, nos hôpitaux ne sont pas des entreprises où un pseudo PDG pourra demain décider quels sont les bons et les mauvais soins, quel est le projet médical que les médecins "à la botte" devront mettre en oeuvre.


> Notre dignité est de refuser de choisir les patients "qui valent la peine". Notre dignité est de voir dans chacun de ceux et celles qui se tournent vers nous des hommes et des femmes souffrant qu'il faut aider au nom de l'humanité, qui n'est pas une valeur de marché.



 Nous appelons tous les soignants, s'il le faut, demain, à désobéir à la logique qui nous est imposée malgré tous nos appels à la raison.


> Nous préférons la légitimité à la légalité.


> Nous préférons les valeurs humaines à la loi.


> Nous préférons la dignité aux honneurs.


> Il n'existe pas de délit de solidarité.


> Nous entrons en résistance parce que nos valeurs sont différentes de celles de cette loi, nos valeurs sont celle du Conseil National de la Résistance et de notre république : "Liberté, Egalité, Fraternité ".

>

> http://www.amuf.fr/index.php?option=com_joomlapetition&func=viewcategory&catid=2

 



**********************************************************************************************************

 


Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité


> Fondée à Saint Affrique en 2004

> Siège : 1 rue Jean Moulin 70200 LURE - Site : http://www.coordination-nationale.org - Adresse : Postmaster@coordination-nationale.org

> Association agréée N2008AG0003 - Arrêté du 14/08/2008 - SIREN : 503 711 988 - SIRET : 503 711 988 00017

>

> Président Michel ANTONY - Michel.Antony@wanadoo.fr

> Adresse personnelle : 3 rue Labarbe 70200 MAGNY VERNOIS - Tel.03.84.62.91.65 - 09.62.51.02.57 - 06.63.82.28.24

> Vice-Présidente : Françoise NAY - jean.rostandivry@wanadoo.fr - tel. 01.46.72.63.82 - 06.07.89.06.57

Par AMUF et Coordination nationale - Publié dans : PETITIONS - LETTRES - INTERPELLATIONS
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Vendredi 26 juin 2009

 


La Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité appelle tous ses membres, amis, associés et sympathisants... à signer la Pétition du Mouvement de Défense de l'Hôpital Public et à diffuser l'information le plus largement possible.


 

 

 Texte ci-dessous et adresse internet : http://petition-mdhp.fr/

>

> Cependant, nous aurions pour notre part :


> 1- Rappelé notre ferme volonté de RETRAIT TOTAL DU PROJET BACHELOT-SARKOZY (HPST)


> 2- Rajouté la condamnation des fermetures de lits, de services et de sites, et dénoncé les restructurations sauvages en cours, et celles projetées, car toutes ces fermetures réduisent dramatiquement l'accès à une santé de qualité, pour toutes et tous, partout sur le territoire.


> 3- Réaffirmé au nom d'une vraie démocratie sanitaire aujourd'hui laminée, notre demande de Réels États Généraux de la Santé, ouverts à tous les partenaires concernés et notamment les usagers, les personnels, et les élus, d'autant que ces trois groupes sont dans le projet de loi de moins en moins impliqués.

>

>

Décisions prises à l'unanimité lors de nos 12° Rencontres de Creil - 17 mai 2009

> ************************************************************

>

> L'HÔPITAL PUBLIC EST VOTRE HÔPITAL, DEFENDEZ LE AVEC NOUS !

>


> - Défendez le parce qu'il assure des soins de qualité pour tous quels que soient les moyens de chacun.

>

> - Défendez le parce que c'est là que se font les grandes recherches d'aujourd'hui qui permettront les progrès de demain.

>

> - Défendez le parce que c'est lui qui assure 80% des urgences, c'est lui qui a fait face hier à l'épidémie de SIDA et à la canicule et qui pourra faire face à une pandémie grippale.

>

> - Défendez le parce que c'est lui qui prend en charge les cas les plus graves ou les plus complexes à tous les âges de la vie.

>

> - Défendez-le parce que les autres pays nous l'envient.

>

> La loi HPST dite loi Bachelot a supprimé l'appellation de « Service Public Hospitalier ». Elle ne parle plus que d' « Etablissement de Santé ». Elle cherche à transformer l'hôpital public en entreprise. Pour être rentable l'hôpital devra sélectionner les pathologies et les patients, et diminuer le nombre de personnels : moins d'infirmières, moins d'aides soignantes, moins de médecins, moins de secrétaires, moins d'assistantes sociales. Il est prévu se supprimer 20 000 emplois dans l'ensemble des hôpitaux.

>

>

>


> NE LAISSEZ PAS FAIRE !

>

POUR DEFENDRE VOTRE HÔPITAL PUBLIC ASSURANT L'ACCES EGAL POUR TOUS A DES SOINS DE QUALITE,SIGNEZ LA PETITION NATIONALE QUI SERA ADRESSEE AU PARLEMENT ET AU GOUVERNEMENT:

>

>

> « Je défends l'Hôpital Public, lieu de formation des professions médicales et paramédicales, de l'innovation et des progrès thérapeutiques, qui offre à tous, sans discrimination, des soins de qualité. Je m'oppose à son démantèlement qu'annoncent d'une part un nouveau mode de direction qui aura pour souci principal la rentabilité, d'autre part des suppressions d'emplois non justifiées qui altèreront la qualité des soins. L'Hôpital Public doit avoir un financement lui permettant de remplir ses missions. »

 

Vous pouvez signer directement sur le site : www.petition-mdhp.fr

>

> ou ci-dessous :

>

>

> NOM PRENOM SIGNATURE

>

>

> > *************************************************************************

 


> Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité


Fondée à Saint Affrique en 2004

> Siège : 1 rue Jean Moulin 70200 LURE - Site : http://www.coordination-nationale.org - Adresse : Postmaster@coordination-nationale.org

> Association agréée N2008AG0003 - Arrêté du 14/08/2008 - SIREN : 503 711 988 - SIRET : 503 711 988 00017

>

> Président Michel ANTONY - Michel.Antony@wanadoo.fr

> Adresse personnelle : 3 rue Labarbe 70200 MAGNY VERNOIS - Tel.03.84.62.91.65 - 09.62.51.02.57 - 06.63.82.28.24

> Vice-Présidente : Françoise NAY - jean.rostandivry@wanadoo.fr - tel. 01.46.72.63.82 - 06.07.89.06.57

Par Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité - Publié dans : PETITIONS - LETTRES - INTERPELLATIONS
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